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Ma découverte du Sweet Paradise

Familier de la Rue Montorgueil, j’ai trouvé facilement l’entrée discrète du 12 Rue Marie Stuart. 

Descente directe par le vieil escalier de pierre en colimaçon débouchant sur une salle spacieuse où se trouve la caisse, le bar, la boutique, quelques tables pour boire un verre ou manger un « morceau ».  Je m’informe de la carte des consommations possibles au bar, douze euros la coupe de champ, ça va c’est très raisonnable (bouteille à 50).

Les hôtes des lieux, Arthur Vernon et Flore Cherry sont omniprésents. Font attention à tout. C’est très appréciable. Leur associé, avec qui j’ai eu le plaisir de discuter en prenant un coupe de champagne est très sympa !  Bref, si j’y rajoute encore la caissière (Gwendoline ?) et Madame Jun, un excellent accueil !

La salle de spectacle est relativement petite par rapport à celle du Chochotte. Une déco minimaliste avec rideau d’angle, mini-scène surélevée, a su tirer le meilleur profit de l’espace. Quatre rangées de banquettes et fauteuils disposés en gradins permettent de bien voir la scène. Une quinzaine personnes doit pouvoir tenir là sans problème. Je reconnais des habitués de « feu le SG », les salue.

Venons à l’essentiel, le spectacle…

L’après-midi, je découvre, ou plutôt re-découvre avec plaisir, Jun, Blanche, Orphée (ex Danaé au SG) et Blue.

Madame Jun est une grande performeuse. Créative et très originale. Amicale et généreuse. J’assiste à l’un des numéros maléfiques dont elle a le secret : « Mandragore ».  Sorcière aux lèvres noires, elle concocte une inquiétante potion. A chaque ingrédient versé dans la marmite, elle se transforme. Elle finit « possédée » par se livrer, dans l’assistance, aux pires débauches :).  La bande son qui accompagne les « transformations » de Madame Jun est très judicieusement choisies. Jinjer – Pisces . Bravo.

Je n’ai vu Liza-Lee (Blanche) ce jour que dans des duos. « La plage » assez classique et surtout celui que je vais nommer en référence à l’autre du Chochotte « La Bonne et La Maitresse ». Mais là version maxi-hard. Jun en Maitresse acariâtre et boiteuse, hispanisante, est somptueusement vêtue (sa coiffure et sa robe lui donnent un petit air de Frida Kahlo). Quand Blanche sort de cuisine (espérons qu’elle n’a pas abusé du frigo… 😉 ) fagotée d’une tunique informe, sa Maitresse l’engueule. Puis fini par s’occuper d’elle. Je laisse les préliminaires de côté et, avec toute la naïveté qui me reste, redit ma stupéfaction au regard du traitement infligé par la Maitresse à sa servante à quatre pattes. Ma surprise devant les effets. Pas possible un truc pareil ! Le mot Fusion désigne le passage de l’état solide à l’état liquide. Là on devrait parler d’effusion pour y rajouter les effets spectaculaires… Les mecs n’ont plus qu’à aller se rhabiller ! Faire jouir une femme comme ça c’est vraiment du « Jun de pro »… Bravo à ces « hardeuses »  qui méritent bien leurs lettres de noblesse.

Orphée. Au physique probablement la plus belle de cet après-midi & soirée. Des airs de belle italienne, racée. Même à poil (qu’elle a su conserver) elle est classe. Excellente comédienne de théâtre, proche des spectateurs et joueuse.  Mon numéro préféré : celui de la corde où elle joue de ses attachements et de sa (fausse) soumission. Ah, voir Orphée à quatre pattes saisir de la bouche ses escarpins rouges, puis les déposer docilement, quel plaisir. La tirer par sa « laisse » de corde noire jusqu’à la frontière des lèvres, qu’elle ne franchira point, car la Grande Bellezza garde le contrôle. Un grand plaisir.

Et d’excellents choix musicaux.

Je lécherai les semelles de ton amour boiteux
Triste comme chien fidèle obstiné et honteux
Traite moi plus bas que terre que m’importent les cieux
Fais-moi vivre en enfer j’en ai soupé du bleu…

Blue. Une jolie débutante comme on aime… belle, sympathique, timide et voulant tout bien faire. Qu’on me pardonne les « références » mais elles simplifieront le travail d’imagination des « habitués ».  Un petit air de Diane-CH a ses débuts… Une superbe blonde quoi ! Des numéros à parfaire certes, mais une fraicheur et une bonne humeur réjouissante qui a laissé l’assistance sous le charme.

Manon. Une jolie blonde fine, avec de belles formes. Véritable actrice de théâtre; des scènes jouées parfaitement, avec humour. Une grande maîtrise. J’ai beaucoup aimé son numéro d’étudiante fantasmant sur son prof de philo. Ses références littéraires aussi, le passage de l’Amant qu’elle nous a lu (mais pas persuadé qu’elle ait entièrement lu cet excellent Goncourt, la mère et l’Indochine)… Une vérification devrait être faite en salon avec punition éventuelle sur ses très jolies fesses blanches si elle a pipeauté. Sa croupe ravissante est très stimulante 😉 .

Dona.  Du beau monde m’avait prévenu « Woland, Tu vas flasher sur Dona. Attention, elle va te rendre fou ! ».  Euhhh oui. Qu’on pardonne ma confusion mais sous les éclairages bleus et rougeoyants je n’ai pu voir si ses cheveux mi-longs étaient châtains ou roux. Un très joli corps c’est certain, mais là n’est pas l’essentiel…  Ce qui m’a absolument surpris c’est son originalité ! Dans tout : danse, spectacle, vêtements, maquillages, musiques. Bien sûr tout n’était pas parfaitement maitrisé. Mais tenté. Car ce devait être l’un des premiers passages sur scène de Dona. Qui n’est jamais passée par le monde académique des cours de théâtre, de danse, la scène. Et qui d’emblée produit des spectacles hors norme.  Bref, j’ai tenté un salon – dans le boudoir Paradis – pour une entrée en matière policée, et… c’était très policé (lol). Bref… soft comme au Paradis. Et pour le boudoir de l’Enfer, comme pour le bon vin j’attendrai que la promesse murisse en cave… 😉. En tout cas, excellent, excellent, recrutement. Et bravo à celle qui a dénichée cette jeune merveille…   

Ajout ultérieur : Mon métier est de conseiller et de prévoir. J’avais d’emblée prédit que Dona serait d’une créativité exceptionnelle. Rare. Il semble que j’ai raison. Quand je l’ai vu à nouveau, sortir un tube de néon de lumière ultraviolette, se marquer le corps de points luminescents suggérant la contamination radioactive, non point – et c’est important – sur la musique originale de Kraftwerk mais sur l’absolument géniale et peu connue reprise, de Kat Onoma / Rodolphe Burger – Radioactivity , jouir de son corps souillé, j’ai éprouvé un immense plaisir.  Parce qu’encore une fois c’était mieux qu’attendu. Dona sera une artiste.  

Découverte (ultérieure), et non des moindres de Lyviana… Une jolie jeune femme, à la chevelure brune tirant sur le roux. Elancée avec de jolies formes féminines. J’ai été séduit par sa personnalité, son visage sympathique. Son goût du jeu coquin. Elle est prodigue d’attentions et de contacts durant ses numéros. J’en ai fait les frais ou plutôt les « très chauds » sur son numéro « l’étudiante » (trop marrante avec sa tenue, son sac à dos et ses grandes lunettes !). Elle m’a fait adorer Marylin Manson « The Dope Show ».  Trop excitante ! Je suis sorti de la cave le cerveau retourné 🙂 …  Merci pour ça ! ❤

Bref, une excellente visite au Sweet Paradise. Un lieu très prometteur dans lequel je compte bien revenir régulièrement !

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