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Publi-reportage pour le Chochotte par Lou72zl

Texte péché sur le forum Doctissimo :

En déplacement sur Paris pour des raisons professionnelles durant quelques jours, me voici seul (même si dans la capitale on n’est jamais tout à fait seul) à devoir tuer quelques soirées. Il me trottait dans la tête depuis quelques temps de faire un tour dans un club de striptease pour me faire une idée de la chose par moi-même et profiter d’un spectacle charnel. Un tour sur le web m’a permis de faire la connaissance des théâtres érotiques dans lesquels on ne subit pas les demandes incessante de consommations de mojito à 20 euros tous les quart d’heure.

Ce mardi 5 mai fut pour moi la première fois que je mettais les pieds dans un théâtre érotique. Après de longues tergiversations entre le ShowGirl et le ChoChotte, et suite à la lecture de quelques passage de ce forum, qui compte de fervents afficionados et des détracteurs des deux établissements, la rive gauche de la Seine semblait plus répondre à mes attentes (surtout pour une première fois) tout en ayant toutefois une appréhension sur le côté prétendument trop soft de cette scène. Voici donc mon témoignage de cette soirée qui restera, en de nombreux points, des plus mémorables. J’espère qu’il pourra servir à d’autres qui souhaiteraient découvrir cet univers à se faire une meilleure opinion pour faire le choix qui correspond le mieux à leurs désidératas.

Passées les formalités de l’entrée pour demander quelques renseignements sur le lieu et m’acquitter de mon droit de passage, me voici engageant une descente dans l’escalier me révélant la réalité et l’ampleur de ce lieu que je n’avais jusque-là vue qu’à travers les trop rares photos présentent sur le web. L’endroit est une cave, n’ayons pas peur des mots, sous une arche voûtée en pierre apparente beaucoup plus exiguë que ce que je n’avais pu me l’imaginer. Ma descente ralentis, le temps pour moi de parcourir des yeux la pièce à la recherche de points de repères auxquels me raccrocher. Je porte rapidement mon attention sur cette jeune femme brune qui se trémousse encore bien vêtue sur la scène et qui, d’une combinaison indescriptible d’un regard malicieux et d’un sourire radieux, m’inspire l’intime conviction que je suis le bienvenu et m’invite à prendre place. Il est aux alentours de 19h00 et je suis au ChoChotte.

Le cadre est plutôt rouge, cosy et chaleureux. Curieux assemblage de mobilier et de décoration plutôt bourgeois de différente période du 20ème. Impossible de faire une liste de tous les accessoires qui composent ce décor où un nombre incalculable d’objets et de meubles sont à disposition des danseuses. Une telle liste ne pourrait prétendre à être exhaustive et serait certainement susceptible d’évoluer au cours du temps et des besoins des numéros. Les banquettes sur lesquels nous sommes assises sont des bancs en bois recouvert de coussins qui ont malheureusement la fâcheuse tendance à se faire la mal sous le popotin des visiteurs. Elles sont disposées en deux rangées avec un espace coupant en deux la première rangée. Je suis assis dans le coin au fond sur la deuxième rangée (seule banquette libre à mon arrivée) et rapidement je m’aperçois que la courbure de la voute en pierre ne convient pas aux personnes de 1,80 mètres et plus car empêche le spectateur de se tenir droit. Toutefois l’exiguïté du lieu permet de ne jamais être bien loin de l’action est de profiter à 100% du spectacle (voir plus si on tient compte des miroirs qui offre des perspectives sous tous les angles).

Le public est plus éclectique que ce à quoi je m’attendais. Moi, trentenaire vêtu plutôt élégamment après une journée de boulot, un couple, la quarantaine venu là uniquement pour profiter du spectacle, un homme environ 70 ans assez décontracté et jeune dans sa tête avec qui j’ai pu échanger quelques mots et sympathiser sommairement, un homme, la cinquantaine sortant du bureau et très discret, et une personne assez âgée, à mobilité réduite et qui semble avoir eu quelques soucis d’incontinence durant le spectacle (très bien géré par la fameuse danse du parfum d’Eole). A ce beau monde se sont greffés au cours de la soirée deux autres trentenaires sapés classe, deux ou trois hommes de la cinquantaine assez discrets, un couple plus âgé, un groupe de trois hommes d’affaire anglophones plus bruyant tout en restant relativement corrects (et qui ne sont pas restés longtemps). Enfin, un dernier spectateur, la cinquantaine, qui allait et venait dans la pièce comme dans un moulin et semblait prendre un malin plaisir à user de son statut d’habitué pour se permettre de perturber sans discontinuité les danseuses. Même si j’accorde volontiers que le comique de répétition peut apporter une dynamique complémentaire entre le spectacle et le public, il était là employé de manière abusive et clairement mal dosé. Bref le lourd quoi. Au final, notre nombre à varié, au cours de la soirée, entre 3 et 10 environ.

Enfin, les danseuses et leurs spectacle (car nous sommes quand même là pour cela). Je regrette de ne pas avoir pu me libérer plutôt pour voir également les quatre danseuses de l’après-midi et avoir eu ainsi un panel plus large de démonstrations. La distribution de la soirée m’a toutefois grandement satisfait, chacune dans leur style, leur personnalité et leurs univers. Chaque intervention dure une quinzaine de minutes avec un dénudement progressif généralement seule mais également à deux sur un choix de musique toujours thématique :

Salomé : une métisse à la chevelure hirsute et crépue, aux courbes parfaites (et ce n’est là qu’un doux euphémisme), aux seins lourds mais surtout doté d’un regard espiègle et un d’un sourire provocateur du bout des lèvres. La demoiselle propose des shows millimétrés et envoutants. Ici, pas de passage dans les rangs, la belle solitaire et telle un diamant à la fois magnifique et inaccessible développant ainsi une frustration divine source des fantasmes les plus inavouables. Sur les Brigittes (avec leur reprise magistrale de ma Benz) ou sur des rythmiques créoles, le résultat est charmeur et époustouflant. Le seul regret que j’ai c’est de ne pas avoir réussi à lire sont tatouage en couronne sur la cuisse (si quelqu’un peut me renseigner, je suis preneur).

Rosaly : Petite brune un peu en chaire au charisme inébranlable, elle est le parfait antagoniste de Salomé. Les passages sont beaucoup plus improvisés, les traversées dans le public nombreuses et l’intervention des spectateurs assez régulière (merci d’ailleurs pour ces quelques pas de danse). Elle se permet des interventions très décalées dans ce type de spectacle du genre ‘bon là je vais tenter un truc, pour le première fois, c’est pas sûr que ça marche, je vous demande donc un peu d’indulgence si ça rate’ ou encore entre deux chansons ‘c’est bien ces vingt secondes de pose, ça permet de reprendre un peu son souffle’. Je me souviens son numéro de danse sur des musiques jazzy où elle fit intervenir tellement de monde dans le public qu’elle n’avait presque plus de temps pour se déshabiller et de son imitation complétement déjantée de Britney Spears où sa voix outrepassée largement le volume de la bande son. J’ai vu des critiques sur ce forum où il était question que certains numéros ressemblaient plus à du karaoké qu’à des numéros de striptease. Il est vrai que les shows de Rosaly sortent totalement du carcan des conventionalités, mais sa bonne humeur est communicative et son énergie déborde littéralement de la scène à chacun de ses passages. Certains adoreront d’autre détesterons. Moi j’y vois une parenthèse d’évasion entre les autres numéros de la soirée, qui place son érotisme dans une dimension décalée très surprenante. Merci donc de m’avoir étonné.

Rose : certainement l’un des plus beau minois qu’il m’ait été donnée d’admirer et son regard sensuel m’a retourner le cœur à plusieurs reprises. Cette petite blonde fine joue à merveille avec son air de femme enfant à la fois Candide et sulfureuse. Elle passe admirablement bien des passages solos sur scène aux acrobaties (c’est bien le mot) entre la barre, les suspensions à la chaine et les numéros d’équilibriste sur les banquettes le tout largement mis en valeur par sa souplesse et son agilité. Vêtue d’une petite robe de soirée rouge en satin elle apparait comme une idylle tout droit sorti d’une pub pour les parfums pourvue d’une élégance sans faille. Elle fait également preuve d’un peu d’interaction avec le public qui n’est pas déplaisante, je me souviens notamment de sa démonstration de poirier juste à mes pieds, sur la thématique de l’émancipation féminine, qui était des plus déconcertantes. Bref difficile de trouver le moindre défaut à cette créature.

Eole : grande brune élégante, pour moi il s’agit du meilleur équilibre entre tous ce que j’étais venu chercher au ChoChotte : la beauté féminine, la proximité avec le public, la technique de danse, le jeu des expressions et le décalage. Il faut dire que ses numéros sont construits et originaux, notamment lorsqu’elle débarque en fille coincée vêtue d’un pull orange couvrant une robe sac à patate et des lunettes rondes noires absolument horribles (on n’est pas loin de Velma dans Scoubidou). Mais en un détachement de cheveux et un regard malicieux elle fait comprendre que le numéro sera juste exceptionnel. J’ai également beaucoup apprécié son numéro où elle danse à la lumière de sa bougie. J’ai d’ailleurs encore plus apprécié de servir de bougeoir et m’être retrouvé au plus près de l’action. Je la remercie d’ailleurs de ce passage sur scène très appréciable. Par ailleurs je me dois de souligner son professionnalisme qui permet des séquences d’improvisation et de réagir efficacement à quelques incidents sans perdre le fil de son numéro. Madame, chapeau.

Enfin je ne peux pas finir ce poste sans évoquer les shows lesbiens. Je ne reviendrais pas sur l’éternel débat de savoir si les pénétrations sont simulées ou non, le simple fait que l’on puisse se poser la question montre que l’on n’est pas prêt à se laisser porter par la magie de ce spectacle. Tout ce que je sais c’est que ce que j’ai vu est parfaitement merveilleux. Je pensais toutefois que les couples se mixeraient au cours de la soirée, mais vraisemblablement les danseuses ne change pas de partenaire.

Rose et Rosaly : lors de ces duos, Rosaly semble trouver un malin plaisir à bander les yeux de Rose et à l’attacher à la barre de pole dance découverte aux yeux de tous et ce n’est pas pour nous déplaire. Mais évidemment, les moments les plus forts restent les pénétrations sur le dossier des banquettes en plein milieu du public. Bien sûr on touche avec les yeux, mais les danseuses s’étendent pour prendre appuis sur le public et quel bonheur de tenir la main de Rosaly dans ces instants. Je me souviens également de ce numéro où les deux protagonistes rentrent sur scène entièrement nues, distribuent leurs vêtement entre les différentes personnes du public, font leur numéro et demande au public de les rhabiller à la fin. Même si cela peut paraître déconcertant au début, quel plaisir d’enfiler sa petit culote à Rose et de lui passer la bague au doigt ensuite (l’épreuve des bas est beaucoup plus compliqué) avec quelques allusion coquine du genre ‘c’est dommage je préfère tellement être toute nue’. Bref, original et troublant mais parfaitement génial.

Eole et Salomé : La belle Salomé garde toujours quelques distances avec le public mais s’en rapproche tout de même sur les traces d’Eole. Toutefois les moments forts du spectacle sont là encore les pénétrations dans lesquelles Salomé excède par ses gémissements qui font monter la pression dans toute la salle. Les numéros sont également bien mis en scène avec un jeu de marionnette mécanique découvrant sa libido et une séance de massage torride à la lumière de la bougie pour laquelle je citerais mon voisin de anglophone de gauche qui résume le sentiment général : ‘OOh !!.. My godness…’

Ici s’achève la description de cette soirée qui restera dans ma mémoire comme un souvenir inébranlable. Il constitue un cliché de ce théâtre à un instant T et n’a aucune prétention de comparaison avec d’autres établissements du même genre. Je rentrais dans le ChoChotte pour me rincer l’œil, mais j’y ai découvert une dimension bien plus complexe à l’intérieur. Bien sûr les filles sont belles bien sûr elles dansent bien, mais elles construisent un univers bien particulier jonglant entre les attentes conventionnelles de ce genre de spectacle en les parsemant d’éléments décalés qui mettent en relief l’ensemble du show. Une complicité particulière se crée entre les danseuses et leurs spectateurs et le charme agit irrésistiblement. Je ne prétends toutefois pas que ce type de show puisse convenir à n’importe qui. Il faut savoir baisser ses barrières pour se laisser envahir par cette ambiance unique, l’érotisme des spectacles en sera ainsi démultiplié pour peu qu’on y adhère. Il faut savoir également s’investir un minimum (respecter le règle fixées, sourire, applaudir), même si aucune règle n’est explicitée dans ce sens, nul doute que le peu que vous donnerez vous sera rendu au centuple. Je pense pour ma part être bon public en ce sens mais je conviens que bon nombre pourront chercher quelques chose de plus terre à terre et ne pas trouver leur compte au ChoChotte. Ce n’est pas grave tant qu’il restera assez de gentlemen dans cette ville pour faire vivre le théâtre et suffisamment de ChoChotteuse pour en entretenir l’âme et nous donner la pêche en prime de la banane.

Pour ma part j’ambitionne d’y retourner le plus rapidement possible même si les occasions sont rares. Toutefois, j’aimerais goûter aux joies d’un salon privé en tête à tête avec une danseuse (chose que je n’ai pas faite la dernière fois car j’ignorer cette possibilité). Est-ce que quelqu’un pourrait me renseigner sur les tarifs pour avoir un lapdance torride d’une dizaine de minutes (prix d’accès au salon, pourboire de la danseuse…)

Enfin, dans l’espoir qu’une des danseuses lise ces quelques lignes jusqu’au bout, je conclurai ce poste en paraphrasant notre ex-Valoche nationale en lui disant ‘Merci pour ce moment’.

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