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Les salons

A la question « qu’est-ce qui se passe en salon ? » on serait tenté de répondre « c’est variable », « ça dépend »… Sur un forum public les réponses seront évasives pour plusieurs raisons :

  1. Comme l’indique le terme « privé », les salons privés sont privés. Et l’on conseille donc d’en parler en message privé, car relevant de la sphère de l’intime (pour peu qu’elle existe encore chez les Gen Z…). De plus les demandes de chacun sont très différentes.
  2. On n’est jamais certain au premier abord de ses  interlocuteurs, lecteurs, lectrices. Il m’est arrivé de recevoir des questions assez précises en privé sur les salons, sur une danseuse en particulier, avant de m’apercevoir que la personne en question était son petit ami. Jaloux de surcroit. Heureusement l’intelligence n’était pas sa qualité principale et il a été vite démasqué.
  3. Les limites. On peut définir un salon privé essentiellement par ce qu’il ne permet pas : le contact sexuel. Pour parler crûment : branlette oui, caresse sur le sexe de l’autre non (et dans les deux sens). Hormis cette limite forte – l’évitement de tout contact avec le sexe de l’autre, valable côté danseuse et côté client – ,  les trois grandes autres limites au « faire » sont  : ce que (se) permet la danseuse, le surcout demandé selon les cas, et la plus grande limite : l’imagination.

Les deux théâtres dont il est question sur ce forum  font très attention au respect du non contact sexuel et toute contrevenante risque l’expulsion immédiate. Les établissements sont de plus soumis au contrôle régulier de « la mondaine » et risquent la fermeture en cas de franchissement de limite… Les caméras de surveillance dans les salons me semblent essentiellement destinées à veiller au respect de ces règles.

Parlons maintenant de la partie la plus intéressante, ce qu’y font les clients où « joyeux membres » 😉 :

D’anciennes danseuses se sont lancées dans la littérature et racontent, soit sous forme de témoignage, soit romancée. J’en cite deux qui détaillent quelques fantasmes et pratiques, certaines relèvant du documentaire animalier.

Il y a une douzaine d’années, l’une des stars du Chochotte paraissant au premier abord toute fragile, véritable « cerveau » sur pattes – fort belles au demeurant – m’avait confié qu’elle avait classé les clients de salon en quatre catégories :

  • Les branleurs. L’objectif du salon est simple et efficace il s’agit de se satisfaire, si possible en touchant (dans les limites autorisées et dûment négociées) dans le temps imparti.  
  • Les joueurs/dragueurs. Leur visée – souvent un fantasme – est de séduire une danseuse, éventuellement de la voir à l’extérieur.
  • Les amoureux. Ils s’éprennent d’une danseuse, la voit en salon pour la voir, s’imaginent parfois que c’est une petite chose fragile qu’il conviendrait de « sauver »… (s’ils savaient ! )
  • Les fantasmes spécifiques. Il s’agit simplement de demandes, particulières, spécifiques : violence, jeux de rôle borderline, flirt avec les interdits etc… Le bizarre ausssi comme me l’avait raconté une danseuse : « tu te rends compte, un type est arrivé en salon et s’est planté un poireau dans le cul devant moi…je l’ai regardé faire et j’ai gagné douze euros (sa part sur le salon)  ». Cette anecdote me fait dire que certains étaient versés dans le bio avant l’heure…

Et cette danseuse analytique, qui avait en trois ans rendu gaga nombre de clients concluait : les branleurs et les demandes spécifiques sont les plus faciles à gérer… les joueurs durs à suivre (surtout dehors lol), parfois intéressants, les amoureux ceux qui rapportent le plus mais ingérables quand ils se mettent en tête de vous sauver…

Je joins d’ailleurs pour les amoureux potentiels l’article suivant, sorte d’éthylot-test : https://maddog.cafe/2019/04/18/message-aux-amoureux-dune-danseuse-de-theatre-erotique/

Autre anecdote : Il n’y a pas si longtemps que cela, j’ai pris un salon avec une « nouvelle ». La pauvre ne savait absolument pas ce qui se devait se passer en salon… Du coup j’ai vraiment eu l’impression d’être un moniteur d’auto-école. Je précise qu’il n’y avait pas de vitesse à passer, tout était en automatique… Je crois que je l’ai fait rire, et donc c’était un bon début. 😉

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