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Jane (Chochotte 2014-2019) par Clyde Pablow

Merci tout d’abord à Clyde-Pablow pour ce premier très joli texte sur Jane :

*****
« Il y a
ton sourire et ton regard
une escale une vie croisée…

J’étais allé au CH en 2011, puis en 2013 puis en 2015… Je viens peu à Paris.

Et puis, un jour, j’entends ça https://www.youtube.com/watch?​​v=5Qne3nUj_to
David Lynch the big dream…

Et elle descend l’escalier… son regard… sa chevelure… cette élégance… j’ai eu instantanément un choc… elle s’avance vers moi, se déplace avec cette grâce qui n’appartient qu’à elle, m’entoure de son ruban, me love dans ses cheveux, rapproche ses lèvres, si proche, si envoûtante « Vous êtes affolante de sensualité, Jane, m’entends-je bredouiller, dans un état second…

J’y suis retourné plus souvent, pendant un an, puis j’ai ré-espacé, pour conserver ma santé mentale

Je n’en dirai pas plus, sinon que derrière l’artiste j’ai rencontré une femme émouvante que j’ai eu bonheur à connaître… un peu …
beaucoup ici raconteront leur Jane… à la mienne je redis, comme à notre premier salon
je t’aime
sans projet sans raison
passagers du même galion
marins de la terre

merci d’être toi

Clyde Pablow, Olivier

*****

Et ce petit texte :

Ajout de Mad-Dog, Bipolaire Navigateur Solitaire,
Assis sur la banquette arrière tu es distrait par le sigle cabalistique tracé par les LED rouges de deux rampes de projecteurs fixées au plafond : OLOP…Ça rime à quoi ce truc ? Tu vois sur la droite la gargouille barbouillée de vert qui tire la langue à ton ignorance : Savoir et Malin font bon ménage ! Un mélange kitsch remixant des fresques murales d’Enfer à la Jérôme Bosch apporte un peu de lumière à ta méditation : Savoir c’est s’exposer à la souffrance. Mais où est le fruit de l’Arbre ? Encore coincé dans ta gorge. Tu divagues… soudain une jeune femme mince descend l’escalier, sa main glisse sur la rampe métallique. Elle est élancée, arbore une longue chevelure châtain. Son visage est fin, elle observe la salle. Sourcils noirs, rouge à lèvre discret. Une frange lui couvre la moitié du front. Les iris noisettes te fixeront plus tard en te donnant la dangereuse impression que tu es unique. Elle passe sur des chansons françaises à texte pleines d’humour ou pleines d’amour; c’est selon son spectacle. Ses mouvements dansés font parfaitement écho aux paroles, les mains graciles dansent aussi. Elle se dévêt peu à peu, te lance un vêtement à la volée, une casquette de marin fuse comme un frisbee. Tu aperçois un piercing côté cœur, et plus bas plus tard tu remarqueras un grain de beauté au haut d’une demi-lune. Elle délie la longue natte composée de cinq tresses qui descend jusqu’au haut de ses reins, passe dans les rangs, te sourit encore, s’assied sur toi ou sur le muret. Elle s’ouvre et s’expose : sa toison brune est fournie; les lèvres carmin sont charnues. Elle se caresse. Parfois, appuyés d’un regard de malice ses doigts lisses s’immiscent. Glissent et moitent. Quand elle est « Alice », un spectateur dans l’assistance la rejoint; Elle le fait asseoir sur le tapis au milieu de la salle, lui passe un serre-tête avec de longues oreilles blanches de lapin. Ça l’amuse. Ils avalent chacun une petite pilule… Plus tard l’homme est allongé par terre, docile. Elle le chevauche avec ardeur. Lui, est encore habillé mais tu vois le rose foncé des lèvres contraster avec le beige d’un pantalon, ou autre chose encore, un sourire amusé, parfois complice, au milieu d’une scène qui se veut torride.

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