Catégories
Non classé

M.

M., Ce sont les mots de Bashung sur lesquels tu dansais toujours qui me reviennent :

Aucun express ne m’emmènera
Vers la félicité

Je souris en pensant au moment où simulant la chute tu partais tête en arrière à la renverse  :

J’ai qu’une idée, éternuer
Te retourner le canoë

M., Je souris parce que nous nous reverrons encore et encore. Infiniment. Parce que :
Je ne t’ai jamais dit
Mais nous sommes immortels

As-tu senti parfois que rien ne finissait?
Et qu’on soit là ou pas quand même on y serait
Et toi qui n’es plus là c’est comme si tu étais

La mort n’existe pas.

Tu passes près de moi dans la petite cave. Je suis encore assis sur la banquette de gauche. Tu me lances un brin provoc : « Alors je suis intéressante ? ». Je rectifie : « Plus qu’intéressante ma Belle ». Petite brune années folles, ton regard pétille de malice.

Ce qui me reste si loin de moi, si loin de moi,  ce sont ces images de petites poupées en chiffons ou en pâte à modeler que tu faisais. Que tu mettais en scène dans tes décors miniatures. Petites poupées souriantes et paumées. Petites créatures sensibles, perdues dans une vie trop grande pour elles. Perdues comme nous.   

Volutes partent en fumées sous les yeux embués…

M., je ne sais pas dire au revoir, encore moins maintenant, alors bisous.

2 réponses sur « M. »

Toujours un plaisir de vous lire et de découvrir la beauté sensible et unique de chacune de ces femmes que vous parvenez parfaitement à décrire..
Ne laissez pas votre plume..
Pénélope.

J’aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s