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On peut encore rêver… ;)

Ces derniers temps l’envie de contacts coquins n’était plus au rendez-vous. La luminosité hivernale augmentée de l’insidieuse sensation de revivre sans cesse la même journée (The Groundhog Day) avaient eu raison de mon inclination pour les jolies formes. Quand un groupe d’anciennes danseuses m’a tiré de ma léthargie pour me dire que les locaux du Show Girl n’avaient pas trouvé de locataire, qu’en désespoir de cause le nouveau propriétaire voulait bien louer la salle et que d’ailleurs elles allaient organiser un après-midi spécial…

… Je suis donc sorti de ma torpeur me frotter au ventre de Paris, passant par la rue Lescaut avec à main droite le Père Fouettard, à main gauche le Bon Pêcheur où j’avais souvent pécho, des Halles vides par temps de distanciation sociale, une Fontaine des Innocents figée dans son ennui, la rue de la Ferronnerie inquiétante depuis Ravaillac, cour des miracles aux arches et recoins garnis de SDF et de pigeons claudiquant.

Recouverte d’un bardage de contre-plaqué, la façade du 5 Rue des Halles était méconnaissable. Ne restait qu’une petite porte, celle avant utilisée pour les entrées sorties discrètes des danseuses, entrouverte durant leurs pauses clopes.

Après avoir frappé trois coup lents et deux coups rapides, code convenu, je me suis trouvé face à Cerise toute souriante. Elle s’occupait de la caisse et de la régie !  Cerise quelle surprise ! La même qu’il y a deux ans, manifestement heureuse de remonter sur les planches après un trop long séjour provincial.

En pénétrant dans la salle j’ai  entendu ce qu’on entend quand la chose n’est pas surjouée : de légers râles, un laisser-aller aux vocalises rauques, des halètements rythmés par le sac et le ressac du plaisir. Je me suis approché de l’attroupement cernant le banc de droite au bas de la scène. Cinq clients – que des visages connus 😉 – serraient de près et sans souci proxémique les jeunes Clara et Dita. Dita assise avait les cuisses relevées, ses mollets soutenues par des mains participatives. Les seins lourds sujets à la gravitation universelle écrasés sur son buste ambré. La tête en sueur était renversée, fiévreuse de plaisir. Clara face à elle, vêtue d’une ceinture gode poussait l’épais membre au plus profond, le retirait des entrailles, luisant de mouille. Elle m’a vu et fait signe d’approcher, de me mettre derrière elle bien collé, et moi voyant ses jolies fesses pleines aller et venir, se poser avec malice au haut de mon pantalon j’ai réalisé à quel point le présentiel était préférable au distanciel ! Excité par sa croupe ferme et entrainante, j’ai senti la sève printanière monter, ma vigueur s’amplifier par la transitivité érotique qui du même coup, me donnait l’impression de baiser la sublime Dita. Qui, si j’en crois les spasmes et feulements de bête blessée, connût un véritable orgasme. Je confesse m’être alors prestement écarté du vortex dans lequel m’aspirait les fesses de Clara, afin de ne pas piteusement gâcher – tel un junior – ce début d’après-midi prometteur. Le désir était enfin revenu, il importait maintenant de l’entretenir et le maximiser.

Puis la surprise de cet après-midi mémorable : une fille qui me rappelait l’ex « Mona » du Chochotte (2018) est apparue (J’apprendrai à la fin de son numéro qu’elle s’appelle Dolly). Elle semblait si jeune que j’ai ressenti une véritable gêne… Certes elle avait « tout d’une grande », de longs cheveux châtains tirant sur le roux, un petit corps parfaitement bien proportionné avec ce qu’il faut là où il faut, seins joliment formés, fesses charnues et rebondies, mais visage rond poupon, léger duvet blond surplombant son adorable delta, ceci et cela accentuant encore son aspect juvénile.  Dolly s’est assise sur le fauteuil rouge placé sur la scène et a pris deux livres pour nous en faire une lecture. D’abord Lolita « Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l’école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita… »  Je réalisais au fil de ses mots que cette putative adolescente épousait parfaitement par sa tenue et ses attitudes la description littéraire faite par Nabokov, celle du stéréotype de la nymphette pousse-au-crime. Elle poursuivait la lecture avec un deuxième livre – d’actualité passagère – « Le Consentement de Vanessa Springora » . Et nous ânonnait  un paragraphe sur le ton de l’ennui. Elle baillait, demandait provoc si nous aimions la littérature-thérapie, les plaintes tardives, jetait soudainement l’ouvrage toutes ailes déployées vers mon siège; qui tombait à mes pieds. Dolly ajoutait « la morale et les plaintes c’est pour les faibles, moi je veux m’amuser ! ». Son regard gris-bleu me fixait un moment, comme si elle prenait conscience que le type grisonnant et commun assis plus bas sur sa gauche, allait autant adorer ses caprices que les pores et follicules de son jeune corps pubère, qu’elle allait le rendre dingue, le posséder.

 Danser sur Lemon Incest aurait été banal s’il  ne s’était agit de Dolly. Elle se faisait tantôt aguicheuse, tendre et câline, puis diaboliquement impudique. Telle une « freaks » du cirque Barnum elle exécutait au plus près des fauves alanguis ses acrobaties. Face à moi, en une contorsion à exploser la colonne vertébrale d’un yogi, prenait la forme d’un « ç cédille » : appuyée au sol sur ses coudes, tête me regardant d’en bas, fesses écartées au dessus de la tête, elle se cambrait tant que ses cuisses se posaient sur les miennes.

Le magma de sa faille tectonique rougeoyait sous mon nez; j’aurais pu m’y consumer… La salle n’était pas en reste. Quand  elle a pris l’index et le majeur d’un cinquantenaire plutôt classe avec sa chemise blanche et sa barbe bien taillée, simulé sur ses deux doigts une fellation bien baveuse, le regardant complice, j’ai pensé que j’avais intérêt à me bouger si je ne voulais pas me faire coiffer au poteau… Dans un moment d’égarement je m’en suis fait tout un film .

Et puis plus tard Cerise… Oh mais quelle femme sublime !  La salle était alors pleine, beaucoup de ses chouchous venus rendre visite à l’ex star du Show-Girl, ravis de retrouver les numéros collectors, Variations sur Marylou où la belle jouait avec le zip de son short levis, dévoilait la blancheur de son corps absolument parfait, regard absent iris absinthe sous ses longs cheveux noirs. Telle une narcisse, elle exhibait la corolle de son calice, caressait les visages de ses seins lourds, lovait sa croupe sur chacun, généreuse et attentionnée mais artiste avant tout, jusqu’au bout des ongles coca collés dans son sexe corail…   

Plus tard, un solo technophile de Clara habillée conformément aux « codes » de chez Darty, veste rouge sur jupe moulante noire, badge bien visible à son nom. Elle jouait le rôle d’une stagiaire vente affectée au rayon « objets connectés ». Etait sensée en faire la promotion, doper les ventes.  Parmi ceux-ci une série de godes Bluetooth et autres compatibilités au distanciel. Un visiteur client complice posait des questions sur leur usage, Clara répondait parfaitement, vantant les qualités respectives de chaque objet,  leur USP (Unique Selling Point) – avantage comparatif. Elle avait parfaitement intégré la rhétorique commerciale de sa Business School (un Bac+4 option SG)  démontrant que dans la relation Client un bon argumentaire doit toujours s’accompagner d’une démonstration. Sous sa jupe moulante la petite vendeuse ne portait pas de culotte et pour « closer le deal » s’est plantée un œuf connecté dont la petite antenne érectile émergeait comme un clito. Elle nous a pris de surprise en lançant «  le premier qui télécharge l’app We-Connect et réussi à faire la synchro Bluetooth a gagné !!! ». Les smartphones ont jailli, et après une minute de flottement, un gars que Clara surnommait autrefois « Monsieur Pieds » parce qu’il adorait lui sucer les orteils, a lancé « connecté !!! J’ai gagné !!!».  Le type manifestement geek a commencé à jouer avec tous les réglages possibles… C’était tordant, parce Clara ne tenait plus en place (ce qui est déjà le cas au naturel). Elle passait d’un banc à l’autre en sautant comme un cabri, était parfois prise de convulsions ou gueulait des « Ohhh Putainnnn » de possédée… « Monsieur Pieds » dosait savamment ses effets, ménageait des pauses pour mieux faire monter la Belle dans les tours et, alors qu’elle était assise sur le dossier d’une banquette pour exhiber à hauteur de visage son minou farci, a fini par se produire l’accident…  Dans un paroxysme vibratoire, Clara a expulsé l’instrument confiné en elle mais pas que… Un puissant jet a du même coup copieusement douché le type en face. Clara ne savait plus où se mettre, s’excusait mi-confuse mi-surprise tandis que la salle riait de bon coeur. Le « douché » – surnom qui demeurera – disparaissait à sa suite pour se sécher « mais pas que »  me disait-on à la tour de contrôle…

J’avais promis que je relaterai mon salon… Alors voilà, ça s’est passé avec la jeune Dolly qui malgré mes réticences morales m’a complètement envouté durant les numéros suivants : l’un en jeune diva hollywoodienne sur Back Seat de Crystabell, l’autre où elle s’est faite experte en bondage japonais –  Shibari – se ficelant dans une esthétique si parfaite qu’un crudivore islamo-gauchiste saliverait à l’idée d’un filet mignon… Quand Dolly m’a chuchoté « ça te dirait qu’on fasse connaissance en salon ? » mes réserves n’ont pas tenu une seconde.

C’était un salon conforme aux spécificités du SG, c’est-à-dire « sans vitre de protection », et même sans protection du tout… Dolly était nue quand elle m’a invité à la rejoindre « côté danseuse ». Ses grands yeux aux pupilles très dilatées me fixaient tandis qu’elle défaisait ma chemise, la ceinture de mon pantalon, ma braguette; sans aucune hésitation. Elle m’a dit de m’allonger sur le banc, de me laisser faire. Sans déconner j’ai du mal à expliquer ce qui s’est vraiment passé ensuite… ses petites mains et sa grande bouche me semblaient partout,  une vraie sangsue vorace qui m’inquiétait parce qu’à certains moments je ne savais même plus où se trouvait ma bite… Le haut de ses cuisses et mes doigts étaient trempés. Quand elle s’est relevée j’ai entendu « Je vais m’asseoir sur la banquette et te caresser les testicules jusqu’à ce que tu jouisses sur mes seins»… J’ai halluciné en entendant ces mots d’une précision incongrue; me suis docilement exécuté : tandis que Dolly pétrissait la pâte à pain de sa main gauche, elle se fourrait frénétique trois doigts de la droite, balançait des cochonneries hors norme, m’insultait, jusqu’à ce que son visage déformé par un rictus de plaisir gueule le fatidique et autoritaire « Maintenant !!!» prélude au Big Bang et à ses voies lactées …   

Nota pour les âmes sensibles : ceci est une fiction.

2 réponses sur « On peut encore rêver… ;) »

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