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Les fantasmes

Faut-il écrire « fantasme » ou « phantasme » ? Les deux graphies sont indifféremment utilisées par le commun. Ceux qui ont le souci et la curiosité des mots découvrent dans les débats des puristes que le « fantasme » relèverait d’un désir conscient, désir que l’on souhaiterait réaliser, tandis que le « phantasme » relèverait des limbes de l’inconscient. En d’autres termes le « fantasme » serait un « phantasme » conscientisé.

Les salons du Chochotte et du Sweet Paradise proposent aux Clients de « réaliser » leurs fantasmes. L’offre du Sweet Paradise me semble être intéressante, car relevant de l’écriture de scénario. Le « Bar à Fantasme », ouvert avant le début du spectacle propose de recueillir les demandes des clients et d’imaginer, tel un metteur en scène, ce  qui pourra être « joué » dans l’un des deux boudoirs du lieu, « le Paradis », « l’Enfer » ou j’imagine possiblement en salle.  On ne peut que louer cette initiative.

Mais pour ma part (mon fonctionnement je le concède n’est probablement pas la norme), prévoir c’est dissoudre la force de mon fantasme. Certainement parce que mes métiers relèvent avant tout de la prévision, de l’élimination de l’aléa, de l’écriture méthodique et que donc, mes loisirs doivent au contraire être soumis à l’errance, au hasard. Ainsi de mes voyages qui hormis le billet d’avion aller-retour lointain ne prévoient rien. Absolument rien si ce n’est une disponibilité à ce qui se présentera : la rencontre improbable, le lieu ou l’événement qui me ravira. Il en est de même de mes fantasmes. Leur composante essentielle est la surprise, l’inattendu.

Des exemples récents de moments formidables et imprévus qu’à postériori je considère comme des réalisations de phantasmes (inconscients) devenus fantasmes par leur survenance.

Au Sweet Paradise : Dona. Un ovni. Rampante dans une combinaison informe. Puis nue piquée de fluorescence radioactive sous la lumière ultraviolette (sur la version inattendue de Radioactivity de Rodolphe Burger ). C’était tout, sauf prévisible, absolument magique, inespéré.

Au Chochotte : un salon avec Gala perturbé par un événement imprévu… Qu’il me faut raconter. La présence, le corps de Gala m’hypnotisent. Au point que mes mains ont leur vie propre. S’aventurent en territoire inconnu. Le temps passe trop vite. La lumière clignote. J’aimerais prolonger. Je donne de quoi doubler le moment…

En revenant de la caisse Gala me dit penaude : « Je me suis fait gronder par Salomé… », me signifiant avec gentillesse qu’il importe de respecter les règles du code de la route.  Et d’un coup, contrairement à la frustration possible, survient une chose absolument inattendue !  Je fixe la caméra tandis que ma main s’aventure à nouveau sur le corps blanc et lisse de Gala complaisante. M’attendant tel le multi-récidiviste et son bolide à fond de train qu’un jappement de Coyote lui signale le radar. Dans le reflet de l’œil luisant de la caméra j’entrevois la pupille noire de la délicieuse Salomé ! Survient l’illumination : Je suis en train de faire un salon double  avec Gala et Salomé ! Tout ça pour soixante euros… Dingue ! Le surgissement de cette pensée parasite me fait bander :  Savoir que la jolie petite blonde Salomé m’observe avec attention depuis son écran de contrôle, pareille à une accro de séries télé s’adonnant au « binge watching », que l’élève studieuse prendrais des leçons de séduction auprès de la professionnelle Gala me rend dingue ! Mais comme je ne saurais heurter une jeune fille si charmante par l’exhibition d’une quelconque tumescence, fut-elle dignement hissée en l’honneur de la beauté, je reste sage.

En sortant du salon, Salomé et Cindy sont à la caisse. Gala me suit. Salomé toute souriante, un brin espiègle me demande : « Alors, vous êtes content de votre salon ? » . Moi : « Toujours, avec une si délicieuse galette des rois » (Gala est surnommée Galette par Cindy).  Cindy me demande rieuse : Et tu as trouvé la fève ?  Moi : « Non, la tour de contrôle ne m’a pas laissé y gouter… ». Rire général…   

Puis « Alors, Salomé quand est-ce qu’on le fait ce salon ensemble ? »…Nouveaux rires.

Voilà un vrai fantasme, car conscient. Débaucher la charmante blonde Salomé : la détourner de ses jeux de lumière, de la caisse, du contrôle. Fantasme qui doit rester non réalisé. Car le pire serait d’amoindrir mon imagination. D’enfermer dans la possibilité la survenance de possibles. Je veux pouvoir prolonger. Doubler. Imaginer la bonne élève Salomé un brin paniquée durant ce salon, tenter de faire au mieux, tandis que Gala la regarde l’écran, lui donne des conseils à l’oreillette qu’elle a dissimulée derrière ses cheveux blonds.   

Pour beaucoup ces délires ne veulent rien dire. Trop éloignés de la chair, des divans et des kleenex. Je les comprends; m’arrive de céder aussi à des moments plus prosaïques.  

Mais mon esprit est irrémédiablement perverti par ces théâtres : La présence de jolies filles dévêtues, le jeu et ses limites, l’ambiance sympa, cadre d’un événement inattendu, d’un détournement du cours de la « normalité, l’adjuvant qui « augmentera » mon plaisir. Le mettra en hors-bite  Voilà ce que je recherche, que je souhaite.

L’heureuse surprise qui transformera le phantasme en fantasme.

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Un Samedi au 12 Rue Marie Stuart – Par Cream120

Un samedi au douze de la rue Marie Stuart. Le Sweet Paradise grandit et murit à la fois. Pour notre bien à tous au risque d’y perdre notre santé mentale quand même peut-être si tant est que trop de jolies filles, trop de désir, trop de plaisir rendrait fou… de bonheur probablement. A vous de juger. Ce coin bar-cafétéria est vraiment de plus en plus agréable. Aujourd’hui, durant l’entracte de 18h15 à 18h45, impossible de trouver des sièges libres. Cela commence à devenir un rituel de s’y retrouver entre habitués pour discuter des numéros auxquels on vient d’assister ou de tout et de rien. Agréable de voir les nouveaux clients arriver et d’abord prendre un verre ou un encas avant d’oser entrer dans la salle de spectacle ou dans les salons privés. Excitant même.

Ma plus belle soirée au Sweet Paradise depuis que je m’y rends. Madame Jun. Seule sur scène, elle m’a fait penser à un grand comédien qui a le plaisir de posséder son propre théâtre. Plus qu’épanouie, heureuse, incandescente de douceur comme de sexualité primale. Elle m’a donné des frissons seulement par sa mise en scène, sans même se déshabiller. Le très haut niveau. Peu d’air à ces altitudes. Comme c’est bon.

Mona. Extra-terrestre des théâtres érotiques parisiens. Jeune, libre, créative. Un talent pour trouver les bandes-sons qui collent toujours parfaitement à ses mouvements, aux émotions qu’elle souhaite installer et qui m’énervent genre Helmut Fritz. Je les adore, je ne les connais pas. Shazam ne les trouve pas. Grrrrr. Merci de me rappeler que je suis sadique Mona. Ah aussi, extrêmemnt érotique pour moi de découvrir peu à peu que vous possédez un vocabulaire extrêmement précis et très très riche. La belle lit. Sapiosexualité. Ses numéros sont uniques. De l’art contemporain matiné d’une sexualité retenue alors qu’elle peut également exploser (sa sexualité) dès la seconde suivante. Peut tout jouer. Un grand faible pour sa voix grave. L’incarnation de l’humour érotique contagieux si spécifique à ce nouveau lieu qu’est le Sweet Paradise. Ne se prend pas au sérieux. Rafraîchissant. Comme toutes les filles de ce soir d’ailleurs. Certains spectateurs semblaient apprécier. Sur ce morceau magnifique de Barry Manilow dans sa version la plus connue interprétée par Donna Summur, Dona, un seul n il me semble, naturellement vêtue à l’ouverture d’une minirobe plus scintillante qu’une boule à facettes du Studio 54… Mona qui rampe au sol en robe rouge. Mona tachetée de radioactivité et pourtant souriante. Dona qui faussement spontannée lâche à la sortie le nom de son numéro : « Dona se meurt ». Grand Ah ! Qu’on ne l’oublie pas, le sexe peut être heureux. Vous savez, comme à la salle de sport ou sur les sentiers des joggeurs quand enfin on en croise un qui… sourit !… Très très bon.(modifié)

Lyviana. Faussement ingénue. Sexuelle. Trash. Jeune fille. Attention si elle revient vers vous, elle risque de vous attraper dans ses filets. Fera des ravages.

Manon. Une danseuse bien sage s’est échappée de l’Opéra Garnier pour venir faire se dresser les appendices pubiens masculins et durcir les seins de toutes les femmes. Elle danse donc, chante parfois, joue la comédie, possède un corps à réveiller deux morts. Trois morts. La définition même du manque de volonté du spectateur qui ne peut malgré tous ses efforts détourner d’elle son regard. Redoutablement sexy. On peut dire qu’une femme est sexy sans être un goujat. Avec elle. Ici. Sain pour l’esprit. Les dévots, on les brûle. Quand à Satan, il ne brûle pas. Revigorant.

Manina. L’idéal du fantasme masculin se rencontre au Sweet Paradise, demandez Manina. Toute droite (et cambrée, mamma mia…) sortie d’une époque où les hommes étaient des hommes et les femmes des… femmes. Bardot, Welch, Manina. Accrochez-vous à vos accoudoirs. Vous allez entrer dans une zone de fortes turbulences érotiques. Ce soir, elle a mis littéralement le feu à la scène. Localisez les extincteurs et les sorties de secours. Pas seulement grâce à sa chute de reins signature, à faire passer Beyoncé pour une insulaire asiatique, mais tout simplement grâce à ce que les casting directors de tous les James Bond sélectionnaient. Délicieusement politiquement incorrect. Une femme peut modifier la courbure de l’Espace. Vénus venue jusqu’à nous depuis sa planète natale… « pour apprendre sur Terre comment faire l’amour afin de retournez chez elle repeupler sa terre lointaine. » La coquine. Elle a toujours de bonnes excuses. On l’y suivrait facilement pour répéter chaque jour et chaque nuit tous les travaux pratiques. Elle serait capable de vous assurer qu’elle a oublié comment faire à la fin de chaque… démonstration. Une énergie positive infinie venue des plages de Tant qu’il y aura des Hommes. J’avais oublié de vous dire, comme Deborah Kerr, comme Lyviana, elle est… rousse. Où arrêtera-t-on la tentation. Surtout, ne nous délivrez pas encore du Mal.

Quelques cerises sur le gâteau du jour de plus en plus agréable à visiter tant l’ambiance y est très détendue et très érotique à la fois. Un grand merci à Madame Jun et à toute l’équipe pour avoir su créer l’une sans éteindre l’autre d’ailleurs. Un équilibre rare qui chaque jour s’affine un peu plus. Un trio composé d’un homme et deux femmes magnifiques. Les deux femmes qui suivent Manon en salon pendant quelques temps. Excitant pour l’imagination. Ainsi qu’un couple jeunes, beaux, participants, un délice.

Alphabuleux.

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Gala <3

A la question de ce qui motive régulièrement mes visites au Théâtre Chochotte, je pourrais répondre : l’accueil sympathique de Cindy et de Salomé, la beauté et l’ambiance feutrée de la salle voutée – où selon les jours, mon humeur, je peux m’asseoir discrètement dans le coin près de l’alcôve ou plus exposé, choisir le centre. La qualité des spectacles et des danseuses – toujours souriantes -, la bonne ambiance, la participation possible, les surprises… Je me renseigne néanmoins avant de venir : je checke mon quorum des danseuses attractives (qu’au moins trois sur quatre seront présentes, et comme il y en a huit qui me plaisent actuellement, c’est souvent le cas !) . Mais il y a une danseuse qui conditionne ma décision avant toutes les autres. Ma condition nécessaire. Et j’aligne mes disponibilités sur les siennes : c’est GALA !

Je ne saurais dire exactement pourquoi elle. Est-ce son allure générale ? Son corps aux hanches généreuses, sa peau blanche, ses petits seins ? Son style improbable : une madone post-moderne aux longs sourcils noirs; au corps couvert de tatouages ? Son sourire, son regard ? Des détails ? Comme ce peignoir rouge de star où est inscrit « GALA » ? Son plaisir à être sur scène ? Ses attentions discrètes ? Son côté « red neck », un peu « popu », « pas mon genre à priori  » (voir le très bon roman de Philippe Villain « Pas son genre ») ? Je l’imagine bien « serveuse » dans un bar ou un restau genre guinguette, passant entre les tables plateau chargé de bières, souriante, connaissant autant ses charmes que les prénoms de chacun. Est ce que ça suffit pour me plaire ? Oui, mais pas encore pour me rendre « MAD ». Gala a quelque chose de plus rare. Et d’inattendu. C’est une professionnelle du strip, de l’érotisme, de la séduction qui a écumé des clubs de strips en France et aux US avant d’atterrir au Chochotte. Et on pourrait se dire à priori qu’après être passé par « ça », Gala est une sorte d’avion de chasse renifleur, une « pro » qui va détecter les poches bien remplies, savoir comment les vider avec habileté, être en adéquation avec son numéro « Je cherche un millionnaire« … Et que tomber amoureux d’une telle fille c’est très risqué.

Peut-être. Mais il n’y a pas que ça… Je suis encore naïf certainement 😉 (Ce qui serait une bénédiction pour un vieux roublard qui a usé ses fonds de culottes dans ces milieux interlopes). Non. Gala ne peut se réduire à ça : son visage respire la sympathie, la bienveillance, la bonne humeur, une joie enfantine d’être sur scène. Le monde du strip ne l’a pas blasé. Elle garde une énergie intacte. Elle est une source vive.

Et ce qui est étonnant avec Gala, c’est que sans être passé par la case « académique », les cours de danse ou de théâtre comme beaucoup d’autres, elle propose des numéros d’une qualité formidable. D’une variété extraordinaire. Elle se renouvelle sans cesse. Tente, prends des risques. Son éclectisme est inconcevable : Gala en costume de macho italien, Gala en tenue léopard lourdement chargée de breloques, Gala égérie du Studio 54, Gala Red Neck votant « Trump », Gala bourgeoise éplorée en duo, Gala Horny, Gala « zarbi » s’enduisant de miel, Gala livrant sa fascination pour… Gala, la muse de Dali, dans une sorte de « coming out » affectif où elle dit son admiration pour le couple. Gala c’est l’éclectisme artistique : un patchwork de numéros très divers, sans ligne directrice, comme ses tatouages dédiés à ses « passions du moment », des moments, une archéologie sentimentale et sans schéma directeur… Gala est une artiste dans l’âme. Nous sommes plusieurs à l’avoir vu.

Et ce qui me fait venir, encore venir, revenir au Théâtre Chochotte, mis à part les spectacles d’exception et les jolies filles, c’est l’envie de la voir. Je sais que je sortirai « shooté de son énergie lumineuse », de son sourire, de sa présence. Elle m’accompagnera en pensée plusieurs jours, plusieurs semaines. Je travaillerai en « digital nomad » écouteurs aux oreilles pensant « week-end à Rome » et bien plus… A chacun ses muses : Elena Ivanovna Diakonova (Gala) était celle de Dali, Gala-Chochotte – Galette comme l’appelle affectueusement Cindy – est la mienne. Ses apparitions, ses attentions, le desir qu’elle suscite sont recyclés sans cesse en mots, en projets, en actions fécondes.

Et pour celà : MERCI GALA ! <3.

Playlists Gala :

Ajout fin Juillet 2021 : Gala est moulée dans une combinaison féline couleur sable mouchetée de noir. Elle ondule sur la musique de Carla Bruni, le « petit guépard ». Ses oreilles tachetées et pointues posées sur un serre-tête, l’une penchée en avant, l’autre en arrière lui donnent des airs de châton. Tantôt câline, tantôt joueuse, elle se love contre nous, cherche un peu de chaleur entre nos jambes, donne parfois des petits coups de griffes. Gala déambule de l’un à l’autre à quatre pattes : le profilé de cette fauve est la huitième merveille du monde : j’en oublie le réchauffement climatique, la surpopulation, les milliards d’asiatiques et d’africains qui vont acheter acheter des SUV, frigos et clims, tous ces suiveurs inconscients qui nous caraméliserons sous peu en accédant à la société de consommation. Mais terminé les angoisses, les +3° et ma feuille d’imposition : je suis absorbé dans l’ici et maintenant des formes de Gala, sa croupe accueillante, j’observe ses coups d’oeils malicieux, qui vérifient que ses effets préparent à la dispersion de gamètes.

Effet du réchauffement ? Gala se débarasse de sa peau fêline. Les guépards muent aussi ! Sa blancheur laiteuse, tapissée de dessins cryptiques – je lui fais remarquer que l’un d’eux me rappelle l’univers de Druillet dans Métal Hurlant – se dévoile à nous. Ses deux petits seins dressés fièrement enjoignent à la succion. Elle danse sur Amanda Lear, l’une de ses chanteuses fétiches, se débarasse d’une breloque, un lourd collier, me le dépose dans la main. Un signe ? La température monte de quelques degrés.

Puis, Gala est totalement nue. Elle s’expose dans une dynamique de pauses impudiques, provocantes, mais demeure exhubérante. Elle expose sa chatte sur « My Pussy » de Amanda Lepore. Nous vante les mérites de son merveilleux Pussy, le plus beau de la cave selon moi, elle le fait briller comme un joyau sur « Shine Shine Pussy Shine »… Un grand moment durant lequel on aimerait la faire reluire ! 😉

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Et d’abord le regard

Un Roman de LAURE GIAPPICONI

Mona dans « la vraie vie » est une jeune femme de bonne famille. Elle a trente ans, est actrice de théâtre, bien éduquée, était mariée et se retrouve soudainement « libre » après son divorce. Quelques flashbacks nous racontent des moments clefs de sa jeunesse, relatifs à son désir d’être sur scène, son éveil à la sexualité, sa recherche en la matière. Et disent sa fascination progressive pour l’érotisme. Un jour Mona tombe sur une annonce du Cabaret érotique Oz qui cherche une danseuse… Elle franchit le pas telle une Alice trop curieuse, en quête d’émerveillement. Passe une audition, est prise, commence à travailler dès le lendemain.

Le lecteur assiste avec curiosité aux premiers pas de Mona devenue Mara – son pseudo – sur scène. Et on découvre avec un grand amusement les conseils de Charles, le caissier aux airs de bouledogue omniprésent aux manettes du Cabaret. Connaisseur du « goût des hommes » il lui demande avant toute considération artistique de ne pas oublier de montrer sa chatte au bout de quelques minutes. Le ton est donné !

Le roman est un régal de lecture , d’humour et de tendresse. Non seulement Laure Giappiconi écrit très bien, mais elle nous fait vivre une formidable plongée dans ce microcosme, ce cabaret érotique au décor kitsch improbable, à la patronne imprévisible. On assiste aux spectacles, découvre les à côtés – côté danseuses – et le récit est agrémenté d’anecdotes croustillantes qui renforcent « l’effet de réalité » de cette excellente fiction.

La vie des danseuses du petit théâtre Oz nous est racontée. La scène évidemment, des numéros, des moments inoubliables, mais aussi la vie « en loge », au café où se retrouvent les jeunes femmes -« chez Walid » -, des sorties en groupe, des retrouvailles. Le lecteur découvre avec surprise leur complicité, leur « sororité » pour reprendre un mot prisé par l’auteure. Alors que l’on aurait pu s’imaginer un univers ultra compétitif, fait de jalousies et de coups-bas entre « pestes », on est surpris d’apprendre que non : ce sont la complicité, l’amitié, l’entraide qui dominent. Une grande tendresse émane des portraits que la narratrice fait de ses consœurs. Et en lisant ces portraits touchants, amusants, parfois tragiques, on découvre que la « mise à nu » devant les clients n’est rien au regard d’une autre mise à nu, bien plus intégrale, entre danseuses. Qui à force de contacts rapprochés – « jusqu’aux muqueuses » – lors des duos lesbiens, d’émotions quotidiennes partagées – joies, rires, crises et réconforts -, de confessions parfois poignantes, finissent par tout savoir les unes des autres.

Le portrait que Mona-Mara fait des hommes au sein du Cabaret Oz est plus succinct. Car limité au cadre fermé de ce petit théâtre. On découvre les réactions des spectateurs lors des numéros (aussi par des témoignages sur un forum animé par des « habitués »), leurs faiblesses face aux « trucs » – qui s’apparentent parfois à une technique de pêche controversée dite « au Lamparo » – pour les faire venir en salons privés, à leurs demandes souvent cocasses dans ces « espaces privés », lieu d’expression de leurs fantasmes – dûment monnayés.  La maison Oz fait preuve d’une grande « tolérance »…  

Je ne vais pas « spoiler » cet excellent roman. Et donc arrêter là mon résumé. Mais je dois dire ma grande surprise de lecteur devant la qualité littéraire du roman de Laure Giappiconi. Son écriture littéraire est savoureuse, elle a su insuffler un rythme en jouant sur l’alternance et la composition de scènes aux formes variées. C’est un excellent travail d’écrivain. Un excellent roman. Une lecture que je recommande absolument. Bravo !

Laure Giappiconi dédicacera son roman ce samedi 19 Juin, de 15 heures à 18 heures, au Sweet Paradise – 12 rue Marie Stuart 75002 Paris.

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Ma découverte du Sweet Paradise

Familier de la Rue Montorgueil, j’ai trouvé facilement l’entrée discrète du 12 Rue Marie Stuart. 

Descente directe par le vieil escalier de pierre en colimaçon débouchant sur une salle spacieuse où se trouve la caisse, le bar, la boutique, quelques tables pour boire un verre ou manger un « morceau ».  Je m’informe de la carte des consommations possibles au bar, douze euros la coupe de champ, ça va c’est très raisonnable (bouteille à 50).

Les hôtes des lieux, Arthur Vernon et Flore Cherry sont omniprésents. Font attention à tout. C’est très appréciable. Leur associé, avec qui j’ai eu le plaisir de discuter en prenant un coupe de champagne est très sympa !  Bref, si j’y rajoute encore la caissière (Gwendoline ?) et Madame Jun, un excellent accueil !

La salle de spectacle est relativement petite par rapport à celle du Chochotte. Une déco minimaliste avec rideau d’angle, mini-scène surélevée, a su tirer le meilleur profit de l’espace. Quatre rangées de banquettes et fauteuils disposés en gradins permettent de bien voir la scène. Une quinzaine personnes doit pouvoir tenir là sans problème. Je reconnais des habitués de « feu le SG », les salue.

Venons à l’essentiel, le spectacle…

L’après-midi, je découvre, ou plutôt re-découvre avec plaisir, Jun, Blanche, Orphée (ex Danaé au SG) et Blue.

Madame Jun est une grande performeuse. Créative et très originale. Amicale et généreuse. J’assiste à l’un des numéros maléfiques dont elle a le secret : « Mandragore ».  Sorcière aux lèvres noires, elle concocte une inquiétante potion. A chaque ingrédient versé dans la marmite, elle se transforme. Elle finit « possédée » par se livrer, dans l’assistance, aux pires débauches :).  La bande son qui accompagne les « transformations » de Madame Jun est très judicieusement choisies. Jinjer – Pisces . Bravo.

Je n’ai vu Liza-Lee (Blanche) ce jour que dans des duos. « La plage » assez classique et surtout celui que je vais nommer en référence à l’autre du Chochotte « La Bonne et La Maitresse ». Mais là version maxi-hard. Jun en Maitresse acariâtre et boiteuse, hispanisante, est somptueusement vêtue (sa coiffure et sa robe lui donnent un petit air de Frida Kahlo). Quand Blanche sort de cuisine (espérons qu’elle n’a pas abusé du frigo… 😉 ) fagotée d’une tunique informe, sa Maitresse l’engueule. Puis fini par s’occuper d’elle. Je laisse les préliminaires de côté et, avec toute la naïveté qui me reste, redit ma stupéfaction au regard du traitement infligé par la Maitresse à sa servante à quatre pattes. Ma surprise devant les effets. Pas possible un truc pareil ! Le mot Fusion désigne le passage de l’état solide à l’état liquide. Là on devrait parler d’effusion pour y rajouter les effets spectaculaires… Les mecs n’ont plus qu’à aller se rhabiller ! Faire jouir une femme comme ça c’est vraiment du « Jun de pro »… Bravo à ces « hardeuses »  qui méritent bien leurs lettres de noblesse.

Orphée. Au physique probablement la plus belle de cet après-midi & soirée. Des airs de belle italienne, racée. Même à poil (qu’elle a su conserver) elle est classe. Excellente comédienne de théâtre, proche des spectateurs et joueuse.  Mon numéro préféré : celui de la corde où elle joue de ses attachements et de sa (fausse) soumission. Ah, voir Orphée à quatre pattes saisir de la bouche ses escarpins rouges, puis les déposer docilement, quel plaisir. La tirer par sa « laisse » de corde noire jusqu’à la frontière des lèvres, qu’elle ne franchira point, car la Grande Bellezza garde le contrôle. Un grand plaisir.

Et d’excellents choix musicaux.

Je lécherai les semelles de ton amour boiteux
Triste comme chien fidèle obstiné et honteux
Traite moi plus bas que terre que m’importent les cieux
Fais-moi vivre en enfer j’en ai soupé du bleu…

Blue. Une jolie débutante comme on aime… belle, sympathique, timide et voulant tout bien faire. Qu’on me pardonne les « références » mais elles simplifieront le travail d’imagination des « habitués ».  Un petit air de Diane-CH a ses débuts… Une superbe blonde quoi ! Des numéros à parfaire certes, mais une fraicheur et une bonne humeur réjouissante qui a laissé l’assistance sous le charme.

Manon. Une jolie blonde fine, avec de belles formes. Véritable actrice de théâtre; des scènes jouées parfaitement, avec humour. Une grande maîtrise. J’ai beaucoup aimé son numéro d’étudiante fantasmant sur son prof de philo. Ses références littéraires aussi, le passage de l’Amant qu’elle nous a lu (mais pas persuadé qu’elle ait entièrement lu cet excellent Goncourt, la mère et l’Indochine)… Une vérification devrait être faite en salon avec punition éventuelle sur ses très jolies fesses blanches si elle a pipeauté. Sa croupe ravissante est très stimulante 😉 .

Dona.  Du beau monde m’avait prévenu « Woland, Tu vas flasher sur Dona. Attention, elle va te rendre fou ! ».  Euhhh oui. Qu’on pardonne ma confusion mais sous les éclairages bleus et rougeoyants je n’ai pu voir si ses cheveux mi-longs étaient châtains ou roux. Un très joli corps c’est certain, mais là n’est pas l’essentiel…  Ce qui m’a absolument surpris c’est son originalité ! Dans tout : danse, spectacle, vêtements, maquillages, musiques. Bien sûr tout n’était pas parfaitement maitrisé. Mais tenté. Car ce devait être l’un des premiers passages sur scène de Dona. Qui n’est jamais passée par le monde académique des cours de théâtre, de danse, la scène. Et qui d’emblée produit des spectacles hors norme.  Bref, j’ai tenté un salon – dans le boudoir Paradis – pour une entrée en matière policée, et… c’était très policé (lol). Bref… soft comme au Paradis. Et pour le boudoir de l’Enfer, comme pour le bon vin j’attendrai que la promesse murisse en cave… 😉. En tout cas, excellent, excellent, recrutement. Et bravo à celle qui a dénichée cette jeune merveille…   

Ajout ultérieur : Mon métier est de conseiller et de prévoir. J’avais d’emblée prédit que Dona serait d’une créativité exceptionnelle. Rare. Il semble que j’ai raison. Quand je l’ai vu à nouveau, sortir un tube de néon de lumière ultraviolette, se marquer le corps de points luminescents suggérant la contamination radioactive, non point – et c’est important – sur la musique originale de Kraftwerk mais sur l’absolument géniale et peu connue reprise, de Kat Onoma / Rodolphe Burger – Radioactivity , jouir de son corps souillé, j’ai éprouvé un immense plaisir.  Parce qu’encore une fois c’était mieux qu’attendu. Dona sera une artiste.  

Découverte (ultérieure), et non des moindres de Lyviana… Une jolie jeune femme, à la chevelure brune tirant sur le roux. Elancée avec de jolies formes féminines. J’ai été séduit par sa personnalité, son visage sympathique. Son goût du jeu coquin. Elle est prodigue d’attentions et de contacts durant ses numéros. J’en ai fait les frais ou plutôt les « très chauds » sur son numéro « l’étudiante » (trop marrante avec sa tenue, son sac à dos et ses grandes lunettes !). Elle m’a fait adorer Marylin Manson « The Dope Show ».  Trop excitante ! Je suis sorti de la cave le cerveau retourné 🙂 …  Merci pour ça ! ❤

Bref, une excellente visite au Sweet Paradise. Un lieu très prometteur dans lequel je compte bien revenir régulièrement !

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Une excellente reprise au Chochotte !

La semaine dernière d’excellents numéros des danseuses, très participatifs !  Afin de pouvoir mieux raconter il me faut en préambule introduire un personnage important du théâtre, un client – grand habitué – que les danseuses font souvent participer à leurs numéros et qui dans « la Bonne et la Maitresse » joué par Gala et France (la nouvelle) avait été surnommé pour les besoins de la pièce « Roberto ». Ce jour récent au théâtre, Roberto était sur son trente et un, vêtu d’un superbe costume bleu marine et d’une chemise blanche, le cheveux ras l’oeil vif et le poil luisant, tout sourire assis au premier rang. 

Si je devais définir d’un mot Carmen, je dirais « gironde ». Une jolie jeune femme petit format avec tout ce qu’il faut là où il faut. La cambrure de ses reins et la projection de ses jeunes seins sont accentués par le port de talons hauts. Les numéros de Carmen sont surtout dansés sur des musiques hispanisantes, elle y excelle et, même aux moments où elle se « lâche » on distingue beaucoup de maitrise. Mais Carmen propose aussi des numéros de théâtre… Il faut la voir tout sourire en tenue de d’hôtesse de l’air – bleue claire avec la coiffe et tout – sa veste descendant jusqu’au haut des cuisses. Sans pantalon. Carmen indique avec professionnalisme (et la bande-son qui va bien) les consignes de sécurité d’avant le décollage. Dans la salle joyeusement animée ce jour, un autre client, le fameux Dominique – boute-en-train notoire au comique de répétition et aux jeux de mots éculés – indique que le pilote de l’avion est Roberto. C’est vrai que son costume fait l’affaire ! Tout le monde se marre, petite déstabilisation de l’actrice mais pas de trou d’air… L’avion décolle et, sur les airs de « Si tu vas à Rio » Carmen nous sert de boissons rafraichissantes (pas de cocktails alcoolisés encore 😉 ). Sympa ! D’autant qu’ensuite sur « Voyage Voyage » la chaleur monte d’un cran, l’hotesse passe dans les rangs pour vérifier que les ceintures sont bien attachées. Un mot encore : « charmante ».

La jolie blonde Chely a un corps de rêve ! Un rapport taille hanche certainement proche du nombre d’or : l’incarnation parfaite de la féminité ! Quand elle décide de vous séduire, elle vous sourit et vous harponne de son regard. Ne lâche plus et ferre sa proie : Elle a les yeux revolvers, le regard qui tue ! Elle danse souvent sur un registre orientaliste, qui lui va bien, et excelle sur Dalida. Je l’ai beaucoup aimé ce jour sur Clara Luciani – Grenade. Cette variation de registre lui allait parfaitement. Et j’ai assisté à un duo très très chaud où Chely et Gala se sont bien chauffées en « attrapant » un client manifestement ravi de subir les pires outrages attaché à la barre et sur le divan… 😉

France… Cocorico et vive la France ! En assistant aux tous premiers passages de cette danseuse j’ai pensé : « Ce n’est pas possible qu’elle ne vienne pas du monde du spectacle »… Immédiatement à l’aise, enjouée, ravie d’être là. Au physique, France est une jeune femme aux cheveux chatains, très fournis, rougeoyants sous les éclairages. Assez mince mais avec des formes, les plus beaux seins du théâtre selon @Jean-Batou et deux belles pommes dodues à croquer pour les fesses. Des sourcils très noirs, qu’on remarque de suite : du caractère… Elle propose surtout des numéros sur le registre music hall, y appose parfois ses paroles « à capella ». Elle chante d’une voix étonnamment juste. Parfaite. Comme sur celui-ci « My heart belong to daddy » de Marylin. Il semble que France compose aussi. Elle a écrit, parait-il, une des chansons sur lesquelles elle est passée. Bravo !

Une autre jeune femme très talentueuse au Chochotte : Camelia ! Charmant minois, tout sourire sous sa coupe afro; corps ambré et longiligne avec de magnifiques courbes. Les plus jolies fesses du théâtre selon @Jean-Batou (quel coquin celui-là !). Mais surtout une bonne énergie, diffusant chaleur et sympathie. Elle chante aussi très bien à capella, sur des registres variés dont Bohémienne de Notre Dame de Paris et le remix de Nicole Rochelle – J’ai deux amours – que j’adore. Comment ne pas adorer Camelia ? ;)…

Parfois des clients me déconcentrent quand je bosse : ils me relatent leurs visites…Un message sur Whattsapp par exemple : « Tu as vu Morgane ?!!! Putain c’est pas possible un cul et des formes pareils. Un truc de ouf. J’en peux plus…« . Réaction spontanée d’un connaisseur qui m’a incité à rapidement terminer mon travail et faire le déplacement pour constater de visu. Je dois dire que le confinement a bien réussi à notre « petite étudiante »… Morgane s’est révélée comme d’habitude, joueuse, généreuse et TRES participative… Avec, dans sa petite hote de mère Noel, plein de nouveaux numéros. Car Morgane adore la scène, se renouvelle sans cesse. Nombreux sont les clients qui la réclament, veulent la revoir danser, s’éclater nue avec son corps de ouf 😉 sur Blinding Lights.

Thaïs, la jolie brune, Thaïs II le Retour ! Toujours et encore d’excellents numéros, très travaillés, parmi les meilleurs du théâtre. Les bandes sons qu’elle enregistre l’accompagnent de façon très originale, ingénieuse, et disent beaucoup d’elle.  

J’ai apprécié ses passages en veste de jean bleu-délavé sur Gainsbourg. Elle joue de façon très érotique avec ses bas durant ce numéro. Se cocacolle un doigt durant les variations sur Marilou.

Petite digression si elle me lit : Je pense que Bashung aussi lui irait très bien. Genre Madame Rêve. Ce pourrait être très à propos… 

Le moment que j’ai préféré était son passage sur Lana Del Rey.  La musique et l’univers de cette chanteuse lui vont comme un gant. Avec ce « quelque chose » de classe et vintage qui la caractérise.  Je m’amuse du perfectionnisme de Thaïs qui, parfois lui joue des tours. Quand par exemple un tapis rebique, se met en travers du passage de l’artiste, qui d’un coup de pied rageur va le remettre en place. Car avec Thaïs tout doit se dérouler comme prévu. Etre réglé au cordeau. Et gare aux indésirables ! Du coup j’adore l’imprévu… 😉

Je suis ravi du retour de Thaïs : Une grande Chochotteuse qui a manifestement le théâtre dans la peau et va tout faire pour nous surprendre, enchanter les visiteurs de la Rue Saint André des Arts !

Gala. Dur d’écrire sur Gala ❤ . Est ce une sorte d’état amoureux qui me la fait voir depuis longtemps comme une « âme artiste » ? Elle est originale et entière. Plusieurs années de club de strip et de théâtres érotiques n’ont point altéré sa spontanéité naturelle, son plaisir à être sur scène. Elle compose des numéros très originaux, d’une diversité étonnante. Se renouvelle sans cesse. Gala varie les registres et nous surprend, comme Mimi m’avait surpris il y a bientôt 3 ans.

Ce jour elle a excellé dans des chansons au registre populaire (que je regrette de ne pas avoir notées – peut être du Gréco, je compléterai après enquête…).

Je vais surtout relater un moment inattendu où le fameux client « Roberto » ainsi qu’un autre Client « chanceux » ont été mis à contribution…

C’était durant un numéro sur la jalousie sur la musique Jealous de Rod Steward  . Roberto était le chéri de Gala. Elle s’approche de lui, le câline, et soudainement lui vole son téléphone. Le consulte évidemment ! Découvre que Roberto la trompe… Gala jette de rage le téléphone à terre, la coque voltige – moment de panique j’ai cru que c’était le véritable téléphone de Roberto ! Et puis elle fait une crise de jalousie. Fini enfin par se consoler et se venger en choisissant dans l’assistance un spectateur qu’elle entraine vers le divan… Et là… oh non ! C’est pas possible ! Moi qui croyait que Gala était quelqu’un de sage sur scène !!! Gala nue le chauffe. Le client est sous le charme, comment faire autrement ? Heureusement il a gardé son pantalon quand Gala le  « baise » littéralement. Dans toutes les positions. Quelle experte, on s’y croirait ! Et là où c’est marrant, c’est que le type, probablement excité, est complétement désinhibé. En simulant une levrette (arghhh c’est pas possible une croupe pareille… on a vraiment des envies de repeuplement de la planète…) il lui tire les cheveux et pour un peu lui claquerait les fesses devant ce pauvre « Roberto » effondré qui, la mine piteuse, assiste aux effusions torrides de son ex fiancée. Et regrette amèrement ses infidélités !

Autre musiques de Gala :

Bref, une excellente reprise post-confinement au Chochotte avec des danseuses ravissantes et séduisantes. Et un accueil toujours aussi chaleureux de la pétulante Cindy et de la discrète (et charmante) Salomé. Il me tarde de revenir !

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De la publicité bien méritée pour nos théâtres érotiques favoris

Une fois n’est pas coutume. Je vais faire de la publicité auprès de vous mes 300 visiteurs journaliers (je vous en remercie), même si je pourrais être bien tenté de garder pour moi égoïstement ce plaisir que représente la fréquentation solitaire de mon théâtre érotique de prédilection. (De moins en moins solitaire quand même puisqu’en dix ans je m’y suis fait nombre d’ami.e.s, présent.e.s pour beaucoup sur le serveur Discord où nous partageons notre passion  : https://discord.gg/dQjCmmF)

Et donc je vous écris pour faire la publicité de la réouverture du théâtre Chochotte – 34 rue Saint-André des Arts – demain mercredi 19 Mai à 12 :00.   Vous serez accueillis par les charmantes Cindy et Salomé, ainsi qu’une équipe de danseuses de choc (et de jolis pare-chocs).

*** Addendum : durant la semaine du 24 mai, en raison du couvre-feu, le Chochotte sera ouvert de 10:30 à 20:00 ***

Au Chochotte vous ne serez jamais déçus par les spectacles, d’excellente qualité, joués par des artistes professionnelles ou de jolies « étudiantes » talentueuses. Le Théâtre Chochotte est selon moi le « must » des théâtres érotiques au niveau mondial. Pour avoir bourlingué durant mes activités professionnelles et privées dans plus d’une centaine de pays, souvent seul et à la recherche de plaisirs sensuels, je peux assurer que je n’ai jamais trouvé dans un autre lieu ce mix de qualité théâtrale et dansée, d’érotisme coquin, parfois torride, mais qui jamais ne cède à la vulgarité. Vous risquez là de vivre des coups de coeur dangereux, qui vous laisseront sous le choc des jours durant.

Venez donc nombreux ces prochains jours, faites exploser les jauges 😉 et votre thermomètre intérieur implosera je vous l’assure. Pourquoi cette publicité ? Pour que nous fassions tous que ce théâtre vive encore longtemps, qu’il s’améliore même – si cela est possible – par l’enthousiame que nous lui témoignerons. Récompensons de notre assiduité l’équipe de direction – Cindy et Salomé – la patronne et fondatrice du Théâtre – Mademoiselle Anaïs, âme des lieux – les danseuses qui comme nous ont difficilement vécues les restrictions, la longue fermeture de leur lieu de travail et d’expression artistique.

Et encore bravo au théâtre Chochotte, à la patronne, Mademoiselle Anaïs qui, par sa ténacité a permis à cet extraordinaire petit théâtre de  « tenir », survivre au marasme sanitaire, ne pas fermer comme tant d’autres. 

Soyons généreux, témoignons notre soutien au Théâtre Chochotte afin que son redémarrage soit un succès ! 

Nota : le Sweet Paradise réouvrira le mardi 1er Juin. Et il a évidemment tout mon soutien, son fondateur Arthur, Madame Jun la directrice artistique, les danseuses, Danaé, Rose, Tina, Cristalline etc. qu’il me tarde de revoir et que je visiterai début Juin. 😉  

Cordialement,

Mad Dog.

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De beaux débuts

En retrouvant Dolly au Jardin du Luxembourg je constatais amusé que même « en civil » elle gardait un goût immodéré pour les costumes. L’adage « En mai, fais ce qu’il te plaît» était étonnamment pris à la lettre : Dolly attendait assise à la terrasse du café de plein air surplombant le bassin central du jardin – « La terrasse de Madame » – vêtue d’une veste de tweed de laine rouge, aux franges de plumes noires et travaillée de motifs d’or. Le baroque était encore accentué quand m’approchant de sa chaise, je constatais qu’elle portait un bouffant tutu de dentelle crême. Je retrouvais avec joie sa tendance naturelle au spectacle, à l’exubérance, elle était vêtue comme si elle sortait du théâtre ou encore attendait un photographe de mode. Je déclarais sans hésiter « La plus belle fleur du jardin… ».  

Les meilleures terrasses de l'été parisien 2019 - Mademoiselle Bon Plan

C’est en ce lieu et autour de cafés fumants et croissants que nous fîmes enfin connaissance, si on excepte ces deux salons, l’un torride au Show Girl, l’autre plus convenable au Chochotte, qui par leurs deux façons, disaient moins de Dolly que son jeu extraordinaire en salle. Et, comme au théâtre, j’admirais sa spontanéité, son sens de la répartie, l’émotivité adolescente qui m’avait séduit et qui à nouveau empourprait ses joues.

Elle semblait toute aussi curieuse de moi que je l’étais d’elle et, à ses questions sur mes activités professionnelles, je répondais avec hésitation : « je crois que je fais du conseil, oui du conseil, on peut dire ça comme ça, du conseil…mais pas que…  ».  La réalité c’est que moi-même je ne savais plus, depuis qu’il y a une bonne quinzaine d’années, du fait d’une propension au zapping exempte de contrainte, de multiples passions et de projets, avortés ou en devenir, je ne savais vraiment plus ce que je faisais, oui. Et dans un éclair de lucidité je déclarais : « Il n’y a pas de liberté sans contrainte ». Devant sa mine surprise, j’orientais la discussion vers le théâtre, ce que nous y cherchions chacun, comment elle était arrivée là, ce qu’elle pensait de ses deux premières semaines.

Elle était passée plusieurs fois devant la discrète façade en se rendant chez Gibert avant les derniers confinements et s’était demandée ce qu’était cette devanture aux tons roses, cette image argentée de femme nue agenouillée, puis, comme souvent lorsque notre attention a imprimé une curiosité, était tombée récemment sur une annonce du même théâtre « Cherche danseuse… ». Elle avait aussitôt téléphoné, pris rendez-vous, passé une audition, assisté à une répétition, dû même écrire une lettre de motivation.  Ce travail d’appoint, tel qu’elle le nommait, tombait à pic, car les horaires du théâtre étaient compatibles avec ses horaires de cours et, de plus, avec la période galère des plusieurs mois passés, Dolly avait sérieusement besoin d’argent.  Elle disait adorer la scène et la liberté de création qui était laissée aux danseuses.

A propos de l’ambiance et de ces mêmes danseuses, elle déclarait qu’elle en aimait certaines mais se méfiait des autres, surtout les plus anciennes qui menaient la vie dure aux nouvelles, voyaient d’un mauvais oeil la concurrence, et considéraient certains clients comme leur propriété privée, au point de montrer les dents si on abordait leurs immobilisations comptables en costume-cravate, dont l’amortissement n’était point arrivé à terme. Elles jouaient de l’intox sur ce qui était permis ou non en salon, limitaient les possibilités des nouvelles à leur maximum, tandis que discrétos faisaient ce qu’il faut pour garder leur cheptel. Ses propos sur la « direction » étaient par contre étonnamment « corporate »; on n’aurait probablement pas mieux dit lors d’un séminaire d’accueil chez Google ou chez Loréal : « Cindy est une véritable commerçante, une pro très sympa et qui sait mettre à l’aise tout le monde. Il faut voir comme elle sait parler aux clients ! », « Salomé est hyper organisée, excellente gestionnaire et toujours de bon conseil. Parfois un peu trop pressante quand elle organise le planning », « Mademoiselle est une artiste méconnue, elle aurait pu faire carrière dans la haute couture, je te jure, elle conçoit et coud des costumes et des décors magnifiques. Mais surtout c’est une véritable femme d’affaire. Rien ne lui échappe ! »

Je me gardais bien de faire la moindre remarque quant aux appréciations dithyrambiques de la jeune Dolly, pas seulement parce qu’égoïstement je souhaitais qu’elle garde son entrain et sa fraicheur de débutante, mais surtout parce qu’au cours des dernières années les nombreuses confidences recueillies, détails relatifs aux arrières cuisines du théâtre, qui m’avaient d’abord intéressés je le concède, m’ennuyaient désormais prodigieusement, amoindrissaient mon plaisir, et, comme un gourmet dans un bon restaurant je ne voulais surtout pas connaitre la provenance et le curriculum vitae, tandis qu’il s’approchait de ma bouche, du tendre morceau bien saucé de filet mignon, je voulais juste le déguster, le sentir fondre sous mes dents, mais, déjà paternaliste, eu égard aux risques que Dolly prenait en me rencontrant, passibles d’ailleurs d’éjection immédiate, je lui conseillais de faire très attention à ses nouvelles « amies », de ne surtout pas fréquenter les anciennes qui, pour la plupart devaient leur longévité à leurs petites trahisons. J’ajoutais avec expérience que comme dans le monde de l’entreprise privée, le théâtre n’était qu’un microcosme exacerbé de l’ultralibéralisme ambiant, que l’ambiance en apparence feutrée de charme et d’érotisme dissimulait d’impitoyables rapports de force, entre danseuses, vis à vis des clients, des rapports commerciaux, concurrentiels et violents. Dolly souriait, et, tandis que je finissais ma phrase un peu longue, je sentais soudain par dessous la table pliante sur laquelle étaient posées nos tasses, un petit pied déchaussé, se frayer le passage entre mes cuisses, venir se blottir contre la tiédeur de mes couilles.

  • Ca te dirait de fumer un bedo ?
  • Comment ?…

Dolly fit en rigolant le geste de fumer, me dit qu’elle en avait « de la bonne » chez elle, qu’il faisait un peu froid ici, et qu’on serait beaucoup mieux dans sa chambre. D’ailleurs c’était tout près…

En traversant le Jardin du Luxembourg, hormis la petite taille de Dolly, qui aurait pu faire croire aux promeneurs que j’accompagnais ma fille à quelque événement costumé de son collège, ce qui me frappait c’était ses commentaires érudits à propos des statues de reines, déesses et autres nymphes croisées, auxquelles elle superposait de façon comique des figures de danseuses du théâtre « tu trouves pas qu’on dirait Thaïs ? » et, lorsque m’énquérant du nom de la célébrité réprésentée par un buste de bronze à laquelle la statue de marbre d’une jeune femme penchée rendait hommage en lui déposant des fleurs, elle répondait du tac au tac « Watteau ! Et la femme penchée est l’un de ses modèles » puis elle pouffait de rire et lançait « Tu trouves pas qu’on dirait qu’elle le branle ?« .

Jardin du Luxembourg article 3

Une dizaine de minutes plus tard je me retrouvais, essoufflé par la montée des sept étages d’un raidillon de service, assis sur un matelas posé à même le sol d’une petite chambre de service, observant Dolly, chauffer de l’eau pour un thé, rouler un joint avec expertise, se débarrasser de sa veste et de son tutu, venir me rejoindre sur le « lit ». Une petite culotte de dentelle bleue lui moulait de façon insupportable sa magnifique croupe, épousait le bombé de son mont-de-vénus et le concave de sa jeune chatte, probablement entrouverte par la pression excessive du tissu.

Une heure plus tard, le petit corps en sueur de Dolly reposait sur le mien, mon sexe flaccide entre ses cuisses mouillées. Cela faisait bien trente ans que je n’avais pas fumé et baisé dans le même temps, de vagues souvenirs africains post-adolescents me revenaient, mais je ne m’étais jamais fait baiser comme cela, dans cet état, c’était une certitude. Car Dolly prenait étonnamment bien les choses en main : elle baisait avec énergie, exhortait telle une coach sportive durant les exercices, me surprenait par des demandes impromptues : « tu peux me frapper si tu veux ! », « Tires moi les cheveux ! », « claque moi les fesses ! »… puis, finissant accroupie sur moi lessivé, ses petits pieds de chaque côté de mes hanches, elle tenait le rythme du galop à merveille, et tandis que ma vue était obstruée par le balancier de ses jeunes seins et la pluie ambrée de ses cheveux, j’entendais les claquements humides de son bassin marteler le mien, le clapotis gluant de nos sexes, ses ahanements convulsifs, jusqu’à ce qu’enfin son visage rond et cramoisi se relève, se crispe juste avant que dans un plaisir synchrone, écartant le surgeon de son clitoris elle se répande sur mon ventre. Car Dolly était aussi … très expansive !

Quand avant de se quitter Dolly me demandait si je pouvais « l’aider », je lui fut reconnaissant qu’elle traite la requête « après » plutôt  « qu’avant ». Cette simple variation de  timing dans la demande, prouvait une fois de plus sa grande intelligence :  Dolly avait transformé, par une légère prise de risque, une vulgaire transaction commerciale entre deux entités autonomes mues par des intérêts égoïstes, en une relation (il aurait été naïf à ce stade de la déclarer amoureuse) faite de don et de contre-don. Sans obligation, si ce n’est ce besoin naturel et bien humain de réciprocité, de « Potlatch » pour parler comme les ethnologues. Bien qu’aux quelques détails de sa chambre minuscule et au désordre ambiant  – probablement imputable à un laxisme « post-adolescent », j’eusses pu tel un inspecteur des impots comptant les nappes sales d’un restaurant me faire une idée de ses entrées-sorties, de son train de vie, je m’enquérais plus en détail de ses besoins, et dans un sans-gêne qui m’est naturellement coutûmier lorsqu’il s’agit d’être efficace, lui demandais de me détailler l’état de ses finances. De se justifier.  Froissée, contrariée même, elle me jetait à la figure son dernier relevé bancaire et j’y notais un solde négatif de -150 euros. Sa chambre de bonne certes située rue Guynemer aux abords du Jardin du Luxembourg lui coûtait 400 euros, je trouvais en sus des frais dentaires, de bouche, de fringues, de coiffure mais constatait surtout avec satisfaction de nombreux achats en librairie, à La Procure ou à l’Ecume des Lettres, dont témoignaient les piles d’ouvrages d’économie, de socio et de philo qui jonchaient sa console de travail. Et découvrais avec émerveillement que Maria Kolkiewicz (elle avait juste gardé le nom de sa mère et surtout pas de son père – « un connard » me confiera-elle plus tard) était en première année à Sciences-Po ! J’épongeais sans réserve le déficit de cette prometteuse étudiante, et même plus, avec la satisfaction de celui qui fait bonne œuvre, de façon toute aussi généreuse que Dolly avait peu avant épongé mes ardeurs.

Nous convenions de nous revoir très vite, au théâtre – j’étais déjà en manque en la quittant – et que, pour ne pas éveiller là-bas les soupçons, il convenait lors de mes visites ni de s’éviter, ni d’en faire trop, tout le monde connaissait mon attirance pour elle, il fallait surtout ne rien changer…

Nota : les aventure de Dolly, sont bien entendu une fiction, dont les seuls fondements sont les fantasmes de l’esprit dérangé de l’auteur 😉 .

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Renaissance 2021

La découverte de Dolly durant l’après-midi érotico-festif de début mars https://maddog.cafe/2021/03/04/on-peut-encore-rever/ organisé par quelques danseuses, aussi entrepreneuses, qu’entreprenantes avait violemment relancé ma libido. L’expérience s’était renouvelée trois semaines plus tard à la faveur de la déconfiture du confinement parisien, et, bis repetita, les numéros de la jeune Dolly-Lolita autant que le salon qui s’en était suivi, m’avaient retourné la tête. Elle avait durant quelques semaines occupé une grande partie de mon temps de cerveau disponible, j’avais bien essayé de choper son numéro, de lui donner le mien discrétos mais aucune tentative de contact ne s’en était suivie. J’étais proche de la passer par « pertes et profits » émotionnels, comme nombre d’éphémères coups de cœurs, définitivement rangés au rayon des bons souvenirs.  Après plus d’un mois de sevrage, j’apprenais que mon terrain de jeu favori – le Chochotte – allait enfin rouvrir, demain lundi 3 mai 2021, ce serait l’occasion de passer à autre chose.

***

Dès midi trente je composais le 0143549782 et tombais sur Cindy enjouée. Elle me donnait le programme d’une traite :  DianeGalaThaïsDolly !  Pensant être sujet à une hallucination auditive je lui demandais de répéter… Une demi-heure plus tard je débarquais au théâtre.

Depuis les escaliers j’apercevais Diane à moitié nue, non plus chasseresse mais Vénus anadyomène émergeant des profondeurs noires du caveau, de fausses algues enserrant sa longue chevelure blonde, un collier de coquillage reposant sur ses seins de nacre. Un client bedonnant et chauve était allongé au milieu de la salle et subissait les assauts de la belle en affichant un sourire oecuménique. Elle le rudoyait avec un trident, entre les jambes aussi, alternait douceur et violence, ce que j’avais déjà relevé chez Calamity Jane (l’un des autres numéros phares de Diane) et semblait prendre plaisir à cet exercice de domination masculine et publique. Je m’installais discrètement dans le coin près de l’alcôve, heureux d’avoir échappé à ce spectacle…

***

Gala, visage et cheveux dissimulés par une mantille noire était vêtue d’une paire de mules à hauts talons, d’une robe fourreau et de gants vénitiens. La musique  Senza Una Donna m’a immédiatement fait penser à une scène de deuil, celle d’une jeune veuve éplorée par la disparition d’un mari mafieux. Il y avait de ça dans l’air.  Mais Gala reprenait vite en main sa liberté et son jeune corps désireux. Elle ôtait son voile et  je découvrais avec plaisir sa nouvelle coiffure blonde, celle de Mimi en 2018, brushing, longs sourcils à l’italienne, lèvres pulpeuses… Tout ça lui donnait un petit air de Marylin. Dévêtue, je retrouvais les formes qui m’avaient enchantées, ses hanches généreuses, l’ample bassin méditerranéen qu’elle posait rapidement sur moi en souriant, ses petits seins encore vierges de toute tentative picturale.

***

Puis Thaïs dans une complète variation de registre ! Terminé les numéros travaillés et intellos. Vive l’efficience érotique ! La jolie brune était maintenant déguisée en infirmière sexy, portant coiffe et robe blanche satinée à liserés rouges. Elle passait dans les rangs munie d’un stéthoscope et d’une grosse seringue, proposait de faire un check-up complet. Son attention se portait rapidement sur deux habitués des lieux hilares, des professionnels de la santé selon mes sources, sacrément gâtés les veinards ! Rapidement « Sans chemise et en pantalon », Thaïs leur administrait un cocktail d’anticorps, très régénérant si j’en crois les effets, certes exhaussés des siens, leurs tumescences visibles sous la ceinture et l’absence après palpation par l’experte de « faux positifs ». Le traitement était donc parfait… Thaïs qui plus que quiconque est capable de composer son savoir-faire avec l’actualité a indiqué qu’elle était disposée à pousser plus avant les check-up et dépistages en consultation privée, c’est à dire en salon. Aux confidences glânées ça et là, j’apprenais que le test « à la chinoise » réalisé à l’aide d’un gros écouvillon rose et des gants médicaux remportait un vif succès.

***

Et enfin Dolly ! J’étais encore bluffé par le contraste entre la juvénilité de ses traits et la maturité de ses formes. C’était comme si son corps et son visage se fussent indépendamment développés, dans des temporalités totalement distinctes. Si l’on exceptait ce visage un peu rond, poupon même, ses formes constituaient un véritable appel à la déraison : tout ce qui pouvait évoquer la femme à mes yeux était non seulement réuni, mais outré, hypertélique, pour reprendre un terme de biologie, y compris dans les recoins les plus secrets de son anatomie, ses lèvres charnues, un clitoris érectile pareil au corail d’une coquille Saint-Jacques… Plus ses épaules arrondies, sa poitrine généreuse, un rapport taille-hanche proche du nombre d’or, des fesses pleines, les cuisses fermes… Non c’était vraiment trop ! De profil, sa silhouette accentuait encore cette impression. Une hyperlordose lombaire incurvait sa ligne, de sorte que son buste se projetait autant vers l’avant que sa croupe saillait vers l’arrière.

Suite à la période dépressive qui nous avait minée plus d’un an, l’extrême minceur imposée par les diktats du mannequinat et de la publicité me dégoutait, comme associée à une société malade, à la maltraitance ultralibérale. Je ne voulais plus avoir affaire qu’à la bonne santé, la plénitude des formes et, Dolly avec son sourire si large qu’on l’aurait dit pourvue de dents surnuméraires, son petit corps dodu et hâlé, jusqu’au duvet doré et scintillant de ses fesses rebondies, le charmant frisotement au-dessus de son sillon, respirait la vigueur et la santé. Mais ce qui me séduisait avant tout, par opposition d’avec mon esprit trop analytique et au violent cynisme hérité d’une famille guerrière, c’était son innocence, non point sexuelle, mais celle face à la nouveauté, au jeu,  sa spontanéité absolument adolescente. Son visage, par ses rougeurs subites, l’éclat humide de ses yeux, avivés tels des braises par le feu de la joie ou de la confusion, montrait bien plus que la nudité.  

Malgré ses dix-neuf ans et son parcours qu’elle déclarait autodidacte (ce dont je doutais au regard de son étonnante culture), elle mixait mieux que quiconque la composition artistique, l’érotisme et le hard. C’est ainsi que dans un même numéro, elle déboulait sur scène, petite valise à la main, chemise blanche à col rose et mini-jupe en skaï, réhaussée de boots en peau de serpent, ondulait sur « La Petite Lady » nous engageant irrémédiablement à l’accompagner dans les transports les plus intimes… Elle terminait totalement nue sur « La Fessée » de Luce, oeil de renarde espiègle sur les paroles « Puis-je m’asseoir sur vos genoux ? Accordez moi juste un instant. J’ai encore fait une grosse bêtise… », joignait les gestes aux paroles en s’asseyant nue sur un client à l’allure de notable de province (si j’en crois son accoutrement : polo de jersey orange, pantalon de coutil vert et mocassins en daim à double pampilles), un homme épais au visage sanguin piqueté de deux petits yeux bleus luisants sous une calotte de cheveux bruns et drus, lui sussurait quelque chose à l’oreille puis se disposait à quatre pattes devant lui, jambes écartées bien cambrée. J’assistais ensuite médusé à ce qu’il faut bien nommer « une véritable correction ». A croire que ce type n’avait attendu que cela toute sa vie ! S’approchant d’elle il lui assénait du plat de sa grosse paluche une vingtaine de violentes claques sur les fesses, très sonores… A la suite de quoi la croupe de le petite Dolly, tournée vers nous présentait les stigmates de la mémorable fessée, les traces de main et de doigts dignes des appositions murales des grottes de Lascaux, blanches sur fond rouge cramoisi. Elle était comme figée, certainement en état de choc, mais, vision d’extase autant que de perplexité, j’apercevais soudain, relâché comme à l’issue d’un coït, une luisance liquoreuse s’épandre le long de ses cuisses, dégouliner un long filet de mouille dont la viscosité suspensive, se détachait soudainement en petites flaques…

Avant de remonter Dolly récupérait ses vêtements dans les travées et se penchant vers moi, dans un souffle moite qui imprégnait mon pavillon, me glissait à l’oreille « Viens là-haut…je suis trop excitée… » .

Je remontais dans le sillage de son adorable cul vers la surface et découvrais à l’accueil une scène inattendue : le rideau de séparation d’avec les loges était complètement ouvert et, se tenant sur la marche en surplomb, Thaïs, Diane et Gala alignées souriaient, comme posant pour un photographe. Un client plutôt âgé (dont j’apprendrai que le surnom « Monsieur Clito » devait à sa propension à observer de très près l’anatomie de ces demoiselles) se trouvait au côté de Cindy qui, fière d’exhiber ses jolies pouliches, pareille à une maquignonne lors de quelque comice agricole, vantait les mérites et charmes de chacune. La blonde et sagace Salomé présente à la régie l’observait, sourire admiratif en coin, en prenait de la graine… Le client apercevant Dolly demandait « et elle !? », mais je déboulais comme un diable, exerçant mon droit de préemption, proclamant « elle est déjà prise ! » et réglais immédiatement mon salon…

Nota : Ceci est une fiction dont le contenu ne doit qu’aux fantasmes de son auteur 😉

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On peut encore rêver… ;)

Ces derniers temps l’envie de contacts coquins n’était plus au rendez-vous. La luminosité hivernale augmentée de l’insidieuse sensation de revivre sans cesse la même journée (The Groundhog Day) avaient eu raison de mon inclination pour les jolies formes. Quand un groupe d’anciennes danseuses m’a tiré de ma léthargie pour me dire que les locaux du Show Girl n’avaient pas trouvé de locataire, qu’en désespoir de cause le nouveau propriétaire voulait bien louer la salle et que d’ailleurs elles allaient organiser un après-midi spécial…

… Je suis donc sorti de ma torpeur me frotter au ventre de Paris, passant par la rue Lescaut avec à main droite le Père Fouettard, à main gauche le Bon Pêcheur où j’avais souvent pécho, des Halles vides par temps de distanciation sociale, une Fontaine des Innocents figée dans son ennui, la rue de la Ferronnerie inquiétante depuis Ravaillac, cour des miracles aux arches et recoins garnis de SDF et de pigeons claudiquant.

Recouverte d’un bardage de contre-plaqué, la façade du 5 Rue des Halles était méconnaissable. Ne restait qu’une petite porte, celle avant utilisée pour les entrées sorties discrètes des danseuses, entrouverte durant leurs pauses clopes.

Après avoir frappé trois coup lents et deux coups rapides, code convenu, je me suis trouvé face à Cerise toute souriante. Elle s’occupait de la caisse et de la régie !  Cerise quelle surprise ! La même qu’il y a deux ans, manifestement heureuse de remonter sur les planches après un trop long séjour provincial.

En pénétrant dans la salle j’ai  entendu ce qu’on entend quand la chose n’est pas surjouée : de légers râles, un laisser-aller aux vocalises rauques, des halètements rythmés par le sac et le ressac du plaisir. Je me suis approché de l’attroupement cernant le banc de droite au bas de la scène. Cinq clients – que des visages connus 😉 – serraient de près et sans souci proxémique les jeunes Clara et Dita. Dita assise avait les cuisses relevées, ses mollets soutenues par des mains participatives. Les seins lourds sujets à la gravitation universelle écrasés sur son buste ambré. La tête en sueur était renversée, fiévreuse de plaisir. Clara face à elle, vêtue d’une ceinture gode poussait l’épais membre au plus profond, le retirait des entrailles, luisant de mouille. Elle m’a vu et fait signe d’approcher, de me mettre derrière elle bien collé, et moi voyant ses jolies fesses pleines aller et venir, se poser avec malice au haut de mon pantalon j’ai réalisé à quel point le présentiel était préférable au distanciel ! Excité par sa croupe ferme et entrainante, j’ai senti la sève printanière monter, ma vigueur s’amplifier par la transitivité érotique qui du même coup, me donnait l’impression de baiser la sublime Dita. Qui, si j’en crois les spasmes et feulements de bête blessée, connût un véritable orgasme. Je confesse m’être alors prestement écarté du vortex dans lequel m’aspirait les fesses de Clara, afin de ne pas piteusement gâcher – tel un junior – ce début d’après-midi prometteur. Le désir était enfin revenu, il importait maintenant de l’entretenir et le maximiser.

Puis la surprise de cet après-midi mémorable : une fille qui me rappelait l’ex « Mona » du Chochotte (2018) est apparue (J’apprendrai à la fin de son numéro qu’elle s’appelle Dolly). Elle semblait si jeune que j’ai ressenti une véritable gêne… Certes elle avait « tout d’une grande », de longs cheveux châtains tirant sur le roux, un petit corps parfaitement bien proportionné avec ce qu’il faut là où il faut, seins joliment formés, fesses charnues et rebondies, mais visage rond poupon, léger duvet blond surplombant son adorable delta, ceci et cela accentuant encore son aspect juvénile.  Dolly s’est assise sur le fauteuil rouge placé sur la scène et a pris deux livres pour nous en faire une lecture. D’abord Lolita « Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l’école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita… »  Je réalisais au fil de ses mots que cette putative adolescente épousait parfaitement par sa tenue et ses attitudes la description littéraire faite par Nabokov, celle du stéréotype de la nymphette pousse-au-crime. Elle poursuivait la lecture avec un deuxième livre – d’actualité passagère – « Le Consentement de Vanessa Springora » . Et nous ânonnait  un paragraphe sur le ton de l’ennui. Elle baillait, demandait provoc si nous aimions la littérature-thérapie, les plaintes tardives, jetait soudainement l’ouvrage toutes ailes déployées vers mon siège; qui tombait à mes pieds. Dolly ajoutait « la morale et les plaintes c’est pour les faibles, moi je veux m’amuser ! ». Son regard gris-bleu me fixait un moment, comme si elle prenait conscience que le type grisonnant et commun assis plus bas sur sa gauche, allait autant adorer ses caprices que les pores et follicules de son jeune corps pubère, qu’elle allait le rendre dingue, le posséder.

 Danser sur Lemon Incest aurait été banal s’il  ne s’était agit de Dolly. Elle se faisait tantôt aguicheuse, tendre et câline, puis diaboliquement impudique. Telle une « freaks » du cirque Barnum elle exécutait au plus près des fauves alanguis ses acrobaties. Face à moi, en une contorsion à exploser la colonne vertébrale d’un yogi, prenait la forme d’un « ç cédille » : appuyée au sol sur ses coudes, tête me regardant d’en bas, fesses écartées au dessus de la tête, elle se cambrait tant que ses cuisses se posaient sur les miennes.

Le magma de sa faille tectonique rougeoyait sous mon nez; j’aurais pu m’y consumer… La salle n’était pas en reste. Quand  elle a pris l’index et le majeur d’un cinquantenaire plutôt classe avec sa chemise blanche et sa barbe bien taillée, simulé sur ses deux doigts une fellation bien baveuse, le regardant complice, j’ai pensé que j’avais intérêt à me bouger si je ne voulais pas me faire coiffer au poteau… Dans un moment d’égarement je m’en suis fait tout un film .

Et puis plus tard Cerise… Oh mais quelle femme sublime !  La salle était alors pleine, beaucoup de ses chouchous venus rendre visite à l’ex star du Show-Girl, ravis de retrouver les numéros collectors, Variations sur Marylou où la belle jouait avec le zip de son short levis, dévoilait la blancheur de son corps absolument parfait, regard absent iris absinthe sous ses longs cheveux noirs. Telle une narcisse, elle exhibait la corolle de son calice, caressait les visages de ses seins lourds, lovait sa croupe sur chacun, généreuse et attentionnée mais artiste avant tout, jusqu’au bout des ongles coca collés dans son sexe corail…   

Plus tard, un solo technophile de Clara habillée conformément aux « codes » de chez Darty, veste rouge sur jupe moulante noire, badge bien visible à son nom. Elle jouait le rôle d’une stagiaire vente affectée au rayon « objets connectés ». Etait sensée en faire la promotion, doper les ventes.  Parmi ceux-ci une série de godes Bluetooth et autres compatibilités au distanciel. Un visiteur client complice posait des questions sur leur usage, Clara répondait parfaitement, vantant les qualités respectives de chaque objet,  leur USP (Unique Selling Point) – avantage comparatif. Elle avait parfaitement intégré la rhétorique commerciale de sa Business School (un Bac+4 option SG)  démontrant que dans la relation Client un bon argumentaire doit toujours s’accompagner d’une démonstration. Sous sa jupe moulante la petite vendeuse ne portait pas de culotte et pour « closer le deal » s’est plantée un œuf connecté dont la petite antenne érectile émergeait comme un clito. Elle nous a pris de surprise en lançant «  le premier qui télécharge l’app We-Connect et réussi à faire la synchro Bluetooth a gagné !!! ». Les smartphones ont jailli, et après une minute de flottement, un gars que Clara surnommait autrefois « Monsieur Pieds » parce qu’il adorait lui sucer les orteils, a lancé « connecté !!! J’ai gagné !!!».  Le type manifestement geek a commencé à jouer avec tous les réglages possibles… C’était tordant, parce Clara ne tenait plus en place (ce qui est déjà le cas au naturel). Elle passait d’un banc à l’autre en sautant comme un cabri, était parfois prise de convulsions ou gueulait des « Ohhh Putainnnn » de possédée… « Monsieur Pieds » dosait savamment ses effets, ménageait des pauses pour mieux faire monter la Belle dans les tours et, alors qu’elle était assise sur le dossier d’une banquette pour exhiber à hauteur de visage son minou farci, a fini par se produire l’accident…  Dans un paroxysme vibratoire, Clara a expulsé l’instrument confiné en elle mais pas que… Un puissant jet a du même coup copieusement douché le type en face. Clara ne savait plus où se mettre, s’excusait mi-confuse mi-surprise tandis que la salle riait de bon coeur. Le « douché » – surnom qui demeurera – disparaissait à sa suite pour se sécher « mais pas que »  me disait-on à la tour de contrôle…

J’avais promis que je relaterai mon salon… Alors voilà, ça s’est passé avec la jeune Dolly qui malgré mes réticences morales m’a complètement envouté durant les numéros suivants : l’un en jeune diva hollywoodienne sur Back Seat de Crystabell, l’autre où elle s’est faite experte en bondage japonais –  Shibari – se ficelant dans une esthétique si parfaite qu’un crudivore islamo-gauchiste saliverait à l’idée d’un filet mignon… Quand Dolly m’a chuchoté « ça te dirait qu’on fasse connaissance en salon ? » mes réserves n’ont pas tenu une seconde.

C’était un salon conforme aux spécificités du SG, c’est-à-dire « sans vitre de protection », et même sans protection du tout… Dolly était nue quand elle m’a invité à la rejoindre « côté danseuse ». Ses grands yeux aux pupilles très dilatées me fixaient tandis qu’elle défaisait ma chemise, la ceinture de mon pantalon, ma braguette; sans aucune hésitation. Elle m’a dit de m’allonger sur le banc, de me laisser faire. Sans déconner j’ai du mal à expliquer ce qui s’est vraiment passé ensuite… ses petites mains et sa grande bouche me semblaient partout,  une vraie sangsue vorace qui m’inquiétait parce qu’à certains moments je ne savais même plus où se trouvait ma bite… Le haut de ses cuisses et mes doigts étaient trempés. Quand elle s’est relevée j’ai entendu « Je vais m’asseoir sur la banquette et te caresser les testicules jusqu’à ce que tu jouisses sur mes seins»… J’ai halluciné en entendant ces mots d’une précision incongrue; me suis docilement exécuté : tandis que Dolly pétrissait la pâte à pain de sa main gauche, elle se fourrait frénétique trois doigts de la droite, balançait des cochonneries hors norme, m’insultait, jusqu’à ce que son visage déformé par un rictus de plaisir gueule le fatidique et autoritaire « Maintenant !!!» prélude au Big Bang et à ses voies lactées …   

Nota pour les âmes sensibles : ceci est une fiction.