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Divers Fictions érotiques

Et d’abord le regard

Un Roman de LAURE GIAPPICONI

Mona dans « la vraie vie » est une jeune femme de bonne famille. Elle a trente ans, est actrice de théâtre, bien éduquée, était mariée et se retrouve soudainement « libre » après son divorce. Quelques flashbacks nous racontent des moments clefs de sa jeunesse, relatifs à son désir d’être sur scène, son éveil à la sexualité, sa recherche en la matière. Et disent sa fascination progressive pour l’érotisme. Un jour Mona tombe sur une annonce du Cabaret érotique Oz qui cherche une danseuse… Elle franchit le pas telle une Alice trop curieuse, en quête d’émerveillement. Passe une audition, est prise, commence à travailler dès le lendemain.

Le lecteur assiste avec curiosité aux premiers pas de Mona devenue Mara – son pseudo – sur scène. Et on découvre avec un grand amusement les conseils de Charles, le caissier aux airs de bouledogue omniprésent aux manettes du Cabaret. Connaisseur du « goût des hommes » il lui demande avant toute considération artistique de ne pas oublier de montrer sa chatte au bout de quelques minutes. Le ton est donné !

Le roman est un régal de lecture , d’humour et de tendresse. Non seulement Laure Giappiconi écrit très bien, mais elle nous fait vivre une formidable plongée dans ce microcosme, ce cabaret érotique au décor kitsch improbable, à la patronne imprévisible. On assiste aux spectacles, découvre les à côtés – côté danseuses – et le récit est agrémenté d’anecdotes croustillantes qui renforcent « l’effet de réalité » de cette excellente fiction.

La vie des danseuses du petit théâtre Oz nous est racontée. La scène évidemment, des numéros, des moments inoubliables, mais aussi la vie « en loge », au café où se retrouvent les jeunes femmes -« chez Walid » -, des sorties en groupe, des retrouvailles. Le lecteur découvre avec surprise leur complicité, leur « sororité » pour reprendre un mot prisé par l’auteure. Alors que l’on aurait pu s’imaginer un univers ultra compétitif, fait de jalousies et de coups-bas entre « pestes », on est surpris d’apprendre que non : ce sont la complicité, l’amitié, l’entraide qui dominent. Une grande tendresse émane des portraits que la narratrice fait de ses consœurs. Et en lisant ces portraits touchants, amusants, parfois tragiques, on découvre que la « mise à nu » devant les clients n’est rien au regard d’une autre mise à nu, bien plus intégrale, entre danseuses. Qui à force de contacts rapprochés – « jusqu’aux muqueuses » – lors des duos lesbiens, d’émotions quotidiennes partagées – joies, rires, crises et réconforts -, de confessions parfois poignantes, finissent par tout savoir les unes des autres.

Le portrait que Mona-Mara fait des hommes au sein du Cabaret Oz est plus succinct. Car limité au cadre fermé de ce petit théâtre. On découvre les réactions des spectateurs lors des numéros (aussi par des témoignages sur un forum animé par des « habitués »), leurs faiblesses face aux « trucs » – qui s’apparentent parfois à une technique de pêche controversée dite « au Lamparo » – pour les faire venir en salons privés, à leurs demandes souvent cocasses dans ces « espaces privés », lieu d’expression de leurs fantasmes – dûment monnayés.  La maison Oz fait preuve d’une grande « tolérance »…  

Je ne vais pas « spoiler » cet excellent roman. Et donc arrêter là mon résumé. Mais je dois dire ma grande surprise de lecteur devant la qualité littéraire du roman de Laure Giappiconi. Son écriture littéraire est savoureuse, elle a su insuffler un rythme en jouant sur l’alternance et la composition de scènes aux formes variées. C’est un excellent travail d’écrivain. Un excellent roman. Une lecture que je recommande absolument. Bravo !

Laure Giappiconi dédicacera son roman ce samedi 19 Juin, de 15 heures à 18 heures, au Sweet Paradise – 12 rue Marie Stuart 75002 Paris.

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Fictions érotiques

De beaux débuts

En retrouvant Dolly au Jardin du Luxembourg je constatais amusé que même « en civil » elle gardait un goût immodéré pour les costumes. L’adage « En mai, fais ce qu’il te plaît» était étonnamment pris à la lettre : Dolly attendait assise à la terrasse du café de plein air surplombant le bassin central du jardin – « La terrasse de Madame » – vêtue d’une veste de tweed de laine rouge, aux franges de plumes noires et travaillée de motifs d’or. Le baroque était encore accentué quand m’approchant de sa chaise, je constatais qu’elle portait un bouffant tutu de dentelle crême. Je retrouvais avec joie sa tendance naturelle au spectacle, à l’exubérance, elle était vêtue comme si elle sortait du théâtre ou encore attendait un photographe de mode. Je déclarais sans hésiter « La plus belle fleur du jardin… ».  

Les meilleures terrasses de l'été parisien 2019 - Mademoiselle Bon Plan

C’est en ce lieu et autour de cafés fumants et croissants que nous fîmes enfin connaissance, si on excepte ces deux salons, l’un torride au Show Girl, l’autre plus convenable au Chochotte, qui par leurs deux façons, disaient moins de Dolly que son jeu extraordinaire en salle. Et, comme au théâtre, j’admirais sa spontanéité, son sens de la répartie, l’émotivité adolescente qui m’avait séduit et qui à nouveau empourprait ses joues.

Elle semblait toute aussi curieuse de moi que je l’étais d’elle et, à ses questions sur mes activités professionnelles, je répondais avec hésitation : « je crois que je fais du conseil, oui du conseil, on peut dire ça comme ça, du conseil…mais pas que…  ».  La réalité c’est que moi-même je ne savais plus, depuis qu’il y a une bonne quinzaine d’années, du fait d’une propension au zapping exempte de contrainte, de multiples passions et de projets, avortés ou en devenir, je ne savais vraiment plus ce que je faisais, oui. Et dans un éclair de lucidité je déclarais : « Il n’y a pas de liberté sans contrainte ». Devant sa mine surprise, j’orientais la discussion vers le théâtre, ce que nous y cherchions chacun, comment elle était arrivée là, ce qu’elle pensait de ses deux premières semaines.

Elle était passée plusieurs fois devant la discrète façade en se rendant chez Gibert avant les derniers confinements et s’était demandée ce qu’était cette devanture aux tons roses, cette image argentée de femme nue agenouillée, puis, comme souvent lorsque notre attention a imprimé une curiosité, était tombée récemment sur une annonce du même théâtre « Cherche danseuse… ». Elle avait aussitôt téléphoné, pris rendez-vous, passé une audition, assisté à une répétition, dû même écrire une lettre de motivation.  Ce travail d’appoint, tel qu’elle le nommait, tombait à pic, car les horaires du théâtre étaient compatibles avec ses horaires de cours et, de plus, avec la période galère des plusieurs mois passés, Dolly avait sérieusement besoin d’argent.  Elle disait adorer la scène et la liberté de création qui était laissée aux danseuses.

A propos de l’ambiance et de ces mêmes danseuses, elle déclarait qu’elle en aimait certaines mais se méfiait des autres, surtout les plus anciennes qui menaient la vie dure aux nouvelles, voyaient d’un mauvais oeil la concurrence, et considéraient certains clients comme leur propriété privée, au point de montrer les dents si on abordait leurs immobilisations comptables en costume-cravate, dont l’amortissement n’était point arrivé à terme. Elles jouaient de l’intox sur ce qui était permis ou non en salon, limitaient les possibilités des nouvelles à leur maximum, tandis que discrétos faisaient ce qu’il faut pour garder leur cheptel. Ses propos sur la « direction » étaient par contre étonnamment « corporate »; on n’aurait probablement pas mieux dit lors d’un séminaire d’accueil chez Google ou chez Loréal : « Cindy est une véritable commerçante, une pro très sympa et qui sait mettre à l’aise tout le monde. Il faut voir comme elle sait parler aux clients ! », « Salomé est hyper organisée, excellente gestionnaire et toujours de bon conseil. Parfois un peu trop pressante quand elle organise le planning », « Mademoiselle est une artiste méconnue, elle aurait pu faire carrière dans la haute couture, je te jure, elle conçoit et coud des costumes et des décors magnifiques. Mais surtout c’est une véritable femme d’affaire. Rien ne lui échappe ! »

Je me gardais bien de faire la moindre remarque quant aux appréciations dithyrambiques de la jeune Dolly, pas seulement parce qu’égoïstement je souhaitais qu’elle garde son entrain et sa fraicheur de débutante, mais surtout parce qu’au cours des dernières années les nombreuses confidences recueillies, détails relatifs aux arrières cuisines du théâtre, qui m’avaient d’abord intéressés je le concède, m’ennuyaient désormais prodigieusement, amoindrissaient mon plaisir, et, comme un gourmet dans un bon restaurant je ne voulais surtout pas connaitre la provenance et le curriculum vitae, tandis qu’il s’approchait de ma bouche, du tendre morceau bien saucé de filet mignon, je voulais juste le déguster, le sentir fondre sous mes dents, mais, déjà paternaliste, eu égard aux risques que Dolly prenait en me rencontrant, passibles d’ailleurs d’éjection immédiate, je lui conseillais de faire très attention à ses nouvelles « amies », de ne surtout pas fréquenter les anciennes qui, pour la plupart devaient leur longévité à leurs petites trahisons. J’ajoutais avec expérience que comme dans le monde de l’entreprise privée, le théâtre n’était qu’un microcosme exacerbé de l’ultralibéralisme ambiant, que l’ambiance en apparence feutrée de charme et d’érotisme dissimulait d’impitoyables rapports de force, entre danseuses, vis à vis des clients, des rapports commerciaux, concurrentiels et violents. Dolly souriait, et, tandis que je finissais ma phrase un peu longue, je sentais soudain par dessous la table pliante sur laquelle étaient posées nos tasses, un petit pied déchaussé, se frayer le passage entre mes cuisses, venir se blottir contre la tiédeur de mes couilles.

  • Ca te dirait de fumer un bedo ?
  • Comment ?…

Dolly fit en rigolant le geste de fumer, me dit qu’elle en avait « de la bonne » chez elle, qu’il faisait un peu froid ici, et qu’on serait beaucoup mieux dans sa chambre. D’ailleurs c’était tout près…

En traversant le Jardin du Luxembourg, hormis la petite taille de Dolly, qui aurait pu faire croire aux promeneurs que j’accompagnais ma fille à quelque événement costumé de son collège, ce qui me frappait c’était ses commentaires érudits à propos des statues de reines, déesses et autres nymphes croisées, auxquelles elle superposait de façon comique des figures de danseuses du théâtre « tu trouves pas qu’on dirait Thaïs ? » et, lorsque m’énquérant du nom de la célébrité réprésentée par un buste de bronze à laquelle la statue de marbre d’une jeune femme penchée rendait hommage en lui déposant des fleurs, elle répondait du tac au tac « Watteau ! Et la femme penchée est l’un de ses modèles » puis elle pouffait de rire et lançait « Tu trouves pas qu’on dirait qu’elle le branle ?« .

Jardin du Luxembourg article 3

Une dizaine de minutes plus tard je me retrouvais, essoufflé par la montée des sept étages d’un raidillon de service, assis sur un matelas posé à même le sol d’une petite chambre de service, observant Dolly, chauffer de l’eau pour un thé, rouler un joint avec expertise, se débarrasser de sa veste et de son tutu, venir me rejoindre sur le « lit ». Une petite culotte de dentelle bleue lui moulait de façon insupportable sa magnifique croupe, épousait le bombé de son mont-de-vénus et le concave de sa jeune chatte, probablement entrouverte par la pression excessive du tissu.

Une heure plus tard, le petit corps en sueur de Dolly reposait sur le mien, mon sexe flaccide entre ses cuisses mouillées. Cela faisait bien trente ans que je n’avais pas fumé et baisé dans le même temps, de vagues souvenirs africains post-adolescents me revenaient, mais je ne m’étais jamais fait baiser comme cela, dans cet état, c’était une certitude. Car Dolly prenait étonnamment bien les choses en main : elle baisait avec énergie, exhortait telle une coach sportive durant les exercices, me surprenait par des demandes impromptues : « tu peux me frapper si tu veux ! », « Tires moi les cheveux ! », « claque moi les fesses ! »… puis, finissant accroupie sur moi lessivé, ses petits pieds de chaque côté de mes hanches, elle tenait le rythme du galop à merveille, et tandis que ma vue était obstruée par le balancier de ses jeunes seins et la pluie ambrée de ses cheveux, j’entendais les claquements humides de son bassin marteler le mien, le clapotis gluant de nos sexes, ses ahanements convulsifs, jusqu’à ce qu’enfin son visage rond et cramoisi se relève, se crispe juste avant que dans un plaisir synchrone, écartant le surgeon de son clitoris elle se répande sur mon ventre. Car Dolly était aussi … très expansive !

Quand avant de se quitter Dolly me demandait si je pouvais « l’aider », je lui fut reconnaissant qu’elle traite la requête « après » plutôt  « qu’avant ». Cette simple variation de  timing dans la demande, prouvait une fois de plus sa grande intelligence :  Dolly avait transformé, par une légère prise de risque, une vulgaire transaction commerciale entre deux entités autonomes mues par des intérêts égoïstes, en une relation (il aurait été naïf à ce stade de la déclarer amoureuse) faite de don et de contre-don. Sans obligation, si ce n’est ce besoin naturel et bien humain de réciprocité, de « Potlatch » pour parler comme les ethnologues. Bien qu’aux quelques détails de sa chambre minuscule et au désordre ambiant  – probablement imputable à un laxisme « post-adolescent », j’eusses pu tel un inspecteur des impots comptant les nappes sales d’un restaurant me faire une idée de ses entrées-sorties, de son train de vie, je m’enquérais plus en détail de ses besoins, et dans un sans-gêne qui m’est naturellement coutûmier lorsqu’il s’agit d’être efficace, lui demandais de me détailler l’état de ses finances. De se justifier.  Froissée, contrariée même, elle me jetait à la figure son dernier relevé bancaire et j’y notais un solde négatif de -150 euros. Sa chambre de bonne certes située rue Guynemer aux abords du Jardin du Luxembourg lui coûtait 400 euros, je trouvais en sus des frais dentaires, de bouche, de fringues, de coiffure mais constatait surtout avec satisfaction de nombreux achats en librairie, à La Procure ou à l’Ecume des Lettres, dont témoignaient les piles d’ouvrages d’économie, de socio et de philo qui jonchaient sa console de travail. Et découvrais avec émerveillement que Maria Kolkiewicz (elle avait juste gardé le nom de sa mère et surtout pas de son père – « un connard » me confiera-elle plus tard) était en première année à Sciences-Po ! J’épongeais sans réserve le déficit de cette prometteuse étudiante, et même plus, avec la satisfaction de celui qui fait bonne œuvre, de façon toute aussi généreuse que Dolly avait peu avant épongé mes ardeurs.

Nous convenions de nous revoir très vite, au théâtre – j’étais déjà en manque en la quittant – et que, pour ne pas éveiller là-bas les soupçons, il convenait lors de mes visites ni de s’éviter, ni d’en faire trop, tout le monde connaissait mon attirance pour elle, il fallait surtout ne rien changer…

Nota : les aventure de Dolly, sont bien entendu une fiction, dont les seuls fondements sont les fantasmes de l’esprit dérangé de l’auteur 😉 .

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Renaissance 2021

La découverte de Dolly durant l’après-midi érotico-festif de début mars https://maddog.cafe/2021/03/04/on-peut-encore-rever/ organisé par quelques danseuses, aussi entrepreneuses, qu’entreprenantes avait violemment relancé ma libido. L’expérience s’était renouvelée trois semaines plus tard à la faveur de la déconfiture du confinement parisien, et, bis repetita, les numéros de la jeune Dolly-Lolita autant que le salon qui s’en était suivi, m’avaient retourné la tête. Elle avait durant quelques semaines occupé une grande partie de mon temps de cerveau disponible, j’avais bien essayé de choper son numéro, de lui donner le mien discrétos mais aucune tentative de contact ne s’en était suivie. J’étais proche de la passer par « pertes et profits » émotionnels, comme nombre d’éphémères coups de cœurs, définitivement rangés au rayon des bons souvenirs.  Après plus d’un mois de sevrage, j’apprenais que mon terrain de jeu favori – le Chochotte – allait enfin rouvrir, demain lundi 3 mai 2021, ce serait l’occasion de passer à autre chose.

***

Dès midi trente je composais le 0143549782 et tombais sur Cindy enjouée. Elle me donnait le programme d’une traite :  DianeGalaThaïsDolly !  Pensant être sujet à une hallucination auditive je lui demandais de répéter… Une demi-heure plus tard je débarquais au théâtre.

Depuis les escaliers j’apercevais Diane à moitié nue, non plus chasseresse mais Vénus anadyomène émergeant des profondeurs noires du caveau, de fausses algues enserrant sa longue chevelure blonde, un collier de coquillage reposant sur ses seins de nacre. Un client bedonnant et chauve était allongé au milieu de la salle et subissait les assauts de la belle en affichant un sourire oecuménique. Elle le rudoyait avec un trident, entre les jambes aussi, alternait douceur et violence, ce que j’avais déjà relevé chez Calamity Jane (l’un des autres numéros phares de Diane) et semblait prendre plaisir à cet exercice de domination masculine et publique. Je m’installais discrètement dans le coin près de l’alcôve, heureux d’avoir échappé à ce spectacle…

***

Gala, visage et cheveux dissimulés par une mantille noire était vêtue d’une paire de mules à hauts talons, d’une robe fourreau et de gants vénitiens. La musique  Senza Una Donna m’a immédiatement fait penser à une scène de deuil, celle d’une jeune veuve éplorée par la disparition d’un mari mafieux. Il y avait de ça dans l’air.  Mais Gala reprenait vite en main sa liberté et son jeune corps désireux. Elle ôtait son voile et  je découvrais avec plaisir sa nouvelle coiffure blonde, celle de Mimi en 2018, brushing, longs sourcils à l’italienne, lèvres pulpeuses… Tout ça lui donnait un petit air de Marylin. Dévêtue, je retrouvais les formes qui m’avaient enchantées, ses hanches généreuses, l’ample bassin méditerranéen qu’elle posait rapidement sur moi en souriant, ses petits seins encore vierges de toute tentative picturale.

***

Puis Thaïs dans une complète variation de registre ! Terminé les numéros travaillés et intellos. Vive l’efficience érotique ! La jolie brune était maintenant déguisée en infirmière sexy, portant coiffe et robe blanche satinée à liserés rouges. Elle passait dans les rangs munie d’un stéthoscope et d’une grosse seringue, proposait de faire un check-up complet. Son attention se portait rapidement sur deux habitués des lieux hilares, des professionnels de la santé selon mes sources, sacrément gâtés les veinards ! Rapidement « Sans chemise et en pantalon », Thaïs leur administrait un cocktail d’anticorps, très régénérant si j’en crois les effets, certes exhaussés des siens, leurs tumescences visibles sous la ceinture et l’absence après palpation par l’experte de « faux positifs ». Le traitement était donc parfait… Thaïs qui plus que quiconque est capable de composer son savoir-faire avec l’actualité a indiqué qu’elle était disposée à pousser plus avant les check-up et dépistages en consultation privée, c’est à dire en salon. Aux confidences glânées ça et là, j’apprenais que le test « à la chinoise » réalisé à l’aide d’un gros écouvillon rose et des gants médicaux remportait un vif succès.

***

Et enfin Dolly ! J’étais encore bluffé par le contraste entre la juvénilité de ses traits et la maturité de ses formes. C’était comme si son corps et son visage se fussent indépendamment développés, dans des temporalités totalement distinctes. Si l’on exceptait ce visage un peu rond, poupon même, ses formes constituaient un véritable appel à la déraison : tout ce qui pouvait évoquer la femme à mes yeux était non seulement réuni, mais outré, hypertélique, pour reprendre un terme de biologie, y compris dans les recoins les plus secrets de son anatomie, ses lèvres charnues, un clitoris érectile pareil au corail d’une coquille Saint-Jacques… Plus ses épaules arrondies, sa poitrine généreuse, un rapport taille-hanche proche du nombre d’or, des fesses pleines, les cuisses fermes… Non c’était vraiment trop ! De profil, sa silhouette accentuait encore cette impression. Une hyperlordose lombaire incurvait sa ligne, de sorte que son buste se projetait autant vers l’avant que sa croupe saillait vers l’arrière.

Suite à la période dépressive qui nous avait minée plus d’un an, l’extrême minceur imposée par les diktats du mannequinat et de la publicité me dégoutait, comme associée à une société malade, à la maltraitance ultralibérale. Je ne voulais plus avoir affaire qu’à la bonne santé, la plénitude des formes et, Dolly avec son sourire si large qu’on l’aurait dit pourvue de dents surnuméraires, son petit corps dodu et hâlé, jusqu’au duvet doré et scintillant de ses fesses rebondies, le charmant frisotement au-dessus de son sillon, respirait la vigueur et la santé. Mais ce qui me séduisait avant tout, par opposition d’avec mon esprit trop analytique et au violent cynisme hérité d’une famille guerrière, c’était son innocence, non point sexuelle, mais celle face à la nouveauté, au jeu,  sa spontanéité absolument adolescente. Son visage, par ses rougeurs subites, l’éclat humide de ses yeux, avivés tels des braises par le feu de la joie ou de la confusion, montrait bien plus que la nudité.  

Malgré ses dix-neuf ans et son parcours qu’elle déclarait autodidacte (ce dont je doutais au regard de son étonnante culture), elle mixait mieux que quiconque la composition artistique, l’érotisme et le hard. C’est ainsi que dans un même numéro, elle déboulait sur scène, petite valise à la main, chemise blanche à col rose et mini-jupe en skaï, réhaussée de boots en peau de serpent, ondulait sur « La Petite Lady » nous engageant irrémédiablement à l’accompagner dans les transports les plus intimes… Elle terminait totalement nue sur « La Fessée » de Luce, oeil de renarde espiègle sur les paroles « Puis-je m’asseoir sur vos genoux ? Accordez moi juste un instant. J’ai encore fait une grosse bêtise… », joignait les gestes aux paroles en s’asseyant nue sur un client à l’allure de notable de province (si j’en crois son accoutrement : polo de jersey orange, pantalon de coutil vert et mocassins en daim à double pampilles), un homme épais au visage sanguin piqueté de deux petits yeux bleus luisants sous une calotte de cheveux bruns et drus, lui sussurait quelque chose à l’oreille puis se disposait à quatre pattes devant lui, jambes écartées bien cambrée. J’assistais ensuite médusé à ce qu’il faut bien nommer « une véritable correction ». A croire que ce type n’avait attendu que cela toute sa vie ! S’approchant d’elle il lui assénait du plat de sa grosse paluche une vingtaine de violentes claques sur les fesses, très sonores… A la suite de quoi la croupe de le petite Dolly, tournée vers nous présentait les stigmates de la mémorable fessée, les traces de main et de doigts dignes des appositions murales des grottes de Lascaux, blanches sur fond rouge cramoisi. Elle était comme figée, certainement en état de choc, mais, vision d’extase autant que de perplexité, j’apercevais soudain, relâché comme à l’issue d’un coït, une luisance liquoreuse s’épandre le long de ses cuisses, dégouliner un long filet de mouille dont la viscosité suspensive, se détachait soudainement en petites flaques…

Avant de remonter Dolly récupérait ses vêtements dans les travées et se penchant vers moi, dans un souffle moite qui imprégnait mon pavillon, me glissait à l’oreille « Viens là-haut…je suis trop excitée… » .

Je remontais dans le sillage de son adorable cul vers la surface et découvrais à l’accueil une scène inattendue : le rideau de séparation d’avec les loges était complètement ouvert et, se tenant sur la marche en surplomb, Thaïs, Diane et Gala alignées souriaient, comme posant pour un photographe. Un client plutôt âgé (dont j’apprendrai que le surnom « Monsieur Clito » devait à sa propension à observer de très près l’anatomie de ces demoiselles) se trouvait au côté de Cindy qui, fière d’exhiber ses jolies pouliches, pareille à une maquignonne lors de quelque comice agricole, vantait les mérites et charmes de chacune. La blonde et sagace Salomé présente à la régie l’observait, sourire admiratif en coin, en prenait de la graine… Le client apercevant Dolly demandait « et elle !? », mais je déboulais comme un diable, exerçant mon droit de préemption, proclamant « elle est déjà prise ! » et réglais immédiatement mon salon…

Nota : Ceci est une fiction dont le contenu ne doit qu’aux fantasmes de son auteur 😉

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On peut encore rêver… ;)

Ces derniers temps l’envie de contacts coquins n’était plus au rendez-vous. La luminosité hivernale augmentée de l’insidieuse sensation de revivre sans cesse la même journée (The Groundhog Day) avaient eu raison de mon inclination pour les jolies formes. Quand un groupe d’anciennes danseuses m’a tiré de ma léthargie pour me dire que les locaux du Show Girl n’avaient pas trouvé de locataire, qu’en désespoir de cause le nouveau propriétaire voulait bien louer la salle et que d’ailleurs elles allaient organiser un après-midi spécial…

… Je suis donc sorti de ma torpeur me frotter au ventre de Paris, passant par la rue Lescaut avec à main droite le Père Fouettard, à main gauche le Bon Pêcheur où j’avais souvent pécho, des Halles vides par temps de distanciation sociale, une Fontaine des Innocents figée dans son ennui, la rue de la Ferronnerie inquiétante depuis Ravaillac, cour des miracles aux arches et recoins garnis de SDF et de pigeons claudiquant.

Recouverte d’un bardage de contre-plaqué, la façade du 5 Rue des Halles était méconnaissable. Ne restait qu’une petite porte, celle avant utilisée pour les entrées sorties discrètes des danseuses, entrouverte durant leurs pauses clopes.

Après avoir frappé trois coup lents et deux coups rapides, code convenu, je me suis trouvé face à Cerise toute souriante. Elle s’occupait de la caisse et de la régie !  Cerise quelle surprise ! La même qu’il y a deux ans, manifestement heureuse de remonter sur les planches après un trop long séjour provincial.

En pénétrant dans la salle j’ai  entendu ce qu’on entend quand la chose n’est pas surjouée : de légers râles, un laisser-aller aux vocalises rauques, des halètements rythmés par le sac et le ressac du plaisir. Je me suis approché de l’attroupement cernant le banc de droite au bas de la scène. Cinq clients – que des visages connus 😉 – serraient de près et sans souci proxémique les jeunes Clara et Dita. Dita assise avait les cuisses relevées, ses mollets soutenues par des mains participatives. Les seins lourds sujets à la gravitation universelle écrasés sur son buste ambré. La tête en sueur était renversée, fiévreuse de plaisir. Clara face à elle, vêtue d’une ceinture gode poussait l’épais membre au plus profond, le retirait des entrailles, luisant de mouille. Elle m’a vu et fait signe d’approcher, de me mettre derrière elle bien collé, et moi voyant ses jolies fesses pleines aller et venir, se poser avec malice au haut de mon pantalon j’ai réalisé à quel point le présentiel était préférable au distanciel ! Excité par sa croupe ferme et entrainante, j’ai senti la sève printanière monter, ma vigueur s’amplifier par la transitivité érotique qui du même coup, me donnait l’impression de baiser la sublime Dita. Qui, si j’en crois les spasmes et feulements de bête blessée, connût un véritable orgasme. Je confesse m’être alors prestement écarté du vortex dans lequel m’aspirait les fesses de Clara, afin de ne pas piteusement gâcher – tel un junior – ce début d’après-midi prometteur. Le désir était enfin revenu, il importait maintenant de l’entretenir et le maximiser.

Puis la surprise de cet après-midi mémorable : une fille qui me rappelait l’ex « Mona » du Chochotte (2018) est apparue (J’apprendrai à la fin de son numéro qu’elle s’appelle Dolly). Elle semblait si jeune que j’ai ressenti une véritable gêne… Certes elle avait « tout d’une grande », de longs cheveux châtains tirant sur le roux, un petit corps parfaitement bien proportionné avec ce qu’il faut là où il faut, seins joliment formés, fesses charnues et rebondies, mais visage rond poupon, léger duvet blond surplombant son adorable delta, ceci et cela accentuant encore son aspect juvénile.  Dolly s’est assise sur le fauteuil rouge placé sur la scène et a pris deux livres pour nous en faire une lecture. D’abord Lolita « Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l’école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita… »  Je réalisais au fil de ses mots que cette putative adolescente épousait parfaitement par sa tenue et ses attitudes la description littéraire faite par Nabokov, celle du stéréotype de la nymphette pousse-au-crime. Elle poursuivait la lecture avec un deuxième livre – d’actualité passagère – « Le Consentement de Vanessa Springora » . Et nous ânonnait  un paragraphe sur le ton de l’ennui. Elle baillait, demandait provoc si nous aimions la littérature-thérapie, les plaintes tardives, jetait soudainement l’ouvrage toutes ailes déployées vers mon siège; qui tombait à mes pieds. Dolly ajoutait « la morale et les plaintes c’est pour les faibles, moi je veux m’amuser ! ». Son regard gris-bleu me fixait un moment, comme si elle prenait conscience que le type grisonnant et commun assis plus bas sur sa gauche, allait autant adorer ses caprices que les pores et follicules de son jeune corps pubère, qu’elle allait le rendre dingue, le posséder.

 Danser sur Lemon Incest aurait été banal s’il  ne s’était agit de Dolly. Elle se faisait tantôt aguicheuse, tendre et câline, puis diaboliquement impudique. Telle une « freaks » du cirque Barnum elle exécutait au plus près des fauves alanguis ses acrobaties. Face à moi, en une contorsion à exploser la colonne vertébrale d’un yogi, prenait la forme d’un « ç cédille » : appuyée au sol sur ses coudes, tête me regardant d’en bas, fesses écartées au dessus de la tête, elle se cambrait tant que ses cuisses se posaient sur les miennes.

Le magma de sa faille tectonique rougeoyait sous mon nez; j’aurais pu m’y consumer… La salle n’était pas en reste. Quand  elle a pris l’index et le majeur d’un cinquantenaire plutôt classe avec sa chemise blanche et sa barbe bien taillée, simulé sur ses deux doigts une fellation bien baveuse, le regardant complice, j’ai pensé que j’avais intérêt à me bouger si je ne voulais pas me faire coiffer au poteau… Dans un moment d’égarement je m’en suis fait tout un film .

Et puis plus tard Cerise… Oh mais quelle femme sublime !  La salle était alors pleine, beaucoup de ses chouchous venus rendre visite à l’ex star du Show-Girl, ravis de retrouver les numéros collectors, Variations sur Marylou où la belle jouait avec le zip de son short levis, dévoilait la blancheur de son corps absolument parfait, regard absent iris absinthe sous ses longs cheveux noirs. Telle une narcisse, elle exhibait la corolle de son calice, caressait les visages de ses seins lourds, lovait sa croupe sur chacun, généreuse et attentionnée mais artiste avant tout, jusqu’au bout des ongles coca collés dans son sexe corail…   

Plus tard, un solo technophile de Clara habillée conformément aux « codes » de chez Darty, veste rouge sur jupe moulante noire, badge bien visible à son nom. Elle jouait le rôle d’une stagiaire vente affectée au rayon « objets connectés ». Etait sensée en faire la promotion, doper les ventes.  Parmi ceux-ci une série de godes Bluetooth et autres compatibilités au distanciel. Un visiteur client complice posait des questions sur leur usage, Clara répondait parfaitement, vantant les qualités respectives de chaque objet,  leur USP (Unique Selling Point) – avantage comparatif. Elle avait parfaitement intégré la rhétorique commerciale de sa Business School (un Bac+4 option SG)  démontrant que dans la relation Client un bon argumentaire doit toujours s’accompagner d’une démonstration. Sous sa jupe moulante la petite vendeuse ne portait pas de culotte et pour « closer le deal » s’est plantée un œuf connecté dont la petite antenne érectile émergeait comme un clito. Elle nous a pris de surprise en lançant «  le premier qui télécharge l’app We-Connect et réussi à faire la synchro Bluetooth a gagné !!! ». Les smartphones ont jailli, et après une minute de flottement, un gars que Clara surnommait autrefois « Monsieur Pieds » parce qu’il adorait lui sucer les orteils, a lancé « connecté !!! J’ai gagné !!!».  Le type manifestement geek a commencé à jouer avec tous les réglages possibles… C’était tordant, parce Clara ne tenait plus en place (ce qui est déjà le cas au naturel). Elle passait d’un banc à l’autre en sautant comme un cabri, était parfois prise de convulsions ou gueulait des « Ohhh Putainnnn » de possédée… « Monsieur Pieds » dosait savamment ses effets, ménageait des pauses pour mieux faire monter la Belle dans les tours et, alors qu’elle était assise sur le dossier d’une banquette pour exhiber à hauteur de visage son minou farci, a fini par se produire l’accident…  Dans un paroxysme vibratoire, Clara a expulsé l’instrument confiné en elle mais pas que… Un puissant jet a du même coup copieusement douché le type en face. Clara ne savait plus où se mettre, s’excusait mi-confuse mi-surprise tandis que la salle riait de bon coeur. Le « douché » – surnom qui demeurera – disparaissait à sa suite pour se sécher « mais pas que »  me disait-on à la tour de contrôle…

J’avais promis que je relaterai mon salon… Alors voilà, ça s’est passé avec la jeune Dolly qui malgré mes réticences morales m’a complètement envouté durant les numéros suivants : l’un en jeune diva hollywoodienne sur Back Seat de Crystabell, l’autre où elle s’est faite experte en bondage japonais –  Shibari – se ficelant dans une esthétique si parfaite qu’un crudivore islamo-gauchiste saliverait à l’idée d’un filet mignon… Quand Dolly m’a chuchoté « ça te dirait qu’on fasse connaissance en salon ? » mes réserves n’ont pas tenu une seconde.

C’était un salon conforme aux spécificités du SG, c’est-à-dire « sans vitre de protection », et même sans protection du tout… Dolly était nue quand elle m’a invité à la rejoindre « côté danseuse ». Ses grands yeux aux pupilles très dilatées me fixaient tandis qu’elle défaisait ma chemise, la ceinture de mon pantalon, ma braguette; sans aucune hésitation. Elle m’a dit de m’allonger sur le banc, de me laisser faire. Sans déconner j’ai du mal à expliquer ce qui s’est vraiment passé ensuite… ses petites mains et sa grande bouche me semblaient partout,  une vraie sangsue vorace qui m’inquiétait parce qu’à certains moments je ne savais même plus où se trouvait ma bite… Le haut de ses cuisses et mes doigts étaient trempés. Quand elle s’est relevée j’ai entendu « Je vais m’asseoir sur la banquette et te caresser les testicules jusqu’à ce que tu jouisses sur mes seins»… J’ai halluciné en entendant ces mots d’une précision incongrue; me suis docilement exécuté : tandis que Dolly pétrissait la pâte à pain de sa main gauche, elle se fourrait frénétique trois doigts de la droite, balançait des cochonneries hors norme, m’insultait, jusqu’à ce que son visage déformé par un rictus de plaisir gueule le fatidique et autoritaire « Maintenant !!!» prélude au Big Bang et à ses voies lactées …   

Nota pour les âmes sensibles : ceci est une fiction.

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21 Mars 2022 – La Joie

En ce premier jour de printemps lumineux, tel un pensionnaire échappé de l’Ehpad hexagonal, je me faisais difficilement à ma nouvelle liberté. Les deux dernières « annus horribilis » avaient vu la majorité de la population française s’enfoncer dans une torpeur molle, causée par la claustration, la répétition des jours et les injonctions sanitaires relayées par les médias. Nous étions tous des convalescents.   

Les effets secondaires des virus mutants, en particulier ceux du Covid mongolien dit « d’Oulan-Bator » (ou Covid-OB) dominant à l’automne 2021 et, plus inattendus de certains vaccins, étaient nombreux : baisse spectaculaire du Quotient Intellectuel pour le Covid-OB – certaines mauvaises langues l’avaient même surnommé le « Convide » -, perte de libido significative pour les vaccinés – impuissance, anorgasmie, aspermie, et j’en passe…  Curieusement ces « complications » s’accompagnaient d’effets de bord étonnants, vécus positivements, une euphorie tranquille, le souci de l’autre, l’équanimité exemplaire du moine bouddhiste, la sérénité du chapon avant la Noelle…

J’avais, si j’en crois mes érections répétées et ma frénésie d’action en présence d’asiatiques disposées en levrette, échappé aux lénifiants effets des mutants. Je ne m’étais pas non plus fait vacciner, considérant qu’il était probable que du fait de mes frictions avec des populations à risque, j’avais déjà frayé avec le virus et  ses déclinaisons.

Après une très longue absence, je poussais avec appréhension la petite porte battante de l’entrée du théâtre et apercevais Cindy à la caisse. La même, joviale et de rouge vêtue, décolleté généreux et profond. Salomé était là. A ma grande surprise, elle se levait pour passer derrière le comptoir et me faire un « hug » (cette pratique des jeunes qui consiste à serrer l’autre dans les bras comme s’ils se retrouvaient après avoir échappé aux camps de la mort) en me demandant si j’avais apporté du champagne. Je lui promettais de vite remédier à ma fâcheuse défaillance.

Cachée derrière le rideau, Thaïs bondissait à demi nue telle une diablesse. Elle insistait pour que je reste l’après-midi voir ses nouveaux numéros. Il y aurait des surprises ! Quelque chose avait manifestement changé… Déjà, elle m’adressait la parole, ce qui était pour le moins inhabituel. Le regard était très ouvert et sans calcul, et du ton de sa voix émanait une fraîcheur nouvelle, une gentillesse sans artifice. Je songeais à l’état de béatitude des millions de personnes frappées par le Covid-OB et qui semblaient en une sorte de rémission-rédemption connaitre la « grâce » évangélique. Elle me faisait la bise avec entrain sans même vérifier mon carnet de vaccination.   

Une lumière rouge embrasait la crypte. Dans l’âtre j’apercevais les longues boucles blondes puis l’inconcevable cambrure de Nyx – déesse des nuits sépulcrales. Elle dansait sur La Vérité du groupe Vive La Fête. Assis, sa croupe chaude venait se poser sur moi. Elle souriait en fredonnant les paroles « Tu es comme moi, comme moi…».  J’aurais aimé la saisir, vérifier le parfait rapport taille-hanche, toucher du doigt le nombre d’or. Mais je n’ai pas osé…

Dans les rangs nous étions sept. Des visages connus enfin débarrassés de ces infects masques, muselières des expressions de nos sentiments.   Apprécier les sourires complices, quel bonheur !

Je profitais du répit entre deux numéros pour observer l’âne agenouillé et son or immuable, l’essaim de papillons courant sur les pierres du mur vouté, les voilages et tentures orientalistes. Dans ce petit musée, seule la gargouille verte de la niche du mur de droite ne tirait plus la langue :  on lui avait malicieusement placé un masque chirurgical, comme pour conjurer le mauvais sort.

Je retrouvais avec plaisir Morgane. A ma grande surprise le registre de chaudasse délurée et enjouée dans lequel elle excellait s’était mué en celui d’amoureuse transie. Sa danse sur « Mais je t’aime » de Grand Corps Malade avait des accents de vérité, du vécu. Elle était infiniment touchante en femme blessée, désespérée sur  « Ne me quitte pas » de Brel. Elle a malgré tout fini nue, lovant ses fesses charnues sur le chaud de nos cuisses et m’a filé la nostalgie de la période Show Girl façon Justin Bridoux. Un an déjà…

Ensuite un moment esthétique et reposant, en présence du magnifique corps ambré de Cersei. Je dis « corps » car pour l’instant j’ai du mal à voir ce qui anime cette parfaite surface au sourire retenu. Le contenu de ses numéros était circonscrit à d’agréables ondulations (comme par exemple sur la musique Panda Dub de Shankara) incitant à la méditation.

Il faut dire ma suprise quand Thaïs sur « On ira tous au paradis«  est apparue vêtue d’une aube blanche et virginale de communiante avec un crucifix autour du cou ! L’ex princesse Sybarite tenait une corbeille en osier et jetait des pétales de fleurs dans la salle. Elle semblait en pleine overdose d’eau bénite quand pareille à la mystique Amma elle a étreint chaque spectateur comme pour lui donner la bénédiction. Sur « L’autre Paradis«  du chanteur M, elle a dévoilé son corps, parfait jusqu’aux pétales de rose. En observant son visage rayonnant, yeux grands ouverts et sans clignements, pupilles noires très dilatées, j’ai éprouvé la même angoisse qu’en voyant Jack Nickolson à la fin du film « Vol au dessus d’un nid de coucou ». Et songé « Merde mais qu’est ce qu’ils lui ont fait !!! »…

Plusieurs danseuses ont ensuite défilé, mais j’avais la tête ailleurs, profondément troublé par la transformation de Thaïs. J’attendais avec anxiété son retour, voulais en avoir le coeur net.

Je n’avais jamais vu le numéro du « psy » dont les éloges avaient été faits moultes fois sur Doctissimo. Si j’en crois les témoignages de cette saynète culte, une voix enregistrée – celle du psy – posait des questions à Thaïs la patiente qui répondait. Là, c’était pareil sauf que la voix enregistrée était celle d’une journaliste, une femme qui interviewait notre ex-star, lui posait des questions sur son métier, le pourquoi de l’érotisme, le théâtre. Thaïs était vêtue de façon très sexy, décolleté aguicheur, mais aussi elle portait une oreillette mise en évidence par ses cheveux tirés en arrière. Elle répondait aux questions avec prudence, sous une dictée manifeste, avec un phrasé digne de chapitres Wikipédia appris par coeur. Mais elle commettait parfois, tel les enfants jouant au « téléphone arabe » des erreurs de langage, des méprises comiques ou à double sens, vite corrigées par une voix que l’on imaginait derrière son oreillette furibonde. C’était extrêmement habile, subtil, ce « numéro » me semait le doute sur le véritable état mental de Thaïs. Elle continuait par une démonstration « live » de son savoir-faire en matière de séduction, dévoilait ses charmes et façons. Mais encore elle semblait sous « contrôle », comme mue par une télécommande : les transitions entre ses postures, contacts, et même ses expressions faciales étaient abruptes. A la fin de ce numéro bizarre j’ai cru qu’elle m’adressait un sourire, mais c’était si furtif que rien ne m’était sûr.

N’y tenant plus, je me décidais à faire, enfin, un salon …

Suite  – en travaux – 😉

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2030 : Théâtre et Diversités Minoritaires

Mademoiselle était souvent en avance sur son temps.  Comme en 2010 quand elle avait recruté Leiko, une danseuse japonaise belle et mystérieuse, suscitant force commentaires élogieux dans un premier temps. Jusqu’à ce qu’un client plus observateur que les autres débusque en la personne de Leiko une transsexuelle et la balance indélicatement sur le forum Doctissimo. Elle était si bien opérée que tous n’y avaient vu que du feu. A la suite de cette découverte et des protestations offusquées qui s’en étaient suivies, la malheureuse Leiko avait été écartée. Retour vers le soleil Levant.

En 2030, soit vingt plus tard, l’époque donnait raison à la diversité d’avant-garde prônée par Mademoiselle. Cette diversité était même devenue obligatoire pour prétendre au label « Ethique & Minorités » ainsi qu’aux subsides afférents, distribués par le ministère de la Culture et des Solidarités du gouvernement Hidalgo.

Les directives exigeaient de tout établissement culturel, une diversité représentative des minorités. Et elles étaient nombreuses :  sexuelles et de genre dont les LGBTQQIP2SA+ – Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Trans:sexuels–genre, Queers, En Questionnement, Intersexes, Bispirituels, Androgynes, Asexuels, + toutes les autres – ,  minorités ethniques (étaient particulièrement appréciées celles qui étaient opprimées), religieuses, linguistiques, handicapées, et toutes celles ne se reconnaissant pas dans les précédentes énoncées et dont les demandes d’homologation étaient en cours de traitement par le Bureau du Care et des Commémorations, les agoraphobes Houtistes et les Rohingyas souffrant d’amyotrophie spinale par exemple. Il était évidemment impossible de satisfaire équitablement ce monde fragmentaire en matière d’emploi et l’Etat avait donc mis en place, afin de qualifier toute embauche, un système incitatif de scoring favorisant « l’intersectionnalité », c’est-à-dire le cumul en une seule personne – danseu.r.se – de plusieurs caractéristiques minoritaires ou victimaires.

C’est ainsi que la blonde et très futée Salomé se félicitait d’avoir incrémenté le scoring éthique du Théâtre de cinq points en recrutant Fatou, une lesbienne musulmane originaire du Bénin – donc descendante d’ancêtres colonisés – et bègue de surcroît.  Cindy n’était pas peu fière du recrutement de Malena, amérindienne Guarani transexuelle non opérée dont le sexe au repos à peine  plus gros qu’un épais clitoris s’érigeait durablement en scène. Le pompon revenait à Mademoiselle qui avait su dénicher Yememouchal (signifiant « on te désire ») magnifique juive éthiopienne Falacha à la peau lisse et luisante comme l’ébène, militante bisexuelle crudivore connue pour ses vidéos relatives à la défense du quokka – un charmant petit marsupial australien en voie de disparition. Les autres danseuses étaient dotées de pédigrés tout aussi exceptionnels et afin que la question de la parité ne se pose pas trop , Kevin caucasien body-buildé blond et gay, en questionnement, et Marwen Philippin maniéré et Queers d’ascendance aborigène complétaient la joyeuse troupe.

Contrairement à ce qu’on aurait pu craindre après cinq années de gouvernement Le Pen (2022-2027), l’activité du Théâtre – faite de spectacles artistiques visant à stimuler le désir sexuel – était encouragée par le ministère de la Culture, d’autant que, et c’était une véritable surprise, la  dépense organique en salon, la masturbation, était dorénavant érigée en « geste » citoyen, de salut public, car apaisant violence et frustrations, et surtout était détournée de toute visée reproductrice. Le comité Futurs & Soutenabilité du Groupe EELV&LVDPCB (Europe Ecologie les Verts et les Victimes Du Patriarcat Capitaliste Blanc) cheville ouvrière de l’élection d’Anne Hidalgo soulignait que chaque naissance supplémentaire équivalait à un équivalent de 58,6 tonnes de gaz à effet de serre par an soit de loin la plus grosse pollution possible et imaginable. Une non naissance représentait donc l’économie de ces mêmes tonnes multipliée par l’espérance de vie à la naissance d’un nourisson prédateur, c’est-à-dire beaucoup, beaucoup plus que des dizaines de milliers de voyages en avion aux Maldives, de kérosène brulé par des vacuités en surpoids, avides de selfies dans des paysages bleus et lisses, de buffets de salade au thon et de noix de coco. 

Salomé avait manifestement suivi une formation juridique et éthique pour accomplir au mieux sa mission de surveillance, et en plus de son titre de « Directrice Artistique » s’était adjoint celui d’« Ethical Advisor ». Très attachée à la décoration, elle avait fait repeindre les fresques murales de la cave – façon Jérôme Bosch – les femmes damnées étaient maintenant passées au cieux – Santa Subita – remplacées aux Enfers par des hommes blancs caucasiens suppliciés par une diversité bigarrée. Elle veillait scrupuleusement à ce que chaque spectacle, discours, objet, accessoire utilisé au Théâtre soit conforme aux normes et attentes gouvernementales.

C’était amusant de voir Salomé descendre en salle avant certains numéros dont la réception aurait pu faire polémique. D’une voix théâtrale, elle surmontait sa timidité naturelle pour lire un court texte, une mise en garde contre toute mésinterprétation. Il était ainsi expliqué que le duo « La Bonne et la Maitresse »  avait lieu dans le contexte bourgeois de la fin du XIXème siècle, moment où l’oppression de classe était particulièrement vive. Elle notait cependant que le fait que deux femmes avant l’heure se livrent à des amours saphiques était une indication de l’esprit progressiste et féministe du scénario, d’autant que Louisette la Bonne (jouée cette fois ci par Marwen le Philippin) retournait la situation à son profit et que même si la Maitresse (Yememouchal) correspondait à un stéréotype dominant (car juive même si noire), cette dernière se retrouvait soumise par son état amoureux, leur relation se terminant dans une complicité charnelle équilibrée, très respectueuse des particularités de chacun.e.s.

Le moment le plus cocasse avait été quand la jolie Salomé, épais godemichet en main, avait expliqué en introduction à la prochaine scène – « le Petit Chaperon Rouge, sa baguette et son petit pot de beurre » – jouée par Malena, que le produit et son lubrifiant (le petit pot de beurre) étaient conformes à la législation européenne en vigueur, sans colorant, et que la prothèse utilisée était produite par une coopérative sise à Guéméné-sur-Scorff en Bretagne,  soucieuse du reclassement et du bien-être de ses associés.

Je goûtais moyennement les intromissions profondes de Marwen, ses oeillades et ses couilles pendantes, mais fort heureusement la majorité des spectacles étaient de bonne facture, excitants par leur caractère « décalé ». Quelque soit leur « genre », certaines danseuses au substrat féminin intact étaient de pures merveilles.

C’est ainsi que malgré mon peu d’intérêt pour la branlette, je prenais un salon avec Marika, une japonaise qui me semblait étonnamment « anormale » pour le lieu dans la mesure où je ne décelais pas « d’anormalité » apparente ou appartenance à une quelconque minorité. Elle était obéissante et raffinée comme une geisha, répondait à chacune de mes demandes par un suave et docile « Oui Monsieur », puis s’exécutait. Alors qu’elle me tournait le dos à quatre pattes en doigtant sa croupe relevée, je lui demandais impromptu comment elle était arrivée ici. Sans interrompre son travail de lustration elle me disait appartenir à la minorité Aïnous du Japon et qu’elle était de plus ADHI (Adulte porteur d’un Diagnostic de Handicap Intellectuel). Mais par chance ça ne se voyait pas en France parmi les jeunes « autochtones », eux-mêmes sujets à de multiples troubles psychiatriques, déficits de l’attention et carences intellectuelles (Rappel : en 2020 la France avait été classée dernière aux tests PISA parmi les pays de l’OCDE). Cette jeune femme soumise et exempte de toute capacité calculatoire, avait tout pour m’exciter et je terminais le salon inhabituellement, dans un geyser amorti par la douceur cotonneuse de trois couches de sopalin.  

C’est ainsi que le Théâtre après des années incertaines, obtenait une multitude de labels qualités et éthiques, devenait même pour le ministère de la Cul-ture un modèle d’entreprise d’utilité publique.    

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Uchronie en Covidie

A l’heure des Fake News et de la valorisation de Fictions dans le monde du Design – « design fictions » outils pour envisager des avenirs possibles – le genre littéraire de l’Uchronie m’apparait tout aussi intéressant. L’uchronie a pour principe la réécriture de l’Histoire à partir de la modification du passé. Le mot désigne un « non-temps », temps qui n’existe pas mais qui aurait pu être. Un exemple magistral en est « Le Maitre du Haut Château » dans lequel Philip K. Dick imagine un monde alternatif dans lequel l’Allemagne nazie, l’empire du Japon et l’Italie fasciste ont remporté la deuxième guerre mondiale.

De mon côté et plus simplement j’imagine ci-dessous ce qu’aurait pu être le réveillon festif 2021 au Show Girls si Cindy n’avait dû fermer et la 2ème vague covidienne nous empêcher.

Quand je suis arrivé 5 rue des Halles vers dix-sept heures l’ambiance était déjà euphorique dans la petite pièce de la régie où Cindy toute en rouge, bonnet de mère Noel, décolleté généreux, discutait avec Blanche et Berverly à moitié dénudées. Elles dégustaient des chocolats et buvaient déjà du champagne. Elles m’ont fait venir dans la loge pour me servir une coupe, ravies que je dépose aussi ma contribution – deux bouteilles de Lanson millésimé – pour plus tard.

De là nous entendions les hurlements de Clara, ce mélange inimitable de plaisir réel et de comédie porno, ainsi que les injonctions de sa Maitresse Jun « Tu vas gicler petite salope ? ».  Je déclarais à Cindy qu’il me semblait que ses employées jouissaient en douce sur le lieu de travail et Billie ajoutait sérieusement « Heureusement qu’il y a le théâtre pour ça parce que nos mecs sont nuls ». Elle avait manifestement, une fois de plus rompu avec une brute épaisse et ajoutait navrée en se re servant un verre « C’était un connard, en plus il était nul au lit »…

Dita arrivait par la petite porte de service donnant sur la rue, sous son manteau elle était vêtue d’un sweet gris informe à capuche et se débarassait rapidement de ce sac en nous dévoilant, en plus de son visage de princesse de dessin animé, les deux magnifiques obus qui faisaient sa réputation.

Quand Clara est entré dans la petite pièce après son numéro elle m’a (trop) rapidement salué et a été chercher le seau et la serpillère pour nettoyer son n-ième méfait. Contrariée elle a précisé : « j’en ai marre de passer avec Jun j’ai déjà jouis deux fois cet aprèm ! Je ne sais pas si je pourrais encore ce soir ».

Une bonne douzaine de clients se trouvait dans la salle, et heureusement, mon siège, celui en travers sur le côté droit de la scène, était libre.  Berverly est venue danser sur Andromeda de Gorillaz https://www.youtube.com/watch?v=tW3J9XnBbqk , ses ondulations, son sourire naturel et son corps faisaient le spectacle. Sans chichi elle se blottissait sur chacun et, comme un gros chat câlin se frottait, disposée aux caresses. Ses pupilles étaient dilatées par le champagne.

On aurait dit que les seins compressés de Dita – huitième merveille du monde – allaient faire exploser son body noir transparent. Comme d’hab elle dansait avec le regard « ailleurs »  sur Despacito https://www.youtube.com/watch?v=kJQP7kiw5Fk. Mais sur nos genoux son sourire et ses attentions étaient sincères. Elle prêtait complaisamment la surface de sa peau ambrée aux mains incrédules, s’enquérant telle une mère méditéranéenne et bienveillante de notre forme. Puis postée devant moi les jambes légèrement écartées elle me montrait fièrement son minou, lâchant « regarde j’ai laissé pousser mon sapin de Noel comme tu aimes, avec les épines » et a rigolé.  

Ensuite Jun Clara et Blanche en saris d’indiennes, multicolores, colliers et piécettes sonores  brodées sur leurs vêtements, bijoux rouges (vert pour Clara) au milieu du front sur leur troisième œil entre les sourcils – Ajna Chakra – ont dansé  sur Karma Mix d’Indochinehttps://www.youtube.com/watch?v=yufJrtEyL5I. C’était génial ! Jun était dans son élément, le déhanché de Clara convaincant, Blanche tout sourire et grandes dents dehors ravie !  Ses grands yeux bleus m’ont fixé de loin, un petit clin d’œil pour me dire « Alors tu kiffes ? ». Puis débarrassées de leurs vêtement elles nous ont prodigué un feu d’artifice digne de Diwali – la fête de la lumière -. Il y avait quelque chose d’absolument décalé, d’improbable, à voir Jun danser nue entre deux jeunes hommes collés à elle, l’un à son ventre l’autre à ses fesses, dans des mouvements de coït ils semblaient la prendre en sandwich. Plus loin Clara souriante, assise sur le haut dossier d’un siège cuisses ouvertes, était palpée par une dizaine de mains, la sienne fouillant ses lèvres luisantes, tandis qu’un fétichiste des pieds lui suçait – comme dans l’assiette « La tentation de Saint Antoine »  du Pied de Cochon aux Halles, ses petits osselets, ronds et délicats orteils. Repensant à une scène du film From Dusk Till Dawn | ‘The Art of Seduction’ (HD) – George Clooney,… j’ai pris une coupe de champagne pour la faire dégouliner le long du genou, vers le pied de Clara en bouche du bienheureux ! Cependant Blanche câlinait des clients avec ses gros airbags, roulait même un patin à un vieil et sympathique amateur de salade de museau😉 .  Tout se passait simplement et « à la bonne franquette« .

Les visiteurs avaient apporté des bouteilles, je n’ai pas compté, mais sur la fin la loge était jonchée de cadavres de Deutz, Nicolas Feuillate, Lanson, Laurent Perrier etc. Ce qui est certain c’est qu’il y avait au moins une bouteille par personne et qu’après plusieurs verres nous étions dans un état second, moi bien trop désinhibé lorsque Blanche debout cambrée, jambes écartés et seins écrasés contre le mur rouge m’a invité à venir contre elle, me tendant ses belles fesses. Je l’ai attrapé par les cheveux et dans un simulâcre de copulatoire, empêché par la toile tendue de mon pantalon, ai failli faire sauter le bouchon de mon désir, surtout quand j’ai entendu la voix haletante et un peu rauque souffler «  défonce moi !« .

Comme toutes les fêtes sont dorénavant commerciales et doivent comme nous se chevaucher nous avons eu une part de galette des rois. Et le sort à bien fait les choses : c’était Caroline qui a été notre reine du Nouvel An !  Caroline, faut-il le rappeler, grande blonde bien charpentée, hyper sympa et généreuse qui travaille en parallèle en première ligne dans un hôpital parisien et avait contracté la Covid-19. L’une de nos héroïnes de l’année 2020 ! En forme heureusement… Elle nous a fait un numéro d’infirmière sexy sur Caroline de MC Solaar https://www.youtube.com/watch?v=o3MwmJ7eJzg&t=38s si convaincant que quelques uns ont été en salon faire leur vaccination contre la distanciation sociale, accompagnée de prélèvement ADN pour preuve du succès de l’opération !

Et grosse surprise me concernant : Nikita qui m’avait fait pêter un fusible fin 2019… Je ne l’avais pas vu depuis. Elle avait sa coiffure en oreille de Mickey, le visage de mauvaise garçonne piqué par l’acné, le même regard noir et corps de ouf. Elle m’a harponné direct sur Out of Control – She wants Revenge – https://www.youtube.com/watch?v=P1uHjUr0lXA .

I watched her feet move
Her hips they sway
Does a hair flip
Then starts to say
Oh, my god, it’s my favorite song
I pull her close and she sings along

We can’t slow down even if we tried

Nikita ses courbes et sa « façon » de professionnelle, ses poses et moues d’aventurière du cul ayant écumé les clubs de strips d’Australie après un Bac+5 . Ce sont des filles déjantées comme elle que je cherche, des chattes de goutière et des cerveaux fêlés qui laissent passer la lumière.  Ça c’est terminé en salon…

Ou plutôt ça a commencé en salon parce qu’après je n’étais pas du tout calmé, complètement Mad Dog, clébard en rut quant à minuit on a tous dansé collé-serré contre nos petites chéries champagnisées, avec Cindy Mère Noel aux anges, ravie du plaisir de ses clients, certains amis fidèles depuis plus de vingt ans, ravie aussi de l’état de sa caisse car Cindy est la meilleure commerçante des Halles que je connaisse, je n’oublierai jamais le jour où fièrement dans la loge elle m’a dit en rigolant « j’ai un arrivage ! » tentant de deviner celle qui parmi les nouvelles me plairait le plus ! 😊 

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De la Transgression

Qu’est-ce que transgresser aujourd’hui ?  L’étymologie du terme « transgression » évoque le passage d’une limite, un franchissement. Mais où se situe cette limite ? L’éthique, ses attendus, repose sur un consensus moral au sein d’un groupe social en un lieu et en un temps donné. Une partie est constituée de lois écrites, l’autre de règles et d’attendus comportementaux tacites.

L’histoire et le recul nous apprennent que les limites morales et réglementaires peuvent se distendre ou se resserrer avec le temps.

Se distendre : Une plaque commémorative nous le montre rue Montorgueil. En 1750 Jean Diot et Bruno Lenoir furent condamnés au bucher pour avoir commis le crime de sodomie. Brulés en place publique il y a quelques générations. Aujourd’hui le mariage homosexuel est entré dans la norme en France et même si quelques réacs y trouvent à redire il est légal.

Se resserrer : Ce n’est que récemment que la pédophilie a été  criminalisée. Vers 1968 encore, le vocabulaire des cours de récréation en attestait. « Espèce de pédé », signifiait autant l’homosexuel que le pédéraste. Nombre d’hommes politiques ou écrivains ayant eu l’imprudence de relater faits et gestes à cette époque – même sous l’angle romanesque – ont eu droit à des procès tardifs en populace  :  Daniel Cohn-Bendit, Frédéric Mitterrand ; récemment Gabriel Matzneff qui n’a jamais fait mystère de son goût pour la jeunesse. L’enfance est devenue sacrée, sanctuarisée. Reste maintenant à traduire, post-mortem, en justice nos horribles philosophes grecs et à déboulonner leurs statues.  

La sexualité  – l’accès au corps nu féminin  – qui, lorsque j’étais enfant, avait encore ses odeurs de souffre et d’interdit a suivi le mouvement de libéralisation de la société. Les premiers sex-shops, peep-show et théâtres érotiques ont ouvert leurs portes vers 1974. Dans la vingtaine d’années suivante le désir était  entretenu par la difficulté d’accès. La rareté de l’offre se monnayait bien, les rombières de la Rue Saint-Denis pouvaient fièrement exposer leurs marchandises, soulager les pignons de la rue. Vers 94, le libéralisme des mœurs accélérant autant que l’économique et ses vitrines – dont internet –  l’offre est devenue pléthorique : milliards de vidéos X en lignes, auto-entrepreneuses pixellisées louant les mérites de leurs corps, saunas et club échangistes, de strip, sites de rencontres adultes etc.   L’accès au corps féminin et son « usage » se sont banalisés, la valeur marchande des fesses et des seins s’est écroulée malgré les quelques interdits – lois tièdes et faux-cul relatives à la prostitution. Tout ce commerce ne relève plus d’une quelconque transgression mais d’une consommation de masse et populaire (on peut aussi avancer que le plaisir consummériste de masse a eu raison du désir; ceux qui comme moi ont connu les délices de la distance et de l’attente, les périodes de disette, comprendront de quoi je parle).

La sexualité s’étant banalisée dans toutes ses combinatoires et déclinaisons possibles qu’est ce qui aujourd’hui – en 2021 – peut bien relèver d’une transgression, enfreindrait la loi morale en matière de sexualité ? Hormis la promiscuité avec l’enfance ou les animaux je ne vois pas.

Alors, où trouver de l’interdit, de l’outrage ?

Il suffit de regarder en direction de ce qui a pu susciter l’opprobre récemment. Durant les deux dernières années, l’hypersensibilité des « minorités » vis-à-vis de leurs causes, fondamentales pour leur identité, a changé la donne du discours ou du spectacle admissible. Les nombreuses accusations de racisme, de sexisme, d’appropriation culturelle etc. , de violence verbale, réclamations de « safe space » – c’est à dire de zones où l’on ne se sent pas agressé en tant que LGBTQIAPK+, handicapé, noir descendant d’esclave, ancien colonisé, nain etc. (la liste est sans fin) – créent les conditions de la censure et de l’autocensure. Les artistes s’en inquiètent : Philippe Roth avait été prémonitoire dans « La tâche », Brett Eston Ellis dit sa difficulté à écrire dans « White », JK Rowlings suscite l’indignation des transgenres en disant que seules les femmes ont leurs règles ! Afin d’éviter tout risque, le langage est euphémisé pour ne pas choquer, on hésite – même en famille – à dire les mots « juif » ou « noir » (je me suis fait engueuler par ma fille pour avoir dit « black »), des livres sont débaptisés (Agatha Christie doit se retourner dans sa tombe, Aimé Césaire et sa fière « négritude » aussi), une jaquette posée sur les ouvrages indélicats explique le contexte aux malcomprenants. La liberté d’expression – condition même de la démocratie – fait partie des dommages collatéraux, l’autodafé n’est plus très loin.

Dans le cadre de nos théâtres érotiques et de leurs spectacles d’où pourrait bien venir la  transgression ? Pas de l’exposition du corps ou du simulacre sexuel nous l’avons vu. Du côté du spectacle et de son propos certainement : les interdit fondamentaux demeurent : inceste, mineur de moins de quinze ans, viol et meurtre (je me souviens du numéro de Jack L’éventreur au Chochotte avec Daniela – une surprise très inconfortable ). Se joignent donc dorénavant aux possibilités classiques de transgression les spectacles heurtant les minorités : Lorsqu’en début 2020 – côté ShowGirl – quelques filles ont organisé la soirée de la Crypte, deux scénarii ont été rejetés par l’autocensure du groupe : l’un qui abordait la religion trop frontalement – on peut être danseuse et bigote outragée – l’autre, plus intéressant où lors d’une saynète coloniale il était question que des esclaves encagées soient noires.  Nous en avions deux sublimes au théâtre et je suis certain qu’elles auraient été ravies de tenir ce rôle. Mais non c’était vraiment « trop chaud » vis-à-vis du moment même si chacun savait qu’il ne s’agissait que d’un jeu.

Personne n’osera aujourd’hui mettre en scène une danseuse vêtue d’un niqab qui, bure relevée, serait prise en levrette par une consœur membrée d’une ceinture gode. On préférera se rabattre sur une religion plus tempérée, troquer le foulard pour la cornette, éviter les sujets qui fâchent. Le langage me semble particulièrement porteur de promesses transgressives, non pas ce dirty talking éculé et cheap des cam girls, mais plutôt un « outrageous talking » qui violerait le respect dû aux minorités. Bien qu’en France le droit d’offenser soit légal (à condition qu’il n’incite pas à la haine ou soit de nature révisionniste), les paroles sont vécues comme une véritable violence, semblable à celle qui heurterait les corps. Bien sûr, selon qu’on s’appelle Dieudonné ou Jonathan Littel la réception n’est pas la même et il faut faire attention.

Je regrette amèrement la liberté de création des années 70-80 quand tout jeune, à 10 ans, j’achetais librement le journal Hara-Kiri pour le cadeau d’anniversaire de mon Grand-Père, visionnait à 18 ans sidéré les 120 journées de Sodome de Pasolini, « La Bête » de Borowczyk où un être mi-humain mi animal – muni d’une bite de cheval – emboutissait une jeune comtesse. Les dessinateurs de Métal Hurlant que rien n’arrêtait, Liberatore, Corben, Pichard etc., Coluche et Desproges à la radio, leurs blagues qui ne passeraient certainement plus aujourd’hui.

Je bénis cette époque qui m’a tant fait rire et bander.

Et j’attends avec impatience le spectacle – peut-être Jun au Sweet Paradise car créative et libre – qui me surprendrait au point de penser enthousiasmé « Oh Non ! Elle n’a quand même pas osé faire ça ! ».

En tout cas ce moment de bravoure aura les honneurs qu’il mérite sur mon Blog !

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Morgane Déconfinée

Ce qui est plaisant avec Morgane c’est que quel que soit le spectacle qu’elle donne, il y a un cocktail improbable de surprise, de rire et de sexe. Surprise car Morgane ne fait jamais deux passages identiques tant la part de l’improvisation et de l’adaptation au public est importante. Rire, car Morgane est une véritable boute-en-train et que percevant le moindre signe d’hilarité dans la salle elle mettra les bouchées doubles pour déclencher une franche poilade. Sexe enfin, car l’érotisme est pour Morgane une notion aussi abstraite que les idées platoniciennes, pouvant durer tout au plus quelques secondes, moins qu’il n’en faut en tout cas pour se retrouver à poil, mouillée gode en main, avide de mains désireuses, reproduisant une bande son digne des meilleurs pornos des années 80.

Et le truc qui tue avec Morgane : elle est exhibitionniste et veut faire plaisir !

La salle est sombre. Le projecteur au-dessus de la place du Roi diffuse des formes d’arbres sur les murs. Une forêt. Dans la pénombre, Morgane, grande cape rouge avec capuche sur la tête, descend les marches sur la musique de Pierre et le Loup de Prokofiev. Au coude, elle tient un panier en osier d’où dépasse une baguette et l’on devine que doit s’y loger un petit pot de beurre. Morgane gambade dans le crépuscule, portée par la légèreté de ses chaussons de danse blancs, virevolte, s’envole, fait des pointes avec grâce et maîtrise. Les minutes passent vite, trop vite, dans cet enchantement.

La salle applaudit.

Morgane se dirige vers un habitué manifestement complice. Elle sort de son panier un masque de Loup, le lui place sur le visage et l’entraine sur scène debout dos à la barre. Sur Lullaby de Cure  elle se débarrasse de sa lourde cape rouge et dévoile un body de lingerie en dentelle noire très échancré. Ensorceleuse et douce, telle une arachnide tissant toile de ses caresses, Morgane transforme notre loup en docile labrador remuant de la queue. Le piquet de tente tendant la toile témoigne du charme opéré…

Morgane a fait jusque là du « bon Chochotte », conforme en tout point aux attendus et à l’étiquette du lieu. Néanmoins, à la vue de cette si bonne élève, comme assagie, je m’inquiète. Me dis même « J’espère qu’elle n’est pas malade…» imaginant le pire, un stress post-traumatique lié au confinement, une dépression larvée…

Mais non heureusement…

Pour mieux comprendre ce qui suit, il me faut – comme dans les ouvrages les plus difficiles d’accès – donner quelques clefs à mon lectorat, narrer le parcours de la Belle, sa culture très éclectique, mélange de littérature et de contes enfantins, une appètence pour les histoires fantastiques, les séries télévisuelles mais aussi les films X a tendance gonzo. Rajoutons à cela un parcours accadémique de quatre années (sous le pseudonyme de Clara) dans un légendaire théâtre érotique de la Rive Droite, avant de rejoindre l’Opéra Chochotte en tant que Morgane, en une synthèse artistique digne des performances de l’actrice Clara-Morgane

Et donc, quand Morgane tout sourire se débarrasse de son body noir pour se retrouver totalement nue, fait signe aux sept spectateurs assis dans les gradins de vite la rejoindre, de l’entourer tandis qu’elle retire de son panier ce qui dans une illusion première m’était apparu comme une flute de pain rainurée et l’enduit à l’aide du petit pot de beurre, je suis rassuré !

Il faut imaginer la suite… Morgane faisant la démonstration de ses savoirs en un étonnant remix de références classiques, de clins d’yeux appuyés aux œuvres artistiques qui l’ont nourries, « L’appel de La Fourrée », « Ca glisse au pays des Merveilles », « Da Vinci Gode », « Blanche Fesse et les Sept Mains »…  Et je dois confesser qu’à la vue des plongées et contre-plongées frénétiques, mouvements de lustration de la Belle, ma pression interne était telle que cela m’a évoqué le « Gland Bleu »…

Les râles et halètements de Morgane syncopés par une lumière rouge stroboscopique et la musique Sex Alarm ont induit une transe collective digne des fraternelles communions de feu le Show Girl – la « petite » au passage a, telle une possédée, éructé de sacrées cochonneries – mais, alors que cambrée fesses en l’air elle semblait sur le point de commettre un remake de « Total Rectal« , elle a regardé vers la caméra et a dû se rappeler que de là-haut on la regardait, qu’il fallait «bien se tenir » dans cet élégant théâtre, éviter d’abimer les décors (qui sont les plus beaux qu’ai jamais connu le Chochotte !) dans un épanchement digne des Fables de la Femme Fontaine

Nota : ceci est une fiction.

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Chaud Chotte Fictions – The Sisters

Nos superbes monozygotes Cassia & Dhalia ont fait ce soir un numéro d’anthologie. Pas seulement artistique et hot, mais aussi superbement pensé, quasi métaphysique. Au Chochotte on sait adjoindre le cul à la culture et les sens au Sens.

Un cadre, haut et large comme une porte à doubles battants avait été au préalable installé au milieu de la salle, perpendiculairement aux rangs des spectateurs.

Profitant de la pénombre, les jumelles se sont placées de chaque côté du cadre, vêtues pareillement. Absolument identiques ! Et bien que leur ressemblance soit telle que certains habitués les confondent encore, elles ont fait un effort pour apparaître comme de parfaites répliques, telles les « Faux Semblants » de David Cronenberg.

Sur la musique de Christophe Wilhem – Double Je – , les soeurs ont dansé face à face, dans une synchronicité de mouvements, mais inversés, telles de parfait reflets dans une glace. Leurs pas, mimiques, sourires, étaient en tout point synchrones, neurones miroirs.

La salle a été plongée un court instant dans le noir.  Lorsque la lumière est revenue, l’une était diablesse – body rouge, cornes et longue queue fourchue -, l’autre ange – blanche colombe en tutu de tulle et ailes cotonneuses. La musique a rappelé aux plus anciens de bons souvenirs – Ange ou Démon de Robert.

Dans une parfaite symétrie nos doubles « Je » ont parcouru la salle en commençant par les extrémités. Cassia (je crois) la diablesse était très hot et dominatrice, Dahlia marquise des anges, câline et douce. Quand Cassia m’a pincé les tétons en me fixant droit dans les yeux puis a discrétement vérifié son effet, j’ai halluciné… Les spectateurs suivants n’ont pas été en reste, stimulés par les attentions appuyées des habiles performeuses qui disposent de plus d’un tour dans leurs paniers.

Le point de jonction de leurs approches miroir c’était le Roi, où plutôt le Christ de la Parousie – celui revenu pour le jugement dernier si j’en crois la symbolique respectée par nos charmantes têtes pensantes puisqu’à sa gauche se trouvaient les damnés (dont je faisais bien sûr partie), à sa droite les élus ennivrés du jardin des délices de Dahlia.

En entendant le cover de la chanson « Je veux te baiser » de Ozedenne  remixé à la sauce Sisters, leurs voix enregistrées par dessus la musique, ce « On veut te baiser » je me suis dit « oh non c’est pas possible ! ». Elles ont dû bien s’amuser en apposant leurs propres paroles salaces.

Et notre Christ du milieu, belle cinquantaine costume beige et cravate bleue, hilare au début, s’est vu crucifié par les deux succubes, chacune chevauchant cuisse, frottant à cru son entrejambe culotté, déboutonnant de concert le haut et le bas… Christ cloué par les caresses appuyées de quatre mains et les agacements des ongles vernis. Il portait sur la fin les stigmates du supplicié : suçons vermillons et… plus génant pour son joli costume, le coup de lance fatal, l’épanchement poisseux de la petite mort…

Enfin, les Sisters se sont débarrassées de leurs tenues respectives, dévoilant la nudité de l’Eve primordiale, seins généreux fentes tentatrices, se sont allongées face à face, chacune sur un muret, doigtant leur plaisir, synchrones jusque dans les harmoniques de leurs souffles, le rauque de leurs voix lâchées et, pour la première fois dans l’histoire du caveau toutes les banquettes ont bénéficié d’une juste équité sensorielle : vision, toucher, dolby stéréo de gémissements femelles sur Cabaret Nocturne,  tandis que les furies malmenaient leurs figues avec barbarie.

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Chaud Chotte Live

Bonjour chers lecteurs – nombreux – près de 300 par jour quand même ! Merci à tous et toutes pour votre discrète fidélité … 😉

L’idée du texte ci dessous est de composer en « real live » dans la journée de ce Samedi 07/11 une chronique érotique et de tirer ainsi un pied de nez au confinement en imaginant – collectivement ou non (la zone commentaire et Discord sont disponibles) ce que pourrait être une « journée sympa » au Chochotte s’il était ouvert ce jour. Evidemment il n’y aura que des Fake News cela va de soi, et les textes, brouillons, évolueront dans la journée jusqu’au soir.

***

La Rue St André des Arts sans restau et autres commerces « non essentiels » est quasi vide. Au 34 le rideau de fer est tiré. La consigne est de taper deux coups rapides puis trois coups lents. Ce que je fais. Léger grincement.. et ouverture prudente. Je rentre courbé presqu’à quatre pattes par la porte basse…

C’est Cindy qui a ouvert. Elle est joviale « Alors on est de sortie Mad Dog ? On a son attestation ? On s’est perdu… ? ». La petite blonde Salomé est à la caisse, affairée comme à son habitude, occupée semble t-il à peaufiner des réglages sur les équipements de la régie. Je lance : « Salomé on va faire un salon ensemble aujourd’hui… ». Sourire vaguement inquiet en coin, regard en biais de l’intéressée… « Salomé c’est pas bien de fumer… ». Rires de Cindy. C’est plus fort que moi, Salomé, il faut que je la charrie.

Au fond de la salle, à moitié dissimulée derrière le rideau, j’aperçois Nyx, et puis Alma et Gala espiègles. Sourires et rires. Ca commence bien !

Acquittement de mon éco, ticket orange en main, je descends. Le spectacle n’a point commencé mais quatre joyeux drilles connus de nos services sont déjà là et devisent ensemble. Je tairai les noms eut-égard à la discrétion de rigueur en ces temps de prohibition.

De nouveaux équipements ont été installés : un petit rétroprojecteur au dessus de la place du roi, et sur un trépied au fond de la salle côté droit ce qui semble être un appareil à faisceaux lumineux comme on en voyait dans les boites de nuits des années 80. Ne manque plus qu’une boule à facettes !

Je ne croyais pas si bien dire.. Une fois installé, la lumière se fait bleue et rouge, très fièvre du samedi soir avec faisceaux tournoyants dans la salle. Je suis surpris et enchanté de reconnaitre le remix de DJ Fabulous et Wilma, interprété par Maria Carey, le seul à rendre vraiment hommage à «Last Night a DJ Save my Live» https://youtu.be/CJHLsrO6o-s?t=11. Diane apparait dans les escaliers, éblouissante en tenue moulante à facettes disco. Ses formes féminines, fesses, hanches, ventre et seins mis en valeur par le strass et les sequins (pas possible un corps pareil !) véritable appel à la reproduction sexuée… Son opulente chevelure blonde tournoie au rythme de la musique, étincelle dans les raies de lumières. Puis l’ambiance se fait plus cosy, Diane toute en grâce et slow se libére de sa gaine, s’approche de nous, yeux bleus grands ouverts, pupilles très dilatées, comme ennivrée par la musique, l’excitation. Elle est encore emportée par sa haute énergie et c’est le « Roi » qui en fait les frais… Oh là là quel veinard ! Comment résister à cela ? Immédiatement après le numéro il se précipitera à la suite de sa belle, manquant de se vautrer dans les escaliers. Nous ne le reverrons qu’une heure plus tard !

Entracte. La salle plongée dans une pénombre ultraviolette est soudainement inondée d’une cascade de petits caractères verts ruisselants sur les murs et tentures, des digits – zéros et uns – projetés depuis l’équipement surplombant le Roi. Sur la musique « Clubbed to death » de Matrix https://www.youtube.com/watch?v=3x45pzmXeNo, Nyx – déesse de la Nuit – sépulcrale (et nettement plus belle que Trinity) descend parmi nous. Port altier, combinaison de cuir et lunettes noires, boucles blondes Barbie, chute de rein à damner nos pauvres âmes, elle parcourt le caveau comme si elle fuyait quelqu’un, se câche, cherche quelque chose. Les faisceaux de lumières vertes projetant bits and bytes sur le cuir de sa sublime croupe sont du meilleur effet… A quatre pattes, Nyx découvre sous le canapé ce qui semble être LA connexion, des cables réseaux de différentes couleurs, ceux qui semble-t-il nous retiennent prisonniers de l’illusion, nous « ghost processes » empêtrés dans la réalité artificielle de la Matrice. Nyx arrache le cable vert et d’un coup le ruissellement de code vert qui inondait la salle disparait, remplacé par une lumière rouge et chaude, un enfer soft accompagnée par une musique Dark Metal https://youtu.be/o29G1XVIKHE?list=PLCiCeLmW1XQSPpihjTJZMMKf_gOGNSFDJ&t=49 . Je ne déflorerai pas la suite du très créatif numéro (on se demande où elle va chercher tout ça) durant lequel Nyx a arraché un à un les cables , comme autant de petites morts induisant une nouvelle « réalité », jusqu’à cette dernière où extatique, allongée sur un muret parmi notre assistance recueillie, elle a de ses longs doigts mouillés jusqu’au nirvana, atteint l’illumination… J’aime Nyx, sa recherche, son air assuré, mature, mais à la nature émotive, vraiment artiste. Elle fouille la vie comme elle s’est fouillée sous nos yeux. Avec plaisir et perplexité.

On m’avait dit que les chinois n’aimaient pas les japonais, qu’ils s’évitaient même, mais là surprise, Alma nous a montré encore de belles ouvertures et pas seulement d’esprit comme nous le verrons plus tard 😉 en interprétant un sublime numéro de Geisha ! Elle était magnifiquement vêtue du lourd kimono coloré et fleuri traditionnel, très fardée les yeux en meurtrières. Dans une ambiance raffinée elle nous a convié à une cérémonie du thé, servant avec délicatesse chacun. Puis se dévêtant elle nous est apparue dans une ravissante nuisette de satin aux motifs animaliers. Elle s’est approchée de nous à genoux dans une pose de soumission pour masser nos mollets, jambes, cuisses épaules, crâne – malaxant d’ailleurs si fermement ma nuque que j’en ai éprouvé des frissons de plaisir. Dégageant de la soie chatoyante ses formes pleines, elle nous a tendu avec malice un pot de crème onctueuse, nous priant de la masser à son tour. Elle était allongée sur le muret yeux mi-clos, moi assis à la gauche du Roi. Son mollet reposait sur ma cuisse, son pied tout près de mon entrejambe… Je ne me suis pas fait prier pour la masser car j’adore les pieds des jolies chinoises, faire craquer leurs petits osselets (ça me rappelle l’un de mes plats préférés au « Pied de Cochon », « La Tentation de Saint-Antoine » lol). Mes camarades quant à eux s’approchaient de zones dangereusement érogènes… Alma était manifestement excitée quand elle a retiré son soutien-gorge et sa petite culotte. Et là surprise : des pinces à tétons avec des petits coeurs noirs en pendentifs lui mordaient les seins, une cordelette ou plutôt une boucle noire érectile sortait de son sexe… La musique sirupeuse s’est abruptement faite rock et violente. Alma s’est redressée vivement et j’ai eu un flash – Alma-Alda – mais oui c’était là dessus qu’elle dansait ! Stripped de Rammstein !!! https://www.youtube.com/watch?v=iguw20tdtVw … Quand Alma s’est trouvée face à moi debout m’invitant à tirer sur la boucle noire, j’ai eu l’impression de dégoupiller une grenade. Une première boule, luisante de sa mouille est venue soudainement, retenue par celle qui était encore en elle. Puis Alma s’est assise sur le Roi juste à côté de moi pour jouer de ses instruments, maltraitant ses tétons meurtris, nous prenant a parti en anglais. Sa voix déformée par le plaisir était délicieusement provocante, une sorte de dirty talking high school. Ca m’a plus qu’excité… Elle a semblé emportée par ses mots salaces, je n’ai pas tout compris, mais aux rauques soudain de sa voix, à la contracture de son visage quand prise d’un spasme elle a relevé brusquement son bassin comme pour éjaculer, expulsant par contraction la boule qui se trouvait encore en elle, je me suis demandé si elle n’avait pas vraiment joui… 😉

Petite Pause… Je pense avec intensité « Gala je t’attends » confiant dans la magie des mots et du désir sans enjeu. Je l’aperçois enfin telle que je la préfère, moulée dans l’élégante tenue de panthère qu’elle portait il y a deux ans, non sur Fashion Pack d’Amanda Lear cette fois-ci, mais sur Cat People de David Bowie https://www.youtube.com/watch?v=A9I7U4nuR_I . Gala a mis le feu…

Feel my blood enraged
It’s just the fear of losing you
Don’t you know my name?
You’ve been so long

Quelle femme magnifique, j’aime tout en elle ! Gala aussi bizarre que Mimi horny Honey l’était quand elle enduisait sa ruche de miel, Gala la panthère apprêtée déambule et lappe devant nous une écuelle de lait bien crémeux, se dévêt puis s’en verse sur le corps, ses magnifiques petits seins, sa croupe généreuse maculée de trainées suggestives…

Je suis chaud comme Justin Bridou… je décide de prendre un salon avec chacune de ces magnifiques jeunes femmes. Mais surprise ! En haut des escaliers Cindy et Salomé m’attendent avec du Champagne, et en plus c’est du Laurent Perrier ! Nous trinquons avec la joyeuse équipe. Après deux verres Salomé, sourire et regard pétillant me lance « Alors on le fait ce salon ? »

Rappel : ce texte est une fiction 😉

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Fictions du Covid – Soirée en hommage à Christophe

Quoi de plus « à propos » que l’actualité du moment pour le choix d’un thème ? Les danseuses comme les clients ont été récemment peiné d’apprendre la disparition de Christophe et donc, une équipe de choc (et de pare-chocs) constituée par Cerise – maîtresse de cérémonie – a décidé de lui rendre hommage.

L’univers aux tons bleu marine et la déco désuète du théâtre Show-Girl se prêtaient particulièrement bien à l’ambiance et aux paroles de cette soirée. La musique et les éclairages excellemment gérés par Jun ce soir il faut le noter !

Cerise, habillée de noir, plus belle que jamais et manifestement très émue a ouvert le spectacle en dansant sur Daisy (pour la plus grande joie de l’un de ses fans) https://www.youtube.com/watch? […] rt_radio=1. Elle fredonnait les paroles sous les longues mèches noires qui, comme une voilette de deuil, recouvraient une partie de son visage. J’ai vu les larmes couler lorsque qu’elle a murmuré en même temps que les paroles «  Rejoue moi ce vieux mélodrame, tu sais celui qui tire les larmes…  ». Mais elle s’est bien reprise, comme la vie doit se reprendre et elle a magnifiquement fait revivre le génie du vieux dandy. Il aurait été fier d’assister à une telle performance… Dépourvue de ses habits noirs, Cerise a encore dévoilé les jolies formes que nous connaissons, pleines et féminines, la blancheur diaphane de sa peau mise en valeur par des dessous rouges, sa sublime chute de reins, ses seins lourds, généreux. Nous avons eu ensuite droit à un «  Océan d’Amour  » pendant lequel chacun a reçu bien plus qu’une simple présence érotique : de la chaleur et de la tendresse, la joie partagée d’être bien vivant dans un généreux cœur à corps… https://www.youtube.com/watch? […] mp;index=3

Billie a enchaîné avec des titres que je ne connaissais pas… J’ai découvert avec stupéfaction qu’aveuglé par mes habitudes techno-rock ou dark-wave j’étais passé toutes ces années à côté de pépites de la chanson française. J’ai redécouvert un autre Christophe, artiste aux goûts éclectiques, à l’immense sensibilité, et surtout quelqu’un qui a su évoluer de façon très exigeante à travers les époques. Et en matière de sensibilité qui pouvait mieux rendre honneur aux paroles, comme destinées pour elle «  Tu m’as tatoué sur la peau Tous les vestiges du chaos, Dans tes yeux qui rêvent de précipice, Tu glisses, tu verses  » ? https://www.youtube.com/watch? […] p;index=10. Billie habitée par la musique et ces poèmes, borderline oscillant entre tendresse et idées noires, à la fois forte et fragile, marquée à fleur de peau. Avec une sauvagerie calculée et une syntaxe insolite de mouvements et de poses, elle se débattait dans les paroles, et se mettait progressivement à nu, pour nous, épuisant les contradictions pour enfin s’abandonner dans nos bras. Du grand Billie…

Le spectacle s’est poursuivi avec Blanche à la jeunesse robuste et souriante, aux cheveux flamboyants. Elle était vêtue d’un costume rose pour danser sur Christine and the Queens – une interprétation des Paradis Perdus de Christophe. Le look excentrique de Blanche durant ce numéro – cheveux rouges et costume dandy – avait quelque chose de très British. Cela prenait tout son sens en entendant «  Dans ma veste soie rose je déambule morose…dans ce luxe qui s’effondre, te souviens-tu quand je chantais dans les caves de Londres, ce rock un peu sophistiqué…  » https://www.youtube.com/watch?​​v=PPjazi4mQSQ . Durant l’épiphanie de la transe induite par ce formidable spectacle, j’ai réalisé que les seuls paradis sont ceux que nous avons déjà vécus, définitivement perdus. Nous sommes condamnés à les rechercher sans fin.

Toute aussi brillante Léonie, diamant noir du théâtre, cheveux et visage mouillés comme si elle sortait de la douche, dansant sur les paroles hallucinées de «  J’t’aime à l’envers  » , https://www.youtube.com/watch?​​v=ohFRjPVN7m8&list=PLMJVlMRwS​D​jm4Ckpek8Y4w8k9Jm5wjf7i&inde​x=​105,lumière d’une bougie noire, éclaire ta belle gueule inondée, d’un parfum qui traverse… . Léonie redoutable séductrice, d’autant plus excitante qu’elle est souvent excitée. Léonie qui parfois semble m’éviter pour mieux se faire désirer, dosant subtilement mon désir et ma frustration mais quel régal quand elle vient sur moi et me chuchote à l’oreille un « tu me plais vraiment ». La tête plongée dans le creux de son épaule j’y croirais presque et sans dire que je l’aime je rêve de la prendre à l’envers « j’aime ta douceur, quand tu éclabousses au bord du lavabo…  ».

Nikita géniale dans un numéro très décalé ! Nikita ovni brune avec sa coiffure en oreilles de mickey, lunettes de soleil, visage mangé par l’acné, un peu sauvage. Une véritable routarde sur les airs de Walking the Mile de Christophe & Jean-Michel Jarrehttps://www.youtube.com/watch? […] ;index=119, librement rock en mini short et bas de chemisette noué sur le nombril. Cette fille à l’allure de nana warrior n’a pas son pareil. On devine que ce corps superbe, malgré la jeunesse a déjà beaucoup vécu. Elle a une façon naturellement féline de s’approcher, de nous rendre pataud quand assise à moitié nue sur nos genoux elle se dévêt, nous maîtrise ! Elle a fait des figures de folies à la barre, nous a rendu fou par ses attitudes très sexuelles.

Morceau inattendu, choses ouvertes sur une nouvelle voie, qui a dévoilé plus encore le répertoire des « possibles » de l’artiste quand Angélina a dansé sur «  Définitivement  » et que la géniale folie du dandy, Christophe, s’est exprimée par la voix d’une femme russe. Angelina, naturellement sensible, délicate et si classe avec sa coupe carrée. Elle était vêtue d’une combinaison moulante dorée qui évoquait les années disco ou celles excentriques du Moscou nouvellement « libéré » au début des années 90. https://www.youtube.com/watch?​​v=nFEyP2tyQes

Clara chaque fois plus belle, ma chouchoute adorée, je ne l’avais pas vu ces derniers jours, elle avait fuguée, est apparu sur une chanson de Christophe et Alan Vega– Tangerine – qui s’accordait parfaitement bien avec sa vivacité, sa fantaisie… https://www.youtube.com/watch? […] p;index=2- « c’est le retour de la Tangerine, tout au creux de ta main il fait soleil, si tu la lances dans le ciel, tu sais que tu la suivras  ». Elle a dansé avec fougue et a même réussi à tenir totalement vêtue un peu plus d’un passage musical (fait suffisamment rare pour être noté) !!! Comme attendu par beaucoup sa robe aux bleue, aux allures orientales, a vite valsée et elle s’est offerte bien plus qu’aux simples regards… Je ne me souviens plus vraiment de tout, je vois le moment où elle était adossée au poteau près de la scène en se caressant, il y avait du monde et des mains qui se promenaient sur ses jeunes seins, son ventre ses cuisses et ses fesses rebondies, un client bien sous tous rapports d’habitude était agenouillé par terre et lui suçait les orteils… Elle s’est terminée comme à son habitude gémissante et frénétique et le fameux « Monsieur Pieds » encore prosterné a été copieusement béni par la même occasion !

Mais le clou de la soirée pour beaucoup ça a été quand pour les «  Mots Bleus  » toutes les filles présentes sont venues dans la salle, invitant chacune un client (personne n’a été laissé pour compte) pour danser le slow https://www.youtube.com/watch?​​v=VJPAtV3D-Dg. Chacun a pu dire durant cette tendre parenthèse, corps contre corps et front contre front ces « mots qu’on dit avec les yeux ». Blanche m’a attrapé, et elle ne m’a pas redit cette fois «  Tu danses comme un pied mais c’est charmant  » faisant ainsi remonter mes souvenirs où gauche adolescent je tentais désespéramment « d’emballer » des nanas revêches (on ne disait pas « pécho » à l’époque) sur cette même musique dans les bals de campagne du samedi soir de ma Haute Saône.

C’était sympa d’être tous ensemble réunis dans cette ambiance festive et nostalgique, avec Christophe, bien vivant dans ces paroles.

Pour terminer la soirée en beauté, Cindy, très en forme, a (discrètement derrière le rideau de fer tiré) offert le champagne pour honorer le « dernier des Bevilacqua » https://www.youtube.com/watch?​​v=cj2o4EHdXlU

NB : A l’attention des Mal-Comprenant : Fake News

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Fictions du Covid – Sponsorisé par le Professeur Ragoult !

Bonjour les ami.e.s !!! (écriture inclusive du fait des retours charmants de quelques lectrices)

J’espère que comme moi vous avez entendu la très bonne nouvelle (qui néanmoins a déclenchée quelques guerres de chapelles dans le milieu médical) : Un nouveau remède peu coûteux contre le Covid-19 !!! C’est le professeur Ragoult, célèbre vétérinaire du Zoo de Beauval qui en a fait l’annonce. Le Professeur s’était illustré dans ses travaux – Inserm en partenariat avec le Laboratoire P4 de Wuhan – sur l’immunité aux agents pathogènes dont les Chauves-souris mâles hyper-sexuées (alpha) seraient dotées (*). Il a publié là-dessus un article très optimiste dans la fameuse revue Nature et que l’on peut résumer ainsi : « le désir sexuel doperait le système immunitaire humain et constituerait l’un des plus puissants remparts contre le Covid-19 !« 

Corrélation n’étant pas causalité, des groupes tests ont été réalisés afin de valider ou d’infirmer les travaux du Professeur Ragoult. Des membres actifs du théâtre Show Girl ont très courageusement décidé d’y contribuer. Le protocole pour les Groupes A dit « actifs » à travers la France (et recrutés parmi une population d’obsédés sexuels notoires) est le suivant : les volontaires sont exposés de façon intensives aux phéromones de jeunes femmes fertiles et excitées sexuellement. L’état finance les travaux du professeur Ragoult. Les essais cliniques consistent en séances de théâtre et prises répétées de salons gratuits en mode « open bar ». Bon… Là, je ressors de trois salons consécutifs avec Blanche, Léonie et Billie. Je peux vous assurer que je suis « vidé », vraiment crevé ! Ohlala j’ai failli crever sous les fesses de Blanche, les suçons et le savoir-faire de Léonie, les coups de reins de Billie (**).

La suite du protocole pour les cinq volontaires (et forumeurs) après trois jours intensifs de théâtre et de salons (permettant ainsi à nos corps de sécréter les hormones du désir à des niveaux élevés (dopamine, sérotonine et Noradrénaline) sera d’être exposé à une porteuse du Covid-19. Nous en avons identifié une, actuellement en cage, je veux dire en confinement dans les Yvelines et surnommée prémonitoirement la «  petite peste  ». 

J’angoisse à l’idée de me retrouver en salon avec elle, pas seulement à cause du Covid mais parce que la jeune danseuse en question est dans un état d’excitation sexuelle quasi hystérique. Mais le professeur Ragoult nous encourage tellement ! Et il nous a promis de passer les « essais cliniques » sur Youtube, il a énormément de followers !

(*) Stanford Press – The immunity response of priapic bats – by Fellow Professor Ragoult.
(**) Du fait de l’enjeu vital du processus expérimental, des dérogations exceptionnelles ont été obtenues relativement aux règles limitatives des salons.

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Fictions du Covid – Brainstorming

A la demande de Cindy, j’ai constitué une task force pour penser « l’après-covid » du Show Girl. Je me suis entouré des meilleurs experts (de renommée mondiale si j’en crois le nombre de lecteurs du forum Doctissimo) de notre petite assemblée : un spécialiste des chaines logistiques dont les qualités en matière de gestion de projet sont extraordinaires, un des transports – pas seulement amoureux, un historien – dont la connaissance du passé peut grandement permettre d’éclairer le présent, un cinéaste dont le métier est de créer des fictions, un Général pour ses capacités d’organisation en situation guerrière dite VUCA ( Volatility, Uncertainty, Complexity, Ambiguity)…

Nous avons planché sur plusieurs scénarii introduits par la fameuse question « what if… ? » ; « Et si » ? Je vous livre ci-dessous quelques une de ces hypothèses de départ :

– « What if » Covid-19 reste suspendu tel une épée de Damoclès sur nos têtes durant 24 mois et que malgré le déconfinement, les mesures de précautions imposent la plus grande prudence notamment en matière de contact physique ?

– « What if » des test sérologiques permettent de savoir qui « l’a déjà eu » et possède donc les anticorps qui le protègent (et empêchent de propager) ?

– « What if » des clients peuvent être considérés « en risque » du fait de leur état de santé et de l’absence d’anticorps au virus ?

– « What if » …

Des brainstorming ont permis de travailler sur ces épineuses questions. Les préconisations suivantes ont été rendues par le Groupe.

En cas de période critique, c’est-à-dire de « Covid-19 rampant » nécessitant des mesures de « social distancing » et d’hygiène propres à limiter les risques :

– Les danseuses ayant déjà été contaminées et guéries du Covid-19, ceci prouvé par examen sérologique et présence d’anticorps seront réintégrées en priorité au sein du Show Girl. Les risques seront les moins grands à leur contact. Seules les danseuses rentrant dans cette catégorie pourront avoir des contacts rapprochés et « de face » avec l’ensemble des clients.

– Les clients pouvant prouver qu’ils ont été déjà contaminés et donc immunisés au Covid-19 occuperont les sièges avant et seront dispensés de précautions (masques, distance) . Ils pourront avoir des contacts avec l’ensemble des danseuses immunisées ou non.

– Les clients dits « A risque », c’est-à-dire jamais encore contaminés, occuperont les trois rangées arrières, ils devront porter des masques FFP2 et ne pourront avoir des contacts qu avec les danseuses certifiées « immunisées ». Des flacons de gel hydroalcoolique seront par ailleurs mis à leur disposition.

En salon les danseuses en présence de clients dits « à risque » devront adopter des postures (rappel : pénétration interdite) proches des prescriptions du «  CoronaSutra  » diffusées par le site Covid-19.gouv.fr. Les visages de chacun des protagonistes devront systématiquement rester éloignés de plus d’un mètre cinquante. Le port de gants médicaux a usage unique est recommandé pour les danseuses (ce qui peut leur donner des idées…).

Par ailleurs, à la vue des « like » collectés par le Professeur Ragoult sur Facebook nous avons décidé à la majorité de le nommer « membre d’honneur du théâtre » et que son traitement était efficace ! Pas besoin de test, ça a déjà été fait sur Estrosi – c’est dire si ça marche ! Des stocks de chloroquine ont donc été constitués au cas où quelqu’un ressentirait une suffocation entre les seins de Blanche …

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Fictions du Covid – Session Zoom avec une danseuse

En art, en littérature par exemple, on apprend que la contrainte permet d’être créatif. Qu’elle est même nécessaire pour donner la forme qui sera en parfaite adéquation avec le fond.

Je whatsappais dimanche avec une jolie danseuse confinée dans son petit studio et la discussion a dérivé assez naturellement vers le sexe. J’ai d’abord eu droit à des photos légèrement, puis de plus en plus érotiques d’elle, et, probablement excitée par son jeu elle m’a envoyé la photo d’un gros gode violet muni de trois appendices, l’un très épais pour le vagin, l’autre plus fin pour l’anus et avec sur le dessus une sorte de petite langue pour agacer son clito. Ca lui permettait, disait-elle, d’obtenir des orgasmes très satisfaisants et de bien dormir ensuite. Pour illustrer son propos la coquine m’a fait parvenir une courte vidéo d’elle en train de manier l’objet, qu’elle a immédiatement effacée avant que je puisse vraiment en profiter.

Légèrement frustrés tous les deux de nos confinements respectifs une idée a fini par germer : «  Et si tu montais un spectacle érotique en valorisant les équipements de ton appartement ? ». Pas le truc banal qu’on peut voir sur des sites comme « Chaturbate » où des étudiantes nécessiteuses se branlent face à leur cam, non, un vrai spectacle ! S’il te plait !!! Alors on a d’abord recensé les moyens à sa disposition dans son studio, tenues, accessoires, lit, frigo, aliments, poêle-à frire, douche… douche ? Euréka ! J’ai indiqué que la douche était un lieu qui m’excitait particulièrement, que ça nécessitait peu de mise en scène, et qu’on pourrait commencer comme ça en mode « impro ».

J’ai alors initié une session Zoom avec elle car je trouve que la qualité vidéo de cette application est excellente. Elle a disposé son Mac sur un meuble de bain qu’elle a rapprochée de la « scène », la cam bien orientée. Puis elle a mis de la musique (Odesza – Say My Name – Dapa Deep Remix https://www.youtube.com/watch?​​v=onii_s_bLNM) et s’est déshabillée dessus en dansant avec entrain. Elle était très alerte, excitée par notre jeu et j’ai adoré la voir dénouer ses longs cheveux noirs, faire couler l’eau sur ses rondeurs alors qu’elle n’avait pas encore ôtée ses sous-vêtements et qu’en transparence on voyait pointer ses jeunes tétons. L’eau cherchait le passage entre ses formes, poitrine, fesses, ça éclaboussait sa jolie chute de reins, gorgeait sa petite culotte. Elle fixait la caméra en souriant, espiègle, puis s’est totalement dévêtue pour se savonner avec une grosse éponge naturelle. Le gel douche moussait de partout sur son corps, elle en versait beaucoup plus que nécessaire, un flux savonneux épais et blanchâtre dégoulinait par paquets grumeleux des lèvres de sa chatte…Assourdi par le bruit de l’eau et la musique j’ai entendu un «  tu aimes ?  » , «  tu aimes me voir comme ça ?  » et puis un peu plus tard «  sors ta teub !  », «  je vais te faire cracher !  » (j’apprends encore des expressions pas possibles avec cette fille !). Puis elle s’est déchaînée, une vraie furie, déconfinée comme jamais de la chatte, elle s’est frappée les seins, claquée le sexe du plat de la main pour faire le bruit mouillé d’une baise humide, s’est enfin vigoureusement masturbée en gueulant d’une voix grave et haletante des «  Oh  », des «  Oh putaiiiiin !!!  » de possédée, elle tenait à peine sur ses jambes, flageolante, et a fini le visage crispé par lâcher une puissante giclée de plaisir qui s’est mêlée au flux éclaboussant le sol carrelé.

Dans la séance de débriefing qui s’en est suivie, nous nous sommes dit que ce serait sympa d’en faire profiter plus de monde, le problème étant quand même le risque d’enregistrement, et donc de ne le faire qu’avec des gens de confiance. D’organiser une soirée dénommée « Les Apparts » durant laquelle quelques danseuses confinées valoriseraient leur mobilier intérieur, accessoires, denrées alimentaires, au sein d’une même session Zoom.

Les inscriptions sont ouvertes en privé ! C’est gratuit bien entendu (je ne veux pas avoir de problème avec quelque empêcheur de jouir-en-rond) ! 

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Le fossé générationnel se creuse !

J’ai commencé à réaliser que le fossé générationnel entre les jeunes femmes et moi se creusait quand à l’occasion de voyages communs nous devions cohabiter quelques jours ensemble. Je finissais rapidement par craquer en demandant d’arrêter de zapper incessamment la télé, de l’éteindre avant de dormir, d’arrêter de consulter le smartphone la nuit, de bien vouloir fumer hors de la chambre, de ne pas exposer ses gros seins nus autour d’une piscine remplie d’ados et de mères de familles indignées tout en se murgeant la gueule à coup de cocktails alcoolisés…

Les demandes sexuelles de ces jeunes femmes étaient non moins curieuses : j’ai été sollicité pour les frapper violemment, victime non consentante de tentatives d’effractions anales, douché par de copieuses éjaculations féminines et toutes ces autres joyeusetés :
Tu aimerais que je te marche sur les couilles avec mes talons hauts ?
– Euh non pas du tout.
– Oh tu n’es pas marrant !
– Est-ce que tu peux manger avec tes couverts s’il te plait ?
– Oui Papa…

Bref, en dehors du fait que ces jeunes femmes sont absolument charmantes par ailleurs, que je les adore, le sentiment qui prédomine lors de ces rencontres du 3ème type est un mélange de sidération et d’amusement…

Car comment s’étonner que la Génération Z (personnes nées à partir de 97) – qu’on appelle aussi les Digital Natives, car biberonées par l’Internet et les Séries – se conforme d’une manière ou d’une autre à ce par quoi elles ont été éduquées : les codes du « porno trash » et ceux des « séries ».

Pour ma part, mon éducation s’est faite dans les pages de papier brillant et coloré des magazines Lui et Playboy avec leurs respectables playmates souriantes, déroulées sur trois pages dans une pause docilement statique. Leur usage était d’ailleurs rapidement limité par mes débordements, l’obsolescence de leurs chattes velues programmée par mes inévitables gîclures adolescentes.

Alors, comment s’étonner du spectacle suivant produit par deux jeunes femmes de la Génération Z qui dès l’âge de 10 ans ont du mâter en cours de récréation les pires pornos sur leurs smartphones, le gonzo et tout ces trucs, s’amusant à jouer à ça entre elles plutôt qu’à la poupée ?…

(Voir la suite, duo Clara-Dita)

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Fictions du Covid – Un remède miracle !

Nous avons eu a déplorer un premier mort du Covid-19 au théâtre. Il avait une cinquantaine d’année, à peine grassouillet et sans comorbidité… Nous l’appelions Skippy, comme le kangourou, parce qu’il venait toujours au théâtre habillé d’un survêtement marron clair équipé d’une ceinture épaisse avec grosse poche pendante sur son bas-ventre. Skippy était très inquiet ces derniers temps des risques de contamination. Il collectait sur le net énormément d’informations sur les meilleures façon de se soigner en cas de maladie. J’y avais été de mes conseils éclairés – après tout avec deux années consacrées aux médecines douces n’étais-je pas aussi crédible que n’importe quel Diafoirus diplômé – suggérant des remèdes totalement naturels : jus de citron à jeun pour la vitamine C, soleil pour la vitamine D, activité sportive, poivre noir pour protéger les voies respiratoires, oignon pour l’expectoration…Et puis bien sûr de la décoction de jeunes chattes fraîches une fois par jour, meilleur moyen d’entretenir son système immunitaire. Mais feu Skippy extrêmement angoissé, n’a rien voulu entendre et, compilant de nombreux conseils sur Facebook (comptabilisant même pour classification le nombre de Like) s’est laissé convaincre par les bienfaits de l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine, mais aussi par le Remsedivir et le Lopinavir. Il s’est à plusieurs reprises approvisionné discrètement en soudoyant des pharmaciens du quartier

Je n’ai pas été le seul à remarquer que la poche sous-ventrière de Skippy gonflait de façon disproportionnée à force d’accumulation médicamenteuse, mais j’étais loin de me douter de ce qu’il en faisait tous les matins : Skippy composait un cocktail « préventif » mêlant l’ensemble de ses supposés remèdes, son bon sens l’orientant en l’absence de tests comparatifs vers une maximisation des chances d’avoir le bon traitement ! Dans les premiers jours les symptômes étaient insignifiants, si ce n’est le priapisme permanent qui déformait son pantalon comme une toile de tente… Et puis le cœur a lâché. Fort heureusement au plus beau moment possible pour lui, c’est à dire durant un salon avec deux très belles danseuses, et ce lors de l’apothéose finale, un véritable feu d’artifesse si j’en crois la séquence enregistrée par la caméra… Afin de nous éviter des problèmes nous nous sommes cotisés et avons grassement payé un chauffeur Über – un pack de 10 rouleaux de papier toilette quand même – pour qu’il dépose discrètement Skippy à la chambre froide servant de Morgue à Rungis.

C’est après cet épisode traumatisant – la vie est quand même bien faite – que j’ai visionné un reportage sur Arte durant lequel un éminent épidémiologiste à longue barbe noire de l’Académie de Médecine de Moscou, le Docteur Youri Alexievitch Bibine expliquait comment l’urine fraiche d’une jeune femme de groupe sanguin O+ préalablement contaminée au Covid-19 et ayant développée des anticorps avait fait des miracles sur 90% de ses patients (groupe test de 10 personnes). J’ai alors songé à ma danseuse favorite – Clara – qui il y a un mois était très fiévreuse et présentait des difficultés respiratoires. Elle avait les yeux gonflés et rougis par une vilaine conjonctivite et était alors aussi sexy (malgré ses attributs sexuels ahurissants) qu’une chauve-souris échappée du laboratoire P4 de Wuhan… Et là bingo ! Clara m’a annoncé fièrement qu’elle était donneuse sanguine universelle, de groupe O+. Pas croyable !!!

Du coup, et afin de joindre l’utile à l’agréable Jun et Clara ont monté un spectacle à leur façon. La préparation était importante car Clara a du boire en coulisse un litre d’une infusion particulièrement diurétique…

Lorsqu’elle sont entrées dans la salle, Jun était vêtue comme une infirmière sexy, robe-blouse blanche moulante, coiffe avec une croix rouge, stéthoscope et grosse seringue géante. Clara quant à elle arborait la tenue d’étudiante qu’elle aime, chemisier blanc tendu par ses jeunes seins, mini-jupe écossaise à carreau verts, petite culotte émeraude. Comme à son habitude, la cheffe Jun experte es-jouissances féminines a bien « préparé » la petite Clara, l’auscultant consciencieusement de partout, puis la fourrant à plusieurs reprises telle une jeune dinde de Noel. Quelques minutes plus tard sous l’effet du plaisir et de la pression liquide pelvienne, Clara a fait signe a Jun pour dire qu’elle était prête. Clara s’est alors mise debout en surplomb sur la scène et Jun nous a demandé de nous rapprocher autour d’elle. La suite de ce numéro prend avec du recul un accent quasi religieux (en plus un dimanche de Pâques) du fait de la promesse de résurrection face à la maladie. La cérémonie évoquait au choix la sainte communion ou l’aspersion baptismale selon que les bouches ouvertes étaient ou non convenablement orientées vers l’ostensoir de chair de notre très généreuse Clara !

Assez curieusement, depuis cette cérémonie, je me sens particulièrement revigoré, en bien meilleure forme. Effet placebo ? Je ne sais pas, je m’en fiche, les bienfaits de certaines croyances valent simplement que l’on croit… Par contre j’ai depuis, un goût résiduel de picon-bière légèrement acide en bouche. Ce qui est sûr c’est que je ne suis pas frappé d’agueusie, l’un des symptomes révélateurs du Covid !

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Fictions du Covid – un aprem avec Jun, Clara, Dita, Noémie

Au menu de cet après-midi Clara, Jun, Dita et une nouvelle, Noémie.

Clara, toujours aussi belle, avec ses jolis yeux marrons verts, sa longue chevelure noire bouclée en torsades, ses formes féminines – hanches et jolis seins ronds. Une chute de rein débouchant sur des fesses fermes et bombées à souhait qui donnent envie de les saisir à pleines mains pour commettre le pire dans un moment d’égarement… Sa jeunesse espiègle ajoute a son charme, elle aime jouer, faire plaisir et se faire plaisir…Elle est carrément exhib ! 

 Nous avons assisté à un excellent numéro dans lequel elle était vêtue en indienne, d’une tenue bleue claire et vaporeuse pareille à celle des danseuses des comédies musicales de Bollywood. Une coiffe avec pendentif lui serrait le front, tenant à l’arrière un long voile. Son petit haut bleu satiné laissait ses épaules et son ventre nu. Sa robe descendait du bas des hanches jusqu’aux chevilles habillées de bracelets. La tenue était chargée de bijoux et de pendentifs sonores comme des pièces d’or. Clara est venue à nous radieuse en dansant sur Karma Girls d’Indochine et a – encore – démontré son talent en matière chorégraphique ! Elle a même réussi a tenir vêtue durant un morceau musical et demi… Puis, debout adossée au poteau c’est son « haut » qui a valsé en premier laissant pointer ses jeunes seins. Elle était très excitée et demandeuse et a fait signe du doigt à l’assistance de venir et ses seins fermes ont été immédiatement saisis et agrippés par les plus rapides. Puis, la jupe retroussée sur l’avant Clara s’est caressée devant nous, a écarté les lèvres de son petit hérisson aux poils naissants, a demandé aux timides d’approcher plus près, de bien regarder, de la toucher, lui caresser les cuisses, le ventre, lui lécher les pieds (oui oui il y avait encore notre sympathique multirécidiviste agenouillé pour se délecter des osselets des délicieux orteils de Clara comme au restaurant Le Pied de Cochon non loin de la) … Clara comblée par tant d’attention s’est donnée du plaisir, de plus en plus rapidement, et, quand l’un d’entre nous (qu’elle semble bien apprécier) l’a attrapé fermement par les cheveux en lui demandant devant tout le monde si elle aimait se branler comme une jeune chienne, elle a gueulé « OUI…OUI… » et se contractant a plusieurs reprises s’est copieusement répandue devant nous !!! 

Indochine – Karma Girl Remix – https://www.youtube.com/watch?​​v=yufJrtEyL5I

Et puis… il faut que je raconte le duo entre Jun et Dita. Oh putain que c’était chaud les amis ! Ce qui est marrant avec la belle Dita, toute douce et sympathique c’est que souvent durant ses numéros sur scène elle semble un peu « ailleurs », le regard perdu. Et le moins qu’on puisse dire c’est que quand elle est en duo avec Jun ça ne peut pas arriver… Car la très dominatrice Jun ne laisse pas un moment de répit à son élève, sa servante, sa petite étudiante… Elle passe vite aux choses sérieuses. Et Dita se retrouve sur scène ou sur un des fauteuils les jambes écartées (parfois assise sur un heureux client) et assiste d’abord avec étonnement à la préparation de la cheffe Jun : caresse, langue, doigt, doigts vigoureusement fourrés dans sa jeune chatte. Je ne sais pas comment Jun fait mais ce qui est certain c’est qu’elle est sûre de sa technique, fait preuve d’une conviction inébranlable. Il faut imaginer au bout de deux à trois minutes le regard écarquillé de Dita, d’abord surprise, étonnée de ce qui lui arrive, se pencher en avant pour tenter de voir ce que Jun est en train de lui faire, comme découvrant son propre corps, son potentiel de plaisir, la vague qui monte comme une marée de vive eau puis la submerge toute entière. Sa tête se renverse d’abord par moments et ce sont des petit « oh », des « ah » puis des « aahhhhh » qui échappent, un gémissement, et enfin un râle rauque, guttural et continu qui inonde la salle tandis que Jun travaille méthodiquement, sans répit le jeune sexe de Dita… Vient le moment où le corps est pris de spasmes, les seins se soulèvent, on devine les longues contractions, et Maitresse Jun, le regard satisfait nous prend à témoin. Son savoir-faire es-jouissances féminines est encore démonté, elle a maintenant un sacré palmarès au Show Girl !!!
Gainsbourg – Love on the beat – https://www.youtube.com/watch? […] mp;index=4

Une nouvelle qui nous a dit s’appeler Noémie (je ne sais pas si c’était son pseudo définitif car elle faisait un essai), très belle jeune femme aux grands yeux marrons et aux cheveux châtains mi-longs avec un look d’étudiante. Un peu timide car c’était son premier jour ; elle s’est néanmoins totalement dévêtue, dévoilant un corps parfait, de jolies fesses duveteuses et des jeunes seins en forme de poire aux larges aréoles rosées. Elle s’est promenée dans les rangs de façon assez proche sans toutefois aller au contact. Et tout le monde (il n’y avait que des habitués) a bien respecté la distance. Il faut « laisser le temps au temps » en quelques sorte… Mais ce qui était marrant durant l’après-midi ça a été d’observer le visage de Noémie qui venait assister et se « former » en tant que spectatrice. Durant le duo Jun-Dita, elle avait les yeux carrément écarquillés, affichait une sidération du genre « mais comment c’est possible un truc pareil ? ». Elle semblait interloquée, prise dans un mélange d’appréhension et d’excitation, peut-être imaginant déjà le jour où Maitresse Jun lui ferait subir le même sort…
Eddy de Pretto – Fête de trop – https://www.youtube.com/watch?​​v=KnwQ1rIaQQg

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Fictions du Covid – Un salon avec Clara (SG)

Avertissement : Suite aux recommandations en Message Privé d’un forumeur inquiet des fantasmes présents dans mes textes et de l’effet que ceux-ci pourraient induire sur des personnes confinées et fragiles enfermées avec d’autres, je vous en conjure : en cas d’excitation ne vous en prenez pas aux enfants, aux vieillards ou aux animaux domestiques !

Du coup, je vais appliquer le principe de précaution et vais plutôt raconter quelques anecdotes aujourd’hui.

Du fait des restrictions de circulation et risques d’amendes le théâtre joue à guichet fermé et veut éviter toute traçabilité… Donc seuls les paiements en liquides sont acceptés. Mais comme beaucoup de distributeurs de billets n’ont pas été approvisionnés, notamment en banlieue et à proximité du théâtre c’est problématique. Du coup, Cindy a été créative : le papier toilette est accepté à raison de 1 feuille = 1 euro. C’est assez simple. Et j’ai été amusé de voir des clients donner des pourboires très généreux à Cristalline. On peut dire qu’elle a terminé son après-midi avec un complet rouleau de PQ la veinarde ! Le prix d’un salon très hot a aussi été fixé à un rouleau par Cindy ! Voilà donc un exemple de monnaie alternative qui fera certainement des émules !

J’ai découvert par ailleurs que la petite Clara non seulement nous excite en jouant à l’étudiante avec sa mini-jupe écossaise et son petit chemisier blanc mais qu’elle est réellement étudiante !!! Et comme ses examens approchent (même s’ils sont repoussés à fin mai), elle est devenue très studieuse et m’a sollicité pour lui expliquer certaines notions essentielles (économie, commerce etc). Pour donner un peu de piment à l’exercice il a été décidé que je lui expliquerai cela en salon puis l’interrogerai sur les différentes notions sensées être acquises dans ce cadre. Et qu’à chaque mauvaise réponse elle aurait un gage : un coup de martinet. S’en sont suivies une demi-heure d’explications pédagogiques puis on a retiré la vitre et Clara s’est positionnée devant moi à quatre pattes, les fesses nues surélevées et tendues. J’étais muni du martinet qu’utilise Jun lors de ses numéros. Je ne sais pas si Clara a fait exprès au début mais j’ai dû tellement la corriger qu’après dix minutes d’interrogation ses fesses étaient lacérées, rouges et brûlantes. Au deuxième round c’était beaucoup mieux, elle méritait une récompense, et m’a alors demandé si je pouvais la soulager en lui passant de l’huile de coco. Enduire ses magnifiques fesses charnues m’a bien excité. Soucieuse de mon état Clara m’a alors demandé de m’allonger sur le long banc installé dans la zone « privée » et je ne peux malheureusement raconter la suite au regard du principe de précaution introductif à ce post. Je n’aimerais pas que de malheureuses petites étudiantes à couettes soient les victimes indirectes de mon récit. Mais je peux rassurer le lectorat en indiquant que nos visages sont bien restés à une distance minimale de un mètre de distance…

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Fictions du Covid – Un aprem avec Cristalline, Rebecca, Manuela et Paloma

Curieux après-midi, peut-être du fait de deux danseuses appliquant particulièrement à la lettre le principe de précaution: Cristalline et Rebecca. Elles étaient accompagnées de Manuela (de retour !) et de Paloma.

Cindy avait disposé un grand flacon de gel hydroalcoolique à l’entrée et il a été demandé (avec fermeté) à chacun de bien s’en enduire les mains avant d’entrer dans la salle. Des masques de type FFP2 (ceux un peu pointus comme des becs) étaient proposés aux plus anciens à qui il était recommandé de se regrouper ensemble au fond de la salle.

Cristalline et Rebecca ont fait chacune leurs numéros en prenant de grandes précautions, c’est-à-dire qu’elles sont beaucoup restées sur scène et que quand elles sont venues dans les rangs, elles ne nous approchaient jamais de face, toujours de dos, nous tendant chacune leurs magnifiques croupes que nous pouvions flatter à souhait. Leurs visages était toujours éloigné du notre d’un mètre environ, conformément aux recommandations sanitaires de vigueur ! C’était étonnant de voir ces deux beautés, le visage recouvert de masques chirurgicaux violets, effectuer leurs numéros de façon très professionnelle, pour finir complètement nues (sauf le masque !). Ca m’a excité !!! La blonde Cristalline nous a encore bluffé par ses magnifiques et athlétiques figures à la barre, les meilleurs de l’histoire des deux théâtres SG et CH, et la belle antillaise Rebecca nous a régalé sur les musiques argentines, figures de tango et grands écarts abyssaux dont elle sait faire montre…
Cristalline – Weekend – Blinding Lights – https://www.youtube.com/watch?​​v=dx9fnUGxips
Rebecca – Gotan Project – https://www.youtube.com/watch?​​v=S98-BIpzZuk

Mais c’est au contact de l’Abyssinie que mon plaisir a été le plus grand avec le retour de la douce et faussement timide Manuela, une métisse franco-éthiopienne absolument superbe ! Manuela, une petite brune à la peau dorée et aux grands yeux de chat qui, passé un premier abord réservé peut se révéler très… contact et intéressante. Tandis qu’elle était assise sur et face à moi, chacun de ses jolis petits seins dans mes mains je lui ai demandé :
– Tu connais Lalibela ?
Manuela m’a regardé stupéfaite et, d’un coup, ça a été comme si j’avais trouvé la clef, pareille à ces grandes croix éthiopiennes qui donnent accès aux sanctuaires cachés des hauts plateaux du Tigré, du Wolo et du Choa. Son visage a changé d’expression et elle m’a demandé comment je connaissais. Je lui ai dit ma passion pour les « origines », le voyage de la reine de Saba, les mots magiques qui font de l’impétrant un initié : Gondar, Ménélik, le Négus… Elle a dit sérieusement – j’y retourne tous les ans, j’y ai ma famille. J’ai ajouté sans rire – ça tombe bien je cherche une guide. Elle a un peu souri et est partie songeuse … C’est sûr qu’un petit cul pareil exhausserait grandement mon intérêt pour les cultes enfouis !
Sade – Paradise – https://www.youtube.com/watch? […] mp;index=9

Et puis Paloma…Paloma, superbes yeux bleus qui plongent dans les vôtres, peau blanche et douce, blonds cheveux longs qui frôlent en caresses. Un régal pour quiconque apprécie les chansons françaises et sait goûter les paroles. Sa playlist est originale et, quand j’ai entendu pour la première fois au Show Girl les titres du groupe « Vendredi sur Mer » j’ai immédiatement pensé à (feu) Jane et Thaïs du Chochotte. Ma surprise est venue lors de La Femme à la peau bleue, numéro moins travaillé (notamment au niveau des éclairages) que celui de la perfectionniste Thaïs, mais très original. Avec Paloma, comme avec Thaïs, je me cultive. Fini les pertes de temps à mâter de la chatte et palper des seins (terminé les conneries ! ), je joins l’utile à l’agréable, le cul à la culture… Paloma a une très grande connaissance cinématographique (études universitaires poussées en la matière…) et j’en profite ! Je lui demande conseil, découvre par elle des réalisateurs que je n’aurais jamais connus sinon… Paloma est de plus très sympathique, charmante !
Vendredi Sur Mer – Une Femme à la Peau Bleue – https://www.youtube.com/watch?​​v=FnAgD6J65Xc