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Histoire de Théâtres Erotiques Théâtre Show Girl

Histoire du Théâtre Show Girl – 2

Les Lieux


Ma dernière visite au Show Girl remonte à trois mois et ma mémoire me fait déjà défaut. Les époques et les décors se superposent quand je repense au cadre du théâtre. Je n’ai plus de certitude, juste des impressions et c’est pourquoi j’écris vite pour fixer par l’écriture ce que le temps et la mémoire ne manqueront pas de désagréger.

A l’entrée, il n’y avait pas de vitre de protection dans les premiers temps. Jusqu’au jour de l’agression violente et du vol de la recette. Vers 2010 je crois. Une vitre de protection a été posée dans la semaine qui a suivie. J’apportais à cette époque un café à Edna / Shaka qui tenait souvent la caisse. Pour me remercier et faire rire les autres filles derrière elle, nous tendions nos lèvres en bec de canard pour nous faire un bisou par l’ouverture.

Sur la gauche de la porte d’entrée dans la salle il y avait les photos des filles du Show Girl. Les clients pouvaient regarder à loisir avant de se décider de prendre un ticket.

La salle était toute en longueur comme celle d’un petit cinéma avec, selon les époques des banquettes ou des fauteuils. Vers 2003 je crois que les fauteuils étaient rouges et rabattables pareils à ceux des cinémas. Ensuite ils sont devenus bleus et plus épais. Pendant les duos les filles déposaient une serviette sur deux ou trois spectateurs côte à côte, l’une s’allongeait dessus et l’autre la caressait. Elles se léchaient sans chiqué, parfois jouissaient. La serviette était bienvenue à une époque où je ne pouvais me départir de mon costume car certaines filles étaient très « expansives » dans leur plaisir…

Sous le poids des clients augmenté de celui des danseuses, les fauteuils avaient tendance à vieillir prématurément, se déboîter, s’enfoncer.

La salle étaient bleue puis les murs ont été repeints en rouge. J’adorais les tons totalement marine avec les grands vitraux rétro-éclairés représentant des scènes saphiques.

Les hublots, celui par lequel les danseuses regardaient la salle depuis caisse, deux autres posés sur le mur de gauche donnaient à l’ensemble un air d’improbable bathyscaphe. Nous plongions loin des turpitudes de la ville dans les profondeurs du plaisir.

La scène a été habillée de différents revêtements. D’abord, un plancher couleur bois foncé bien lisse ceinturé de noir. Puis celui légèrement disjoint imitation bois clair. Derrière il y avait un mur bleu et brillant sur lequel étaient peints en clair des rayons de projecteurs partant du sol illuminant « CINDY SHOW » écrit en lettres d’or. C’était avant la grande glace murale démultipliant l’espace.

Le plafond de la scène représentait une voûte étoilée. Je ne sais plus s’il y avait une lune dans ce firmament tant celles des filles nous captivaient. Il y a eu une boule à facettes, très années 80.

La colonne dans l’allée proche de la scène était recouverte d’un revêtement de tout petits miroirs rectangulaires sur lesquels venait se réfléchir la lumière. Puis un velours doux a permis aux danseuses de descendre en se laissant glisser.

C’est moins glamour mais il nous faut maintenant parler des toilettes. Au début un sanibroyeur, puis le grand urinoir que nous avons connus. Urinoir dont la conformation particulière avait tendance à m’éclabousser.

Dans mes plus lointains souvenirs il n’y avait qu’un salon. Celui nommé plus tard « Salon N°1 », le plus visité aussi avec sa fameuse glace amovible. Je crois qu’il y avait une douche à l’endroit de l’actuel salon N°2. « Je crois » car dans l’un de mes rêves, une fille me fait venir avec elle sous cette douche et me passe du savon. Nous nous frottons jusqu’à ce que ça mousse.

Dans les loges des danseuses il y avait des caissons métalliques. Quand je les ai vus cela m’a rappelé mes années d’internat militaire. L’endroit même où, enfermé à quinze ans je suis devenu un véritable obsédé sexuel, grand collectionneur de revues telles que Club, Penthouse, Playboy…

Les escaliers. Plongeant dans les profondeurs des Halles à la descente, offrant en contre-plongée de superbes vues à la remontée. Depuis le recoin de droite près de la scène (où deux rangées de banquettes avaient été aménagées) on entendait les filles rire dans les escaliers.

Il y a encore beaucoup à dire sur l’intérieur du théâtre et je compte sur vous, chers forumeurs et lecteurs, ici ou en MP pour m’aider à écrire un peu plus encore sur ces lieux. A nous donner des anecdotes, avec force détails pour les ajouter à ce texte, lieu de mémoire je l’espère.

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