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Théâtre Sweet Paradise

Duo Madame Jun – Pénélope (SP)

Une musique métal (lancer la bande son pour se mettre dans l’ambiance), industrielle, résonne dans la petite salle de spectacle devenue rougeoyante comme l’enfer :

Pénélope entre en scène vêtue d’un superbe ensemble de lingerie noire – Lise Charmel – bas, bandes noires lui ceinturant le ventre. Elle s’agenouille face à nous, dos droit, cuisses légèrement écartées, mains posées ouvertes sur les genoux dans une parfaite posture de soumise. Elle se recueille, attend.   

Arrive la Maîtresse de Cérémonie, Madame Jun – Maîtresse Jun – air sévère, cintrée d’un bustier de cuir. Elle attache un épais collier de cuir au cou de Pénélope et noue une longue corde rouge à l’anneau métallique placé devant sa gorge.

La soumise est levée, Jun l’envisage de ses mains comme un sculpteur son matériau. La fait tourner, l’arrête fesses vers le public. Caresse et palpe la plasticité de la chair. Elle prend un martinet et lui demande de se pencher en avant.

Les lanières volent d’abord doucement avant de s’écraser sur la chair laiteuse. Puis ce sont des moulinets, rythmés, rapides, une masse centrifuge qui flagelle durement les fesses de Pénélope.

Madame Jun est la maîtresse du temps, l’experte en rituel. Elle dose et alterne les moments de violence avec ceux apaisants. Caresse la chair de poule qui saisit la soumise. Palpe encore les fesses, les malaxe. Les claque vigoureusement. Le plat de la main imprime des ondulations à la chair.

Madame Jun écarte les fesses de Pénélope, fouille entre ses jambes, à la naissance du plaisir.

Elle lui demande de venir s’agenouiller sur la banquette dans l’allée, parmi nous. Pénélope se cambre docilement, s’offre étirée comme une chatte, cuisses et vulve offerte, gorgée de plaisir retenu. Ses petites lèvres sont comme deux pétales de rose joints, encore intactes avant l’assaut à venir.

Jun s’est placée en surplomb de la croupe relevée. Un long filet de bave coule de sa bouche, scintille telle une guirlande de mouille sous le rouge des projecteurs. Se détache pour couler dans le sillon, sur l’anus, la vulve de Pénélope. Puis les caresses : les doigts de Jun lissent la fente, l’agacent, l’ouvrent. 

Le visage rougi de Pénélope posé contre le velours gris de la banquette est couvert par ses cheveux en bataille. Jun pousse un doigt, la pénètre, on entend les premiers soupirs. Elle pousse encore ses doigts luisants de mouille, glisse dans l’intimité offerte.

Plus tard Pénélope est debout face à nous jambes écartées, tête légèrement baissée, soumise. Madame Jun est penchée à son côté; la travaille, tête ses jolis seins en poire tandis que les doigts s’activent en profondeur. On entend parfois les clapotis intimes, des vagues s’écrasant sur les muqueuses, le ressac du plaisir.

La sueur perle au front de la Maîtresse.

Les jambes de Pénélope défaillent. Elle tremble. Ne peux plus tenir la position. Je regarde le parterre de serviettes éponges brunes, le sol comme une terre africaine dans l’attente du déluge vespéral. L’orage gronde, il vient, mais ces deux superbes femmes maitrisent leur tempo à merveille : Pénélope est replacée à temps sur la petite banquette. Sur le dos cuisses ouvertes devant le visage de Madame Jun accroupie.

Le petit gadget blanc et vibratile, arme de plaisir favorite de Pénélope entre en action. Elle demande à Jun de mettre la puissance maximale. L’embout blanc lisse les lèvres entrouvertes, s’enfonce, glisse puis ressort, lisse encore les pétales mouillés, tout du long, agace son clito érectile… Pénélope ne gémit plus, elle râle. Vocalise son plaisir.

Soudain le trop plein de tensions accumulées pendant la demi-heure – alternance de douleur, de plaisir, de frustration et d’agacement insupportable, savamment orchestré par Maîtresse Jun – se libère en une pluie chaude. Tropicale. Pénélope s’épanche, jouit longuement, répand sur le sol son plaisir pétrichor…  

Les danseuses se relèvent. Heureuses, souriantes.

La sueur perle comme jamais du visage de Madame Jun. Elle s’est entièrement donnée ! Et Jun montre une fois de plus que Art et Hard ne sont pas incompatibles !

Applaudissements nourris de la salle, remerciements pour ce rare moment !

Merci, merci encore, à toutes deux ! ❤

Addendum :

Elle me demandera plus tard. « Qu’est ce qui vous a le plus excité ? ». Je cherche mes mots, parle d’ensemble et de détails, elle veut savoir, parce que dans la répétition du « même » Pénélope tricote, détricote, retricote…Comme moi elle est sensible aux détails. Je lui réponds maintenant avec ce qui m’est resté de ce moment, ce qui s’est gravé dans ma mémoire : « Votre attitude Pénélope, vos mains placées en cuillère dans l’attente inconditionnelle de ce qui va venir, votre manière de vous livrer avec cette façon timide qui vous caractérise, ce contraste étonnant entre la retenue et votre grand plaisir, exhibitioniste, capable de se lâcher si longuement, votre regard sur nous rare et fugace, l’esquisse d’un sourire, les picots de chair de poule sur vos fesses blanches, votre taille fine de profil quand cambrée comme une chatte les jambes écartées vous vous offrez, l’aréole rose d’un sein frottant sur le velours gris de la banquette, votre visage rougi posé sur le côté dans l’attente, et le désordre de vos cheveux, qui contraste avec celui de la jeune femme toujours impeccablement peignée, vos doigts fins, votre index un moment dressé, comme dans l’attente du plaisir, jusqu’au vernis de l’ongle rouge. La jouissance que tu lâches d’un coup devant nous Pénélope – désolé pour ce tutoiement intrusif mais il faut bien que mes mots s’approchent plus encore de la crudité de ta chair offerte aux regards, mon regard clinique sur la rosée de tes muqueuses, et ce moment quand passé la décharge de plaisir, tu nous salues, pars mais reviens avec cet air de rien, un brin amusé, et – suite logique à ton numéro – tu serviette-éponges à quatre pattes devant nous, consciencieusement, les éclaboussures du plaisir répandu, et fait briller le revêtement de sol à coup de Sanytol…

Ecrivant cela ce plaisir se mêle à mon sourire… Merci encore Pénélope. « 

Une réponse sur « Duo Madame Jun – Pénélope (SP) »

La lune se joint à moi pour vous souhaiter une belle nuit.
Vos mots s’entrelaceront à la mienne, encore un superbe texte. Je vous remercie.
A tout bientôt Maddog..
Pénélope.

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