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Impressions – Fin Juillet 2021

Quelques impressions glanées ça et là au cours de mes visites récentes dans nos théâtres favoris. Dans ce qui suit je mélangerai mes impressions; c’est ce mélange qui me reste en tête et surtout pas des comparaisons entre les Chochotte et Sweet Paradise. Non, juste le meilleur de mes souvenirs récents.

NB/ texte en évolution dans les prochains jours – rafraichir le lien pour les mises à jour !

Shelly (CH). J’apprécie de plus en plus Shelly. Pas seulement parce qu’elle est belle et sympathique, mais parce que ses numéros me transportent dans un ailleurs torride. Quand Shelly ondule en short moulant rose au gré d’une musique envoutante, son rapport taille-hanche hors compétition m’hypnotise (le nombre d’or étant de 1,618  il me faudrait vérifier) et le coup de sirocco (Siffredi) me guette… 😉

Manon (SP). Manon a tout ce qu’il faut au point qu’on peine à trouver quelque chose qui pourrait lui manquer : beauté, attributs féminins appétissants, longs cheveux blonds qui illuminent la cave comme un soleil, numéros de théâtre réglés au cordeau mais avec une capacité d’improvisation et un sens de la répartie hors norme. Plus le Jeu, la chaleur, la coquinerie… Alors quand Manon transgresse la « prudence » théâtrale en passant sur scène toute habillée de vert je ne peux qu’être séduit.

Lucrèce (CH). Superbe jeune femme rousse au profilé alléchant qui réussit une très belle entrée au caveau de la Rue Saint-André des Arts ! Des numéros cabaret, rétros, dans lesquels elle chante magistralement bien « à cappella ». Lucrèce est une fan de la chanson française et rend honneur à nos grands artistes disparus. Quand ses paroles s’accordent à la musique, à la lumière rouge qui irradie sa chevelure rousse on est transporté dans ses voyages… On assiste à un coucher de soleil à Syracuse

Billy-Rose (SP). Maintenant blonde, à la coupe garçonne. Elle est ravissante. Je l’ai dit, je le répète, Billy-Rose est d’une sensibilité et d’une justesse exceptionnelles. Tout dans ses numéros est miraculeusement accordé, en syntonie, musique, paroles, danse, tenues, éclairages. Qu’elle soit rock métal ou tendre sur Dominique A, elle nous fait entrer dans sa transe. Billy-Rose est aussi d’une gentillesse et d’une câlinerie à faire perdre la tête…Je comprends ses amoureux ! 😉

Morgane (CH). Clara, la jeune fille expansive que nous avons connu au Show Girl est devenue Morgane, une jeune femme aux cheveux noirs ondulés et aux formes incitant un eunuque à la reproduction sexuée… C’est pas possible une croupe pareille ! 😉  Ce qui caractérise Morgane, c’est son plaisir à être sur scène – elle est carrément exhib -, la variété de ses numéros dont elle semble avoir travaillé le fil conducteur, le menu, mais qui la plupart du temps dérivent vers une sorte de « buffet à volonté » festif, durant lequel la Belle met un point d’honneur à satisfaire TOUS les clients (dans les limites imposées par le Chochotte et la vigilante Salomé). A satisfaire aussi sa partenaire quand elle est en duo lesbien… Et donc je te remercie Morgane. Merci pour tes attentions à tous; les « retours » très positifs que je reçois à ton propos sont largement mérités !

Dona (SP). Un ovni, une pépite. Des numéros inattendus, ahurissants pour certains tel celui du désastre nucléaire (sur Radioactivity de Rodolphe Burger) et sa mutation en femelle contaminée, hyper-sexuelle…   Ce qui m’amuse, c’est la transformation récente, réellement « sexe » de Dona que Madame Jun a, par ses duos et son coaching rapproché, pervertie, rendu « horny ». Il faut voir et entendre Dona à quatre pattes, exulter de plaisir, pénétrée par les doigts mouillés jusqu’à la garde de sa Maitresse Madame Jun,  dégoulinante, le clito tellement gonflé qu’il va exploser. Et quand sa voix rauque de jeune animale emplit la salle, on est comment dire ? Nous même transformés en vilains clébards en rut… 😉.   

Madame Jun (SP). Aha Maîtresse Jun ! J’ai beaucoup de sympathie pour elle et de respect pour son travail, son investissement dans le Sweet Paradise. Jun est la garantie qu’une bonne partie des danseuses va finir par se lâcher sur scène et que le cul n’est pas incompatible avec la culture et le talent artistique. Au contraire (voir Dona).  Alors Jun-Dona, Jun-Lyvianna, Jun-Billy, Jun-Liza-Lee, Jun-xxx, c’est formidable, dessalé, décalé. Elle liquéfie ses partenaires (et si ce n’est pas suffisant gâche un pot de vaseline). Et Jun en solo est tout autant décalée que ses duos : elle nous transporte dans ses univers « ethniques », en Viking du grand nord – j’ai cru me retrouver dans une BD de Thorgal la dernière fois. Magique. Et capable de variations tendres et inattendues. Jun est une artiste !

Gala (CH)… Gala, ma chouchoute du Chochotte. Belle, éclectique, exubérante. Des airs de madone italienne transgressive. Comme cette dernière fois où je l’ai surpris sur scène harnachée d’une bite dressée. Dans le temple du conservatisme rive gauche c’était marrant de voir ça, Gala demander aux hommes gênés de saisir son membre et de la branler.  Le côté artistique de la Madone, de l’icone, en prenait un coup. Mais ce sont ces surprises, ces variations, ces inattendus qui font qu’on n’est jamais déçu de Gala. Qu’à chaque fois que je ressors du théâtre et – malgré mes quelques infidélités (Nota : le théâtre n’est pas là pour reproduire la « vraie vie » et si je paie ici c’est bien pour ne pas être « le client d’une danseuse » mais du théâtre, quand bien même cette danseuse me plairait un peu trop) c’est surtout à elle que je pense en sortant des lieux. D’autant que Gala produit toujours, encore et encore, de nouveaux spectacles et qu’on découvre avec émerveillement au détour d’une discussion qu’elle a conçu elle-même certains des accessoires dont elle s’équipe, ceintures, harnachements etc.  Gala nous rappelle que le mot « artisan » a la même racine que celui d’ « artiste »…

Nadja. Je termine par mon grand coup de cœur du Sweet Paradise en adressant un clin d’œil à un complice qui partage la même expérience que moi. Un coup de foudre. Nadja est une grande surprise, un ravissement. Petite femme brune d’origine chinoise avec une coupe de cheveux un peu « années folles ». Le mariage de l’Orient et du surréalisme (elle adore la littérature de cette époque ainsi que la poésie allemande de Brecht au point de l’inscrire dans sa chair). Son pseudo est un hommage à André Breton. Nadja est gracieuse, elle danse sur des titres improbables, a un regard et un sourire à fendre une armure sentimentale, et son corps est un petit bijou. C’est aussi une « âme artiste », sensible et errante. Perdue. Digne de « l’Amour Fou »…

Tirages de dessins de Nadja (André Breton)

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