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Fictions érotiques TL4.3

20-06-2048

Mariko-D maîtrisait parfaitement l’art du Shibari. En quelques minutes Alda-D fut ligotée par sa maîtresse, entièrement offerte au regard de l’assemblée. L’épaisse corde de jute, rugueuse, découpait ses formes féminines en une parfaite symétrie, faisant saillir les seins laiteux, ouvrant avec force les cuisses blanches, exposant crûment le sexe et l’ourlé des lèvres rosées aux regards. Son ouvrage terminé, Mariko-D planta de façon surprenante une fleur de Lys dans l’intimité de la soumise et jaugea en un moment de recul l’effet esthétique de sa composition. Curieux comme ces intelligences artificielles semblent de plus en plus sensible à la Beauté… Dans une posture totalement contrainte Alda-D, arborait sa moue habituelle, expression d’un curieux mélange de défiance et de désir.

La chaleur grimpa en flesh quand Mariko-D nous invita à la rejoindre sur scène, confiant au passage à chacun un gant médical ainsi qu’un petit œuf relié par un fil à son boitier de commande. La Maîtresse de cérémonie guida au placement délicat des multiples objets techniques, aidant avec bienveillance les manœuvres pataudes de certains, forçant parfois de ses longs doigts pour faire de la place « au suivant ». Le réseau de fils multicolores sortant du sexe d’Alda-D, hub encombré bourdonnant de multiples fréquences vibratoires , aurait probablement rendu fou tout geek obnubilé par la perfection de lignes de codes Python à destination d’objets connectables. Certains promenaient leurs pendentifs sur les zones érogènes de la belle, les seins rougis par la pression de la corde, les aréoles aux tétons saillants, le bas-ventre humide luisant des reflets du plaisir. Spasmes et gémissements incontrôlables encourageaient les plus timorés à l’action.

Avec un sourire dominateur, Mariko écarta de deux doigts les lèvres de sa soumise et décapuchonna son clitoris vermillon gonflé de désir. Je vis la langue fine de Mariko passer tout le long de la vulve ouverte d’Alda, s’attarder sur le bouton érectile, le lécher doucement, puis les lèvres de la goulue aspirer la chair offerte avec une force sonore, ses jolies dents ivoires tirer sur les fils, alternant en une savante combinatoire tous les stimulus possibles. Quand je vis Mariko faire vicieusement dégouliner de sa lèvre inférieure un interminable filet de salive mêlé de la mouille d’Alda, cette dernière alors prise de convulsions, visage rougi de sueur, lâchant telle une possédée les décibels qu’elle avait jusque là retenus, je sentis avec surprise une vague de plaisir me submerger, le flux et le reflux poisseux m’emporter loin des rivages de la bienséance. Elle dut s’en apercevoir car je pus deviner entre ses paupières plissées, dans l’éclair noir de ses pupilles calculatoires, le regard un peu méprisant que je connaissais bien, signe caractéristique de celle qui ne savait que trop ce qu’était l’Art d’attacher.

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