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Soirée Spéciale de Madame Jun le Samedi 11 Décembre.

Oyez, Oyez braves gens !

C’est avec plaisir que j’apporte mon soutien en terme de visibilité Web pour faire publicité au spectacle exceptionnel concocté par Madame Jun et son comparse MasterWolf le Samedi 11 Décembre 2021 à Chatelet rue des Lombards (Au Flam’s, comme la soirée de la Crypte du Show Girl l’an passé).

Le « menu » (puisqu’on se régalera aussi au niveau gustatif) devrait ravir ceux qui ont la nostalgie des moments très très chauds, des scènes torrides, des effusions dont Madame Jun et ses danseuses, hardeuses, ont le secret (deux pseudos de filles ont été changés, mais je peux assurer qu’elles sont non seulement magnifiques mais… très… gentilles 😉 ). Les détails de la soirée sont à demander par tel et par mail aux organisateurs – Voir flyer ci-dessous – attention : réservez le nombre de places est limité :

Nota : au cas où certains seraient déjà décidés, Madame Jun m’indique aussi ce lien pour réserver votre / vos place.s.

https://www.billetweb.fr/les-fleurs-du-mal-11-decembre-2021

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Autres Histoires de Théâtres Erotiques – 1

Merci à Joan43 pour le témoignage suivant relatif au Moulin au Poivre à Pigalle !

Adresse: Bd de Clichy, pas très loin de la Place Pigalle. Années 65-70. Entrée somme modique + une consommation à prix raisonnable, permanent. Salle assez petite, cosy et banquettes confortable, une petite scène ronde pour le spectacle. Succession de stripteases assez conventionnels, mais un strip appelé « strip cochon » annonçait ceux du Lolita et autres apparus plus tard. Le fille faisait le tour des clients en les caressant avec ses seins et en frottant ses fesses sur leur entrejambe. Deux filles sont venues à côté de moi pour discuter. Ça c’est limité à ça pour moi…

Merci de même à Pooj pour :

« le premier théâtre érotique visité se trouvait à Milan, le fameux « Il Teatrino » au sous sol d’un cinéma porno (Astor?). Un lieu mythique, spectacles et passages en salle type SG, bar et danseuses, « privè » (salon en Italien!). Mais la Vraie différence c’était le casting: les meilleurs stars du X y passaient: Moana Pozzi, La Ciciollina, Eva Henger…Super chaud, super proche. ET les invitations sur scène…Bref, à chaque passage à Milan , j’y étais tous les soirs. Et après, à Paris j’ai cherché ce qui s’en rapprochait le plus. Puis Docti, Puis CH, puis SG…Bref, du classique. »

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Une visite au Crazy Horse

L’un de mes clients de Hong-Kong est venu me rendre visite récemment. Il faut savoir que discuter d’un futur contrat avec un CEO chinois n’est pas quelque chose qui se fait dans un bureau ni dans un cadre formel, mais est le résultat d’une succession de petites attentions construisant progressivement la confiance dans le cadre d’une relation personnelle. Il faut manger, boire, sortir, se confier, rire, se taper dans le dos, finir par devenir ami. La confiance importe beaucoup plus que la compétence dans cette culture. Bref, nous avons passé encore beaucoup de temps ensemble, à parler de tout mais jamais jamais de business ou de contrat – ça aurait été perçu comme une impolitesse – et après un bon restau nous avons clôturé la soirée plus imbibé d’alcool que de raison pour finir au Crazy Horse,

J’ai été surpris par la salle car elle était plus petite que je ne me l’étais imaginé. La scène (et la salle) sont tout en largeur, l’espace réservé aux spectateurs peu profond. Tout juste huit rangées de banquettes en forme de demi-lune, des espaces « privatifs » disposant d’une petite table pour poser un seau à champagne. Du coup, même du fond de la salle on se sent proche de la scène. L’ambiance est intimiste, cosy, baigne dans la chaleur rouge des velours et des spots aux tons chauds reflétés par de jolis jeux de miroirs.

Le champagne était correct mais sans plus, une sorte de « mousseux + » . Une meneuse de revue a gentiment fait chauffer l’ambiance de la salle avec un numéro burlesque, quelques blagues en anglais dites dans un accent français volontairement caricatural.

Puis le spectacle… Et là, je dois dire que j’ai été surpris. On peut dire ce qu’on veut sur le formatage mais les danseuses avaient des corps formidables. Elancées avec de superbes chutes de rein, de très belles fesses, des seins plutôt « modestes » éloignés du « fake » publicitaire que l’on peut voir parfois ailleurs. Il n’y a avait pas de fille maigre ou un peu « trop » replète , c’est sûr qu’on est loin de la diversité prônée par nos chères minorités… Ce qui m’a le plus épaté dans les spectacles, ce n’est pas la qualité des performances individuelles des danseuses mais plutôt le perfectionnisme des chorégraphies de groupe et surtout, les jeux de lumières éblouissants de beauté et de créativité qui « habillent » les corps parfaits des danseuses : des impressions de robes de grands couturiers, de flore et de faune, de vitraux, d’ambiances marines etc. Les corps mouvants des danseuses se font surface de projection, parfaits écrans, et il est moins question dans ce lieu de « l’identité » d’une danseuse particulièrer que d’une esthétique « crazy », de la conformité à une harmonie générale. J’ai ressenti un véritable plaisir, un étonnement même devant un tel spectacle. Je ne m’attendais pas à la possibilité d’un tel effet, à ces justes compositions de lumière, de corps et de danse. La machinerie de la scène mérite aussi quelques mots : plan incliné, plateau tournant, rails, miroirs, suspensions, barres etc. permettent de produire des effets étonnants.

Nous avons assisté aussi un numéro hilarant avec deux hommes sur scène qui ressemblaient à des cadres sups anglais et qui se sont dévêtus tout en jonglant avec des quilles. Ils se lançaient au passage leurs habits, puis se rhabillaient avec les habits reçus de leur partenaire… Une prouesse extraordinaire !

Donc un moment particulièrement agréable au Crazy mais qu’on ne peut absolument pas qualifier d’érotique, car le plaisir y est purement esthétique. Rien n’incite selon moi au désir ou à la suggestion, même si ces jeunes femmes sont extrêmement belles. On est proche d’un « pur » de danse.

C’est un autre type d’expérience, intéressant, très éloigné – et c’est sûr que là il y a de la « distance »  par rapport à ce qu’on peut voir dans nos petits théâtres favoris, le Chochotte en particulier beaucoup plus érotique et « proche » qui fait la part belle à la créativité individuelle et à la personnalité des danseuses ce qui en fait un lieu unique. Mais une visite « découverte » du Crazy est hautement recommandée, au moins pour la découverte et le ravissement esthétique !

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Histoire du Théâtre des Deux Boules

Je suis ravi que Pour-Rire continue d’écrire ses excellents textes sur « nos » anciens théâtres érotiques. Bravo pour celui-ci ! 

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Théâtre des Deux Boules

28 rue des Écoles Paris 5e

1974-début des années 1990

Le randonneur qui fréquente une des petites succursales d’un magasin célèbre de produits destinés aux vieux campeurs…, dans une rue tranquille du quartier latin… est loin de se douter qu’il est dans un antique temple de la fornication…

En effet le théâtre des Deux Boules, sans doute le premier des théâtres érotiques, a été longtemps considéré comme La Mecque de ces théâtres. À la différence des autres, il se prévalait de faire du vraaaiii théâtre avec de vrais comédiennes et comédiens.

Et il est vrai que se jouaient aux Deux Boules des pièces à texte (mais pas seulement… le théâtre était aussi célèbre car on y montrait toutes les positions du Kama-Sutra, sans négliger le French Cancan). En voici quelques titres :

JEUX DE JUMELLES
BLACK SABBATH
ESCALE A BANGKOK
SEANCE SPECIALE
FOUTRERIE DE POETE

Aux Deux Boules, on n’avait pas non plus de spectacle permanent, ni de show dans la journée. Il y avait trois séances qui se succédaient le soir. Ce qui était une performance assez difficile, surtout pour le comédien…

Chacune de ces pièces s’achevait par une scène érotique très hard qui avait la particularité de se dérouler dans un filet.

Une petite idée du style : regarder ici (c’est assez coté car dessiné par Aslan, l’artiste qui a sculpté BB en Marianne)

Et aussi l’affiche du théâtre (du même), car les Deux Boules avait un affichage, signe d’une sorte de respectabilité (ce qui ne l’empêchait pas de faire de la retape au niveau de notre b- -e : « life show le plus agressif », avec « nouveaux comédiens » « nouvelle version super hard »….

Selon L’Express on voyait surtout aux Deux Boules des quinquagénaires aisés, souvent des couples soucieux de montrer leur ouverture.

Plusieurs des comédiennes et comédiens de ce théâtre sont assez connus et ont eu des vies animées.

Claude Pirmont, avait été chef de rédaction de la revue Critique avant d’être un pivot du théâtre. Parti en Colombie, il y a fait une assez réussie carrière d’acteur de cinéma (non porno) et il dirige maintenant le plus bel hôtel de Carthagène !!!

Erika Cool, une merveilleuse belge, d’une finesse extrême et au « « doux visage » digne de la chanson de Christophe, a récemment écrit ses souvenirs d’actrice porno (parus à Anvers mais seulement pour ceux qui lisent le flamand couramment comme moi…) où elle évoque comme un très bon passé ses passages aux Deux Boules.

Et surtout Myriam Watteau, devenue hardeuse à 18 ans, qui a joué pendant deux ans tous les soirs au théâtre. Elle est maintenant devenue une danseuse, chorégraphe, scénariste, compositrice (voir son beau spectacle Delissya). Elle a raconté ses souvenirs de hardeuse dans Corps de flamme.
Le théâtre des Deux Boules a fermé précocement (certaines sources font état d’une courte tentative à Pigalle ???). Je n’en connais pas les causes (mais il semble que son gérant ait eu envie de se lancer dans des activités différentes). Il n’a jamais trouvé d’équivalent. Sauf peut-être dans les pièces de Vernon, mais il ne s’agit pas d’un théâtre.

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Prémisses : Un bar de Pigalle vers 80

Cela fait longtemps que j’écris une sorte de « journal » mais celui-ci a été dispersé au cours du temps sur de vieilles clefs USB etc. La majorité des textes ont disparus… J’ai retrouvé celui ci-dessous, qui m’a fait sourire et auquel je ne change pas une virgule. Il narre ma première expérience en un lieu qui était sensé être un « théâtre érotique »…
***
il y a quand même un bout de temps, élève de terminale dans un lycée parisien réputé, j’étais allé un après midi avec mon meilleur camarade de classe, Olivier, dans un « bar à spectacle » de Pigalle tout près du Moulin Rouge. Nous avions tout juste 18 ans et avions économisé pour la circonstance. Il faut dire qu’à l’époque avec Olivier on ne parlait que de cul et de chattes, non pas une fois par jour comme aujourd’hui mais toutes les cinq minutes. C’était dur de réviser le bac C dans ces conditions. Il y avait dans ce théâtre (annoncé à l’entrée) un forfait + boisson à 50F par tête et le caissier nous a affirmé que l’on pourrait rester autant de temps que l’on voudrait à « mater » les spectacles des filles nues.

Bref, fort réjoui nous avons pris place à l’intérieur, tout de même excité à la vue du spectacle médiocre absolument pas conforme aux affiches de top-model que nous avions vus à l’entrée. Mais notre bon goût était en devenir , le sens critique à dix-huit ans est abruti par des érections quasi permanentes.

Peu après notre arrivée, nous étions attablé avec chacun une bière, deux danseuses bien plus âgées que nous (peut-être trente ans) et assez entreprenantes sont venues s’asseoir, chacune d’un côté. Nous étions ravis. C’est alors que sans que nous ayons rien demandé, nous avons vu un serveur poser à coté de l’une des filles un seau avec une bouteille qui ressemblait à du champagne. Le malabar de service à copieusement servi les filles qui ont trinquées avec nous et se sont encore rapprochées. C’est vrai que nous étions vraiment très beaux et que le doute n’était pas permis à l’époque, en plus elles étaient quand même « plus vieilles » que nous et pas forcément canon.

Après une demi heure de discussions, et autres verres remplis et bus, un colosse de deux mètres de haut (nous avions à peine achevé notre croissance) s’est approché de notre table dans la pénombre, il avait une lampe torche une main et une soucoupe dans l’autre sur laquelle était posée la note. Je me souviens encore du mouvement de va et viens du faisceau de la lampe torche entre la note et nos visages ahuris !. Le colosse devait être habitué à son cinéma et il nous a dit d’une voix de baryton « il y a un problème ? ». Ce que nous avons confirmé en protestant car la note correspondait grosso modo à 1000 Francs, c’est à dire dix fois le prix de l’entrée!!!

Il nous a alors demandé de nous lever et même attrapé pour l’accompagner vers la caisse. Un deuxième videur encore plus impressionnant était là et m’a demandé : combien tu peux payer ? et autoritairement « Vide tes poches ». Ce que j’ai fait en sortant un modeste billet de 50F. Il a alors dit à mon ami et toi tu as combien ? Montre ce que tu as. Olivier avait le malheur de posséder – à son age – une carte de crédit, pauvre fils à papa. Mais nous ne nous sommes pas démonté malgré tout et j’ai affirmé que nous déposerions une plainte à la police s’il débitait la carte et que mon père était commissaire de police. Les molosses m’ont regardé incrédule, il y a eu une sorte de négociation et à la fin nous avons accepté un débit de 150F supplémentaires sur la carte de crédit.

En sortant, nous étions malgré tout soulagés et nous avons convenu que cette leçon valait bien le prix du dé-niaisement et du frisson.

Des années plus tard, nous sommes retournés avec Olivier sur ce lieu de pèlerinage en ayant soin de repousser les avances des hôtesses dès qu’elles se présentaient. Le spectacle était dorénavant dans la salle et nous prenions un malin plaisir à observer les nombreux clients, solitaires enivrés par la piquette et les poisseuses manœuvres de séduction, se faire plumer, et le clou du spectacle demeurait cet instant précis où hagard un malheureux était éblouis tel un lapin de garenne avec les phares d’une voiture, par le va et viens d’une lampe torche.

Cette éducation complétait celle des Jésuites et nous préparait déjà aux rapports de force du plus impitoyable libéralisme, et de ceux, plus pernicieux, de la séduction.

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Histoire du Théâtre « Le Lolita » (1988-2002)

Je suis très heureux que Pour_Rire nous fasse partager sa connaissance des anciens cabarets érotiques, de Pigalle et d’ailleurs, disparus aujourd’hui.

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Le Lolita 73 rue Pigalle 1988-2002/04 en face ou presque du 62 où se trouvait son concurrent…

Le Lolita était situé sur la partie gauche de la porte gauchère du 73. La partie droite, plus large, a accueilli de longue date des cabarets de Pigalle, « Le casino des concierges » en 1893 fondé par le communard Maxime Lisbonne, inventeur du strip-tease, le cabaret Brûlant en 1897, Le « Big Apple », cabaret de jazz en 1937, Le Savoy’s, cabaret artistique en 1941, La Belle Meunière, diner dansant en 1961 (photo plus bas). Notons que la devanture actuelle du Show-Girl provient de la dernière mouture de ce cabaret, une tentative du gérant du Lolita de créer un cabaret avec une troupe de danseuses russes qui fut un bide retentissant. Depuis des restaurants s’y sont succédés.

Sur la partie gauche de la porte donc était le Lolita ouvert en 1988. Avant, il s’agissait d’un de ces innombrables bars à hôtesses de Pigalle. Le Lolita a fermé vers 2002-2004. Il y a eu ensuite quelques temps une sorte de club ??? et actuellement le rideau de fer reste baissé !

Le Lolita avait une petite salle et une scène plutôt en largeur. Sur cette scène une originalité la présence d’un jacuzzi ou d’une petite baignoire ? Il semble que les danseuses ne l’utilisaient que très peu.

Le spectacle était permanent comme dans les autres théâtres de 12H30 à minuit 30. Fallait-il repayer pour les séances du soir ? Je ne sais pas.

Le Lolita n’aurait pas connu beaucoup de shows avec un hardeur et se serait vite tourné vers des spectacles avec de seules jolies filles avec l’alternance classique des spectacles de strip d’une seule fille et d’un show lesbien. Les shows semblent n’avoir eu aucune prétention artistique et les spectateurs n’y participaient que modérément.

Parmi les danseuses, deux semblent avoir marqué les esprits : une fille qui se serait fait appeler Pamela Violet et qui a joué sous ce nom dans quelques films érotiques. C’était une petite blonde très souriante et affable et très coquine. L’autre dont le prénom ne m’a pas été donné était une jolie blonde très fine, très romantique et qui aurait été la petite amie d’un sportif français très connu. Quelques danseuses doublaient avec le théâtre Saint-Denis et il semble que quelques-unes se montraient dans les baraques de strip-tease qui existaient encore sur le boulevard. Une autre époque !

Le Lolita disposait à l’étage d’une salle pour des salons privés. Mais je n’ai pas eu d’échos sur leur déroulement.

La disparition du Lolita, au début de notre nouveau siècle, est un signe, parmi beaucoup d’autres, de la fin du Pigalle d’antan.

La Belle meunière

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Histoire du Théâtre « Le Loving Chair » (1980-2000)

Je suis ravi que Pour_Rire_Le_Retour ait écrit le texte suivant concernant l’ancien théâtre de Pigalle – Le Loving Chair -, j’espère que d’autres textes suivront, ce sera l’occasion de consigner nos souvenirs, ceux d’une époque où ces lieux étaient plus rares.

*****
Loving Chair
62 et 62bis rue Pigalle,

Ouvert au milieu des années 1980 fermeture vers 2000/2002.

A coexisté un très court temps au 62 voisin, sous le nom de French’lover’s, avec un petit frère.

Ce théâtre était situé dans une rue Pigalle qui alors n’avait pas grand-chose à voir avec ce que nous en connaissons maintenant ! D’ailleurs la petite salle est maintenant un théâtre spécialisé en pièces pour enfants… Mais il a conservé son aspect original d’un petit théâtre en rond.

Un petit effort d’imagination donc pour voir une rue chaude de Pigalle en 1980, avec ses bars à hôtesses, ses filles qui tenaient les portes, le Sans-souci, le café au coin de la rue Victor Massé où dans l’arrière salle les macs corses tapaient la carte avant d’aller relever les compteurs ! Et parfois ses très bons cabarets, le 62-62bis fut occupé longtemps par la célèbre « Roulotte » depuis des décennies où Django Reinhardt dans les années 1940 et 1950 jouait de la guitare et faisait venir les meilleurs jazzmen. Art et sexe ont toujours été étroitement liés.

Le théâtre est lancé par un duo célèbre dans le petit milieu érotique, Peter et Isabelle. C’est eux qui lanceront ensuite le Sultana. Avant le Loving Chair, ils avaient ouvert un petit théâtre érotique, le Love in Paris où figurait sur la scène une réplique de canon, rue Victor Massé ou plus en bas de la rue Pigalle.

La salle était constituée d’une scène ronde (qui pouvait tourner) entourée de quelques rangées de fauteuils. Il y avait très grand intérêt à être sur la rangée du premier rang, beaucoup plus que dans les autres théâtres érotiques ! On payait d’ailleurs légèrement plus cher les places du premier rang. Je n’ai pas eu de renseignements sur les prix précis.

Le spectacle ouvrait aux heures habituelles aux théâtres érotiques 13H-1H du matin (avec quelques séances spéciales plus tardives). Comme dans tous ces théâtres, on pouvait rester autant de temps que l’on voulait, sortir et rentrer. Pas de boissons, alcool etc…

D’après les témoins, il y avait beaucoup moins de danseuses et une grande stabilité de l’équipe. Il y avait une séance l’après-midi et une séance le soir (chacune en continue), ce qui obligeait à prendre deux billets. Les filles faisaient souvent les 12H et 5 ou 6 jours par semaine. Ce devait être lourd !

Le spectacle avait ce minutage : show première fille, show deuxième fille, show troisième fille, show lesbien, show hard. Puis on recommence…

Je n’ai pas pu retrouver les noms ou prénoms des filles ! On m’a parlé d’une très piquante brune, Martine, qui était la star numéro 2 du lieu, dont la spécialité était de demander aux spectateurs du premier rang d’utiliser très très profondément un puissant god, ce qui permettait quelques sensations manuelles… De l’intérêt du premier rang !

Mais la star principale était la bien connue Isabelle, la compagne du patron, une très petite nana avec des formes intéressantes, mais surtout une boule d’érotisme et de sensualité, et un regard à faire craquer n’importe quel homme. C’était généralement elle qui faisait le show hard avec Peter (qui se tapait aussi quelques autres danseuses…), un show vraiment très hard, s’achevant généralement en salle, hors de la scène. Peter encourageant les spectateurs à caresser Isabelle pendant le show…

Sinon les spectacles n’avaient rien de très original (et strictement aucune autre ambition que de chauffer le mâle…), les danseuses encourageaient souvent les clients à caresser leurs charmantes poitrines, venaient dans les rangs parfois etc.

On m’a raconté aussi que parfois un spectateur, pendant le show lesbienne le plus souvent, était invité sur scène, déshabillé entièrement par les filles et qu’Isabelle lui faisait vraiment l’amour. Mais impossible de savoir si ce client privilégié (ce n’était pas un complice) l’était parce qu’Isabelle, qui était une vraie chaude, en avait eu envie ou parce qu’il aurait payé un discret supplément. Bref un temps où la permissivité était encore de mise…

Par contre il n’y avait pas de salons privés.

Pour des raisons qui sont mal connues, le théâtre a décliné à la fin des années 90. Peter l’a laissé péricliter lentement, au profit de son nouveau joujou, un club libertin, Le Sultana contigu, au numéro 62. Au rez de chaussée du Sultana fonctionnait un petit théâtre érotique, le Sixty Two, avec des shows privés. Il a fermé avec le Sultana, devenu un lieu douteux. On vit ensuite Isabelle tenter quelques shows au célèbre Sexodrome (bien moins sage que maintenant car devenu boutique pour bobos en mal de petits achats coquins), mais ce n’était plus que l’ombre d’elle-même.

Tout passe, tout casse

La Roulotte

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Mes débuts parisiens, puis aux SG et CH par Andrews

Comme beaucoup de mes compatriotes, j’ai découvert Paris tout jeune homme. On ne parlait pas du Thalys et le tunnel sous la Manche était encore l’objet d’une pure fiction digne de Jules Verne. C’est dire si le trajet était long de la capitale belge à la capitale française.
La censure était importante en Belgique. Pas de films dans des cinémas exposant les lèvres du bas de ces dames. Heureusement Canal+ nous a délivré. Les premiers peep shows sont apparus à Bruxelles début des années « nonante » (90), et les jeunes femmes étaient obligées de garder leurs culottes (ce fut le cas pendant à peu près 3 ou 4 ans). Il y avait bien des cinémas offrant un entracte avec striptease, avec plus ou moins de bonheur, des jeunes femmes très belles, puis une crise de plus et les salaires étant moins attractifs, ce sont d’autres femmes moins belles qui ont pris place, et la plupart des clients, blasés, sont venus plus rarement. Il n’existe plus de cinémas proposant des stripteases.
Vers la fin des années « nonante », ce sont quelques cafés qui proposaient des spectacles de striptease à l’heure de table ou en fin de journée pour ceux dont le train avait pris du « retard ». Les jeunes femmes passaient avec une chope et on leur glissait un billet de 100 francs belges (quelque 2,50 euros). Avec l’apparition de l’euro, la plupart des clients n’étaient pas prêts à payer le double (billet de 5 euros).
En ce qui concerne les spectacles parisiens, j’ai simplement consulté le Pariscope à la rubrique des spectacles « coquins ». Muni d’un plan de Paris, il n’y avait plus qu’à suivre la piste. Pigalle ne m’a jamais attiré. Tout de suite, j’ai senti l’arnaque à plein nez, et si j’ai mis les pieds dans un des établissements, c’est pour en sortir tout de suite.
Si j’ai bon souvenir, j’ai franchi pour la première fois avec le coeur battant fort, les portes du Chochotte. Les jeunes femmes que j’ai vu auraient pu être considérées comme très prudes par rapport aux spectacles d’aujourd’hui, mais c’était malgré tout un grand choc pour le petit « provincial ».
Début de ce siècle, j’ai du me rendre très souvent à Paris, et quand mes missions étaient terminées, pour tuer le temps avant de reprendre le train, j’ai fréquenté régulièrement le SG et le CH.
En l’espace de quelque cinq années, les spectacles ont évolué en faisant grimper le mercure dans le thermomètre. Le réchauffement n’est pas seulement climatique.
Je reste nostalgique des années 2010, 2011 et 2012, du Chochotte. Il y avait Stella, entretemps devenue ce fruit rouge au SG. Et Satie, Miel …
Mais bon, la vie continue …

ps : ah oui, j’ai mis les pieds dans un théâtre, je crois le théâtre Saint-Denis. J’étais seul dans cette salle, et un couple copulait sur scène (les « acteurs » ), puis le type, avec un ventre digne d’une « bonne fourchette » a enfilé un pantalon de training et est parti en lançant à sa partenaire: « je vais faire une course à la FNAC », on était dans la banalisation accomplie de ce qui venait de se produire quelques secondes avant.
ps2 : J’ai eu l’occasion d’assister à « Oh Calcutta », par une troupe partie « évangéliser » les niais que nous étions en ce temps-là.(aujourd’hui, si un acteur n’est pas « à poil » dans une pièce, cela fait l’objet de remarques étonnées).

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Mes débuts parisiens, puis aux SG et CH par Mesa92

Début des années 80, à bruxelles sur le boulevard adolphe max, il y avait 4 ou 5 cinémas pornos, une strip teaseuse tournait entre les salles et un entracte était prévu pour le passage de la fille.
la pénombre et la toison de la (pas toujours) »jeune » femme ne permettait pas de distinguer les détail du sexe féminin!

mon fantasme de jeune homme était de me rendre à paris pour assister a une débauche de spectacles pornographique, adolescent j’avais eu l’occasion de faire quelques voyages en autocar dans la capitale française, à chaque fois le car passait en soirée dans Pigalle, pour permettre de voir les  »illuminations » en fait d’illumination ce sont surtout les photo de jeunes femmes dénudées et les titres aguicheurs des cinémas pornos qui m’attiraient! je n’oublierai jamais celui-ci,  »dans la chaleur de ton anus »…
en 1985 ou 86, j’ai réussi à m’offrir un city trip à paris, j’imaginais Pigalle comme un centre de spectacle pornographique , les bars affichaient de nombreuses photos de femmes en show lesbien et hétéros, je ne savais pas d’ailleurs que c’étaient des bar!, j’ai choisi celui qui exhibait les photos qui me semblaient les plus hard, en entrant j’ai rapidement compris que l’endroit n’était pas celui que les affiches et photos faisaient croire! une fille dansait en sous vêtement au centre de la salle étonnement petite, elle ne s’est d’ailleurs pas déshabillée, une autre est venue m’accueillir, petits bisous, câlins et  »tu m’offre un verre » j’ai senti l’arnaque mais je n’ai pas osé sortir directement, j’ai donc bu une coupe avec la fille, elle demandait que j’aille avec elle, je ne sais pas ou d’ailleurs ! ce jour là j’ai pensé qu’on montait en chambre!!!
quand la fille à commencé à insister et à tenté de se faire offrir un second verre, j’ai voulu partir, elle s’est alors montrée très désagréable, le patron m’a demandé de payer les verres  »c’est 900 francs » je n’ai pas osé contester et j’ai payé, il a tenté de me rouler en recomptant, il oubliait 2 billets  »y a que 800 » alors je me suis fâché et j’ai menacé d’appeler la police, il m’a foutu dehors en m’insultant!!!
délesté d’une grande partie de l’argent que j’avais prévus de dépenser, j’ai quand même eu la chance en retournant vers la place Clichy de voir au dessus d’un sex shop une enseigne  »théâtre pornographique » j’ai tenté ma chance me disant que si je me retrouvais dans un bar comme le premier que je ressortait immédiatement!
je n’ai pas été déçus, au premier étage une salle, des rangées de sièges (une dizaine), devant une scène et quelques clients qui attendaient. le spectacle n’était pas encore commencé.
une dizaine de minute plus tard, une toute jeune fille (18-20 ans) et une jeune femme (25-30 ans) sont arrivée. strip, exhibition de la jeune par la plus agée, show lesbien et arrivée du hardeur qui s’occupe de la jeune avant de terminer par celle qui semblait être sa compagne…
Waw… bien hard, super excité par ces deux femmes obligées de s’exhiber en public! j’avoue que c’est ça qui m’a plus…
après le show j’ai attendu un peu, voir si il y en aurait un autre, mais rien ne se passait, alors après 20 minutes je suis sortis, j’ai cru voir sur in  »planing » que le trio se reproduisait plusieurs fois par jour mais je n’ai pas bien compris les horaires
comme je m’était fait plumer il ne me restait plus assez d’argent pour y retourner plus tard, alors je suis rentré à l’hotel et ensuite le lendemain en Belgique.
en 1985 il n’y avait pas le Thalys, il fallait pas loin de 4 heure pour un Bruxelles-Paris, alors je n’y suis plus revenus déçu par ma mésaventure, mais je n’ai jamais oublié ces deux femmes nues sur scène…

c’est en 2008 que m’est revenue l’envie de revenir à paris, entre-temps ce furent les peep-show, les filles étaient jolies, on voyais des sexes épilés, mais on était isolé dans une cabine, je ne retrouvait pas l’excitation que j’avais ressentie en voyant les deux filles baiser devant une salle remplie de voyeurs!
alors c’est sans originalité que j’ai tapé  »paris spectacle érotiques » sur google!
je suis tombé sur le site internet du chochotte, quelques photos de filles en sous vêtements  »d’époque » je ne comprenait pas si c’était un défilé de lingeries ou un spectacle de nu! mais le forum indiqué également par google m’a éclairé bien plus.
j’y ai lu notamment qu’une fille s’était faite double pénétrer par une autre maniant habilement ses sex toys…

c’est en juin 2008 que je m’y suis rendu, avec l’intention de visiter SG et chochotte, arrivé le vendredi en fin d’après midi j’ai choisi le SG pour y passer la soirée, le Chochotte était plus omniprésent sur le forum et j’avais envie d’y passer plus de temps qu’au SG.
arrivé dans la petite salle une blonde nue sur les genoux d’un spectateur du premier rang! ses seins à moins d’un centimètre du visage de l’homme!!! j’étais aux anges, non seulement les filles se déshabillaient en public, mais en plus elle venaient sur les clients!!! entièrement nues!!! je n’avais pas capté cela sur le forum…
Hydiane, une blonde style girl nest door, suivait, son sexe entièrement épilé qu’elle montrait dans des positions acrobatiques assises sur moi, je vais avouer que la foufoune de cette fille à été la plus parfaite de toutes celle qu’il m’aie été donné de voir les deux théâtres confondus!!!
j’ai quitté à la fermeture excité comme une puce! c’est exactement ce dont je rêvais depuis des années!

le lendemain c’était chochotte, Maeva commençait son show quand je suis descendu, la fille était superbe mais je ne retrouvait pas la pornographie de la veille. puis Sydney, j’avais bien compris aux vus des commentaire que c’était la star de l’endroit, elle a été butiner sur tout le monde, enfin presque tous puisque j’ai été oublié! et puis c’est Anna, une star de Hollywood, blonde et toute de blanc vêtue, j’ignore encore pourquoi mais c’est sur moi qu’elle a jeté son dévolu!, bien sur elle n’a oublié aucun client, mais sa façon de me regarder, de venir faire systématiquement ses finals sur mes genoux joues contre joues, lèvres contre lèvres…
j’étais dans un autre monde que la veille, j’était venu voir des filles s’exhiber sans pudeurs, humiliées de devoir se dénuder devant des spectateurs, et le décor aidant certainement, je tombe sous le charme! le coté aléatoire des contacts par rapport au SG à certainement joué aussi…

je suis revenu voir Anna, surpris qu’elle me reconnaisse! mais je l’espérait secrètement… et puis elle à disparu! et j’ai découvert en novembre 2008 une autre jeune femme, une fille timide qui restait scotchée à la barre, qui ne tolérait aucun contact, mais qui avait un corp de rêve. cette fille est devenue un pilier du lieu, bien plus tactile qu’a ses débuts, elle s’appelait Lias et je ne l’oublierai jamais, grâce à elle j’ai connu des moment de joie intense pendant 4 ans!!!!
je suis alors devenu un client régulier du chochotte, une visite mensuelle pour voir Satie, Iris, Eva, Kalina qui me zappait mais qui habillement me disait qu’elle me laissait pour Lias.
il y avait aussi Hydiane, un sacré caractère! un jour il n’y en avait que pour moi, le lendemain elle me zappait totalement!
généralement je faisait aussi une visite au SG, pour le cul! je me souvient de Tissia, Eve, Vicky, avec elles c’était chaud, c’étais hard!!!
ça fait pile un an que je n’y suis plus retourné, mais je reviendrai, I’ll be back! c’est certain.

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Mes débuts dans un théâtre érotique puis au CH et SG par Zyrconium

A la premiere sortie dans ce genre d’établissement, je finissais mes études, et en visitant New York un soir j’ai été frappé par une enseigne d’un cabaret spectacle erotique, et prenant mon courage à deux mains je suis rentré pour voir. Là sur une scène circulaire 7 ou 8 filles en sous vètements ondulaient en se tenant à une barre et se rapprochaient de certains spectateurs qui glissaient des billets dans leurs soutien gorge.Le public : à peu prés tous les types de personnes visibles à wall street, du costume cravate à l’employé en jeans. Et aprés une danse rapprochée une fille toute décorées de billets verts m’a fait ostensiblement comprendre que je devais glisser quelques dollars moi aussi. Et n’ayant ni le look ni le portefeuille du loup de Wall Street, j’ai glissé un minable billet déja précieux pour l’étudiant fauché qui s’est dit qu’il n’était pas fait pour ce genre d’endroit. Et voila pour la java le samedi à Brodway quand on n’a pas le sou.

Deux ans plus tard, en rentrant en France, je suis allé faire un tour au SG, repéré sur Pariscope, et j’assistais à un fascinant spectacle rappelant plutot le CH d’aujourd’hui. Je me souviens encore de la charmante jeune femme à la caisse, pratiquement de mon age, me disant ‘j’espère que ca vous a plu, revenez nous voir’ avec un grand sourire. Comment refuser ce qui est si gentiment demandé ?

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Mes débuts parisiens, puis aux SG et CH par Homme du Picardie

Pour ma part, provincial que je suis, j’ai du faire une stage de plusieurs jours à Paris, puis des passages un peu plus réguliers, mensuels dans la capitale.. Pour occuper les soirées, je cherchai et je suis tombé sur Pariscope, petit bouquin hebdomadaire qui tenait dans la poche. Je ne sais s’il existe encore. On y trouvait une rubrique où étaient classés les « théâtres érotiques » (style Chochotte et SG) de l’époque. Ils étaient plus nombreux qu’aujourd’hui.
– le Théatre Saint-Denis donc, où il y avait des salons.
– le Show Girls ciné porno qui venait tout juste d’être transformé,
– le Chochotte, ancien magasin de chaussures et parapluies, dont l’enseigne étaient encore accrochée en façade,
– le French Lover et le Love in Paris, deux établissements « concomitants » appartenant au même couple (Isabelle et Peter) et qui avait toujours le même programme, situés rue Fontaine. Les patrons faisaient un numéro en couple, puis la patronne et une autre danseuse faisaient un numéro en solo. Dommage peu de renouvellement dans « le personnel ».
– le Lolita même rue presque en face des précédents. Il avait la particularité de posséder sur scène une cabine de douche que ces demoiselles utilisaient parfois, voire y poussaient des spectateurs,
– le Théâtre des deux Obus, plus bas dans la même rue, mais qui ne fonctionna que peu de temps.
– le Théâtre du Coeur Joyeux (si je me souviens bien du nom) près de la rue du même nom, sur la place des Innocents. Il ne fonctionna pas très longtemps lui non plus.
– le Théatre des Deux Boules, rue des Ecoles, tout près de la Sorbonne. La spécialité de l’établissement était un filet tendu au dessus des spectateurs. Certaines danseuses, mais surtout les couples s’y produisaient, parfois il fallait faire attention aux « éclaboussures ». Il y avait des salons.

Il en existait d’autres, mais je n’ai pas eu l’occasion de tous les tester, sans parler bien sûr des peep shows, qui au départ n’étaient pas tous à pièces ou à carte. On pouvait demander une fille pour un spectacle privé.

Voilà voilà, peut être que mon post va rappeler des souvenirs aux plus anciens d’entre nous.

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Mes débuts parisiens, puis aux SG et CH par Rek62

J’ai toujours eu une fascination pour les spectacles de nu et jeune je savais qu’il existait des « peep show » dans les grandes villes (où je ne vivais pas). Une de mes premières venues à Paris a donc été l’occasion d’entrer dans un de ses endroits et d’en sortir mi chèvre mi chou. L’allure à laquelle il aurait fallu glisser des pièces (de 10F???) pour bénéficier d’un spectacle d’une certaine longueur se révélant dissuasive.

Et puis, une fois, en arpentant la rue St Denis (totalement par hasard évidemment) je suis tombé sur une devanture qui m’a intrigué. Celle d’un certain « Théatre St Denis » qui annonçait « strip, lesbien et couple sur scène ». J’allais rapidos me renseigner en demandant à la caisse ce qu’il fallait donner pour voir les strip et seulement les strip. Elle me regarda éberluée, disant « mais on ne choisit pas, ça se suit » et m’annonça un prix qui me paru assez élevé, surtout que je n’avais pas beaucoup de temps devant moi. Après réflexion j’entrais quand même et là j’allais attraper un virus qui n’allait pas me quitter. Une magnifique jeune fille passait dans les rangs en se déshabillant à quelque centimètre des spectateurs. Je me souviens encore de sa façon de faire tenir sa culotte autour de son poignet comme on peut le faire d’un chouchou et de se promener dans le plus simple appareil autour de moi (et des autres mais m’en fichais d’eux). Je garde un souvenir ému de cette jeune fille que je n’ai plus jamais revu…
Je suis retourné plusieurs fois à cet endroit (où les spectateurs étaient largement amenés à venir sur scène d’ailleurs) et puis un jour, en arrivant devant j’ai trouvé porte close, le théâtre St denis avait fermé. Il n’a plus jamais rouvert, sous cette forme en tout cas.
Dépité j’ai consulté internet (qui ne devait pas exister depuis longtemps) pour voir s’il y avait d’autres lieux de ce genre et là on parlait, sur un site dont j’ai oublié le nom et qui n’existe sans doute plus, de l’existence d’un certain Show Girl et aussi d’un Chochotte bien attirant. Ainsi que du lolita théatre et du loving chair du côté de pigalle.

J’ai fait une tentative au SG qui s’est pas mal passé mais j’ai pourtant longtemps était davantage au loving chair où les filles étaient très permissives mais surtout ne demandaient pas du tout à ce qu’on les rejoigne en salon (au sg ça avait été le cas et je n’avais pas trop apprécié). Je ne sais même pas s’il y avait des salons là bas d’ailleurs. Après la fermeture de ce dernier j’ai vraiment commencé mon aventure SG, rapidement suivi par la découverte du Chochotte.
Finalement nos théâtres actuels ont pris peu de place dans mon récit. Mais je ne regrette pas de les avoir découverts!

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Souvenirs australiens (Par Andrews)

En évoquant Sydney, la danseuse, cela me rappelle quelques souvenirs …


Sydney : il y avait effectivement à Sydney, un établissement qui était à la fois cinéma « érotique », bar et établissement de striptease et qui n’était pas situé dans King Cross mais près de la gare de Sydney. Je ne me rappelle plus le nom, et il est fort probable qu’il n’existe plus. Je parle de souvenirs qui remontent au début des années 90.
Les films étaient interrompus plus ou moins toutes les 10 minutes. Une jeune femme « itinérante » se présentait pour un striptease, circulait dans les rangées de sièges et offrait l’occasion de la « flatter » d’une main ou des deux en « signe de gratitude » . L’une d’entre elles, Maxine, semblait être à demeure. Son numéro consistait à « forniquer avec le consentement du Roi » (fuck)* et invitait un spectateur à la rejoindre sur la scène en face de l’écran illuminé. Le type se faisait littéralement traire et pas à la main, mais bien avec le sexe que vous messieurs vous n’avez pas. Et pour les timides, Maxine recevait en privé moyennant espèces sonnantes et trébuchantes. Depuis lors, l’Australie a légalisé la prostitution et c’est devenu un métier comme un autre.


Melbourne : près de la gare de Flind street, il y avait et il y est peut-être encore, un établissement en sous-sol, où le midi, le personnel des entreprises voisines, venaient se restaurer ou jouer au billard américain. Chez Ozie (du diminutif Aussie signifiant Australien). Certains jours, c’était aussi spectacle de striptease à midi. Les jeunes femmes étaient des freelances, et avant chaque show, elle passait avec une grosse chope de bière (grosse au point d’avoir une anse pour la porter, 2 à 3 litres) et récoltait les dons au profit de l’œuvre de la demoiselle (ou de la madame). Ensuite, le spectacle commençait sur une table improvisée en scène (la table faisait au moins 4×4 mètres et le plateau était fait à partir de panneaux de coffrage). Une des filles avait comme spécialité d’inonder le plateau, le rendant glissant. Elle se lançait, faisait un cumulet et continuait à glisser sur ses fesses, les jambes écartées. Un Indien avait pris l’habitude de se positionner en face d’elle, de telle sorte que la demoiselle atterrissait sur son gros ventre, le ceinturant avec ses jambes. Quand elle avait pris trop d’élan, il arrivait que l’Indien bascule sur le dos, la chaise renversée et la danseuse à califourchon sur une zone dite érectile. Une acrobate un peu comme Marla au Chochotte.
Dans les établissements de striptease, il y avait le Santa Fe. On y échangeait ses dollars contre du dollars de Santa Fe, billets de l’établissement qui permettait probablement à l’exploitant de retenir sa commission quand la fille venait échanger ses pourboires. Les filles s’exhibaient sur des tables rondes, comme le nom l’évoque, cela ressemblait à un saloon comme on en voit dans les films dits « far west ». Elles se retrouvaient nues avec une jarretière accueillant les billets désireux de changer de mains. Mais on gardait ses mains chez soi, pas question de toucher les demoiselles.


Brisbane : non loin de la gare routière et ferroviaire, il y avait un établissement qui ouvrait uniquement le soir. Là c’était du lapdance et on pouvait flatter la demoiselle à l’exception de la zone pubienne. Les timides ont toujours tort .


Adelaide : le grand professionnalisme que l’on trouve encore au Crazy Horse (http://www.crazyhorse.com.au/). De belles femmes dansant une chorégraphie parfaitement réglées, de quoi rendre fous les mineurs de Coolgardie ou de Coober Pedy, venus s’encanailler en ville après avoir vendu quelques opales.


Que de souvenirs, merci de me les avoir fait remonter en surface.

*selon certaines sources le mot fuck serait « fornication under the consentment of the King »