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Cahier Décharge pour une Danseuse

Contexte :  

Ces douze dernières années un seul rare numéro « robotique techno » (hormis l’indémodable mais rétro « le marin et la poupée ») a eu lieu dans le théâtre érotique Chochotte. En 2011 une danseuse couverte de bandes à l’apparence métallique était téléguidée à l’aide d’une télécommande par une partenaire de duo (ou des clients sur des musiques de Daft Punk dont Technologic). Ce numéro était excellent à divers titre : danse, mise en scène, originalité.   

Le Donneur d’Ordre, concepteur à ses heures de programmes d’intelligence artificielle auto apprenants, fan de technos minimalistes souhaite programmer une intelligence féminine faisant écho à sa nostalgie robotique et à son plaisir de codeur.  

Objectif :

L’objet est de concevoir un numéro « robotique », « androïde », répondant au mieux aux spécifications générales du Cahier Décharge. 

Périmètre :

Le projet s’adresse à toute danseuse des théâtres Chochotte ou  Sweet Paradise en quête de nouvelle thématique et de reconnaissance ;). Les contours du projet sont volontairement imprécis, ceci afin de laisser la liberté de création maximale à la danseuse.

Fonctionnement :

Considérant qu’un numéro est segmenté en trois ou quatre morceaux musicaux, l’une des possibilités de composition peut imiter le processus de développement logiciel :

  • Conception/Développement
  • Apprentissage / Test  
  • Mise en production

Ressources :

Le/les costumes et maquillages devront suggérer la robotique, l’aspect androïde.

Musiques : morceaux technos ayant puisés leur inspiration dans l’univers robotique. Quelques morceaux sont indiqués ci-dessous en exemple. les soumissionnaires devront utiliser au moins l’un des morceaux ci-dessous (preuve que le numéro a été intentionnellement réalisé pour répondre à ce cahier) dans leur numéro :

Budget :  Reconnaissance symbolique du Donneur D’Ordre (article et cadeau) et, pour que l’employeur ne soit pas en reste Budget de 500 euros dépensé en plusieurs salons (500 par théâtre le cas échéant) réparti sur la ou les danseuses soumissionnaire.s.

Délai : Réponse des soumissionnaires attendue avant le 30 Novembre.

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Merci Gala !

Gala, j’ai appris que tu partais, « tournais la page Chochotte ».

L’avantage d’avoir son propre blog, c’est de pouvoir laisser ce message visible quelques jours en pole position, espérer qu’une âme charitable parmi les centaines de lecteurs et lectrices te le fera lire.

Pour ceux qui ne t’ont pas connus ou qui souhaitent ici se remémorer les bons moments passés avec toi au théâtre Chochotte, je copie ci-dessous les portraits que je t’avais consacrés :

Mimi : https://maddog.cafe/2020/07/31/mimi-chochotte-2018/

Gala : https://maddog.cafe/2021/06/20/gala-3/

Je veux dire dans ce message combien j’ai été enchanté par nos rencontres au  théâtre, tes spectacles, ta créativité, ton exubérance, allant, plaisir sur scène, gentillesse. J’ai d’abord été séduit par Mimi en 2018 puis par Gala en 2020.

Mais ce n’est pas tout. Il y a plus important encore : c’est d’avoir su, avec tact et gentillesse, humour, rester toujours dans le jeu théâtral sans jamais verser dans le mensonge.  Ça peut sembler banal mais c’est important, la ligne est ténue, tentante à franchir. Parce que sous couvert de spectacle se jouent dans ces lieux le commerce de la séduction, de l’état amoureux pour certains. Un état de faiblesse dont il serait facile d’abuser. De mentir, manipuler, maximiser des profits, sombrer dans une vénalité poisseuse. Qui salit.

Gala j’avais fait de toi une icône, comme Dali sa Gala, et ton image par ce dernier geste inattendu, ton départ soudain, est intacte, préservée. Sous la surface de la beauté, je n’aurais jamais entrevu la déception d’un « Portrait de Dorian Gray ». Mais une belle personne.

Je ne suis pas surpris par ton départ. Ce qui apparaissait en premier lieu dans tes spectacles, c’était ta créativité, ta grande liberté. Des affirmations cocasses, parfois à contre-courant. Je me demande juste si la scène ne te manquera pas. Parce que selon moi tu es vraiment « faite  pour ça ».

J’ai adoré ton dernier numéro ; tu créais encore de la nouveauté sachant probablement que tu allais partir. Un spectacle décalé, où habillée en bonne sœur,  téléphone en main que tu tendais, Jésus au bout du fil, chacun devait faire un vœux. Tu se souviendras probablement de celui que je t’ai chuchoté à l’oreille. Qui t’a fait rire. De ces airs de gospels où comme dans une église adventiste, saisis par quelque retour du septième jour, nous devions illuminés danser avec toi. Célébrer la résurrection.

Je regrette de ne pas avoir pu te dire au revoir correctement, d’avoir gâché cette possibilité sans t’accorder l’attention suffisante durant mes deux dernières visites. D’avoir été négligent parce que bêtement affirmatif de ma liberté. Je disais dans un post récent que tu étais ma motivation essentielle à venir Rive Gauche. C’est plus vrai que jamais.

Et pour terminer ce message, c’est ta résurrection que je célèbre. La résurrection de ta liberté, d’autres projets . Gala, tu m’auras vraiment étonné jusqu’au bout !  Merci encore, merci Gala !

Et au revoir.

 ******Ajout le 09/09/2021*********

Et un mot d’un ami, qui comme moi veut te dire « au revoir » :

Merci tout d’abord à mad dog pour ce blog.
Message in a bottle, si un courant bienvenu l’emmène jusqu’à toi, Gala

Hey, mzelle, tu m’avais promis que tu serais là tout l’été
Et tu partirais, comme ça, sans dire au revoir
Je plaisante, bien sûr
Mais quand même, j’avais prévu de venir avant le 21
T’apporter les lettres
De la vie de Gala
J’essaierai de te les faire passer
Peut-être par une amie du théâtre

Bon, tu me manques déjà
Deux fois douze minutes c’est trop court
Pour se raconter
Disons donc que l’essentiel était là

J’imagine ce qui t’a fait arrêter
Peut-être à jamais
Peut-être pas
Je te souhaite le meilleur en tous cas

Merci d’être Toi
De nous avoir fait rêver sur scène
Magicienne que tu es
Merci de ces échanges privés aussi

Comme le dit si bien l’ami ci-dessus
Même si l’esprit du lieu est le jeu
La sincérité qui t’accompagne
Est belle et fait chaud au cœur

Je ne te souhaite pas de rencontrer un milliardaire
Mais de belles âmes avec qui voyager
A Rome ou ailleurs
Bientôt

One of these days and it won’t be long
I’m gonna look for you and you’ll be gone
Because you believe in your soul, yeah ?

Clyde, nada, Olivier…

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Reines de Papier

(Par Cream 120)

Il est des temps
Où le silence est d’or
Des temps
Où des théâtres s’emplissent
De femmes épanouies
Et sublimes
Où dansent
Et parfois séduisent
Des hommes respectueux
Sans la moindre morale

Il est des lieux où
Des complicités se tissent
Impromptues et solides
Sur les vestiges lâches
De nos sincérités passées

Enfants abusées
Princesses
Courageuses quand d’autres
Se sont retrouvées reines
Élues autoproclamées qu’importe
De ces secrets royaumes
De papier

Aspirantes femmes
Il faut le leur souhaiter

Tout voyage
Consiste à bien se perdre
Pour mieux se retrouver
Cher Ulysse

Un temps pour chaque chose
Un lieu pour les surprises
Où seules les âmes braves
Les cœurs pur ou
Les deux
Les chanceux au jeu
Et les autres
Finissent par se rencontrer
Vraiment
Toujours ?
Là aussi
Là encore
Plus qu’ailleurs.

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Impressions – Fin Juillet 2021

Quelques impressions glanées ça et là au cours de mes visites récentes dans nos théâtres favoris. Dans ce qui suit je mélangerai mes impressions; c’est ce mélange qui me reste en tête et surtout pas des comparaisons entre les Chochotte et Sweet Paradise. Non, juste le meilleur de mes souvenirs récents.

NB/ texte en évolution dans les prochains jours – rafraichir le lien pour les mises à jour !

Shelly (CH). J’apprécie de plus en plus Shelly. Pas seulement parce qu’elle est belle et sympathique, mais parce que ses numéros me transportent dans un ailleurs torride. Quand Shelly ondule en short moulant rose au gré d’une musique envoutante, son rapport taille-hanche hors compétition m’hypnotise (le nombre d’or étant de 1,618  il me faudrait vérifier) et le coup de sirocco (Siffredi) me guette… 😉

Manon (SP). Manon a tout ce qu’il faut au point qu’on peine à trouver quelque chose qui pourrait lui manquer : beauté, attributs féminins appétissants, longs cheveux blonds qui illuminent la cave comme un soleil, numéros de théâtre réglés au cordeau mais avec une capacité d’improvisation et un sens de la répartie hors norme. Plus le Jeu, la chaleur, la coquinerie… Alors quand Manon transgresse la « prudence » théâtrale en passant sur scène toute habillée de vert je ne peux qu’être séduit.

Lucrèce (CH). Superbe jeune femme rousse au profilé alléchant qui réussit une très belle entrée au caveau de la Rue Saint-André des Arts ! Des numéros cabaret, rétros, dans lesquels elle chante magistralement bien « à cappella ». Lucrèce est une fan de la chanson française et rend honneur à nos grands artistes disparus. Quand ses paroles s’accordent à la musique, à la lumière rouge qui irradie sa chevelure rousse on est transporté dans ses voyages… On assiste à un coucher de soleil à Syracuse

Billy-Rose (SP). Maintenant blonde, à la coupe garçonne. Elle est ravissante. Je l’ai dit, je le répète, Billy-Rose est d’une sensibilité et d’une justesse exceptionnelles. Tout dans ses numéros est miraculeusement accordé, en syntonie, musique, paroles, danse, tenues, éclairages. Qu’elle soit rock métal ou tendre sur Dominique A, elle nous fait entrer dans sa transe. Billy-Rose est aussi d’une gentillesse et d’une câlinerie à faire perdre la tête…Je comprends ses amoureux ! 😉

Morgane (CH). Clara, la jeune fille expansive que nous avons connu au Show Girl est devenue Morgane, une jeune femme aux cheveux noirs ondulés et aux formes incitant un eunuque à la reproduction sexuée… C’est pas possible une croupe pareille ! 😉  Ce qui caractérise Morgane, c’est son plaisir à être sur scène – elle est carrément exhib -, la variété de ses numéros dont elle semble avoir travaillé le fil conducteur, le menu, mais qui la plupart du temps dérivent vers une sorte de « buffet à volonté » festif, durant lequel la Belle met un point d’honneur à satisfaire TOUS les clients (dans les limites imposées par le Chochotte et la vigilante Salomé). A satisfaire aussi sa partenaire quand elle est en duo lesbien… Et donc je te remercie Morgane. Merci pour tes attentions à tous; les « retours » très positifs que je reçois à ton propos sont largement mérités !

Dona (SP). Un ovni, une pépite. Des numéros inattendus, ahurissants pour certains tel celui du désastre nucléaire (sur Radioactivity de Rodolphe Burger) et sa mutation en femelle contaminée, hyper-sexuelle…   Ce qui m’amuse, c’est la transformation récente, réellement « sexe » de Dona que Madame Jun a, par ses duos et son coaching rapproché, pervertie, rendu « horny ». Il faut voir et entendre Dona à quatre pattes, exulter de plaisir, pénétrée par les doigts mouillés jusqu’à la garde de sa Maitresse Madame Jun,  dégoulinante, le clito tellement gonflé qu’il va exploser. Et quand sa voix rauque de jeune animale emplit la salle, on est comment dire ? Nous même transformés en vilains clébards en rut… 😉.   

Madame Jun (SP). Aha Maîtresse Jun ! J’ai beaucoup de sympathie pour elle et de respect pour son travail, son investissement dans le Sweet Paradise. Jun est la garantie qu’une bonne partie des danseuses va finir par se lâcher sur scène et que le cul n’est pas incompatible avec la culture et le talent artistique. Au contraire (voir Dona).  Alors Jun-Dona, Jun-Lyvianna, Jun-Billy, Jun-Liza-Lee, Jun-xxx, c’est formidable, dessalé, décalé. Elle liquéfie ses partenaires (et si ce n’est pas suffisant gâche un pot de vaseline). Et Jun en solo est tout autant décalée que ses duos : elle nous transporte dans ses univers « ethniques », en Viking du grand nord – j’ai cru me retrouver dans une BD de Thorgal la dernière fois. Magique. Et capable de variations tendres et inattendues. Jun est une artiste !

Gala (CH)… Gala, ma chouchoute du Chochotte. Belle, éclectique, exubérante. Des airs de madone italienne transgressive. Comme cette dernière fois où je l’ai surpris sur scène harnachée d’une bite dressée. Dans le temple du conservatisme rive gauche c’était marrant de voir ça, Gala demander aux hommes gênés de saisir son membre et de la branler.  Le côté artistique de la Madone, de l’icone, en prenait un coup. Mais ce sont ces surprises, ces variations, ces inattendus qui font qu’on n’est jamais déçu de Gala. Qu’à chaque fois que je ressors du théâtre et – malgré mes quelques infidélités (Nota : le théâtre n’est pas là pour reproduire la « vraie vie » et si je paie ici c’est bien pour ne pas être « le client d’une danseuse » mais du théâtre, quand bien même cette danseuse me plairait un peu trop) c’est surtout à elle que je pense en sortant des lieux. D’autant que Gala produit toujours, encore et encore, de nouveaux spectacles et qu’on découvre avec émerveillement au détour d’une discussion qu’elle a conçu elle-même certains des accessoires dont elle s’équipe, ceintures, harnachements etc.  Gala nous rappelle que le mot « artisan » a la même racine que celui d’ « artiste »…

Nadja. Je termine par mon grand coup de cœur du Sweet Paradise en adressant un clin d’œil à un complice qui partage la même expérience que moi. Un coup de foudre. Nadja est une grande surprise, un ravissement. Petite femme brune d’origine chinoise avec une coupe de cheveux un peu « années folles ». Le mariage de l’Orient et du surréalisme (elle adore la littérature de cette époque ainsi que la poésie allemande de Brecht au point de l’inscrire dans sa chair). Son pseudo est un hommage à André Breton. Nadja est gracieuse, elle danse sur des titres improbables, a un regard et un sourire à fendre une armure sentimentale, et son corps est un petit bijou. C’est aussi une « âme artiste », sensible et errante. Perdue. Digne de « l’Amour Fou »…

Tirages de dessins de Nadja (André Breton)

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Les danseuses du Chochotte – Août 2021

Nota : Mise à jour le 14/08/2021

Camélia – Superbe métisse à la coupe afro, au minois charmant. Un corps et des formes de folie, des numéros enjoués, souvent dans le registre music-hall. Du talent, de la grâce, de la bonne humeur. Une valeur sûre du théâtre !

Carmen – Petite danseuse brune à l’air espagnol toujours mouvement 😉 . Un concentré de vivacité. Elle danse très bien.  

Chelly – Très jolie danseuse aux airs orientaux et aux formes magnifiques. Chevelure mi-longue parsemée de mèches blondes, teint halé, mini-short, sous les projecteurs bleus et rouges on la croirait onduler dans une boite d’Ibiza.  Quand Chelly décide de vous séduire, elle vous harponne de son regard. Dur dur de résister, en plus sur scène comme au naturel, elle est charmante…

Diane – Superbe danseuse blonde aux yeux bleus et au corps parfait. Mais là n’est pas l’essentiel : les numéros de Diane sont parmi les meilleurs du théâtre. Une grande variété, un souci de la perfection et une approche des clients torride. Et caniculaire lorsqu’elle est en duo avec sa complice, la jolie brune Lupa. https://maddog.cafe/2019/03/03/diane-theatre-chochotte/

France – Très jolie danseuse à la chevelure chatain bouclée et aux formes appétissantes (superbes seins). Un visage vif, expressif, souligné par ses longs sourcils noirs. La plus jolie voix « à cappela » entendue dans le caveau du Chochotte en dix ans, chantant parfois ses propres compositions. Des numéros de « Cabaret » enchanteurs.

Gala ❤ – Je suis un grand fan de Gala. Elle est la danseuse du Chochotte qui me  séduit le plus. Blonde ou brune selon les saisons, un corps pale et tatoué, des hanches accueillantes, des numéros d’une diversité rare, un plaisir à être sur scène. Bravo. Je lui ai consacré un portrait ici : https://maddog.cafe/2021/06/20/gala-3/

Kika – Brune aux cheveux courts et jolies formes. Des créations originales, parfaitement jouées, étonnantes. L’une des véritables artistes du lieu. https://maddog.cafe/2020/07/15/kika/

Lucrèce. Superbe jeune femme rousse au corps et au profilé alléchant. Des numéros cabaret, rétros, dans lesquels elle chante magistralement bien « à cappella ». Lucrèce est une fan de la chanson française et rend honneur à nos grands artistes disparus. Quand ses paroles s’accordent à la musique, à la lumière rouge qui irradie sa chevelure rousse on est transporté dans ses ailleurs… On assiste à un coucher de soleil à Syracuse

Lupa – Jolie brune à la coupe garçonne. Fine dans tous les sens du terme. Une intelligence sensible. Lupa est l’une des danseuses les plus intéressantes du lieu : grande érudition, empathie communicative, douceur, gentillesse, numéros formidables. L’une de mes préférées.

Morgane – Qui ne connait pas Morgane ? Ex-Clara du Show Girl, superbe brune aux longs cheveux noirs bouclés, animatrice de compétition aux formes de ouf 😉 et au contact très contact… Une joueuse autant qu’une jouisseuse qui veut faire plaisir à tout le monde. Bon moment assuré !

Nyx – Magnifique danseuse aux cheveux blond longs bouclés et à la cambrure très… motivante ! Comme Kika, l’une des véritables artistes des lieux. Des numéros à la mise en scène originale, joués parfaitement. « Une barbie qui en a sous le capot » : forme et intelligence réunies.

Perle – Qui porte bien son nom… Superbe « fille des îles » à la peau ambrée claire (créole d’origine antillaise). Plus qu’une beauté… Extrêmement à l’aise sur scène, elle danse magnifiquement bien. Elle a la musique dans la peau, qu’elle partage facilement. Torride et séductrice : attention grand danger !

Scarlett – Grande brune au corps parfait.

Thaïs – Jolie brune aux numéros magistralement joués. Séductrice et érudite. De nombreux numéros, originaux, auxquels elle appose ses bandes sons, signifiantes.  L’un des derniers spectacles « Mata-Hari » m’a vraiment surpris. Et confirmé son excellence pour les jeux de masques…

Violette – (pas encore vu mais je cite le commentaire de Jean-Batou sur Discord) : « Violette en un mot : divine ! Magnifique brune au corps élancé évoquant Clara et une aura me rappelant Thaïs à ses débuts, hésitante dans son attitude mais audacieuse dans ses propositions. Et alors ses duos avec Diane… /… Elle a l’air d’être visiblement très très très sensible. A peine était-elle touchée par Diane que ses yeux roulaient dans ses orbites ! Elles ont fait un duo SM ensemble, Violette en est visiblement sortie exténuée mais ravie.« 

Willow – Dévoiler Willow serait comme spoiler un film. Ce que je peux dire c’est : « étonnant ». Une personne qui fait réfléchir et qui montre combien ce théâtre n’est pas seulement le temple du conservatisme mais est bel et bien capable de s’ouvrir à la diversité.

Je termine par des personnes qui font que selon moi le Chochotte atteint et maintient un « sommet » parmi les montagnes russes qu’il a pu connaitre. Sommet en qualité, en ambiance, en convivialité. Les deux premières sont parfaitement complémentaires : La discrète petite blonde Salomé pour la qualité des recrutements, la rigueur dans la gestion, l’exigence artistique, son oeil impitoyable envers tout laisser-aller, un grand bravo. la plantureuse brune Cindy, joviale et conviviale, que tout ancien du Show Girl connait : « La meilleure vendeuse des Halles », toujours encline à vanter la fraicheur de ses arrivages, appréciée par tous les clients, les filles, qui fait qu’on a autant envie de s’attarder à la caisse que de descendre en salle. Un conseiller d’entreprises comme moi sait combien la complémentarité des équipes est importante. Bravo évidemment à « l’âme » du théâtre, Anaïs, qui donne les directives, sait tout et voit tout, oriente, qui a su faire de ce lieu quelque chose d’unique au niveau mondial (je voyage beaucoup et n’ai jamais retrouvé cet assemblage artistique-érotique). Bravo à ce trio, rare, qu’il soit préservé, pour notre bonheur.

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Les fantasmes

Faut-il écrire « fantasme » ou « phantasme » ? Les deux graphies sont indifféremment utilisées par le commun. Ceux qui ont le souci et la curiosité des mots découvrent dans les débats des puristes que le « fantasme » relèverait d’un désir conscient, désir que l’on souhaiterait réaliser, tandis que le « phantasme » relèverait des limbes de l’inconscient. En d’autres termes le « fantasme » serait un « phantasme » conscientisé.

Les salons du Chochotte et du Sweet Paradise proposent aux Clients de « réaliser » leurs fantasmes. L’offre du Sweet Paradise me semble être intéressante, car relevant de l’écriture de scénario. Le « Bar à Fantasme », ouvert avant le début du spectacle propose de recueillir les demandes des clients et d’imaginer, tel un metteur en scène, ce  qui pourra être « joué » dans l’un des deux boudoirs du lieu, « le Paradis », « l’Enfer » ou j’imagine possiblement en salle.  On ne peut que louer cette initiative.

Mais pour ma part (mon fonctionnement je le concède n’est probablement pas la norme), prévoir c’est dissoudre la force de mon fantasme. Certainement parce que mes métiers relèvent avant tout de la prévision, de l’élimination de l’aléa, de l’écriture méthodique et que donc, mes loisirs doivent au contraire être soumis à l’errance, au hasard. Ainsi de mes voyages qui hormis le billet d’avion aller-retour lointain ne prévoient rien. Absolument rien si ce n’est une disponibilité à ce qui se présentera : la rencontre improbable, le lieu ou l’événement qui me ravira. Il en est de même de mes fantasmes. Leur composante essentielle est la surprise, l’inattendu.

Des exemples récents de moments formidables et imprévus qu’à postériori je considère comme des réalisations de phantasmes (inconscients) devenus fantasmes par leur survenance.

Au Sweet Paradise : Dona. Un ovni. Rampante dans une combinaison informe. Puis nue piquée de fluorescence radioactive sous la lumière ultraviolette (sur la version inattendue de Radioactivity de Rodolphe Burger ). C’était tout, sauf prévisible, absolument magique, inespéré.

Au Chochotte : un salon avec Gala perturbé par un événement imprévu… Qu’il me faut raconter. La présence, le corps de Gala m’hypnotisent. Au point que mes mains ont leur vie propre. S’aventurent en territoire inconnu. Le temps passe trop vite. La lumière clignote. J’aimerais prolonger. Je donne de quoi doubler le moment…

En revenant de la caisse Gala me dit penaude : « Je me suis fait gronder par Salomé… », me signifiant avec gentillesse qu’il importe de respecter les règles du code de la route.  Et d’un coup, contrairement à la frustration possible, survient une chose absolument inattendue !  Je fixe la caméra tandis que ma main s’aventure à nouveau sur le corps blanc et lisse de Gala complaisante. M’attendant tel le multi-récidiviste et son bolide à fond de train qu’un jappement de Coyote lui signale le radar. Dans le reflet de l’œil luisant de la caméra j’entrevois la pupille noire de la délicieuse Salomé ! Survient l’illumination : Je suis en train de faire un salon double  avec Gala et Salomé ! Tout ça pour soixante euros… Dingue ! Le surgissement de cette pensée parasite me fait bander :  Savoir que la jolie petite blonde Salomé m’observe avec attention depuis son écran de contrôle, pareille à une accro de séries télé s’adonnant au « binge watching », que l’élève studieuse prendrais des leçons de séduction auprès de la professionnelle Gala me rend dingue ! Mais comme je ne saurais heurter une jeune fille si charmante par l’exhibition d’une quelconque tumescence, fut-elle dignement hissée en l’honneur de la beauté, je reste sage.

En sortant du salon, Salomé et Cindy sont à la caisse. Gala me suit. Salomé toute souriante, un brin espiègle me demande : « Alors, vous êtes content de votre salon ? » . Moi : « Toujours, avec une si délicieuse galette des rois » (Gala est surnommée Galette par Cindy).  Cindy me demande rieuse : Et tu as trouvé la fève ?  Moi : « Non, la tour de contrôle ne m’a pas laissé y gouter… ». Rire général…   

Puis « Alors, Salomé quand est-ce qu’on le fait ce salon ensemble ? »…Nouveaux rires.

Voilà un vrai fantasme, car conscient. Débaucher la charmante blonde Salomé : la détourner de ses jeux de lumière, de la caisse, du contrôle. Fantasme qui doit rester non réalisé. Car le pire serait d’amoindrir mon imagination. D’enfermer dans la possibilité la survenance de possibles. Je veux pouvoir prolonger. Doubler. Imaginer la bonne élève Salomé un brin paniquée durant ce salon, tenter de faire au mieux, tandis que Gala la regarde l’écran, lui donne des conseils à l’oreillette qu’elle a dissimulée derrière ses cheveux blonds.   

Pour beaucoup ces délires ne veulent rien dire. Trop éloignés de la chair, des divans et des kleenex. Je les comprends; m’arrive de céder aussi à des moments plus prosaïques.  

Mais mon esprit est irrémédiablement perverti par ces théâtres : La présence de jolies filles dévêtues, le jeu et ses limites, l’ambiance sympa, cadre d’un événement inattendu, d’un détournement du cours de la « normalité, l’adjuvant qui « augmentera » mon plaisir. Le mettra en hors-bite  Voilà ce que je recherche, que je souhaite.

L’heureuse surprise qui transformera le phantasme en fantasme.

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Gala <3

A la question de ce qui motive régulièrement mes visites au Théâtre Chochotte, je pourrais répondre : l’accueil sympathique de Cindy et de Salomé, la beauté et l’ambiance feutrée de la salle voutée – où selon les jours, mon humeur, je peux m’asseoir discrètement dans le coin près de l’alcôve ou plus exposé, choisir le centre. La qualité des spectacles et des danseuses – toujours souriantes -, la bonne ambiance, la participation possible, les surprises… Je me renseigne néanmoins avant de venir : je checke mon quorum des danseuses attractives (qu’au moins trois sur quatre seront présentes, et comme il y en a huit qui me plaisent actuellement, c’est souvent le cas !) . Mais il y a une danseuse qui conditionne ma décision avant toutes les autres. Ma condition nécessaire. Et j’aligne mes disponibilités sur les siennes : c’est GALA !

Je ne saurais dire exactement pourquoi elle. Est-ce son allure générale ? Son corps aux hanches généreuses, sa peau blanche, ses petits seins ? Son style improbable : une madone post-moderne aux longs sourcils noirs; au corps couvert de tatouages ? Son sourire, son regard ? Des détails ? Comme ce peignoir rouge de star où est inscrit « GALA » ? Son plaisir à être sur scène ? Ses attentions discrètes ? Son côté « red neck », un peu « popu », « pas mon genre à priori  » (voir le très bon roman de Philippe Villain « Pas son genre ») ? Je l’imagine bien « serveuse » dans un bar ou un restau genre guinguette, passant entre les tables plateau chargé de bières, souriante, connaissant autant ses charmes que les prénoms de chacun. Est ce que ça suffit pour me plaire ? Oui, mais pas encore pour me rendre « MAD ». Gala a quelque chose de plus rare. Et d’inattendu. C’est une professionnelle du strip, de l’érotisme, de la séduction qui a écumé des clubs de strips en France et aux US avant d’atterrir au Chochotte. Et on pourrait se dire à priori qu’après être passé par « ça », Gala est une sorte d’avion de chasse renifleur, une « pro » qui va détecter les poches bien remplies, savoir comment les vider avec habileté, être en adéquation avec son numéro « Je cherche un millionnaire« … Et que tomber amoureux d’une telle fille c’est très risqué.

Peut-être. Mais il n’y a pas que ça… Je suis encore naïf certainement 😉 (Ce qui serait une bénédiction pour un vieux roublard qui a usé ses fonds de culottes dans ces milieux interlopes). Non. Gala ne peut se réduire à ça : son visage respire la sympathie, la bienveillance, la bonne humeur, une joie enfantine d’être sur scène. Le monde du strip ne l’a pas blasé. Elle garde une énergie intacte. Elle est une source vive.

Et ce qui est étonnant avec Gala, c’est que sans être passé par la case « académique », les cours de danse ou de théâtre comme beaucoup d’autres, elle propose des numéros d’une qualité formidable. D’une variété extraordinaire. Elle se renouvelle sans cesse. Tente, prends des risques. Son éclectisme est inconcevable : Gala en costume de macho italien, Gala en tenue léopard lourdement chargée de breloques, Gala égérie du Studio 54, Gala Red Neck votant « Trump », Gala bourgeoise éplorée en duo, Gala Horny, Gala « zarbi » s’enduisant de miel, Gala livrant sa fascination pour… Gala, la muse de Dali, dans une sorte de « coming out » affectif où elle dit son admiration pour le couple. Gala c’est l’éclectisme artistique : un patchwork de numéros très divers, sans ligne directrice, comme ses tatouages dédiés à ses « passions du moment », des moments, une archéologie sentimentale et sans schéma directeur… Gala est une artiste dans l’âme. Nous sommes plusieurs à l’avoir vu.

Et ce qui me fait venir, encore venir, revenir au Théâtre Chochotte, mis à part les spectacles d’exception et les jolies filles, c’est l’envie de la voir. Je sais que je sortirai « shooté de son énergie lumineuse », de son sourire, de sa présence. Elle m’accompagnera en pensée plusieurs jours, plusieurs semaines. Je travaillerai en « digital nomad » écouteurs aux oreilles pensant « week-end à Rome » et bien plus… A chacun ses muses : Elena Ivanovna Diakonova (Gala) était celle de Dali, Gala-Chochotte – Galette comme l’appelle affectueusement Cindy – est la mienne. Ses apparitions, ses attentions, le desir qu’elle suscite sont recyclés sans cesse en mots, en projets, en actions fécondes.

Et pour celà : MERCI GALA ! <3.

Playlists Gala :

Ajout fin Juillet 2021 : Gala est moulée dans une combinaison féline couleur sable mouchetée de noir. Elle ondule sur la musique de Carla Bruni, le « petit guépard ». Ses oreilles tachetées et pointues posées sur un serre-tête, l’une penchée en avant, l’autre en arrière lui donnent des airs de châton. Tantôt câline, tantôt joueuse, elle se love contre nous, cherche un peu de chaleur entre nos jambes, donne parfois des petits coups de griffes. Gala déambule de l’un à l’autre à quatre pattes : le profilé de cette fauve est la huitième merveille du monde : j’en oublie le réchauffement climatique, la surpopulation, les milliards d’asiatiques et d’africains qui vont acheter acheter des SUV, frigos et clims, tous ces suiveurs inconscients qui nous caraméliserons sous peu en accédant à la société de consommation. Mais terminé les angoisses, les +3° et ma feuille d’imposition : je suis absorbé dans l’ici et maintenant des formes de Gala, sa croupe accueillante, j’observe ses coups d’oeils malicieux, qui vérifient que ses effets préparent à la dispersion de gamètes.

Effet du réchauffement ? Gala se débarasse de sa peau fêline. Les guépards muent aussi ! Sa blancheur laiteuse, tapissée de dessins cryptiques – je lui fais remarquer que l’un d’eux me rappelle l’univers de Druillet dans Métal Hurlant – se dévoile à nous. Ses deux petits seins dressés fièrement enjoignent à la succion. Elle danse sur Amanda Lear, l’une de ses chanteuses fétiches, se débarasse d’une breloque, un lourd collier, me le dépose dans la main. Un signe ? La température monte de quelques degrés.

Puis, Gala est totalement nue. Elle s’expose dans une dynamique de pauses impudiques, provocantes, mais demeure exhubérante. Elle expose sa chatte sur « My Pussy » de Amanda Lepore. Nous vante les mérites de son merveilleux Pussy, le plus beau de la cave selon moi, elle le fait briller comme un joyau sur « Shine Shine Pussy Shine »… Un grand moment durant lequel on aimerait la faire reluire ! 😉

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Non classé théâtre Chochotte

Une excellente reprise au Chochotte !

La semaine dernière d’excellents numéros des danseuses, très participatifs !  Afin de pouvoir mieux raconter il me faut en préambule introduire un personnage important du théâtre, un client – grand habitué – que les danseuses font souvent participer à leurs numéros et qui dans « la Bonne et la Maitresse » joué par Gala et France (la nouvelle) avait été surnommé pour les besoins de la pièce « Roberto ». Ce jour récent au théâtre, Roberto était sur son trente et un, vêtu d’un superbe costume bleu marine et d’une chemise blanche, le cheveux ras l’oeil vif et le poil luisant, tout sourire assis au premier rang. 

Si je devais définir d’un mot Carmen, je dirais « gironde ». Une jolie jeune femme petit format avec tout ce qu’il faut là où il faut. La cambrure de ses reins et la projection de ses jeunes seins sont accentués par le port de talons hauts. Les numéros de Carmen sont surtout dansés sur des musiques hispanisantes, elle y excelle et, même aux moments où elle se « lâche » on distingue beaucoup de maitrise. Mais Carmen propose aussi des numéros de théâtre… Il faut la voir tout sourire en tenue de d’hôtesse de l’air – bleue claire avec la coiffe et tout – sa veste descendant jusqu’au haut des cuisses. Sans pantalon. Carmen indique avec professionnalisme (et la bande-son qui va bien) les consignes de sécurité d’avant le décollage. Dans la salle joyeusement animée ce jour, un autre client, le fameux Dominique – boute-en-train notoire au comique de répétition et aux jeux de mots éculés – indique que le pilote de l’avion est Roberto. C’est vrai que son costume fait l’affaire ! Tout le monde se marre, petite déstabilisation de l’actrice mais pas de trou d’air… L’avion décolle et, sur les airs de « Si tu vas à Rio » Carmen nous sert de boissons rafraichissantes (pas de cocktails alcoolisés encore 😉 ). Sympa ! D’autant qu’ensuite sur « Voyage Voyage » la chaleur monte d’un cran, l’hotesse passe dans les rangs pour vérifier que les ceintures sont bien attachées. Un mot encore : « charmante ».

La jolie blonde Chely a un corps de rêve ! Un rapport taille hanche certainement proche du nombre d’or : l’incarnation parfaite de la féminité ! Quand elle décide de vous séduire, elle vous sourit et vous harponne de son regard. Ne lâche plus et ferre sa proie : Elle a les yeux revolvers, le regard qui tue ! Elle danse souvent sur un registre orientaliste, qui lui va bien, et excelle sur Dalida. Je l’ai beaucoup aimé ce jour sur Clara Luciani – Grenade. Cette variation de registre lui allait parfaitement. Et j’ai assisté à un duo très très chaud où Chely et Gala se sont bien chauffées en « attrapant » un client manifestement ravi de subir les pires outrages attaché à la barre et sur le divan… 😉

France… Cocorico et vive la France ! En assistant aux tous premiers passages de cette danseuse j’ai pensé : « Ce n’est pas possible qu’elle ne vienne pas du monde du spectacle »… Immédiatement à l’aise, enjouée, ravie d’être là. Au physique, France est une jeune femme aux cheveux chatains, très fournis, rougeoyants sous les éclairages. Assez mince mais avec des formes, les plus beaux seins du théâtre selon @Jean-Batou et deux belles pommes dodues à croquer pour les fesses. Des sourcils très noirs, qu’on remarque de suite : du caractère… Elle propose surtout des numéros sur le registre music hall, y appose parfois ses paroles « à capella ». Elle chante d’une voix étonnamment juste. Parfaite. Comme sur celui-ci « My heart belong to daddy » de Marylin. Il semble que France compose aussi. Elle a écrit, parait-il, une des chansons sur lesquelles elle est passée. Bravo !

Une autre jeune femme très talentueuse au Chochotte : Camelia ! Charmant minois, tout sourire sous sa coupe afro; corps ambré et longiligne avec de magnifiques courbes. Les plus jolies fesses du théâtre selon @Jean-Batou (quel coquin celui-là !). Mais surtout une bonne énergie, diffusant chaleur et sympathie. Elle chante aussi très bien à capella, sur des registres variés dont Bohémienne de Notre Dame de Paris et le remix de Nicole Rochelle – J’ai deux amours – que j’adore. Comment ne pas adorer Camelia ? ;)…

Parfois des clients me déconcentrent quand je bosse : ils me relatent leurs visites…Un message sur Whattsapp par exemple : « Tu as vu Morgane ?!!! Putain c’est pas possible un cul et des formes pareils. Un truc de ouf. J’en peux plus…« . Réaction spontanée d’un connaisseur qui m’a incité à rapidement terminer mon travail et faire le déplacement pour constater de visu. Je dois dire que le confinement a bien réussi à notre « petite étudiante »… Morgane s’est révélée comme d’habitude, joueuse, généreuse et TRES participative… Avec, dans sa petite hote de mère Noel, plein de nouveaux numéros. Car Morgane adore la scène, se renouvelle sans cesse. Nombreux sont les clients qui la réclament, veulent la revoir danser, s’éclater nue avec son corps de ouf 😉 sur Blinding Lights.

Thaïs, la jolie brune, Thaïs II le Retour ! Toujours et encore d’excellents numéros, très travaillés, parmi les meilleurs du théâtre. Les bandes sons qu’elle enregistre l’accompagnent de façon très originale, ingénieuse, et disent beaucoup d’elle.  

J’ai apprécié ses passages en veste de jean bleu-délavé sur Gainsbourg. Elle joue de façon très érotique avec ses bas durant ce numéro. Se cocacolle un doigt durant les variations sur Marilou.

Petite digression si elle me lit : Je pense que Bashung aussi lui irait très bien. Genre Madame Rêve. Ce pourrait être très à propos… 

Le moment que j’ai préféré était son passage sur Lana Del Rey.  La musique et l’univers de cette chanteuse lui vont comme un gant. Avec ce « quelque chose » de classe et vintage qui la caractérise.  Je m’amuse du perfectionnisme de Thaïs qui, parfois lui joue des tours. Quand par exemple un tapis rebique, se met en travers du passage de l’artiste, qui d’un coup de pied rageur va le remettre en place. Car avec Thaïs tout doit se dérouler comme prévu. Etre réglé au cordeau. Et gare aux indésirables ! Du coup j’adore l’imprévu… 😉

Je suis ravi du retour de Thaïs : Une grande Chochotteuse qui a manifestement le théâtre dans la peau et va tout faire pour nous surprendre, enchanter les visiteurs de la Rue Saint André des Arts !

Gala. Dur d’écrire sur Gala ❤ . Est ce une sorte d’état amoureux qui me la fait voir depuis longtemps comme une « âme artiste » ? Elle est originale et entière. Plusieurs années de club de strip et de théâtres érotiques n’ont point altéré sa spontanéité naturelle, son plaisir à être sur scène. Elle compose des numéros très originaux, d’une diversité étonnante. Se renouvelle sans cesse. Gala varie les registres et nous surprend, comme Mimi m’avait surpris il y a bientôt 3 ans.

Ce jour elle a excellé dans des chansons au registre populaire (que je regrette de ne pas avoir notées – peut être du Gréco, je compléterai après enquête…).

Je vais surtout relater un moment inattendu où le fameux client « Roberto » ainsi qu’un autre Client « chanceux » ont été mis à contribution…

C’était durant un numéro sur la jalousie sur la musique Jealous de Rod Steward  . Roberto était le chéri de Gala. Elle s’approche de lui, le câline, et soudainement lui vole son téléphone. Le consulte évidemment ! Découvre que Roberto la trompe… Gala jette de rage le téléphone à terre, la coque voltige – moment de panique j’ai cru que c’était le véritable téléphone de Roberto ! Et puis elle fait une crise de jalousie. Fini enfin par se consoler et se venger en choisissant dans l’assistance un spectateur qu’elle entraine vers le divan… Et là… oh non ! C’est pas possible ! Moi qui croyait que Gala était quelqu’un de sage sur scène !!! Gala nue le chauffe. Le client est sous le charme, comment faire autrement ? Heureusement il a gardé son pantalon quand Gala le  « baise » littéralement. Dans toutes les positions. Quelle experte, on s’y croirait ! Et là où c’est marrant, c’est que le type, probablement excité, est complétement désinhibé. En simulant une levrette (arghhh c’est pas possible une croupe pareille… on a vraiment des envies de repeuplement de la planète…) il lui tire les cheveux et pour un peu lui claquerait les fesses devant ce pauvre « Roberto » effondré qui, la mine piteuse, assiste aux effusions torrides de son ex fiancée. Et regrette amèrement ses infidélités !

Autre musiques de Gala :

Bref, une excellente reprise post-confinement au Chochotte avec des danseuses ravissantes et séduisantes. Et un accueil toujours aussi chaleureux de la pétulante Cindy et de la discrète (et charmante) Salomé. Il me tarde de revenir !

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De la publicité bien méritée pour nos théâtres érotiques favoris

Une fois n’est pas coutume. Je vais faire de la publicité auprès de vous mes 300 visiteurs journaliers (je vous en remercie), même si je pourrais être bien tenté de garder pour moi égoïstement ce plaisir que représente la fréquentation solitaire de mon théâtre érotique de prédilection. (De moins en moins solitaire quand même puisqu’en dix ans je m’y suis fait nombre d’ami.e.s, présent.e.s pour beaucoup sur le serveur Discord où nous partageons notre passion  : https://discord.gg/dQjCmmF)

Et donc je vous écris pour faire la publicité de la réouverture du théâtre Chochotte – 34 rue Saint-André des Arts – demain mercredi 19 Mai à 12 :00.   Vous serez accueillis par les charmantes Cindy et Salomé, ainsi qu’une équipe de danseuses de choc (et de jolis pare-chocs).

*** Addendum : durant la semaine du 24 mai, en raison du couvre-feu, le Chochotte sera ouvert de 10:30 à 20:00 ***

Au Chochotte vous ne serez jamais déçus par les spectacles, d’excellente qualité, joués par des artistes professionnelles ou de jolies « étudiantes » talentueuses. Le Théâtre Chochotte est selon moi le « must » des théâtres érotiques au niveau mondial. Pour avoir bourlingué durant mes activités professionnelles et privées dans plus d’une centaine de pays, souvent seul et à la recherche de plaisirs sensuels, je peux assurer que je n’ai jamais trouvé dans un autre lieu ce mix de qualité théâtrale et dansée, d’érotisme coquin, parfois torride, mais qui jamais ne cède à la vulgarité. Vous risquez là de vivre des coups de coeur dangereux, qui vous laisseront sous le choc des jours durant.

Venez donc nombreux ces prochains jours, faites exploser les jauges 😉 et votre thermomètre intérieur implosera je vous l’assure. Pourquoi cette publicité ? Pour que nous fassions tous que ce théâtre vive encore longtemps, qu’il s’améliore même – si cela est possible – par l’enthousiame que nous lui témoignerons. Récompensons de notre assiduité l’équipe de direction – Cindy et Salomé – la patronne et fondatrice du Théâtre – Mademoiselle Anaïs, âme des lieux – les danseuses qui comme nous ont difficilement vécues les restrictions, la longue fermeture de leur lieu de travail et d’expression artistique.

Et encore bravo au théâtre Chochotte, à la patronne, Mademoiselle Anaïs qui, par sa ténacité a permis à cet extraordinaire petit théâtre de  « tenir », survivre au marasme sanitaire, ne pas fermer comme tant d’autres. 

Soyons généreux, témoignons notre soutien au Théâtre Chochotte afin que son redémarrage soit un succès ! 

Nota : le Sweet Paradise réouvrira le mardi 1er Juin. Et il a évidemment tout mon soutien, son fondateur Arthur, Madame Jun la directrice artistique, les danseuses, Danaé, Rose, Tina, Cristalline etc. qu’il me tarde de revoir et que je visiterai début Juin. 😉  

Cordialement,

Mad Dog.

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Mes souhaits pour 2021

2020 restera dans beaucoup d’esprits comme « l’année merdique » par excellence : Confinement-déconfinement-reconfinement nous ont laissé déconfit. La non-essentialité décrétée par le gouvernement nous a privé de ce qui illumine agréablement nos jours : repas et cafés au restau avec des amis, accolades et embrassades, sorties au ciné, escapades dans nos théâtres préférés…

En empêchant nos plaisirs de façon brutale, la gestion de cette crise à engendré des crises bien plus sournoises : disparition de l’un de nos théâtres essentiels – le Show Girl -, mise en difficulté des autres, précarisation du monde du spectacle dont de nombreuses danseuses qui ne peuvent compter sur le soutien d’une famille ou d’amis.  Une « annus horribilis » qu’on souhaite vite laisser derrière nous.

Malgré les bouffées de contagiosité du virus, nous espérons que le pire est passé et que dès janvier 2021, les Chochotte et Sweet Paradise pourront réouvrir.

Et on peut déjà rêver.

Je souhaite avant tout que ces deux lieux soient très conviviaux. Avec la distanciation sociale, les masques et la médiation généralisée des écrans on ne peut qu’espérer un retour à la proximité et au contact. Des ambiances festives, généreuses, amoureuses.

Au Chochotte je souhaite évidemment retrouver mes danseuses préférées : https://maddog.cafe/2020/12/13/retours-sur-lannee-2020-au-chochotte/.  Il y a quelques mois, à une question posée aux forumeurs sur Doctissimo « qu’est-ce qui vous fait venir à tel ou tel endroit, et tel jour ? », la grande majorité évoquait l’attrait pour une danseuse. Ou quelques-unes. Loin devant le lieu ou les spectacles. Pour ma part je sais qui me fera revenir. Evidemment, au Chochotte je souhaite que la qualité des spectacles soit maintenue au plus haut, excellente comme c’est souvent le cas, et trouver le bon mix entre les danseuses, artistes, animatrices, sulfureuses et nouvelles prometteuses…

Au Sweet Paradise dont les « retours » sont extrêmement encourageants (et que j’espère vite pouvoir visiter), je souhaite trouver une qualité de spectacle sembable à celle du Chochotte mais avec des différences. Je sais que des danseuses phares – telles Jun et Billy – sauront créer ces différences qui peuvent aller vers le « hard spectaculaire» en duo ou vers une plus grande proximité tendance Show Girl. La possibilité de partager une bouteille de champagne avec les chouchoutes Montorgueilleuses – dès que cela sera possible – sera évidemment un gros plus…

Dans tous les cas, je souhaite des nouveautés et des surprises. Mais avant tout de la convivialité ! Je disais récemment à un ami qu’un café n’a jamais le même goût selon le sourire qui le sert. La gentillesse, la générosité, la réciprocité c’est ce que je souhaite à tous et toutes pour l’année à venir. Que nous accordions une plus grande valeur aux moments partagés. Que nous fassions attention aux autres.

Bonnes fêtes de fin d’année à tous et toutes et à 2021 !

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Retours sur l’année 2020 au Chochotte

Entre mi 2019 et début 2020 je fréquentais exclusivement le Show Girl. J’évitais le Chochotte, considérant que je n’y étais plus le bienvenu. Certains de mes écrits avaient déplu, on me l’avait dit en me croisant Rue Saint André des Arts, et vexé j’avais décidé que puisqu’il en était ainsi je n’écrirai plus une ligne sur ce théâtre. Ce que j’ai fait. Privé de 1000 vues par jour sur le forum de Doctissimo et des 300 sur mon Blog… quand on est fier on ne se refait pas et quand on s’appelle Mad Dog il est attendu qu’on soit non seulement fou – et donc incontrôlable dans ses écrits – mais aussi carrément chien dans son comportement.

Au printemps 2020, en plein dans la crise sanitaire et après 9 mois de fête ininterrompue rive droite j’ai appris que le Show Girl fermait définitivement. Ça a été le gros coup de déprime. Mais heureusement, plusieurs projets alternatifs émergeaient des ruines fumantes du 5 rue des Halles. Dont le Sweet Paradise. Tout n’était donc pas perdu !

Quand à l’été 2020 j’ai appris que Cindy et Clara devenue Morgane rejoignaient le Chochotte, ça a été la surprise la plus totale, la donne changeait, bousculait mes résolutions. Après un exil d’un an j’ai donc effectué une première visite, à reculons. L’envie de revoir Cindy et Morgane que j’appréciais beaucoup et le plaisir éprouvé lors de la redécouverte du lieu m’ont ensuite retenus.

Je ne parlerai dans ce qui suit que de ce qui m’a le plus marqué durant ce « retour » de quelques mois, entre Août et Octobre.

J’ai d’abord été bluffé par la déco. Le bazar orientaliste et kitsch – trop surchargé à mon goût – n’avait gardé que le meilleur des tentures, voilages, couleurs, mobilier. Une cohérence et une harmonie de tons se degageaient du caveau. Même l’équipement était au top ! En une douzaine d’années je n’avais jamais vu cela, et ce « cela » je l’ai appris par la suite était imputable pour une bonne part à Salomé – jolie petite blonde omniprésente dans l’organisation du théâtre, tête pensante avec beaucoup de goût. Première bonne surprise.

Puis j’ai recroisé des visages connus et déjà appréciés : Notamment Lupa, Diane et Esmeralda… Ce n’était pas vraiment du « déjà-vu » car elles avaient étonnamment bien évolué.

Esmeralda que j’aimais pour ses formes m’étonnait avec de meilleurs numéros, une répartie au tac au tac et de l’humour que je ne lui connaissais pas.

Lupa était toujours garçonne mais s’était affirmée dans le registre intello – mariant Phèdre et le hard rock, la tendresse et la fragilité « je rêve de caresse en été »…  

Ma plus grande surprise venait de Diane. Dans le soleil de ses longues boucles blondes et le ciel de ses yeux bleus je trouvais une énergie nouvelle. Ses numéros variés, facettes discos des années 80, fraîche fleur bleue de blanc vêtue, m’emportaient. Ses progrès étaient étonnant.

Morgane voulait être à la hauteur de la nouvelle « maison ». Elle avait mis les bouchées doubles sur les costumes et les répétitions. Une palanquée de nouveautés s’offrait aux spectateurs : Plage, Cléopâtre, Danse du Cygne, se terminant invariablement par un buffet à volonté. Les spectateurs étaient conviés à la rejoindre sur scène, l’entouraient de leurs ardeurs, mais les mains étaient moins conviées à la palpation qu’au Show Girl. Elle jetait des coup d’œil inquiets à la caméra, l’humour compensait ce delta.

Ce jour de « grand pardon » et les semaines qui s’ensuivirent je découvrais des « nouvelles » qui me laissaient forte impression. Une dream team qui assurerait ma fidélité au lieu : Alma, les jumelles Cassia et Dahlia, Nyx et surtout Gala

Alma, chinoise high school à l’anglais parfait et au français en devenir, sourire enjoué regard meurtrière était intrigante. Une belle jeune femme aux formes rebondies qui infirmaient la platitude attendue de « la chinoise ». Surtout un véritable plaisir à être sur scène, à jouer avec les clients dans une coquinerie participative et un plaisir non dissimulé. Sa voix engageante, à elle seule, était susceptible de me provoquer l’afflux sanguin…

Cassia et Dahlia, jumelles brunes d’origine algérienne aux corps parfaits. Des monozygotes que seules les différences comportementales permettent d’identifier. Dahlia la douce, Cassia la fougueuse. Elles semblent sorties droit d’un film de David Cronenberg. Un parfum de mystère et de fausse-semblance, une aura sulfureuse les entoure – on devine que la mécanique masculine n’a plus de secret pour elles –. Je fantasme sur un salon à trois où leurs langues et leurs quatre mains viendraient à bout de mes réserves 😉 .

Nyx. J’avais écrit inspiré « une fausse Barbie qui en a sous le capot ». Joli visage, cascade de boucles blondes façon poupée, croupe au profilé de dingue, mieux que feu ma Carrera. Pas mal… Mais rien par rapport à la créativité, l’originalité des numéros pensés – dans une maturité réflexive – qu’elle interprète dans une tension artistique hyper sensible. Elle se donne, se met en jeu. Je la place d’emblée dans mon Top du top Chochotte, inscrit un salon à ma To-Do-List…

En 2018 j’étais fan de Mimi jolie danseuse très tatouée, plantureuse et teinte en blonde. Un bassin méditerranéen. Elle était parmi les plus originales, variant les genres – italo, américains red neck, underground bizarroïde etc. Quand à l’automne 2020 elle est revenue sous le pseudo de Gala j’étais enchanté. Elle avait changé de look, arborait une nouvelle coiffure avec de longues boucles châtains, un tatouage supplémentaire dans le dos. Toujours aussi créative et sympa, montrant un plaisir sans réserve, presqu’enfantin, à être sur scène. J’ai été à nouveau conquis par son exubérance fellinienne, sa sublime croupe et ses lourdes breloques. Elle me fait penser aux actrices qui jouent dans les films de Paolo Sorrentino, ces grandes Belleza à la nature généreuse et excentriques dont la tendance à la fête n’enlève rien à la profondeur sensible.  Elle est mon plus gros coup de cœur de l’année 2020 au Chochotte. ❤

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Témoignages remarquables : le 5 Décembre 2019 au Chochotte

Je remercie @Docalaroue (sur le forum Discord https://discord.gg/dQjCmmF) pour ce surprenant témoignage qui rend grâce à la discrète et néanmoins omniprésente Salomé, jolie petite blonde directrice artistique du Chochotte. Salomé, les yeux les oreilles et la mémoire affutés, dont le sérieux et la rigueur ne sont donc pas les seules qualités… Je l’aimais bien déjà, elle me faisait sourire avec réserve, mais là elle m’est subitement sympatique.

« …et je crois que l’acmé de cette impression de vivre un moment historique, ce fut le jeuudi 5 décembre 2019. Grève générale, manifestations monstres, Paris paralysé. Aucune danseuse n’a pu rejoindre son poste de combat. La salle est presque vide, mais moins que la loge au rdc, restée dans le noir. Faut-il rembourser les trois égarés qui ont bravé le froid et les obstacles? Et c’est alors qu’une frêle jeune femme descend et empoigne maladroitement la barre dont elle fait quelques tours. Elle « playbackise » quelques chansons et remonte, restée dignement habillée, sous les applaudissement nourris du maigre public qui préfère quand même cela au miroir qui lui renvoie cruellement son désarroi. Et sans doute après plusieurs minutes de tergiversations, la jeune femme redescend. Elle a passé une tenue de danseuse orientale pudique et s’excuse de ne pas savoir les gestes. Mais elle essaie. On se met à sa place, on voit bien qu’elle n’était pas là pour ça. On l’applaudit, la félicite. Elle remonte, sans doute tiraillée par un « que faire? » shakespearien. Et le courage lui prend, elle redescend, et timidement, lentement, dégrafe les boutons de ses vêtements qui glissent à ses pieds. Oh, pas avec la grâce maîtrisée d’une Jane, le professionnalisme d’une Thaïs ou l’énergie d’une Diane. Ce jour là, je n’ai pas regretté d’avoir payé le ticket d’entrée. Ce jour là, j’ai vu danser Salomé….. »

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Une escapade de quelques heures au Chochotte (Octobre 2020)

De retour à Paris après une vadrouille méditerranéenne et alpine de plusieurs semaines je me suis immédiatement rendu au Théâtre Chochotte.

J’ai d’abord vu les « jumelles » Cassia et Dahlia que je n’avais jamais rencontrées, deux jolies brunes aux cheveux noirs leur descendant jusqu’au creux des reins. D’origine algérienne, elles sont fines, leurs corps sont parfaits et disposent de magnifiques attributs féminins 😉 .  J’avoue avoir été carrément « confusionné » par leur ressemblance durant leurs premiers tours de chauffe, me demandant qui était qui. Mais après deux passages de chacune le doute n’était plus permis : *** Correction du 20/10 *** Daliah est la plus douce, la plus enjôleuse, tandis que Cassia toute en énergie, vit les paroles de ses chansons à texte, les incarne en dansant vraiment bien. Bref d’un côté une douceur sirupeuse qui fait son effet, de l’autre la fougue et la passion… Et attention danger :  j’ai trouvé les « sisters » redoutables, elles n’ont pas froid aux yeux, et ont réchauffé les miens au point d’embuer à plusieurs reprises mes lunettes entre leurs généreuses poitrines. Bref, des « pros » de la mécanique masculine à qui il n’y a rien à expliquer en la matière et je conseille à tous les amoureux des plats épicés du Maghreb de faire un petit détour par la Rue Saint André des Arts pour exciter leurs sens !

Petite anecdote marrante dans la salle : un client n’a réalisé que tardivement qu’il y avait deux danseuses et non une seule, et a demandé à l’assistance de confirmer. J’ai répondu que oui c’était cela, de vraies jumelles,  de véritables « Monozygotes » et ajouté au regard de l’énergie dépensée par Cassia «et même l’une est Mono-Gigote ». Ca m’a fait marrer ainsi qu’un complice que je salue ici ; nous étions peu ce jour, 4 habitués du Show Girl et non des moindres, dont l’inénarrable Dominique, véritable monument du « comique de répétition » …   

Et puis j’ai vu Cersei ! Et là, maxi cri de Mad Dog au clair de lune ! Une superbe jeune femme au corps absolument parfait, aux cheveux noirs longs et bouclés, un visage doux et souriant, la chaleur  « méditerranéenne »… Elle dansait bien sans que ses numéros soient encore élaborés, était proche du public pour une débutante (c’était son deuxième jour). J’ai eu grand plaisir à la voir passer en duo avec Maitresse Clara, redoutable professeure de langue, experte es plaisirs féminins. Il faut imaginer la « surprise » de Cersei à ce moment, son visage, sa respiration soudainement forte, trop, cherchant l’air, tandis que les doigts de Clara plongent entre ses cuisses. Puis Cersei à quatre pattes… Rien que d’écrire ça je n’en peux plus… Cersei à quatre pattes bien cambrée… Cersei à quatre pattes bien cambrée tendant ses magnifiques fesses à la langue de Clara… Non c’est trop !

Puis Gala, sur qui j’ai déjà beaucoup écrit. Gala en italienne sur Week-end à Rome d’Etienne Daho. Quelle enchantement ! Gala, comme je te l’ai déjà dit « le week-end à Rome c’est quand tu veux ». Gala nous fait sentir l’Italie par tous les pores de sa peau blanche, de son corps généreux, Gala charmante héroïne felinienne, j’adore <3…

Et une autre surprise ce jour : Nyx ! Elle a fait un numéro sur le cinéma, la vidéo, peut-être sur le voyeurisme. Ca m’a fait penser à du Soderbergh dans « Sexe Mensonge et Vidéo ». Elle m’a confié sa caméra pour la filmer durant sa danse, ses évolutions dans la salle et « mon œil » s’est malgré ses courbes et sa chute de rein enchanteresses, attardé sur son visage fin, sur ses yeux trop intelligents pour ses longues boucles blondes de poupée. « Une fausse Barbie qui en a sous le capot » voilà ce que ça m’a fait. Et du coup, je pense que c’est l’une des danseuses les plus intéressantes du lieu ! Bref, il me tarde de la revoir.     

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La Citadelle Blanche – Par Cream120

Je suis ravi que Cream120 ait écrit le superbe texte ci-dessous, pour une magnifique danseuse du Chochotte – La Citadelle Blanche – que j’imagine danser, magnifique sous le soleil de sa chevelure blonde, le bleu ciel de ses yeux enfiévrés…

***

Un des grands plaisirs de la vie sensible et d’observer l’éclosion puis l’affirmation d’une grande artiste. Je n’étais pas là pour son éclosion mais je me base sur des écrits plausibles qui relatent des débuts somme toute classiques. Les grands artistes, au début de leurs carrières sont comme des enfants dans le bac à sable de leurs premiers jeux. Maladroits peut-être, immatures toujours mais, il faut savoir regarder la dure réalité en face, pour tous les Salieri de la terre : les principaux traits de leurs talents futurs sont déjà tous là. Quand aux plus fulgurants, ils sont d’autant plus visibles qu’ils contrastent avec leur totale absence parmi leurs petits partenaires de jeux du moment.

J’ai par contre tout à fait assisté, passant par tout le spectre des émotions humaines, à l’affirmation de la Citadelle Blanche. Je suis l’homme d’une seule femme, je suis donc à présent détaché de ses charmes que je laisse à d’autres le soin de détailler. Ils l’ont déjà fait d’ailleurs avec talent : capacité à venir contre vous, faculté à vous glisser les bons mots incendiaires pour votre libido à l’oreille, sensualité dévoilée crescendo suivant un plan de bataille bien précis, ciblage des proies faciles et entretien des courtisans fidèles et réassurants. Sens parfait du timing. Mi aigle, mi cobra. Comme on peut être aveuglé par le désir d’être aimé, valorisé ou tout simplement par le charme féminin. Je pardonne ces faiblesses, des deux côtés, et revient à ce qui m’intéresse le plus au fond.

Les bons artistes copient. Les grands artistes, les génies, volent, pillent (cité librement de Picasso). Vous avez trouvé le sens de votre vie, vous pouvez dire que vous être un professionnel lorsque, et seulement lorsque (même ivre), même au fond de la maladie, avec quarante de fièvre (test COVID négatif et huitaine respectée bien entendu messieurs), vous montez sur scène, vous faites votre job et on vous paye pour ça (cité librement de John Wayne).

Obtenir la première place, seule, sans discussion ni opposition, écrase les perdants sous la pression mais galvanise et révèle les gagnants, les talents inarrêtables. Ceux qui sont au-dessus des autres. Par leurs dons, leur volonté et leur travail.

Ce soir, la Citadelle Blanche a démontré toutes ces qualités, en un seul numéro. Et l’a bien sûr reproduit lors des numéros suivants. Même s’ils ont été exposés dans leurs versions courtes et en petit nombre à cause de tous ces salons inévitables qui tenait l’Artiste loin de la scène principale.

Pendant sa convalescence, elle a encore étudié, elle a encore bossé et elle a encore rendu plus cohérent son monde bien à elle qui me plaît tout autant que sa personnalité, et sa personne. Celui qui rend supportable et transcende les soirs de mauvais éclairages ou les mauvais clients.

Comme tous les grands artistes elle connaît l’importance du premier numéro et du dernier. Du premier regard et du dernier. Du premier geste et du dernier. Elle sait où elle va, comment et peste quand elle n’obtient pas, artistiquement, ce qu’elle désire.

D’un collant, d’effets stroboscopiques, des fondus au noir qui séparent et articulent certains de ses tableaux… elle a modifié, détourné, assimilé et magnifié à son image, sans compromis, ses chairs comme toujours symboliquement gainées dans son exigence, tous ces nouveaux détails qui n’en sont plus. Ses nouveaux coups de pinceaux pour faire grandir son Œuvre.

La synthèse est simple. De mouvements parfaitement mêlés à ses musiques, lorsque l’érotissime collant sur ses hanches, ses jambes, ses chevilles et ses pieds devient par surprise féminissime bodysuit sur son corps presque entier, qu’elle le déchire et l’ouvre afin d’offrir aux spectateurs fascinés une à une toutes ses zones érogènes… le public est progressivement pris à la gorge par sa volcanique sensualité. Tous virtuellement à genoux devant la Déesse du désir… et de la chasse, une nouvelle fois revisitée avec succès, tous littéralement à sa merci. C’est justement le moment qu’elle choisit pour commander à ses mains de damnatrice sexuelle d’ajuster la matière juste ce qu’il faut pour souligner ses courbes si délicieusement insupportables à regarder. Comme ses tules et ses voiles blancs, comme ses cuirs noirs, ses lycras entrent à présent dans nos imaginaires et nos rêves les plus troublants.

Je tenais, l’espace d’un instant, libre de son emprise et respectueux de son Art, une fois de plus, ce soir, poussé encore plus haut, par la seul force de sa volonté, de son travail et de ses dons, lui confier ceci.

Sachez, très chère amie, comme je vous l’écris, parfois avec causticité, combien vous méritez ma sincère admiration. Guérissez vite, sans séquelle et ne nous quittez que le plus tard possible. Vous nous hanterez longtemps.

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Gala (Chochotte) par Nada

Lettre de Paul aux Corinthiens : « J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. »

Lettre de Paul a Gala : « Mon cher amour, mon doux amour. Je suis encore couché aujourd’hui. Je viens de faire un rêve merveilleux, un de ces rêves où les émotions physiques vous laissent au réveil toute la part du désir. Tu viens te coucher contre moi, énamourée, et tu me baises les lèvres doucement, très doucement, et je caresse sous ta robe tes seins fluides et si vivants. Je n’ai qu’une envie : te voir, te toucher, te baiser, te parler, t’admirer, te caresser, t’adorer, te regarder.

Aujourd’hui, au Théâtre Chochotte, je suis Paul. Dès son apparition dans l’escalier, je ressens cette aura qui l’enveloppe, aura que je reconnais et dont je sais qu’elle aura raison de moi. Longs cheveux bruns, yeux de braise, bouche carmin et dents blanches, héroïne de Lynch. A la profondeur de son premier regard, je suis déjà touché en pleine âme, effet Miroir. Son sourire lumineux doux et chaleureux Sa démarche gracieuse Son corps libre plein magnifique… De plus la belle est câline et vient partager son énergie. Son contact m’émeut. Transpercé en plein cœur. Je laisse mes doigts frôler sa peau Je hume le patchouli de ses cheveux, ses fils d’âme Je suis relié à elle à travers la Source… Émerveillement, la magie opère.

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Les danseuses du théâtre Chochotte – Septembre 2020

Liste mise à jour le 25/09/2020, forcément imparfaite, n’hésitez donc pas à me faire des commentaires pour rajout, correction etc.

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Les NOUVELLES arrivées du mois :

Camélia. Comme le dit Jean-Batou : « Magnifique et magnétique métisse à la peau claire tout aussi exubérante et décomplexée que sa superbe coupe afro naturelle. Grande et fine. Camélia est débordante d’énergie et arbore en permanence un sourire particulièrement rafraichissant et communicatif. Funky jusqu’au bout des ongles. Elle a posé sa marque en débarquant en vaillante vahiné chantant avec conviction sur des airs traditionnels polynésiens puis dansant sur des airs de Hula endiablés. Très convaincante dans ce rôle ! »  Excellente aussi dans un registre très cabaret en Joséphine Baker post-moderne ! Bravo, Camélia est la très très bonne surprise de ce mois ci !

Carmen : Jolie petite danseuse brune aux numéros hispanisants. A suivre…

Charlotte : danseuse brune, cheveux mi-longs, formes généreuses. Ses numéros sont assez basiques pour l’instant mais elle est vive souriante et généreuse. A suivre…

Nyx. Belle danseuse élancée aux cheveux châtains mi-longs. Des formes et un galbe qui ont ravis ceux qui ont eu la chance de la voir, notamment dans son numéro déjà phare où elle joue avec de la peinture bleu Klein. A l’aise sur scène et créative, elle fait l’unanimité !

Les Jumelles – Cassia et Dahlia : Jolies danseuses d’origine algérienne et aux seins ravissants qui semblent faire leur retour après plusieurs mois d’absence…

***

Les « ANCIENNES ».  Nota : « Ancienne » au Chochotte veut dire « plus d’un mois d’ancienneté » 

Alma. Très jolie chinoise parlant un anglais parfait. Enjouée, coquine, sympathique. En peu de temps Alma s’est imposée comme « incontournable » (y compris pour moi-même) au Chochotte. Elle a su composer des numéros travaillés et interactifs. Très généreuse avec le public elle est ravie d’être sur scène, elle ira loin et on en redemande ! ❤

Clara. Très jolie brune aux cheveux mi-longs (récemment raccourcis et éclaircis) et au corps parfait ! De la classe, même dans le plus simple appareil. Clara est une valeur sûre du théâtre, ses numéros allient charme, chaleur, gentillesse et dynamisme. Très bonne partenaire de duo, avec de la répartie, elle n’a pas sa langue dans sa poche… Savoir Clara au programme du théâtre Chochotte c’est avoir la certitude de passer un bon moment ! NB / Texte ci-dessous écrit au passé à un moment où nous avions cru Clara disparue, mais encore présente et c’est une très bonne surprise ! https://maddog.cafe/2018/11/04/clara-chochotte/

Diane. L’une des plus jolies danseuses du théâtre ! Très féminine, de longs cheveux blonds brillants comme un champs de blé au soleil,  un sourire enjoué et de grands yeux bleus. Quelle beauté ! Et elle adore être sur scène ! De très bons numéros dans lesquels elle « rejoint »  le public, charmeuse, jouant l’amoureuse, et on est vite pris dans ses filets… Excellente partenaire de duo, on a parfois même du mal à croire que c’est « joué ». Plébiscitée récemment sur un forum d’aficionados 😉 comme « La Nouvelle Star » du théâtre Chochotte (depuis le départ de Thaïs)…  https://maddog.cafe/2019/03/03/diane-theatre-chochotte/

Gala. est l’ex superbe blonde Mimi de 2018, aux airs de madone italienne, revenue parmi nous avec une belle chevelure châtain bouclée et les mêmes tatouages très esthétiques. Elle a présenté de nouveaux numéros originaux, parfois décalés comme je les aime. Et je réitère ce que je disais déjà  : « Mimi/Gala est une artiste ». Elle compose des spectacles jamais vus, ne copie rien, surprend. Elle est sympa, câline, elle adore être sur scène et son enthousiasme est contagieux. J’adore son corps très féminin ! https://maddog.cafe/2020/07/31/mimi-chochotte-2018/

Inaïa. Une très jolie brune,  mélange des rives sud de la Méditerranée, avec des formes heu… un profilé, comment dire sans tergiverser ? Une croupe de folie dans laquelle on aimerait se perdre !!! Un joli visage coquin, pétillant de vivacité qui n’arrange absolument rien aux obsessions que la Belle ne va pas manquer de provoquer parmi la gent masculine. Ruées probables en salon… et cri de Mad Dog au clair de lune !

Lila.  Une jolie femme asiatique, peut-être métisse, avec un visage souriant et un petit corps bien proportionné aux tétons saillants ;). Elle varie les registres « cabaret », « hispanisant», SM, science fiction, avec humour et érotisme. J’ai beaucoup aimé ses spectacles, très travaillés, son contact charmant et… excitant.

Lupa. Jolie danseuse brune à la coupe garçonne. D’excellents numéros, variés, dans lesquels elle alterne vivacité et infinie douceur. Lupa est fine – au physique comme en esprit – capable en d’improbables variations de registres, de faire des liens avec sens, de passer de déclamations poétiques de Phèdre à l’univers du Dark Métal. C’est une artiste, intelligente et cultivée, avec une sensibilité à fleur de peau. C’est aussi une excellente partenaire de duo lesbien.

Morgane : Jeune danseuse aux cheveux bouclés noirs et mi-longs. Des yeux marrons-verts, des formes très appétissantes. Créative, avec de bons numéros, elle est enthousiaste et spontanément « contact ». C’est une bonne nature qui adore être sur scène et faire participer les clients si ce n’est la salle entière, avec chaleur et parfois rires (voir lien ci-dessous). https://maddog.cafe/2020/08/09/une-clown-au-chochotte-morgane-cleopatre/ . Bravo et merci pour l’entrain et la générosité ! ❤

Ophélie ou Offélie (selon les jours). Jolie blonde, yeux bleus et cheveux bouclés mi-longs. Elle a un corps faisant penser aux héroïnes du dessinateur Milo Manara (Le Déclic). Une croupe de folie. C’est l’une des danseuses les plus chaudes et contact du théâtre. Dispose d’excellents passages sur Mylène Farmer ou Gainsbourg.

Shelly. Belle danseuse avec des formes très féminines, un rapport taille-hanche proche du nombre d’or ! « Elle a les yeux revolver, le regard qui tue ». Séductrice, Souriante. Elle excelle dans les numéros de danse orientale, sur Dalida, et aussi quand elle sort de de dernier registre habituel, comme récemment sur « Pass this on » de The Knive.

Tyga, l’explosive tigresse jamaïcaine du Chochotte! Tyga a du « mordant ». C’est une très jolie danseuse noire longiligne (et on comprend avec un corps pareil pourquoi les jamaïcains raflent les médailles d’or d’athlétisme)… Excellente « animatrice » avec de bons numéros participatifs, elle adore manifestement être sur scène et fait honneur à son pseudo en étant débordante d’énergie 

***

Les « SORTANTES » ?  Infos non confirmées et à prendre avec prudence.

Thaïs. L’ex star du Chochotte semble avoir quitté le théâtre. C’est une grande déception pour ses nombreux fans et amoureux, pour moi aussi dorénavant privé de mes piques envers la belle Brune… https://maddog.cafe/2019/04/04/thais-theatre-chochotte/

https://maddog.cafe/2020/09/21/le-lutin-ne-sortira-plus-de-sa-boite-par-levanto/

Victoria – jolie petite danseuse brune aux cheveux longs, aux airs espagnols et à l’accent chantant.

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Le lutin ne sortira plus de sa boite – par Levanto

Qu’est-il devenu ? A-t-il vraiment existé ? Il regardait sa professeure avec des yeux qui ne sont plus ceux d’un enfant. Seule, trop seule, elle pensait à lui, elle le cherchait dans ses songes désespérément vides… Pour tenter de le retrouver, elle était devenue… la femme miracle…

Le lutin ne sortira plus de sa boite…
La nouvelle nous abat comme un coup de tonnerre : l’armée d’amoureux ne sait soudain plus quoi dire, balbutie quelques mots… L’espoir puissant sombre d’un coup dans l’enfer… Tous ces longs moments d’attente, interminable, désespérée, insupportable… En vain ! La respiration comme arrêtée… Toute cette attention, toutes ces pensées fixées de jour comme de nuit sur ces retrouvailles au théâtre… Et désormais le vide devant nous…
« Oh merde ! » dit-il…

La femme miracle était une femme brillante, intéressante, libre et courageuse… Quand la nuit tombait, elle laissait ses films, elle laissait ses livres et venait se dévêtir au son de la voix de Gréco… C’était une amoureuse vibrante, une amoureuse fébrile, une amoureuse volage ! Elle n’avait que faire des « qu’en dira-t-on ». Elle se mettait à nu. Le théâtre était son monde, sa fascination, son don et sa consécration…

Le lutin ne sortira plus de sa boite…
Ou êtes-vous femme miracle ? Que faites-vous ? Votre armée d’amoureux meurt d’un amour pour vous infini, passionné, à la folie, aimerai pouvoir vous couvrir à nouveau de fleurs, encore et toujours, aimerait pouvoir vous couvrir de bonheur, vous donner toute la force qui vous conduira à déplacer les montagnes, vous donner tout ce qui peut m’être possible de vous donner…

La femme miracle était une femme de pouvoir, le pouvoir de nous prendre dans ses filets à nous rendre fous. Mais trop de pouvoir, c’est ennuyeux. Alors quand il faisait sombre, en bas des marches de la cave voûtée, elle nous offrait l’illusion de croire que c’était nous qui l’avions en notre pouvoir de séduction… Le lutin nous donnait l’illusion de son amour…

Le lutin ne sortira plus de sa boite…
Oh ! Replonger les yeux de la femme miracle à en perdre la raison, entendre à nouveau sa jolie voix… Se laisser délicieusement tomber dans ce sentiment insensé : mais elle m’aime ! Mais devant nous que ce vide insupportable… Douleur aigüe, manque d’air, désespoir…

Mais la roue tourne… irrémédiablement, son talent, son succès viendraient un jour éveiller chez les autres le monstre de la jalousie… Tôt ou tard, alors ce serait la fin… C’était écrit, elle laisserait derrière elle une armée d’amoureux, orphelins perdus et affamés…

Le lutin ne sortira plus de sa boite…
Qu’importe tout le reste désormais. C’est à vous que nous pensons princesse, intensément, inévitablement, irrémédiablement… Ou êtes-vous femme miracle ? Que faites-vous ? Redonnez-nous espoir… Puissiez-vous porter votre regard ici-bas et entendre notre cri d’amour et de désespoir…
« Je vais m’ennuyer ! » dit-il…

Mais la femme-miracle n’est plus seule. Peut-être était-il temps ? Elle est désormais forte, elle est désormais prête… Il était temps pour elle de partir vers d’autres aventures…

Qu’est-elle devenue ? A-t-elle vraiment existée ?
Ou n’était-ce qu’un songe ?
Silencio…

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7 raisons pour lesquelles il ne fait pas bon être Star de théâtre érotique (et souvent ailleurs…)

L’histoire (très) récente nous le prouve une fois de plus, d’aucuns diront que c’était prévisible et que la roue tourne. Je ne m’étendrai pas sur la dernière star en partance de notre théâtre d’autant que je ne l’ai jamais fait, mais je regretterai de n’avoir pu la voir une dernière fois.

Je commenterai juste dans ce post le « statut » à priori enviable de Star de Théâtre Erotique, mais selon moi forcément voué au tragique (du moins dans le cadre du théâtre) , à la désintégration naturelle vers le Trou Noir et vers l’Entropie (on ne lutte pas contre la deuxième loi de la thermodynamique 😉 ) …

  1. Être une star nécessite de gros efforts. D’abord pour accéder au pinacle, ensuite pour s’y maintenir. De plus il faudra rapidement « doubler » les heures pour maximiser le chiffre d’affaire de La Maison. Quelques mois à ce rythme et hors dopage d’athlète olympique, l’épuisement physique et nerveux guette avec certitude…
  2. Être une star conduit souvent à oublier la raison première pour laquelle on était venu travailler là. Financer Mes si chères études, un projet, une intermittence. Mais la Fin se perd souvent dans l’abondance de Moyens. La Fin mise en suspens, abandonnée, les moyens devenus faim.   
  3.  Être une star expose à l’envie, à la jalousie; pas seulement de la part des danseuse et c’est une surprise. Mais malheureusement une constante de ce Féminin.
  4. Être une star expose au désir des Clients, à la sur sollicitation et à la Tentation. Mais le pire danger réside dans les éloges, leur attente, le gonflement de l’égo. Comme dans la fable de la grenouille et du bœuf, de jeunes batracien.ne.s surexposées finissent par exploser sous les compliments publiques (et parfois imploser de leur manque).
  5. Être une star donne l’illusion d’avoir du pouvoir sur le cours des choses, sur la vie de l’Entreprise. Mais la Dame aux Clefs ne manquera pas de montrer qui le possède réellement. L’épée tombera par surprise, sous un prétexte anodin et dans une jouissance dominatrice qui n’aura pas à justifier.
  6. Tel un caïd des Loges, la star a un gang, des complices parmi les anciennes. Elles protègent leur territoire. Ne se privent pas de le faire remarquer. Mais quand de petites nouvelles dont la venue ne doit rien au hasard surviennent, les couteaux sont vite aiguisés. Et un accident est si vite arrivé !
  7. Le Pouvoir est aussi un Art du Jardinage. Dans certaines pépinières les jardiniers pensent que l’étêtage des cimes (surtout quand un groupe de cimes obscurcit par son ombre le sous-bois) est absolument nécessaire pour laisser passer la lumière et faire grandir les jeunes pousses…

Et quelques mots en guise d’au revoir à ma meilleure ennemie : Tu vas vraiment me manquer, non plus par ta présence que j’évitais plus que par jeu, mais par ton absence devenue soudainement trop présente… J’ai peur de m’ennuyer 😉

Bonne chance donc T… SB… » et à tous les masques que tu as su mettre pour te protéger. Bravo pour ton passage au Chochotte, ton engagement – je n’ai jamais entendu une danseuse défendre à ce point son employeur, mettre autant de soi pour la « cause » -, bravo pour ton professionnalisme rare, ton travail et surtout ton talent !

Peut-être nous recroiserons nous au détour d’une boucle du labyrinthe, je le souhaite. Mais cette fois-ci faisons un petit effort s’il te plait…

« Je rêve d’ouvrir la porte de ta prison chérie et de te voir retrouver le jour et sa Lumière.
Et lux in tenebris lucet. »

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Moments exquis au Chochotte – Septembre 2020

J’ai passé un excellent après-midi au Chochotte… Il faut vraiment que je fasse attention car ça recommence à devenir addictif. L’addiction débute souvent pour moi par une surprise. Quelque chose auquel je ne m’attendais absolument pas, un geste, un regard, deux doigts qui se touchent, une connivence à la commissure des lèvres. Durant les quelques heures que j’ai passées ce jour il y a eu deux de ces moments où j’ai senti, comme dans une agréable ivresse, ma perception basculer…  

C’est Alma qui m’a caramélisé la première. Transformé en canard laqué, enduit du miel de ses exquises attentions puis cuit au four de ses charmes. Je suis devenu le laquais de sa coquinerie enjouée, du son de sa voix quand elle m’appelle « Professor », amoureux de sa jeunesse enthousiaste, de ses formes et de ses attributs reproducteurs. Alma avait d’emblée un atout de maîtresse : depuis quelques années j’aime surtout les femmes asiatiques ou exotiques (Extrême et Moyen-Orient, Maghreb, Afrique, Iles). Il n’y a plus qu’elles qui me font franchement bander, les autres je les aime bien pour leur culture, leur sens artistique, leur intelligence, la complicité que je peux établir avec elles, mais nos relations sont tout au plus celles de bons camarades; j’apprécie moins leur « féminité occidentale » qui en 30 ans a réussi à me transformer en eunuque sans désir pour leurs formes. Je cherche des altérités maximales, des cross-fertilisations fécondes et augmente en conséquence la distance de mes explorations de globe-trotter amoureux. Il faut relire Michel Houellebecq pour saisir mon cheminement. Et in fine je fais confiance au seul juge confirmant mon intérêt érotique pour une femme : ma bite et ses élongations quantitatives, mesurables. Le reste c’est du pipeau. Et donc pour en revenir à la charmante Alma, je l’ai trouvée excellente, magnifiquement belle en robe de velours bleue ajourée sur les côtés dansant sur Cigarettes After Sex, Apocalypse, une histoire d’amour perdu, impossible dans les confins du temps (et je serai très heureux de trouver une explication de texte 😉) . C’est à ce moment là que ça s’est passé la caramélisation, par le regard aussi et… bref, Alma… ❤

Gala m’a aussi enchanté. Certes Gala c’est l’Europe, mais celle du Sud où souffle les vents chauds. Et puis Gala est originale : elle a un corps plantureux, une opulence italienne, un véritable goût pour la scène. Elle organise ses numéros autour d’improbables variations entre atmosphères underground, eighties, italo, esprit populaire et festif que l’on pourrait trouver chez « Mimi La Sardine » une guinguette des bords de Marne. Ses nombreux tatouages montrent un appétit pour la culture US et les comics des années 80 (l’une de ses curiosités tatouées m’évoque les BD de Druillet dans Métal Hurlant)… A chacune de mes rencontres avec Gala je tente de repérer une nouveauté parmi l’éclectisme pictural dont elle parsème son magnifique corps. La bonne humeur de Gala est contagieuse, c’est une jeune femme désirable qui me donne la pêche.

J’avais eu une bonne surprise lors de ma précédente visite en découvrant Lila. Une petite femme asiatique bien proportionnée avec de bon numéros. Bis répétitas : j’ai assisté avec plaisir à d’autres scènes dont celle de « l’extra-terrestre visitant la planète Terre» plutôt marrante où Lila perruque rose et costume sexy métallique à la Star Trek découvre l’érotisme et la façon dont les terriens s’accouplent. Lila veut apprendre comment faire, elle apprend vite, avec entrain, et voir ses petites fesses s’agiter en rythme au-dessus de mes cuisses, a provoqué en moi les pires turpitudes… Bref, beaucoup de créativité et de travail dans la composition des numéros de Lila. Et donc Bravo ! 

Il y avait aussi Shelly et ses proportions magnifiques, ses sourires enjôleurs et ses focalisations étonnantes – yeux revolvers, regard qui tue – qui vous font gentiment croire que vous êtes « l’heureux élu » de la salle. Shelly est vraiment très forte à ce jeu, réellement sympathique de plus et j’ai eu grand plaisir ce jour à la voir évoluer sur d’autres registres que ceux Dalidesques et déjà-vus, notamment sur la chanson « Pass This On » de The Knife, faite pour elle et ce moment magique où, assise sur le muret les jambes ouvertes face à moi, elle m’a séduit et, une fois encore dans cet après-midi priapique, j’ai été pris au piège d’un désir trop manifeste pour les charmes féminins.     

Et puis et puis… au changement de 18h30 ce même jour…

Sur une musique jazzy, une jeune femme métisse, longiligne au visage charmant encadré par une épaisse coiffure afro descend dans la salle. Elle danse très bien, avec la vivacité et la grâce de la sublime Cannelle (Chochotte 2018) sur des chansons à texte jazzy et modernes parlant de la Seine, de Paris (Remix J.Baker « J’ai deux Amours »). Et elle chante aussi ! Mais elle ne chante pas comme ces jeunes femmes qui après quelques soirées karaoké alcoolisées entre copines se pensent stars, non : elle chante divinement bien ! Elle passe dans les rangs, enjouée, tendre, attentionnée avec chacun. Elle ravi la salle entière et nous sommes plusieurs alors qu’elle remonte les escaliers à exprimer notre étonnement : « géniale », « extraordinaire », une « ovni »… Collectivement nous réalisons que non nous n’avons pas rêvé, un miracle s’est passé dans le petit caveau de la Rue Saint André des Arts ! Ce miracle s’appelle Camélia ! Elle a un véritable talent et nous espérons la revoir souvent.

Dix neuf heures trente. Je sors sonné du théâtre Chochotte dans un état physique survolté, comme si j’avais reçu un « shot d’énergie ». J’ai hyper faim, c’est bon signe, je termine donc ma visite du quartier chez un libanais de la rue Saint André, dévore une copieuse assiette Chawarma… Je ressors, j’ai encore faim !

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Je suis l’âne…

Je suis l’âne doré

de la crèche, Immuable

Pattes repliées nuque droite

Dans la pose du méditant.

 

Je suis l’âne aux yeux aveugles

Émergeant des brumes du temps

Et des flots entropiques :

Je demeure.  

 

Je suis l’âne posé,

Albedo réfléchi

d’ondes humaines et infra,

Boite noire de vos humeurs.

 

Je suis l’âne vivant

Les riches heures  

D’énergies lumineuses,

Comètes et soleils noirs.

 

Je suis l’âne touché

Par la grâce de Lucioles

Aux chairs éphémères,

Dans une nuit empourprée.

 

Je suis l’âne sismographe

De désirs vains

Pour les tréfonds telluriques

Et les formes concaves.

 

Je suis l’âne témoin

De rencontres fécondes

Entre âmes sœurs égarées

Empreintes d’autres Mondes.

 

Je suis l’âne sachant,

Les secrets du Jubé

Que seule peut franchir

Ma Maîtresse.