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Fictions érotiques

Renaissance 2021

La découverte de Dolly durant l’après-midi érotico-festif de début mars https://maddog.cafe/2021/03/04/on-peut-encore-rever/ organisé par quelques danseuses, aussi entrepreneuses, qu’entreprenantes avait violemment relancé ma libido. L’expérience s’était renouvelée trois semaines plus tard à la faveur de la déconfiture du confinement parisien, et, bis repetita, les numéros de la jeune Dolly-Lolita autant que le salon qui s’en était suivi, m’avaient retourné la tête. Elle avait durant quelques semaines occupé une grande partie de mon temps de cerveau disponible, j’avais bien essayé de choper son numéro, de lui donner le mien discrétos mais aucune tentative de contact ne s’en était suivie. J’étais proche de la passer par « pertes et profits » émotionnels, comme nombre d’éphémères coups de cœurs, définitivement rangés au rayon des bons souvenirs.  Après plus d’un mois de sevrage, j’apprenais que mon terrain de jeu favori – le Chochotte – allait enfin rouvrir, demain lundi 3 mai 2021, ce serait l’occasion de passer à autre chose.

***

Dès midi trente je composais le 0143549782 et tombais sur Cindy enjouée. Elle me donnait le programme d’une traite :  DianeGalaThaïsDolly !  Pensant être sujet à une hallucination auditive je lui demandais de répéter… Une demi-heure plus tard je débarquais au théâtre.

Depuis les escaliers j’apercevais Diane à moitié nue, non plus chasseresse mais Vénus anadyomène émergeant des profondeurs noires du caveau, de fausses algues enserrant sa longue chevelure blonde, un collier de coquillage reposant sur ses seins de nacre. Un client bedonnant et chauve était allongé au milieu de la salle et subissait les assauts de la belle en affichant un sourire oecuménique. Elle le rudoyait avec un trident, entre les jambes aussi, alternait douceur et violence, ce que j’avais déjà relevé chez Calamity Jane (l’un des autres numéros phares de Diane) et semblait prendre plaisir à cet exercice de domination masculine et publique. Je m’installais discrètement dans le coin près de l’alcôve, heureux d’avoir échappé à ce spectacle…

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Gala, visage et cheveux dissimulés par une mantille noire était vêtue d’une paire de mules à hauts talons, d’une robe fourreau et de gants vénitiens. La musique  Senza Una Donna m’a immédiatement fait penser à une scène de deuil, celle d’une jeune veuve éplorée par la disparition d’un mari mafieux. Il y avait de ça dans l’air.  Mais Gala reprenait vite en main sa liberté et son jeune corps désireux. Elle ôtait son voile et  je découvrais avec plaisir sa nouvelle coiffure blonde, celle de Mimi en 2018, brushing, longs sourcils à l’italienne, lèvres pulpeuses… Tout ça lui donnait un petit air de Marylin. Dévêtue, je retrouvais les formes qui m’avaient enchantées, ses hanches généreuses, l’ample bassin méditerranéen qu’elle posait rapidement sur moi en souriant, ses petits seins encore vierges de toute tentative picturale.

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Puis Thaïs dans une complète variation de registre ! Terminé les numéros travaillés et intellos. Vive l’efficience érotique ! La jolie brune était maintenant déguisée en infirmière sexy, portant coiffe et robe blanche satinée à liserés rouges. Elle passait dans les rangs munie d’un stéthoscope et d’une grosse seringue, proposait de faire un check-up complet. Son attention se portait rapidement sur deux habitués des lieux hilares, des professionnels de la santé selon mes sources, sacrément gâtés les veinards ! Rapidement « Sans chemise et en pantalon », Thaïs leur administrait un cocktail d’anticorps, très régénérant si j’en crois les effets, certes exhaussés des siens, leurs tumescences visibles sous la ceinture et l’absence après palpation par l’experte de « faux positifs ». Le traitement était donc parfait… Thaïs qui plus que quiconque est capable de composer son savoir-faire avec l’actualité a indiqué qu’elle était disposée à pousser plus avant les check-up et dépistages en consultation privée, c’est à dire en salon. Aux confidences glânées ça et là, j’apprenais que le test « à la chinoise » réalisé à l’aide d’un gros écouvillon rose et des gants médicaux remportait un vif succès.

***

Et enfin Dolly ! J’étais encore bluffé par le contraste entre la juvénilité de ses traits et la maturité de ses formes. C’était comme si son corps et son visage se fussent indépendamment développés, dans des temporalités totalement distinctes. Si l’on exceptait ce visage un peu rond, poupon même, ses formes constituaient un véritable appel à la déraison : tout ce qui pouvait évoquer la femme à mes yeux était non seulement réuni, mais outré, hypertélique, pour reprendre un terme de biologie, y compris dans les recoins les plus secrets de son anatomie, ses lèvres charnues, un clitoris érectile pareil au corail d’une coquille Saint-Jacques… Plus ses épaules arrondies, sa poitrine généreuse, un rapport taille-hanche proche du nombre d’or, des fesses pleines, les cuisses fermes… Non c’était vraiment trop ! De profil, sa silhouette accentuait encore cette impression. Une hyperlordose lombaire incurvait sa ligne, de sorte que son buste se projetait autant vers l’avant que sa croupe saillait vers l’arrière.

Suite à la période dépressive qui nous avait minée plus d’un an, l’extrême minceur imposée par les diktats du mannequinat et de la publicité me dégoutait, comme associée à une société malade, à la maltraitance ultralibérale. Je ne voulais plus avoir affaire qu’à la bonne santé, la plénitude des formes et, Dolly avec son sourire si large qu’on l’aurait dit pourvue de dents surnuméraires, son petit corps dodu et hâlé, jusqu’au duvet doré et scintillant de ses fesses rebondies, le charmant frisotement au-dessus de son sillon, respirait la vigueur et la santé. Mais ce qui me séduisait avant tout, par opposition d’avec mon esprit trop analytique et au violent cynisme hérité d’une famille guerrière, c’était son innocence, non point sexuelle, mais celle face à la nouveauté, au jeu,  sa spontanéité absolument adolescente. Son visage, par ses rougeurs subites, l’éclat humide de ses yeux, avivés tels des braises par le feu de la joie ou de la confusion, montrait bien plus que la nudité.  

Malgré ses dix-neuf ans et son parcours qu’elle déclarait autodidacte (ce dont je doutais au regard de son étonnante culture), elle mixait mieux que quiconque la composition artistique, l’érotisme et le hard. C’est ainsi que dans un même numéro, elle déboulait sur scène, petite valise à la main, chemise blanche à col rose et mini-jupe en skaï, réhaussée de boots en peau de serpent, ondulait sur « La Petite Lady » nous engageant irrémédiablement à l’accompagner dans les transports les plus intimes… Elle terminait totalement nue sur « La Fessée » de Luce, oeil de renarde espiègle sur les paroles « Puis-je m’asseoir sur vos genoux ? Accordez moi juste un instant. J’ai encore fait une grosse bêtise… », joignait les gestes aux paroles en s’asseyant nue sur un client à l’allure de notable de province (si j’en crois son accoutrement : polo de jersey orange, pantalon de coutil vert et mocassins en daim à double pampilles), un homme épais au visage sanguin piqueté de deux petits yeux bleus luisants sous une calotte de cheveux bruns et drus, lui sussurait quelque chose à l’oreille puis se disposait à quatre pattes devant lui, jambes écartées bien cambrée. J’assistais ensuite médusé à ce qu’il faut bien nommer « une véritable correction ». A croire que ce type n’avait attendu que cela toute sa vie ! S’approchant d’elle il lui assénait du plat de sa grosse paluche une vingtaine de violentes claques sur les fesses, très sonores… A la suite de quoi la croupe de le petite Dolly, tournée vers nous présentait les stigmates de la mémorable fessée, les traces de main et de doigts dignes des appositions murales des grottes de Lascaux, blanches sur fond rouge cramoisi. Elle était comme figée, certainement en état de choc, mais, vision d’extase autant que de perplexité, j’apercevais soudain, relâché comme à l’issue d’un coït, une luisance liquoreuse s’épandre le long de ses cuisses, dégouliner un long filet de mouille dont la viscosité suspensive, se détachait soudainement en petites flaques…

Avant de remonter Dolly récupérait ses vêtements dans les travées et se penchant vers moi, dans un souffle moite qui imprégnait mon pavillon, me glissait à l’oreille « Viens là-haut…je suis trop excitée… » .

Je remontais dans le sillage de son adorable cul vers la surface et découvrais à l’accueil une scène inattendue : le rideau de séparation d’avec les loges était complètement ouvert et, se tenant sur la marche en surplomb, Thaïs, Diane et Gala alignées souriaient, comme posant pour un photographe. Un client plutôt âgé (dont j’apprendrai que le surnom « Monsieur Clito » devait à sa propension à observer de très près l’anatomie de ces demoiselles) se trouvait au côté de Cindy qui, fière d’exhiber ses jolies pouliches, pareille à une maquignonne lors de quelque comice agricole, vantait les mérites et charmes de chacune. La blonde et sagace Salomé présente à la régie l’observait, sourire admiratif en coin, en prenait de la graine… Le client apercevant Dolly demandait « et elle !? », mais je déboulais comme un diable, exerçant mon droit de préemption, proclamant « elle est déjà prise ! » et réglais immédiatement mon salon…

Nota : Ceci est une fiction dont le contenu ne doit qu’aux fantasmes de son auteur 😉

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