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Un Samedi au 12 Rue Marie Stuart – Par Cream120

Un samedi au douze de la rue Marie Stuart. Le Sweet Paradise grandit et murit à la fois. Pour notre bien à tous au risque d’y perdre notre santé mentale quand même peut-être si tant est que trop de jolies filles, trop de désir, trop de plaisir rendrait fou… de bonheur probablement. A vous de juger. Ce coin bar-cafétéria est vraiment de plus en plus agréable. Aujourd’hui, durant l’entracte de 18h15 à 18h45, impossible de trouver des sièges libres. Cela commence à devenir un rituel de s’y retrouver entre habitués pour discuter des numéros auxquels on vient d’assister ou de tout et de rien. Agréable de voir les nouveaux clients arriver et d’abord prendre un verre ou un encas avant d’oser entrer dans la salle de spectacle ou dans les salons privés. Excitant même.

Ma plus belle soirée au Sweet Paradise depuis que je m’y rends. Madame Jun. Seule sur scène, elle m’a fait penser à un grand comédien qui a le plaisir de posséder son propre théâtre. Plus qu’épanouie, heureuse, incandescente de douceur comme de sexualité primale. Elle m’a donné des frissons seulement par sa mise en scène, sans même se déshabiller. Le très haut niveau. Peu d’air à ces altitudes. Comme c’est bon.

Mona. Extra-terrestre des théâtres érotiques parisiens. Jeune, libre, créative. Un talent pour trouver les bandes-sons qui collent toujours parfaitement à ses mouvements, aux émotions qu’elle souhaite installer et qui m’énervent genre Helmut Fritz. Je les adore, je ne les connais pas. Shazam ne les trouve pas. Grrrrr. Merci de me rappeler que je suis sadique Mona. Ah aussi, extrêmemnt érotique pour moi de découvrir peu à peu que vous possédez un vocabulaire extrêmement précis et très très riche. La belle lit. Sapiosexualité. Ses numéros sont uniques. De l’art contemporain matiné d’une sexualité retenue alors qu’elle peut également exploser (sa sexualité) dès la seconde suivante. Peut tout jouer. Un grand faible pour sa voix grave. L’incarnation de l’humour érotique contagieux si spécifique à ce nouveau lieu qu’est le Sweet Paradise. Ne se prend pas au sérieux. Rafraîchissant. Comme toutes les filles de ce soir d’ailleurs. Certains spectateurs semblaient apprécier. Sur ce morceau magnifique de Barry Manilow dans sa version la plus connue interprétée par Donna Summur, Dona, un seul n il me semble, naturellement vêtue à l’ouverture d’une minirobe plus scintillante qu’une boule à facettes du Studio 54… Mona qui rampe au sol en robe rouge. Mona tachetée de radioactivité et pourtant souriante. Dona qui faussement spontannée lâche à la sortie le nom de son numéro : « Dona se meurt ». Grand Ah ! Qu’on ne l’oublie pas, le sexe peut être heureux. Vous savez, comme à la salle de sport ou sur les sentiers des joggeurs quand enfin on en croise un qui… sourit !… Très très bon.(modifié)

Lyviana. Faussement ingénue. Sexuelle. Trash. Jeune fille. Attention si elle revient vers vous, elle risque de vous attraper dans ses filets. Fera des ravages.

Manon. Une danseuse bien sage s’est échappée de l’Opéra Garnier pour venir faire se dresser les appendices pubiens masculins et durcir les seins de toutes les femmes. Elle danse donc, chante parfois, joue la comédie, possède un corps à réveiller deux morts. Trois morts. La définition même du manque de volonté du spectateur qui ne peut malgré tous ses efforts détourner d’elle son regard. Redoutablement sexy. On peut dire qu’une femme est sexy sans être un goujat. Avec elle. Ici. Sain pour l’esprit. Les dévots, on les brûle. Quand à Satan, il ne brûle pas. Revigorant.

Manina. L’idéal du fantasme masculin se rencontre au Sweet Paradise, demandez Manina. Toute droite (et cambrée, mamma mia…) sortie d’une époque où les hommes étaient des hommes et les femmes des… femmes. Bardot, Welch, Manina. Accrochez-vous à vos accoudoirs. Vous allez entrer dans une zone de fortes turbulences érotiques. Ce soir, elle a mis littéralement le feu à la scène. Localisez les extincteurs et les sorties de secours. Pas seulement grâce à sa chute de reins signature, à faire passer Beyoncé pour une insulaire asiatique, mais tout simplement grâce à ce que les casting directors de tous les James Bond sélectionnaient. Délicieusement politiquement incorrect. Une femme peut modifier la courbure de l’Espace. Vénus venue jusqu’à nous depuis sa planète natale… « pour apprendre sur Terre comment faire l’amour afin de retournez chez elle repeupler sa terre lointaine. » La coquine. Elle a toujours de bonnes excuses. On l’y suivrait facilement pour répéter chaque jour et chaque nuit tous les travaux pratiques. Elle serait capable de vous assurer qu’elle a oublié comment faire à la fin de chaque… démonstration. Une énergie positive infinie venue des plages de Tant qu’il y aura des Hommes. J’avais oublié de vous dire, comme Deborah Kerr, comme Lyviana, elle est… rousse. Où arrêtera-t-on la tentation. Surtout, ne nous délivrez pas encore du Mal.

Quelques cerises sur le gâteau du jour de plus en plus agréable à visiter tant l’ambiance y est très détendue et très érotique à la fois. Un grand merci à Madame Jun et à toute l’équipe pour avoir su créer l’une sans éteindre l’autre d’ailleurs. Un équilibre rare qui chaque jour s’affine un peu plus. Un trio composé d’un homme et deux femmes magnifiques. Les deux femmes qui suivent Manon en salon pendant quelques temps. Excitant pour l’imagination. Ainsi qu’un couple jeunes, beaux, participants, un délice.

Alphabuleux.

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