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théâtre Chochotte

Gala <3

A la question de ce qui motive régulièrement mes visites au Théâtre Chochotte, je pourrais répondre : l’accueil sympathique de Cindy et de Salomé, la beauté et l’ambiance feutrée de la salle voutée – où selon les jours, mon humeur, je peux m’asseoir discrètement dans le coin près de l’alcôve ou plus exposé, choisir le centre. La qualité des spectacles et des danseuses – toujours souriantes -, la bonne ambiance, la participation possible, les surprises… Je me renseigne néanmoins avant de venir : je checke mon quorum des danseuses attractives (qu’au moins trois sur quatre seront présentes, et comme il y en a huit qui me plaisent actuellement, c’est souvent le cas !) . Mais il y a une danseuse qui conditionne ma décision avant toutes les autres. Ma condition nécessaire. Et j’aligne mes disponibilités sur les siennes : c’est GALA !

Je ne saurais dire exactement pourquoi elle. Est-ce son allure générale ? Son corps aux hanches généreuses, sa peau blanche, ses petits seins ? Son style improbable : une madone post-moderne aux longs sourcils noirs; au corps couvert de tatouages ? Son sourire, son regard ? Des détails ? Comme ce peignoir rouge de star où est inscrit « GALA » ? Son plaisir à être sur scène ? Ses attentions discrètes ? Son côté « red neck », un peu « popu », « pas mon genre à priori  » (voir le très bon roman de Philippe Villain « Pas son genre ») ? Je l’imagine bien « serveuse » dans un bar ou un restau genre guinguette, passant entre les tables plateau chargé de bières, souriante, connaissant autant ses charmes que les prénoms de chacun. Est ce que ça suffit pour me plaire ? Oui, mais pas encore pour me rendre « MAD ». Gala a quelque chose de plus rare. Et d’inattendu. C’est une professionnelle du strip, de l’érotisme, de la séduction qui a écumé des clubs de strips en France et aux US avant d’atterrir au Chochotte. Et on pourrait se dire à priori qu’après être passé par « ça », Gala est une sorte d’avion de chasse renifleur, une « pro » qui va détecter les poches bien remplies, savoir comment les vider avec habileté, être en adéquation avec son numéro « Je cherche un millionnaire« … Et que tomber amoureux d’une telle fille c’est très risqué.

Peut-être. Mais il n’y a pas que ça… Je suis encore naïf certainement 😉 (Ce qui serait une bénédiction pour un vieux roublard qui a usé ses fonds de culottes dans ces milieux interlopes). Non. Gala ne peut se réduire à ça : son visage respire la sympathie, la bienveillance, la bonne humeur, une joie enfantine d’être sur scène. Le monde du strip ne l’a pas blasé. Elle garde une énergie intacte. Elle est une source vive.

Et ce qui est étonnant avec Gala, c’est que sans être passé par la case « académique », les cours de danse ou de théâtre comme beaucoup d’autres, elle propose des numéros d’une qualité formidable. D’une variété extraordinaire. Elle se renouvelle sans cesse. Tente, prends des risques. Son éclectisme est inconcevable : Gala en costume de macho italien, Gala en tenue léopard lourdement chargée de breloques, Gala égérie du Studio 54, Gala Red Neck votant « Trump », Gala bourgeoise éplorée en duo, Gala Horny, Gala « zarbi » s’enduisant de miel, Gala livrant sa fascination pour… Gala, la muse de Dali, dans une sorte de « coming out » affectif où elle dit son admiration pour le couple. Gala c’est l’éclectisme artistique : un patchwork de numéros très divers, sans ligne directrice, comme ses tatouages dédiés à ses « passions du moment », des moments, une archéologie sentimentale et sans schéma directeur… Gala est une artiste dans l’âme. Nous sommes plusieurs à l’avoir vu.

Et ce qui me fait venir, encore venir, revenir au Théâtre Chochotte, mis à part les spectacles d’exception et les jolies filles, c’est l’envie de la voir. Je sais que je sortirai « shooté de son énergie lumineuse », de son sourire, de sa présence. Elle m’accompagnera en pensée plusieurs jours, plusieurs semaines. Je travaillerai en « digital nomad » écouteurs aux oreilles pensant « week-end à Rome » et bien plus… A chacun ses muses : Elena Ivanovna Diakonova (Gala) était celle de Dali, Gala-Chochotte – Galette comme l’appelle affectueusement Cindy – est la mienne. Ses apparitions, ses attentions, le desir qu’elle suscite sont recyclés sans cesse en mots, en projets, en actions fécondes.

Et pour celà : MERCI GALA ! <3.

Playlists Gala :

Ajout fin Juillet 2021 : Gala est moulée dans une combinaison féline couleur sable mouchetée de noir. Elle ondule sur la musique de Carla Bruni, le « petit guépard ». Ses oreilles tachetées et pointues posées sur un serre-tête, l’une penchée en avant, l’autre en arrière lui donnent des airs de châton. Tantôt câline, tantôt joueuse, elle se love contre nous, cherche un peu de chaleur entre nos jambes, donne parfois des petits coups de griffes. Gala déambule de l’un à l’autre à quatre pattes : le profilé de cette fauve est la huitième merveille du monde : j’en oublie le réchauffement climatique, la surpopulation, les milliards d’asiatiques et d’africains qui vont acheter acheter des SUV, frigos et clims, tous ces suiveurs inconscients qui nous caraméliserons sous peu en accédant à la société de consommation. Mais terminé les angoisses, les +3° et ma feuille d’imposition : je suis absorbé dans l’ici et maintenant des formes de Gala, sa croupe accueillante, j’observe ses coups d’oeils malicieux, qui vérifient que ses effets préparent à la dispersion de gamètes.

Effet du réchauffement ? Gala se débarasse de sa peau fêline. Les guépards muent aussi ! Sa blancheur laiteuse, tapissée de dessins cryptiques – je lui fais remarquer que l’un d’eux me rappelle l’univers de Druillet dans Métal Hurlant – se dévoile à nous. Ses deux petits seins dressés fièrement enjoignent à la succion. Elle danse sur Amanda Lear, l’une de ses chanteuses fétiches, se débarasse d’une breloque, un lourd collier, me le dépose dans la main. Un signe ? La température monte de quelques degrés.

Puis, Gala est totalement nue. Elle s’expose dans une dynamique de pauses impudiques, provocantes, mais demeure exhubérante. Elle expose sa chatte sur « My Pussy » de Amanda Lepore. Nous vante les mérites de son merveilleux Pussy, le plus beau de la cave selon moi, elle le fait briller comme un joyau sur « Shine Shine Pussy Shine »… Un grand moment durant lequel on aimerait la faire reluire ! 😉

4 réponses sur « Gala <3 »

J’aime bien ton texte. Il me parle. Je ressens pareil.
Il me donne envie de hasarder une hypothèse, parce que je sais que tu peux la recevoir.

J’ai rencontré Gala sur le morceau « I believe to my soul », j’aurais envie de dire synchronicité.
L’effet a été immédiat. Sa sensualité sur cette musique m’a envoûté, coeur battant et respiration courte…
Si j’aime bien toutes les sensations que les artistes peuvent me procurer au théâtre, cette sensualité affolante est celle qui me marque le plus, que je recherche le plus.
En parlant avec elle, nous nous sommes trouvés un plaisir à échanger sur Gala, Paul et Salvador, ainsi qu’un intérêt commun pour les histoires d’âmes et d’énergie.

Si l’on accepte l’idée que notre âme émet de l’énergie, la connexion avec une « âme soeur spirituelle » conduit à unifier les énergies des deux âmes.Cette énergie nous change positivement, et apporte un impact assez important dans notre vie.
Une âme soeur spirituelle intervient dans notre vie dans un but particulier, et quand leur mission est terminée, elles partent.
La relation, le lien d’âme, n’est pas chaotique, ni toxique ou agressive. Elle restera sereine, bénéfique et confortable du début à la fin.

Voilà.
J’aime bien me raconter des histoires.
Elles sont ptet pas vraies mes histoires mais moi j’y crois, elles me parlent d’aventures…

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Commentaire de @Cream120 sur Discord (Merci !) :
« @Mad Dog J’ai particulièrement apprécié ton texte. Il me touche et me fait réfléchir à la fois. J’ai une petite idée de mon côté quand au mystère de la séduction…
« Ma » Gala, et Gala même, la « tienne », que j’ai eu la chance de voir plusieurs fois, a une qualité rare que je vais essayer de te et de lui décrire ici. Car je crois au plaisir collectif de la recherche de l’essentiel (ce que nous faisons un peu ici ou en « descendant » dans ces caves) tout comme au savoir faire à l’autre (à un autre être humain) un compliment sincère sans attendre (que sera donc demain qui sait)…
Voilà… Gala ne m’a jamais déçu. Jamais. Elle m’a toujours touché. A chacun de ses numéros.
Je pense être capable de ne pas mettre d’égo dans cette perception. Je parle d’elle comme je pourrais parler de chaque fois que j’écoute Mozart. D’autres musiques me lassent. Je peux les laisser pour y revenir. Mais certaines ont une qualité rare : la constance avec laquelle elles me touchent, chaque fois. Même lorsque je suis fatigué, triste, malade, de mauvais poil ou d’humeur à aller m’installer dans l’alcove « 

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[…] Gala – Je suis un grand fan de Gala. Elle est la danseuse du Chochotte qui me  séduit le plus actuellement. Blonde ou brune selon les saisons, un corps pale et tatoué, des hanches accueillantes, des numéros d’une diversité rare, un plaisir à être sur scène. Je lui ai consacré un portrait ici : https://maddog.cafe/2021/06/20/gala-3/ […]

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