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Cahier Décharge pour une Danseuse

Contexte :  

Ces douze dernières années un seul rare numéro « robotique techno » (hormis l’indémodable mais rétro « le marin et la poupée ») a eu lieu dans le théâtre érotique Chochotte. En 2011 une danseuse couverte de bandes à l’apparence métallique était téléguidée à l’aide d’une télécommande par une partenaire de duo (ou des clients sur des musiques de Daft Punk dont Technologic). Ce numéro était excellent à divers titre : danse, mise en scène, originalité.   

Le Donneur d’Ordre, concepteur à ses heures de programmes d’intelligence artificielle auto apprenants, fan de technos minimalistes souhaite programmer une intelligence féminine faisant écho à sa nostalgie robotique et à son plaisir de codeur.  

Objectif :

L’objet est de concevoir un numéro « robotique », « androïde », répondant au mieux aux spécifications générales du Cahier Décharge. 

Périmètre :

Le projet s’adresse à toute danseuse des théâtres Chochotte ou  Sweet Paradise en quête de nouvelle thématique et de reconnaissance ;). Les contours du projet sont volontairement imprécis, ceci afin de laisser la liberté de création maximale à la danseuse.

Fonctionnement :

Considérant qu’un numéro est segmenté en trois ou quatre morceaux musicaux, l’une des possibilités de composition peut imiter le processus de développement logiciel :

  • Conception/Développement
  • Apprentissage / Test  
  • Mise en production

Ressources :

Le/les costumes et maquillages devront suggérer la robotique, l’aspect androïde.

Musiques : morceaux technos ayant puisés leur inspiration dans l’univers robotique. Quelques morceaux sont indiqués ci-dessous en exemple. les soumissionnaires devront utiliser au moins l’un des morceaux ci-dessous (preuve que le numéro a été intentionnellement réalisé pour répondre à ce cahier) dans leur numéro :

Budget :  Reconnaissance symbolique du Donneur D’Ordre (article et cadeau) et, pour que l’employeur ne soit pas en reste Budget de 500 euros dépensé en plusieurs salons (500 par théâtre le cas échéant) réparti sur la ou les danseuses soumissionnaire.s.

Délai : Réponse des soumissionnaires attendue avant le 30 Novembre.

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Théâtre Sweet Paradise

Ruby aime le bio !

Ruby (du Sweet Paradise) est une belle jeune femme au corps élancé avec de longs cheveux châtains qu’elle noue parfois en queue de cheval. Une chute de rein et de gros seins naturels, superbes. Visage souriant, yeux très clairs. Du caractère.

Quand j’ai entendu les premières paroles : « Tension érotique au rayon frais prisunic », je me suis souvenu du numéro de caissière de la regrettée Jane du Chochotte, de son appétence érotique pour les fruits et légumes, aux seuils de la bienséance. D’où ma surprise face à ce qui s’ensuit.

Ruby se dévêt en dansant, passe dans les rangs, prodigue d’attentions. Elle aime jouer…Son attitude, son regard, sont très excitants. Des regards appuyés qui vous transformeraient un flasque rouleau de printemps en poutre de béton armé.

Ruby sort de son sac un rouleau de film alimentaire, s’emballe les hanches, le buste, comprime ses gros seins sous cellophane. Vu sa température, la sueur, ce n’est pas du surgelé ! Puis, elle saisit un volumineux concombre. Frais, vert, pesant. Membré. On ne peut en faire le tour avec le pouce et le majeur : du XXL!

Il faut imaginer Ruby nue, s’approchant de l’assistance, puis à genoux sur la petite banquette du milieu de l’allée. Son regard qui nous dit : « j’aime trop le bio, j’sens que j’vais pas pouvoir m’en empêcher… ». Et le concombre qui glisse sur sa peau blanche, son ventre, entre ses gros seins, se loge dans sa bouche, s’enfonce, jusqu’à la faire baver. Et redescend sur son mont de vénus, passe entre ses jambes, se frotte sur ses lèvres, mouillées, encore intactes…

Les grands yeux bleu-vert de Ruby nous fixent tandis qu’elle pousse, force le passage. Carrément exhib, excitée, la Belle saisit le braquemart à pleines mains. Dix centimètres cucurbitacés écartent ses entrailles, s’immiscent dans ses abysses… Elle prend des poses, pense à la chose : quatre pattes, assise jambes écartées, de face. Elle aime qu’on la regarde. Les mouvements de va-et-vient énergiques déforment son visage. Pas du chiqué, du cru, du cul. A donf. Bio c’est bon !

Oh ce que c’était excitant !… J’adore cette fille, son regard lubrique qui fout la trique… 😉

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Théâtre Sweet Paradise

Sweet Hell

Visite récente au Sweet :

Dona, je ne vais pas en rajouter, il y a déjà eu double ration : elle est extraordinaire. J’aime beaucoup le numéro, récent, celui où un homme au téléphone lui donne des ordres, lui demande de se donner à l’assistance, « sauf sa petite minette ». La dernière scène du numéro où Dona se « shibarise », se ligote avec un fil téléphonique en dansant, est géniale. Et on se dit que Dona de toute façon peut composer un spectacle avec n’importe quel accessoire.

Orphée, toujours aussi belle, corps superbe, longs cheveux noirs, des airs de Grande Belezza italienne. « A poil elle est encore plus classe qu’habillée ». Des numéros bien composés, joués, elle aime les cordes, les aiguilles, ce qui attache ou pourrait blesser, simuler la soumission avec maîtrise pour aussitôt reprendre sa liberté. Le numéro de la banane est marrant : elle la pèle de ses jolies dents blanches, en mordille le haut pour sculpter un gland, démontre ses talents es-fellation. L’un des spectateurs du premier rang, récipiendaire de l’objet phallique, l’a laissé choir de plaisir, une éjaculation précoce, de magnésium et de potassium si j’ose dire, mais heureusement la précautionneuse Orphée a plus d’une banane dans son sac… Et donc deuxième round : la belle est une gourmande !

Manina – feu Barbara du Chochotte – que je n’avais pas revue depuis 2017. Toujours en forme, belle, encore plus d’ailleurs avec ses longs cheveux chatains, bouclés au naturel, loin des expériences Rive Gauche quand sa chevelure et même ses sourcils avaient suivi toutes les déclinaisons de l’arc en ciel, jusque l’albinos. Des numéros aussi érotiques que charmants, sur les paroles de La Femme ou Vendredi Sur Mer. Elle est enjouée, câline, espiègle. Dessine vraiment très bien.

Madame Jun, dans un numéro de sorcière – Mandragore – joue avec les marmites et les décoctions, se transforme et, sachant que Jun au naturel est déjà torride, là elle est comment dire 😉 … Bref, mon regard se fixe toujours sur la tête des « nouveaux », ceux qui imprudemment ont franchis la porte du Sweet Paradise, du Sweet Hell je devrais dire, et qu’ils se trouvent emportés par l’étreinte, les mouvements de bassin rythmés, à deux doigts de, sachant que Jun mieux que quiconque maitrise les limites, notamment des femmes, elle me fait parfois penser à une chasseuse amazonienne, guettant les mouvements de la nature, les frémissements animaux, respirations, sachant exactement à quel moment fondre sur, faire fondre sa proie.

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Duo Jun-Dona

Je n’avais jamais assisté à un duo Jun Dona au Sweet Paradise. Vu la réputation de Madame Jun, je m’attendais évidemment à un moment chaud…

La charmante petite brune Dona vient dans la salle vêtue d’une simple nuisette, se couche. La fée « Minette » – Jun – espiègle et habillée d’ailes blanches, trouble le sommeil de la belle endormie, la réveille. Surprise. Puis l’asperge d’une poudre, lui jette un sort. Submergée par la chaleur, en chaleur, la jeune Dona se déshabille, dévoile son splendide corps nu. La fée « Minette » désireuse de partager les émois de la jeune fille prend aussi de la poudre…

Je passe quelques détails…

Dona est totalement nue allongée sur deux hommes installés au dernier rang. Les deux élégants, l’un en costume, l’autre pull et pantalon blanc impeccables. Comme durant les moments de fraternité que les anciens ont connus au Show Girl, Jun propose à l’assemblée de se lever, de venir communier autour du corps offert de Dona. « Ceci est mon corps« . Jun la caresse, ses doigts s’aventurent, d’abord un, profondément, le deuxième semble-t-il a du mal à se frayer un chemin.

Jun quitte un moment sa partenaire pour chercher quelque adjuvant… Je dois confesser que durant ce court moment de battement, la vue de la jeune Dona allongée sur ces deux hommes sympathiques et complices, totalement nue, offerte, ses jeunes seins aréolés de foncé, ses tétons saillants d’excitation, sa peau hâlée, le périnée d’où frisotte la toison, noire dans sa partie inférieure, d’où saillent deux pétales de roses, les flexueuses froissures de ses grandes lèvres, ce bouton fièvreux à la commissure, la contemplation de ce pur objet de désir produit en moi un sentiment jusqu’alors inconnu : l’expérience du Beau.

Je suis trop sensible je sais…

Jun revient avec un pot de vaseline. Elle plonge sa main, son poing dedans. On ne devrait jamais faire confiance à quelqu’un qui a été une bonne élève en CAP cuisine. Mes rêves se désagrègent en pensant à la dinde de Noel de Mister Beans… Mais non, tout glisse pour le mieux, avec vigueur et sans excès, l’honneur est sauf. Cependant le visage de la petite Dona est rouge, empourpré, son corps luisant de sueur. Elle halète de plaisir.

Putain ça me fait bander d’écrire ces conneries…

Dona se relève. Et là surprise ! Le superbe pantalon à la blancheur immaculée de notre ami spectateur est trempé ! Plus qu’une carte de France, c’est un continent, genre Russie incluant la Sibérie avec dégel du permafrost ! Elle s’est vraiment bien lâchée la petite !!! Tout le monde se marre, les filles évidemment, un peu moins notre « ami » qui se demande comment il pourra expliquer ce soir le fâcheux incident. .

Le numéro n’est pas terminé. La fée Minette retourne la fée Mouillette et lui écrit au bas du dos à l’aide d’un tube de rouge à lèvres sombre : « PETITE SALOPE ». Direction l’alcôve au fond de la salle pour une punition où l’incontinente Dona, debout jambes écartées, cambrée, présente ses fesses dodues à sa Maitresse qui fouet en main la corrige. On sent la maitrise… Les lanières frappent la croupe rebondie, l’entre cuisse, la motte velue, sa petite taupe mouillée. La sueur et les coups de fouet font couler comme un rimmel l’inscription ignominieuse sur les reins et les fesses de la jeune Dona. Autant souillée par les mauvais traitements de Jun que par son propre plaisir.

Moment de rigolade autour d’un verre plus tard avec une bonne partie de l’assistance, ravie par l’inhabituelle hygrométrie de ce numéro; qui pour sûr restera dans les annales. Et bravo à ce duo de compétition, bravo à Jun et à Dona !

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Reines de Papier

(Par Cream 120)

Il est des temps
Où le silence est d’or
Des temps
Où des théâtres s’emplissent
De femmes épanouies
Et sublimes
Où dansent
Et parfois séduisent
Des hommes respectueux
Sans la moindre morale

Il est des lieux où
Des complicités se tissent
Impromptues et solides
Sur les vestiges lâches
De nos sincérités passées

Enfants abusées
Princesses
Courageuses quand d’autres
Se sont retrouvées reines
Élues autoproclamées qu’importe
De ces secrets royaumes
De papier

Aspirantes femmes
Il faut le leur souhaiter

Tout voyage
Consiste à bien se perdre
Pour mieux se retrouver
Cher Ulysse

Un temps pour chaque chose
Un lieu pour les surprises
Où seules les âmes braves
Les cœurs pur ou
Les deux
Les chanceux au jeu
Et les autres
Finissent par se rencontrer
Vraiment
Toujours ?
Là aussi
Là encore
Plus qu’ailleurs.

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Dona

En sortant du Sweet Paradise je reçois le message d’un « ami » rencontré durant l’après-midi : « Dona est juste fabuleuse ». Tous deux habitués de longue date des théâtres érotique nous sommes sous le charme, bluffés par la performance de Dona.

Et nous sommes, si j’en crois les messages sur Discord, à être de plus en plus nombreux admiratifs de cette jeune femme brune aux cheveux mi-longs, son allure de « Girl next door » à la moue sympathique, mais qui par sa créativité et ses performances se démarque du commun.

Quelqu’un (Isamu) a relevé la ressemblance de visage entre Dona et Rachel  la « répliquante » de Blade Runner. Petite ressemblance certes, mais Dona est si originale, unique, qu’une réplique parait impossible. Rien qu’a l’originalité de ses musiques on imagine, comme Vernon Subutex, qu’elle est née dans un magasin de disques ! (Cf Cream120)

Le premier numéro d’elle m’ayant scotché (NB: activer les musiques !) , je le nomme : « Tchernobyl » ou le « désastre nucléaire » :  Une explosion se produit ( Ultime Atome ) et Dona est irradiée, se traine par terre, suffoque, rampe, survit.  Irrémédiablement contaminée, elle subit des mutations, se transforme (Hypsoline) en femelle hypersexuelle. Nue, sa peau est constellée de fluorescences vertes, elle scintille sous la lumière d’un néon ultraviolet. Dona se meut à quatre pattes sur (Radioactivity), plonge ses doigts luminescents dans son sexe, impudique se donne du plaisir. Ses vocalises, sa voix rauque de jeune animale en rut entraine l’assistance dans un plaisir sexuel contagieux.

D’autres spectacles (que je laisse au lecteur le soin de découvrir) sont tout aussi étonnants. Dona s’engage totalement corps-esprit dans ses performances. Elle se donne à fond en solo et en duo. En solo : Dona Summer dansante, robe à facettes argentées, Dona chrysalide nue sous un voile… Dona ne laisse rien au hasard. Même quand le hasard est en jeu, qu’elle retire un long, très long ruban noir des tréfonds de son sexe, au bout duquel se trouve un dé. Dé qu’elle fera rouler et dont la face décidera du destin de ce drôle de numéro. La liberté sous contrainte chère à la figure de « L’homme-dé » de Luke Rhinehart. La liberté de création de Dona.

Mais ce n’est pas dans la littérature que Dona « va chercher tout ça » et l’on suppute qu’au regard de sa jeunesse, de sa génération hyperconnectée – Millenials –  son appétence pour les séries est grande, le binge watching sa source d’inspiration principale. (Dona me confiera d’ailleurs que son pseudo doit en partie au personnage de Donna Hayward de Twin Peaks).

Quand on assiste plusieurs fois aux performances de Dona on croit avoir tout vu, que c’est déjà énorme, que l’effet de surprise lors des retrouvailles sera moindre. Mais non ! Surprise again ! Dona est non seulement créative mais bosseuse ! Elle concocte sans relâche de nouveaux numéros, originaux, attache une grande importance au scénario, à la musique, aux costumes, maquillages, détails, choses discrètes à peine visibles, qui montrent à quel point elle a le souci de la « mise en scène » et du Jeu.

Le numéro du cirque (récent) en est la parfaite illustration.  

Dona entre sur la musique d’Angelo Badamenti « I’m Hurt Bad »  vêtue en « Madame Loyal », costume noir devant, nue derrière. On songe que Dona va jouer à pile ou fesse. Non. Elle repasse derrière le rideau, réapparait grosse marionnette en main – Dodo l’Autruche – sur Voyage-Voyage. Elle joue à la ventriloque, donne la réplique à l’espiègle et picorante Dodo, improvise selon la réaction du public, sa langue toujours bien pendue.  Rideau. Sur Beggarman de Dollkraut, la magicienne Dona Copperfield déboule à nouveau; fait apparaitre et disparaitre de ses mains de petites boules lumineuses, « les lucioles dans la nuit » . Elle les lance, les rattrape avec adresse. Comme une pro. Disparition d’une luciole. Réapparition derrière l’oreille d’un spectateur. Disparition. Réapparition dans le sexe de Dona qui salace, s’amuse. Et pour terminer ce numéro, une variation étonnante, tendre sur Sycamore Trees. Car Dona sait d’instinct que le contraste donne du relief à sa performance, évite l’ennui. Masquée, une panthère noire déambule dans la salle. On assiste à un moment de poésie quand Dona féline se lève, ondule avec douceur. Que se trouve devant nous Bastet, la déesse égyptienne de la musique et de la joie.    

Mais il me faut autant veiller au contraste de mon texte que Dona ses numéros pour terminer par des lignes susceptibles de maintenir mon lectorat éveillé ! Attention, accrochez vous…  

Dona en duo avec Madame Jun… Je pourrais choisir n’importe quel duo pour raconter la suite, le carnage qui s’ensuit, qui corrompt les petits anges du paradis, les prisonnières partageant une même cellule etc.  Le duo commence gentillement avant que ma mâchoire ne se décroche 😉 . Je dois au passage confesser que j’adore le corps de Dona, ses proportions, ses seins fermes, son sexe – le rosé de ses jeunes lèvres charnues merveilleusement ourlées sur le fond noir de son buisson ardent – , ses lèvres si bien dessinées tant que Madame Jun n’a pas soumis sa jeune élève à quelque mauvais traitement ; qui transformera la jeune artiste en femelle haletante, gémissante sous la langue et les doigts de Madame Jun, lâchant son plaisir, les vocalises de sa voix grave, clito turgescent prêt à exploser, sexe défait, réacteur nucléaire éventré – clin d’œil à Tchernobyl son premier numéro pour boucler le mien ahaha.  (J’espère que Dona ne sera pas choquée par mes potaches taquineries ! ).    

Et quand l’heure du bilan vient, je me demande ce qui me plait le plus en Dona. Son corps, son talent, sa créativité, la variété, le hard, des détails incongrus, son goût du travail ? Comme quand je la vois débouler sur scène pour disposer les accessoires de son futur numéro. Dona vêtue en salopette tirant un câble comme une manut’ sur un chantier, disposant un néon là, lançant quelques mots de sa voix grave un brin populaire.  Les mots qui me viennent : un « ovni », une « alien », « une pépite ». Divine surprise en tout cas ! Et on se dit que le Sweet Paradise a vraiment eu du bol de la recruter,  on remercie à genoux sa « complice » (qui se reconnaitra), celle qui a eu le nez,  l’a convaincu de « monter à Paris » avec elle sur la scène du 12 rue Marie Stuart  !

Bravo Dona et encore merci ❤ !

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Canicule au Sweet Paradise

Le temps est frais à Paris ? Pas au 12 Rue Marie Stuart où je me suis récemment rendu en compagnie de quelques complices forumeurs « discordiens«  😉 .

Quelques moments forts :

Dona. Dona est extraordinaire ! Et je pèse ce dernier mot. Après ses premiers numéros, celui du désastre nucléaire, sa transformation en créature rampante et fluorescente, son numéro de diva décalée chantant de l’Opéra en playback, je m’étais dit que nous avions déjà beaucoup vu et que ce serait dur de se renouveler, de « faire aussi bien », rester au top. Et je m’attendais – c’est un peu mon défaut – à force de répétition, re visitation des même scènes, à éprouver un inévitable désintérêt. Et là, surprise ! Merveilleuse surprise ! Dona encore au top sur de nouveaux numéros tous plus originaux les uns que les autres, Dona disco en Dona Summer, Dona ventriloque avec sa marionnette d’autruche (tordant de rire) , Dona Copperfield faisant son « cirque » à elle toute seule, magicienne, dompteuse, panthère… L’imagination de Dona est sans limite, ses musiques inconnues de moi, originales, telle Triple Sun de Coil etc. Elle a un souci des détails, des tenues, des maquillages, de tout, hors norme. Selon moi, Dona est l’ovni, la pépite du Sweet Paradise. Un dernier point parce qu’en cette rentrée j’ai décidé d’écrire tout ce qui me passe par la tête, y compris les détails les plus salaces. Le corps de Dona… J’adore son sexe, sa pilosité, le rosé de ses grandes lèvres charnues, merveilleusement bien dessinées se détachant sur le fond noir de son buisson ardent. Son sexe si bien dessiné quand les lèvres y sont jointes, qu’il est intact, qu’elle n’a pas commis le pire durant ses duos avec Jun. Parce qu’après c’est Waterloo… Une confession pour terminer. Là je me dis que je deviens vraiment vicelard… Ce qui m’excite le plus en Dona, c’est quand elle prépare ses numéros. Que je la vois débouler en salopette comme sur un chantier, tirer un câble, placer un néon, lancer quelques mots de sa voix grave et assurée, un brin populaire. Elle assure, c’est une vraie manuelle aussi… Et là, elle m’excite carrément…

Liza-Lee. C’était effectivement le dernier jour au théâtre, du moins pour une longue période de l’adorable et plantureuse Liza-Lee (anciennement Blanche au Show-Girl). Ses numéros très participatifs ont comme d’habitude entrainé le public : séance de peinture sur son corps nu, libérant talents et créativité de chacun, atelier shibari durant lequel j’ai été mis à contribution, punitions personnalisées pour les mauvais élève – dont je semble faire partie quoi que je fasse – avec coups de cravaches (elle n’y a pas été de main morte la bougresse !). Liza-Lee très excitée durant cette soirée festive, au point de se goder à de multiples reprises puis de se fister devant des spectateurs autant étonnés par ses capacités dilatoires qu’excités par son jeune entrain. Enfin, le souvenir que je garderai de Liza-Lee durant ces quelques mois d’absence à venir, c’est son sourire, sa bonne humeur complice, la gentillesse ! Merci Liza-Lee pour tout et bonne chance pour ces prochains mois !

Angie ❤ comme le titre éponyme de l’album des Rolling Stones. Car Angie adore les Rolling Stone, Pink Floyd, les groupes de cette époque. Angie sublime jeune femme asiatique, vietnamienne si j’en crois certains détails, son français parfait en particulier. Un corps aux formes féminines savoureuses, ventre et hanches superbes, des seins de ouf (effet secondaire de mes visites dans ces théâtres mon vocabulaire se djeunifie durant les jours d’euphorie suivants), un visage coquin, sympathique, coupe de cheveux courte, aux épaules, mèches blondes ondulant vers l’arrière, yeux en amande et petit nez qui n’est pas dénué de caractère, car Angie est excentrique, joueuse et très communicative. Et comme me le disait Madame Jun dans ses commentaires off : « elle aime ça … ». Quand on voit Angie en solo participer à ce que je qualifie de « gang bang de godes », prenant des postures et des mimiques à faire rougir une pornstar, et plus encore lorsqu’elle se déchaine en duo avec Jun (à suivre), euh comment dire combien ça devient dur… pour les spectateurs. On sort de là armé de béton, et quand on repense à son sourire coquin on se dit qu’on est vraiment trop con d’avoir boudé le boudoir ce jour…

Djin. Une « nouvelle » dont c’était le premier jour. Un visage sympathique encadré par des cheveux blonds châtains, un corps généreux sans excès, une aisance immédiate sur scène et des numéros alléchants lorsqu’on repense à celui où elle se régale de pâtisseries, de succion suggestive d’éclairs au chocolats (qui m’a donnée une envie folle de me précipiter chez Stohrer rue Montorgueil), de crème chantilly que d’heureux spectateurs font gicler dans sa trop petite bouche de gourmande et qui dégouline sur son corps. Un corps puissant et souple, de véritable danseuse qui parfois à la faveur de figures étonnantes termine souvent sur des pauses très suggestives ; comme quand après une roulade, la tête penchée à plat sur le sol, son corps est encore soulevé dans une jolie levrette, et qu’elle nous présente sa généreuse croupe. Bref, une prometteuse entrée en matière !

Duo Angie Madame Jun… Je disais dans un post précédent qu’avoir Jun dans un duo était la « garantie » de vivre un moment torride. Alors quand Jun rencontre une complice qui « aime ça » , la chaleur monte de quelques degrés supplémentaires. Le numéro de « La prison » est une réussite. Jun est seule en cellule, vêtue de sa tenue pénitentière – pyjama blanc rayé de noir, numéro d’identification cousu à la poitrine. Arrive la « matonne » qui jette sans ménagement une nouvelle prisonnière dans la cellule : Angie, pareillement vêtue.

Les débuts sont houleux. Jun appréciait la solitude, elle voit d’un mauvais œil la nouvelle. Mais les résistances s’estompent vite devant la personnalité de la jeune délinquante; Angie veut voir les tatouages de Jun, la complimente, dit que son ancien travail était dans un salon de massage, qu’elle peut la détendre etc…

Angie est assise sur Jun nue, allongée sur le ventre. J’imagine la sensation de râpeux de la chatte épilée de la masseuse sur la douceur des fesses rebondie de sa codétenue. L’esquisse d’un savoureux body body, les seins d’Angie qui caressent… Quels seins !

La tête de Jun repose sur mes genoux. Ses yeux roulent sous ses paupières tandis qu’Angie lui fait quoi ?… à voir le visage cramoisi de Jun, le haut du visage d’Angie enfoncé dans l’entrejambe de sa codétenue, remuer, s’activer, on songe que c’est diablement efficace. S’ensuit une vigoureuse réciprocité quand Jun dévoile à Angie, le « trou » qu’elle a creusé au fond de la cellule, un réduit pierreux au fond de la salle. Angie est attachée aux poignets par des fers suspendus.

Elle est debout, cambrée en avant, ses fesses tournées vers l’assistance, vers sa nouvelle maitresse. Une lumière rouge illumine l’enfer, pénètre entre ses cuisses offertes. Jun fait crépiter les lanières d’un fouet sur la peau blanche, rosit à point la chair de sa soumise. Et quand j’aperçois le visage délicieusement supplicié d’Angie se retourner vers nous, rouge coquin, je divague, ai des envies soudaines de voyage lointains, de moiteurs tonkinoises, de descente en jonque sur la crue de son Mékong.

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Impressions – Fin Juillet 2021

Quelques impressions glanées ça et là au cours de mes visites récentes dans nos théâtres favoris. Dans ce qui suit je mélangerai mes impressions; c’est ce mélange qui me reste en tête et surtout pas des comparaisons entre les Chochotte et Sweet Paradise. Non, juste le meilleur de mes souvenirs récents.

NB/ texte en évolution dans les prochains jours – rafraichir le lien pour les mises à jour !

Shelly (CH). J’apprécie de plus en plus Shelly. Pas seulement parce qu’elle est belle et sympathique, mais parce que ses numéros me transportent dans un ailleurs torride. Quand Shelly ondule en short moulant rose au gré d’une musique envoutante, son rapport taille-hanche hors compétition m’hypnotise (le nombre d’or étant de 1,618  il me faudrait vérifier) et le coup de sirocco (Siffredi) me guette… 😉

Manon (SP). Manon a tout ce qu’il faut au point qu’on peine à trouver quelque chose qui pourrait lui manquer : beauté, attributs féminins appétissants, longs cheveux blonds qui illuminent la cave comme un soleil, numéros de théâtre réglés au cordeau mais avec une capacité d’improvisation et un sens de la répartie hors norme. Plus le Jeu, la chaleur, la coquinerie… Alors quand Manon transgresse la « prudence » théâtrale en passant sur scène toute habillée de vert je ne peux qu’être séduit.

Lucrèce (CH). Superbe jeune femme rousse au profilé alléchant qui réussit une très belle entrée au caveau de la Rue Saint-André des Arts ! Des numéros cabaret, rétros, dans lesquels elle chante magistralement bien « à cappella ». Lucrèce est une fan de la chanson française et rend honneur à nos grands artistes disparus. Quand ses paroles s’accordent à la musique, à la lumière rouge qui irradie sa chevelure rousse on est transporté dans ses voyages… On assiste à un coucher de soleil à Syracuse

Billy-Rose (SP). Maintenant blonde, à la coupe garçonne. Elle est ravissante. Je l’ai dit, je le répète, Billy-Rose est d’une sensibilité et d’une justesse exceptionnelles. Tout dans ses numéros est miraculeusement accordé, en syntonie, musique, paroles, danse, tenues, éclairages. Qu’elle soit rock métal ou tendre sur Dominique A, elle nous fait entrer dans sa transe. Billy-Rose est aussi d’une gentillesse et d’une câlinerie à faire perdre la tête…Je comprends ses amoureux ! 😉

Morgane (CH). Clara, la jeune fille expansive que nous avons connu au Show Girl est devenue Morgane, une jeune femme aux cheveux noirs ondulés et aux formes incitant un eunuque à la reproduction sexuée… C’est pas possible une croupe pareille ! 😉  Ce qui caractérise Morgane, c’est son plaisir à être sur scène – elle est carrément exhib -, la variété de ses numéros dont elle semble avoir travaillé le fil conducteur, le menu, mais qui la plupart du temps dérivent vers une sorte de « buffet à volonté » festif, durant lequel la Belle met un point d’honneur à satisfaire TOUS les clients (dans les limites imposées par le Chochotte et la vigilante Salomé). A satisfaire aussi sa partenaire quand elle est en duo lesbien… Et donc je te remercie Morgane. Merci pour tes attentions à tous; les « retours » très positifs que je reçois à ton propos sont largement mérités !

Dona (SP). Un ovni, une pépite. Des numéros inattendus, ahurissants pour certains tel celui du désastre nucléaire (sur Radioactivity de Rodolphe Burger) et sa mutation en femelle contaminée, hyper-sexuelle…   Ce qui m’amuse, c’est la transformation récente, réellement « sexe » de Dona que Madame Jun a, par ses duos et son coaching rapproché, pervertie, rendu « horny ». Il faut voir et entendre Dona à quatre pattes, exulter de plaisir, pénétrée par les doigts mouillés jusqu’à la garde de sa Maitresse Madame Jun,  dégoulinante, le clito tellement gonflé qu’il va exploser. Et quand sa voix rauque de jeune animale emplit la salle, on est comment dire ? Nous même transformés en vilains clébards en rut… 😉.   

Madame Jun (SP). Aha Maîtresse Jun ! J’ai beaucoup de sympathie pour elle et de respect pour son travail, son investissement dans le Sweet Paradise. Jun est la garantie qu’une bonne partie des danseuses va finir par se lâcher sur scène et que le cul n’est pas incompatible avec la culture et le talent artistique. Au contraire (voir Dona).  Alors Jun-Dona, Jun-Lyvianna, Jun-Billy, Jun-Liza-Lee, Jun-xxx, c’est formidable, dessalé, décalé. Elle liquéfie ses partenaires (et si ce n’est pas suffisant gâche un pot de vaseline). Et Jun en solo est tout autant décalée que ses duos : elle nous transporte dans ses univers « ethniques », en Viking du grand nord – j’ai cru me retrouver dans une BD de Thorgal la dernière fois. Magique. Et capable de variations tendres et inattendues. Jun est une artiste !

Gala (CH)… Gala, ma chouchoute du Chochotte. Belle, éclectique, exubérante. Des airs de madone italienne transgressive. Comme cette dernière fois où je l’ai surpris sur scène harnachée d’une bite dressée. Dans le temple du conservatisme rive gauche c’était marrant de voir ça, Gala demander aux hommes gênés de saisir son membre et de la branler.  Le côté artistique de la Madone, de l’icone, en prenait un coup. Mais ce sont ces surprises, ces variations, ces inattendus qui font qu’on n’est jamais déçu de Gala. Qu’à chaque fois que je ressors du théâtre et – malgré mes quelques infidélités (Nota : le théâtre n’est pas là pour reproduire la « vraie vie » et si je paie ici c’est bien pour ne pas être « le client d’une danseuse » mais du théâtre, quand bien même cette danseuse me plairait un peu trop) c’est surtout à elle que je pense en sortant des lieux. D’autant que Gala produit toujours, encore et encore, de nouveaux spectacles et qu’on découvre avec émerveillement au détour d’une discussion qu’elle a conçu elle-même certains des accessoires dont elle s’équipe, ceintures, harnachements etc.  Gala nous rappelle que le mot « artisan » a la même racine que celui d’ « artiste »…

Nadja. Je termine par mon grand coup de cœur du Sweet Paradise en adressant un clin d’œil à un complice qui partage la même expérience que moi. Un coup de foudre. Nadja est une grande surprise, un ravissement. Petite femme brune d’origine chinoise avec une coupe de cheveux un peu « années folles ». Le mariage de l’Orient et du surréalisme (elle adore la littérature de cette époque ainsi que la poésie allemande de Brecht au point de l’inscrire dans sa chair). Son pseudo est un hommage à André Breton. Nadja est gracieuse, elle danse sur des titres improbables, a un regard et un sourire à fendre une armure sentimentale, et son corps est un petit bijou. C’est aussi une « âme artiste », sensible et errante. Perdue. Digne de « l’Amour Fou »…

Tirages de dessins de Nadja (André Breton)

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Les fantasmes

Faut-il écrire « fantasme » ou « phantasme » ? Les deux graphies sont indifféremment utilisées par le commun. Ceux qui ont le souci et la curiosité des mots découvrent dans les débats des puristes que le « fantasme » relèverait d’un désir conscient, désir que l’on souhaiterait réaliser, tandis que le « phantasme » relèverait des limbes de l’inconscient. En d’autres termes le « fantasme » serait un « phantasme » conscientisé.

Les salons du Chochotte et du Sweet Paradise proposent aux Clients de « réaliser » leurs fantasmes. L’offre du Sweet Paradise me semble être intéressante, car relevant de l’écriture de scénario. Le « Bar à Fantasme », ouvert avant le début du spectacle propose de recueillir les demandes des clients et d’imaginer, tel un metteur en scène, ce  qui pourra être « joué » dans l’un des deux boudoirs du lieu, « le Paradis », « l’Enfer » ou j’imagine possiblement en salle.  On ne peut que louer cette initiative.

Mais pour ma part (mon fonctionnement je le concède n’est probablement pas la norme), prévoir c’est dissoudre la force de mon fantasme. Certainement parce que mes métiers relèvent avant tout de la prévision, de l’élimination de l’aléa, de l’écriture méthodique et que donc, mes loisirs doivent au contraire être soumis à l’errance, au hasard. Ainsi de mes voyages qui hormis le billet d’avion aller-retour lointain ne prévoient rien. Absolument rien si ce n’est une disponibilité à ce qui se présentera : la rencontre improbable, le lieu ou l’événement qui me ravira. Il en est de même de mes fantasmes. Leur composante essentielle est la surprise, l’inattendu.

Des exemples récents de moments formidables et imprévus qu’à postériori je considère comme des réalisations de phantasmes (inconscients) devenus fantasmes par leur survenance.

Au Sweet Paradise : Dona. Un ovni. Rampante dans une combinaison informe. Puis nue piquée de fluorescence radioactive sous la lumière ultraviolette (sur la version inattendue de Radioactivity de Rodolphe Burger ). C’était tout, sauf prévisible, absolument magique, inespéré.

Au Chochotte : un salon avec Gala perturbé par un événement imprévu… Qu’il me faut raconter. La présence, le corps de Gala m’hypnotisent. Au point que mes mains ont leur vie propre. S’aventurent en territoire inconnu. Le temps passe trop vite. La lumière clignote. J’aimerais prolonger. Je donne de quoi doubler le moment…

En revenant de la caisse Gala me dit penaude : « Je me suis fait gronder par Salomé… », me signifiant avec gentillesse qu’il importe de respecter les règles du code de la route.  Et d’un coup, contrairement à la frustration possible, survient une chose absolument inattendue !  Je fixe la caméra tandis que ma main s’aventure à nouveau sur le corps blanc et lisse de Gala complaisante. M’attendant tel le multi-récidiviste et son bolide à fond de train qu’un jappement de Coyote lui signale le radar. Dans le reflet de l’œil luisant de la caméra j’entrevois la pupille noire de la délicieuse Salomé ! Survient l’illumination : Je suis en train de faire un salon double  avec Gala et Salomé ! Tout ça pour soixante euros… Dingue ! Le surgissement de cette pensée parasite me fait bander :  Savoir que la jolie petite blonde Salomé m’observe avec attention depuis son écran de contrôle, pareille à une accro de séries télé s’adonnant au « binge watching », que l’élève studieuse prendrais des leçons de séduction auprès de la professionnelle Gala me rend dingue ! Mais comme je ne saurais heurter une jeune fille si charmante par l’exhibition d’une quelconque tumescence, fut-elle dignement hissée en l’honneur de la beauté, je reste sage.

En sortant du salon, Salomé et Cindy sont à la caisse. Gala me suit. Salomé toute souriante, un brin espiègle me demande : « Alors, vous êtes content de votre salon ? » . Moi : « Toujours, avec une si délicieuse galette des rois » (Gala est surnommée Galette par Cindy).  Cindy me demande rieuse : Et tu as trouvé la fève ?  Moi : « Non, la tour de contrôle ne m’a pas laissé y gouter… ». Rire général…   

Puis « Alors, Salomé quand est-ce qu’on le fait ce salon ensemble ? »…Nouveaux rires.

Voilà un vrai fantasme, car conscient. Débaucher la charmante blonde Salomé : la détourner de ses jeux de lumière, de la caisse, du contrôle. Fantasme qui doit rester non réalisé. Car le pire serait d’amoindrir mon imagination. D’enfermer dans la possibilité la survenance de possibles. Je veux pouvoir prolonger. Doubler. Imaginer la bonne élève Salomé un brin paniquée durant ce salon, tenter de faire au mieux, tandis que Gala la regarde l’écran, lui donne des conseils à l’oreillette qu’elle a dissimulée derrière ses cheveux blonds.   

Pour beaucoup ces délires ne veulent rien dire. Trop éloignés de la chair, des divans et des kleenex. Je les comprends; m’arrive de céder aussi à des moments plus prosaïques.  

Mais mon esprit est irrémédiablement perverti par ces théâtres : La présence de jolies filles dévêtues, le jeu et ses limites, l’ambiance sympa, cadre d’un événement inattendu, d’un détournement du cours de la « normalité, l’adjuvant qui « augmentera » mon plaisir. Le mettra en hors-bite  Voilà ce que je recherche, que je souhaite.

L’heureuse surprise qui transformera le phantasme en fantasme.

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Un Samedi au 12 Rue Marie Stuart – Par Cream120

Un samedi au douze de la rue Marie Stuart. Le Sweet Paradise grandit et murit à la fois. Pour notre bien à tous au risque d’y perdre notre santé mentale quand même peut-être si tant est que trop de jolies filles, trop de désir, trop de plaisir rendrait fou… de bonheur probablement. A vous de juger. Ce coin bar-cafétéria est vraiment de plus en plus agréable. Aujourd’hui, durant l’entracte de 18h15 à 18h45, impossible de trouver des sièges libres. Cela commence à devenir un rituel de s’y retrouver entre habitués pour discuter des numéros auxquels on vient d’assister ou de tout et de rien. Agréable de voir les nouveaux clients arriver et d’abord prendre un verre ou un encas avant d’oser entrer dans la salle de spectacle ou dans les salons privés. Excitant même.

Ma plus belle soirée au Sweet Paradise depuis que je m’y rends. Madame Jun. Seule sur scène, elle m’a fait penser à un grand comédien qui a le plaisir de posséder son propre théâtre. Plus qu’épanouie, heureuse, incandescente de douceur comme de sexualité primale. Elle m’a donné des frissons seulement par sa mise en scène, sans même se déshabiller. Le très haut niveau. Peu d’air à ces altitudes. Comme c’est bon.

Mona. Extra-terrestre des théâtres érotiques parisiens. Jeune, libre, créative. Un talent pour trouver les bandes-sons qui collent toujours parfaitement à ses mouvements, aux émotions qu’elle souhaite installer et qui m’énervent genre Helmut Fritz. Je les adore, je ne les connais pas. Shazam ne les trouve pas. Grrrrr. Merci de me rappeler que je suis sadique Mona. Ah aussi, extrêmemnt érotique pour moi de découvrir peu à peu que vous possédez un vocabulaire extrêmement précis et très très riche. La belle lit. Sapiosexualité. Ses numéros sont uniques. De l’art contemporain matiné d’une sexualité retenue alors qu’elle peut également exploser (sa sexualité) dès la seconde suivante. Peut tout jouer. Un grand faible pour sa voix grave. L’incarnation de l’humour érotique contagieux si spécifique à ce nouveau lieu qu’est le Sweet Paradise. Ne se prend pas au sérieux. Rafraîchissant. Comme toutes les filles de ce soir d’ailleurs. Certains spectateurs semblaient apprécier. Sur ce morceau magnifique de Barry Manilow dans sa version la plus connue interprétée par Donna Summur, Dona, un seul n il me semble, naturellement vêtue à l’ouverture d’une minirobe plus scintillante qu’une boule à facettes du Studio 54… Mona qui rampe au sol en robe rouge. Mona tachetée de radioactivité et pourtant souriante. Dona qui faussement spontannée lâche à la sortie le nom de son numéro : « Dona se meurt ». Grand Ah ! Qu’on ne l’oublie pas, le sexe peut être heureux. Vous savez, comme à la salle de sport ou sur les sentiers des joggeurs quand enfin on en croise un qui… sourit !… Très très bon.(modifié)

Lyviana. Faussement ingénue. Sexuelle. Trash. Jeune fille. Attention si elle revient vers vous, elle risque de vous attraper dans ses filets. Fera des ravages.

Manon. Une danseuse bien sage s’est échappée de l’Opéra Garnier pour venir faire se dresser les appendices pubiens masculins et durcir les seins de toutes les femmes. Elle danse donc, chante parfois, joue la comédie, possède un corps à réveiller deux morts. Trois morts. La définition même du manque de volonté du spectateur qui ne peut malgré tous ses efforts détourner d’elle son regard. Redoutablement sexy. On peut dire qu’une femme est sexy sans être un goujat. Avec elle. Ici. Sain pour l’esprit. Les dévots, on les brûle. Quand à Satan, il ne brûle pas. Revigorant.

Manina. L’idéal du fantasme masculin se rencontre au Sweet Paradise, demandez Manina. Toute droite (et cambrée, mamma mia…) sortie d’une époque où les hommes étaient des hommes et les femmes des… femmes. Bardot, Welch, Manina. Accrochez-vous à vos accoudoirs. Vous allez entrer dans une zone de fortes turbulences érotiques. Ce soir, elle a mis littéralement le feu à la scène. Localisez les extincteurs et les sorties de secours. Pas seulement grâce à sa chute de reins signature, à faire passer Beyoncé pour une insulaire asiatique, mais tout simplement grâce à ce que les casting directors de tous les James Bond sélectionnaient. Délicieusement politiquement incorrect. Une femme peut modifier la courbure de l’Espace. Vénus venue jusqu’à nous depuis sa planète natale… « pour apprendre sur Terre comment faire l’amour afin de retournez chez elle repeupler sa terre lointaine. » La coquine. Elle a toujours de bonnes excuses. On l’y suivrait facilement pour répéter chaque jour et chaque nuit tous les travaux pratiques. Elle serait capable de vous assurer qu’elle a oublié comment faire à la fin de chaque… démonstration. Une énergie positive infinie venue des plages de Tant qu’il y aura des Hommes. J’avais oublié de vous dire, comme Deborah Kerr, comme Lyviana, elle est… rousse. Où arrêtera-t-on la tentation. Surtout, ne nous délivrez pas encore du Mal.

Quelques cerises sur le gâteau du jour de plus en plus agréable à visiter tant l’ambiance y est très détendue et très érotique à la fois. Un grand merci à Madame Jun et à toute l’équipe pour avoir su créer l’une sans éteindre l’autre d’ailleurs. Un équilibre rare qui chaque jour s’affine un peu plus. Un trio composé d’un homme et deux femmes magnifiques. Les deux femmes qui suivent Manon en salon pendant quelques temps. Excitant pour l’imagination. Ainsi qu’un couple jeunes, beaux, participants, un délice.

Alphabuleux.

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Ma découverte du Sweet Paradise

Familier de la Rue Montorgueil, j’ai trouvé facilement l’entrée discrète du 12 Rue Marie Stuart. 

Descente directe par le vieil escalier de pierre en colimaçon débouchant sur une salle spacieuse où se trouve la caisse, le bar, la boutique, quelques tables pour boire un verre ou manger un « morceau ».  Je m’informe de la carte des consommations possibles au bar, douze euros la coupe de champ, ça va c’est très raisonnable (bouteille à 50).

Les hôtes des lieux, Arthur Vernon et Flore Cherry sont omniprésents. Font attention à tout. C’est très appréciable. Leur associé, avec qui j’ai eu le plaisir de discuter en prenant un coupe de champagne est très sympa !  Bref, si j’y rajoute encore la caissière (Gwendoline ?) et Madame Jun, un excellent accueil !

La salle de spectacle est relativement petite par rapport à celle du Chochotte. Une déco minimaliste avec rideau d’angle, mini-scène surélevée, a su tirer le meilleur profit de l’espace. Quatre rangées de banquettes et fauteuils disposés en gradins permettent de bien voir la scène. Une quinzaine personnes doit pouvoir tenir là sans problème. Je reconnais des habitués de « feu le SG », les salue.

Venons à l’essentiel, le spectacle…

L’après-midi, je découvre, ou plutôt re-découvre avec plaisir, Jun, Blanche, Orphée (ex Danaé au SG) et Blue.

Madame Jun est une grande performeuse. Créative et très originale. Amicale et généreuse. J’assiste à l’un des numéros maléfiques dont elle a le secret : « Mandragore ».  Sorcière aux lèvres noires, elle concocte une inquiétante potion. A chaque ingrédient versé dans la marmite, elle se transforme. Elle finit « possédée » par se livrer, dans l’assistance, aux pires débauches :).  La bande son qui accompagne les « transformations » de Madame Jun est très judicieusement choisies. Jinjer – Pisces . Bravo.

Je n’ai vu Liza-Lee (Blanche) ce jour que dans des duos. « La plage » assez classique et surtout celui que je vais nommer en référence à l’autre du Chochotte « La Bonne et La Maitresse ». Mais là version maxi-hard. Jun en Maitresse acariâtre et boiteuse, hispanisante, est somptueusement vêtue (sa coiffure et sa robe lui donnent un petit air de Frida Kahlo). Quand Blanche sort de cuisine (espérons qu’elle n’a pas abusé du frigo… 😉 ) fagotée d’une tunique informe, sa Maitresse l’engueule. Puis fini par s’occuper d’elle. Je laisse les préliminaires de côté et, avec toute la naïveté qui me reste, redit ma stupéfaction au regard du traitement infligé par la Maitresse à sa servante à quatre pattes. Ma surprise devant les effets. Pas possible un truc pareil ! Le mot Fusion désigne le passage de l’état solide à l’état liquide. Là on devrait parler d’effusion pour y rajouter les effets spectaculaires… Les mecs n’ont plus qu’à aller se rhabiller ! Faire jouir une femme comme ça c’est vraiment du « Jun de pro »… Bravo à ces « hardeuses »  qui méritent bien leurs lettres de noblesse.

Orphée. Au physique probablement la plus belle de cet après-midi & soirée. Des airs de belle italienne, racée. Même à poil (qu’elle a su conserver) elle est classe. Excellente comédienne de théâtre, proche des spectateurs et joueuse.  Mon numéro préféré : celui de la corde où elle joue de ses attachements et de sa (fausse) soumission. Ah, voir Orphée à quatre pattes saisir de la bouche ses escarpins rouges, puis les déposer docilement, quel plaisir. La tirer par sa « laisse » de corde noire jusqu’à la frontière des lèvres, qu’elle ne franchira point, car la Grande Bellezza garde le contrôle. Un grand plaisir.

Et d’excellents choix musicaux.

Je lécherai les semelles de ton amour boiteux
Triste comme chien fidèle obstiné et honteux
Traite moi plus bas que terre que m’importent les cieux
Fais-moi vivre en enfer j’en ai soupé du bleu…

Blue. Une jolie débutante comme on aime… belle, sympathique, timide et voulant tout bien faire. Qu’on me pardonne les « références » mais elles simplifieront le travail d’imagination des « habitués ».  Un petit air de Diane-CH a ses débuts… Une superbe blonde quoi ! Des numéros à parfaire certes, mais une fraicheur et une bonne humeur réjouissante qui a laissé l’assistance sous le charme.

Manon. Une jolie blonde fine, avec de belles formes. Véritable actrice de théâtre; des scènes jouées parfaitement, avec humour. Une grande maîtrise. J’ai beaucoup aimé son numéro d’étudiante fantasmant sur son prof de philo. Ses références littéraires aussi, le passage de l’Amant qu’elle nous a lu (mais pas persuadé qu’elle ait entièrement lu cet excellent Goncourt, la mère et l’Indochine)… Une vérification devrait être faite en salon avec punition éventuelle sur ses très jolies fesses blanches si elle a pipeauté. Sa croupe ravissante est très stimulante 😉 .

Dona.  Du beau monde m’avait prévenu « Woland, Tu vas flasher sur Dona. Attention, elle va te rendre fou ! ».  Euhhh oui. Qu’on pardonne ma confusion mais sous les éclairages bleus et rougeoyants je n’ai pu voir si ses cheveux mi-longs étaient châtains ou roux. Un très joli corps c’est certain, mais là n’est pas l’essentiel…  Ce qui m’a absolument surpris c’est son originalité ! Dans tout : danse, spectacle, vêtements, maquillages, musiques. Bien sûr tout n’était pas parfaitement maitrisé. Mais tenté. Car ce devait être l’un des premiers passages sur scène de Dona. Qui n’est jamais passée par le monde académique des cours de théâtre, de danse, la scène. Et qui d’emblée produit des spectacles hors norme.  Bref, j’ai tenté un salon – dans le boudoir Paradis – pour une entrée en matière policée, et… c’était très policé (lol). Bref… soft comme au Paradis. Et pour le boudoir de l’Enfer, comme pour le bon vin j’attendrai que la promesse murisse en cave… 😉. En tout cas, excellent, excellent, recrutement. Et bravo à celle qui a dénichée cette jeune merveille…   

Ajout ultérieur : Mon métier est de conseiller et de prévoir. J’avais d’emblée prédit que Dona serait d’une créativité exceptionnelle. Rare. Il semble que j’ai raison. Quand je l’ai vu à nouveau, sortir un tube de néon de lumière ultraviolette, se marquer le corps de points luminescents suggérant la contamination radioactive, non point – et c’est important – sur la musique originale de Kraftwerk mais sur l’absolument géniale et peu connue reprise, de Kat Onoma / Rodolphe Burger – Radioactivity , jouir de son corps souillé, j’ai éprouvé un immense plaisir.  Parce qu’encore une fois c’était mieux qu’attendu. Dona sera une artiste.  

Découverte (ultérieure), et non des moindres de Lyviana… Une jolie jeune femme, à la chevelure brune tirant sur le roux. Elancée avec de jolies formes féminines. J’ai été séduit par sa personnalité, son visage sympathique. Son goût du jeu coquin. Elle est prodigue d’attentions et de contacts durant ses numéros. J’en ai fait les frais ou plutôt les « très chauds » sur son numéro « l’étudiante » (trop marrante avec sa tenue, son sac à dos et ses grandes lunettes !). Elle m’a fait adorer Marylin Manson « The Dope Show ».  Trop excitante ! Je suis sorti de la cave le cerveau retourné 🙂 …  Merci pour ça ! ❤

Bref, une excellente visite au Sweet Paradise. Un lieu très prometteur dans lequel je compte bien revenir régulièrement !

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De la publicité bien méritée pour nos théâtres érotiques favoris

Une fois n’est pas coutume. Je vais faire de la publicité auprès de vous mes 300 visiteurs journaliers (je vous en remercie), même si je pourrais être bien tenté de garder pour moi égoïstement ce plaisir que représente la fréquentation solitaire de mon théâtre érotique de prédilection. (De moins en moins solitaire quand même puisqu’en dix ans je m’y suis fait nombre d’ami.e.s, présent.e.s pour beaucoup sur le serveur Discord où nous partageons notre passion  : https://discord.gg/dQjCmmF)

Et donc je vous écris pour faire la publicité de la réouverture du théâtre Chochotte – 34 rue Saint-André des Arts – demain mercredi 19 Mai à 12 :00.   Vous serez accueillis par les charmantes Cindy et Salomé, ainsi qu’une équipe de danseuses de choc (et de jolis pare-chocs).

*** Addendum : durant la semaine du 24 mai, en raison du couvre-feu, le Chochotte sera ouvert de 10:30 à 20:00 ***

Au Chochotte vous ne serez jamais déçus par les spectacles, d’excellente qualité, joués par des artistes professionnelles ou de jolies « étudiantes » talentueuses. Le Théâtre Chochotte est selon moi le « must » des théâtres érotiques au niveau mondial. Pour avoir bourlingué durant mes activités professionnelles et privées dans plus d’une centaine de pays, souvent seul et à la recherche de plaisirs sensuels, je peux assurer que je n’ai jamais trouvé dans un autre lieu ce mix de qualité théâtrale et dansée, d’érotisme coquin, parfois torride, mais qui jamais ne cède à la vulgarité. Vous risquez là de vivre des coups de coeur dangereux, qui vous laisseront sous le choc des jours durant.

Venez donc nombreux ces prochains jours, faites exploser les jauges 😉 et votre thermomètre intérieur implosera je vous l’assure. Pourquoi cette publicité ? Pour que nous fassions tous que ce théâtre vive encore longtemps, qu’il s’améliore même – si cela est possible – par l’enthousiame que nous lui témoignerons. Récompensons de notre assiduité l’équipe de direction – Cindy et Salomé – la patronne et fondatrice du Théâtre – Mademoiselle Anaïs, âme des lieux – les danseuses qui comme nous ont difficilement vécues les restrictions, la longue fermeture de leur lieu de travail et d’expression artistique.

Et encore bravo au théâtre Chochotte, à la patronne, Mademoiselle Anaïs qui, par sa ténacité a permis à cet extraordinaire petit théâtre de  « tenir », survivre au marasme sanitaire, ne pas fermer comme tant d’autres. 

Soyons généreux, témoignons notre soutien au Théâtre Chochotte afin que son redémarrage soit un succès ! 

Nota : le Sweet Paradise réouvrira le mardi 1er Juin. Et il a évidemment tout mon soutien, son fondateur Arthur, Madame Jun la directrice artistique, les danseuses, Danaé, Rose, Tina, Cristalline etc. qu’il me tarde de revoir et que je visiterai début Juin. 😉  

Cordialement,

Mad Dog.

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Mes souhaits pour 2021

2020 restera dans beaucoup d’esprits comme « l’année merdique » par excellence : Confinement-déconfinement-reconfinement nous ont laissé déconfit. La non-essentialité décrétée par le gouvernement nous a privé de ce qui illumine agréablement nos jours : repas et cafés au restau avec des amis, accolades et embrassades, sorties au ciné, escapades dans nos théâtres préférés…

En empêchant nos plaisirs de façon brutale, la gestion de cette crise à engendré des crises bien plus sournoises : disparition de l’un de nos théâtres essentiels – le Show Girl -, mise en difficulté des autres, précarisation du monde du spectacle dont de nombreuses danseuses qui ne peuvent compter sur le soutien d’une famille ou d’amis.  Une « annus horribilis » qu’on souhaite vite laisser derrière nous.

Malgré les bouffées de contagiosité du virus, nous espérons que le pire est passé et que dès janvier 2021, les Chochotte et Sweet Paradise pourront réouvrir.

Et on peut déjà rêver.

Je souhaite avant tout que ces deux lieux soient très conviviaux. Avec la distanciation sociale, les masques et la médiation généralisée des écrans on ne peut qu’espérer un retour à la proximité et au contact. Des ambiances festives, généreuses, amoureuses.

Au Chochotte je souhaite évidemment retrouver mes danseuses préférées : https://maddog.cafe/2020/12/13/retours-sur-lannee-2020-au-chochotte/.  Il y a quelques mois, à une question posée aux forumeurs sur Doctissimo « qu’est-ce qui vous fait venir à tel ou tel endroit, et tel jour ? », la grande majorité évoquait l’attrait pour une danseuse. Ou quelques-unes. Loin devant le lieu ou les spectacles. Pour ma part je sais qui me fera revenir. Evidemment, au Chochotte je souhaite que la qualité des spectacles soit maintenue au plus haut, excellente comme c’est souvent le cas, et trouver le bon mix entre les danseuses, artistes, animatrices, sulfureuses et nouvelles prometteuses…

Au Sweet Paradise dont les « retours » sont extrêmement encourageants (et que j’espère vite pouvoir visiter), je souhaite trouver une qualité de spectacle sembable à celle du Chochotte mais avec des différences. Je sais que des danseuses phares – telles Jun et Billy – sauront créer ces différences qui peuvent aller vers le « hard spectaculaire» en duo ou vers une plus grande proximité tendance Show Girl. La possibilité de partager une bouteille de champagne avec les chouchoutes Montorgueilleuses – dès que cela sera possible – sera évidemment un gros plus…

Dans tous les cas, je souhaite des nouveautés et des surprises. Mais avant tout de la convivialité ! Je disais récemment à un ami qu’un café n’a jamais le même goût selon le sourire qui le sert. La gentillesse, la générosité, la réciprocité c’est ce que je souhaite à tous et toutes pour l’année à venir. Que nous accordions une plus grande valeur aux moments partagés. Que nous fassions attention aux autres.

Bonnes fêtes de fin d’année à tous et toutes et à 2021 !

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Les danseuses du Sweet Paradise – Octobre 2020

Mon blog étant consacré aux théâtres parisiens, je suis ravi de constater que le Sweet Paradise seconde mouture ouvert dans le quartier de la rue Montorgueil entre mi-septembre et mi-octobre ait fait l’unanimité parmi les habitués des théâtres, les connaisseurs, Pudlo et autres Gault-et-Millau de la fesse que je salue ici bien bas ! 😉 

Voici une première liste établie ici d’après les premiers témoignages relevés sur le forum Discord et grâce à l’assistance de Madame Jun !

  

Alice

Une très jolie brune avec les cheveux courts et un corps parfait. Beaucoup de recherche dans ses numéros, et des duos très très hots comme en témoigne ci-dessous Cream120.

https://maddog.cafe/2020/10/30/alice-et-madame-jun-au-sweet-paradise-par-cream-120/

Angie

D’après Jean-Batou, « Angie est très prometteuse. Très belle asiatique bien en chair dans le bon sens du terme (sinon je ne le permettrai pas) aux cheveux décolorés. Plus portée sur la comédie que la danse, elle a de très bonnes idées ». Rek62 signale qu’elle manie par ailleurs une panoplie d’accessoires avec dextérité. Madame Jun et les témoins qui l’ont vus ajoutent qu’Angie est particulièrement hot en duo !

Billy ou Billie.

On ne présente plus Billy.ie ex-Rose star du Chochotte en 2017 puis Billy.ie valeur sûre du Show Girl en 2018 et 2019. La fidélité (et la qualité) de ses chouchous montre à elle seule que c’est une belle personne, une artiste sensible qui fait le maximum pour sans arrêt se renouveler mais aussi une jeune femme généreuse qui veut faire plaisir.

Le portrait de son plus fidèle admirateur – et non des moindres 😉 – lui rend un hommage bien mérité.

https://maddog.cafe/2018/12/20/rose-billie-chochotte-et-show-girl-2016-2020/

Cristalline

Superbe (et je pèse mes mots) danseuse rousse à l’allure sportive. Un corps plus que parfait. Une souplesse extraordinaire… Elle avait déjà de nombreux fans au Show Girl, gageons que beaucoup la suivront.  

https://maddog.cafe/2020/07/17/cristalline/

Dona.

De nombreuses personnes soucieuses de mon instabilité chronique m’ont averties « tu vas péter les plombs pour Dona »… Et donc il me tarde de la voir. A ce qu’on m’en a dit, il s’agit « d’une très jolie brune à la séduction sauvage qui aime les tenues rétro… ».  Jean-Batou ajoute à l’intention de ceux qui fréquentent le Chochotte depuis quelque temps « Pour décrire Dona, de corps elle m’a fait penser à Solita et pour tout le reste c’est vraiment Mona, elle va te rendre fou Mad-Dog »…

Laure

Très jolie blonde au corps de mannequin, c’est l’ex Laure du Chochotte et du Show Girl, connue par de nombreux habitués. Elle effectue d’excellents numéros et a un sens de l’humour bien affirmé.

Le compte-rendu ci-dessous lui rend un bel hommage :

https://maddog.cafe/2020/07/24/lagentda-a-propos-du-chochotte-et-du-show-girl/

Lyvianna

Selon Jean-Batou, « Lyviana est une grande et fine brune aux longs cheveux ondulés qui virent au brun-roux. Un corps magnifique. Elle bouge bien, elle est avenante, occupe aisément l’espace et elle a des très bons choix musicaux ». Une débutante aux tenues raffinées à suivre.

Madame Jun

Ceux qui ont fréquenté le Show Girl durant l’année 2019 savent combien le succès de ce théâtre et la période joyeusement délirante que nous avons vécus lui sont redevables. Ecrire « Madame Jun » plutôt que Jun devient une évidence car Jun a une véritable propension à la domination, des femmes, des hommes, des animaux (lol). C’est une experte es-plaisirs féminins qui a fait craquer, que dis-je, exploser de plaisir ses collègues danseuses sur scène, parfois aussi des clientes imprudentes venues visiter les lieux, jouissant par surprise sous ses doigts.  Jun est extrêmement créative, en solo et en duo. Elle est à l’origine de la composition de nombres de numéros originaux, contribue à la formation des « nouvelles ». Last but not least Jun est vraiment sympa, très professionnelle, engagée dans ce qu’elle fait. Je suis convaincu qu’elle contribuera à faire du Sweet Paradise dont elle est la directrice artistique un succès mêlant sans complexe et de façon hors norme, parfois stupéfiante, l’Art et le Sexe.    

Je ne compte plus les comptes rendus de mon Blog https://maddog.cafe/mad-dog-stories/ dans lesquels Jun apparait. En utilisant l’outil de Recherche de cette page avec le mot clef « Jun », 21 articles apparaissent dont certains très…mouillés 😉

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Théâtre Sweet Paradise

Une virée fin Octobre au Sweet Paradise – Par Rek62

« Quelle belle équipe/putain de confinement » voilà ce qui me vient à l’esprit après ma deuxième visite au SP pour sa dernière journée avant l’épisode qu’on connaît. Si les mêmes se retrouvent au même endroit nul doute qu’on y passera de beaux moments , le plus rapidement possible j’espère.

J’insisterai principalement sur mes deux découvertes du jour :

La première fut Lyviana qui m’a entrainé dans une sorte de crescendo de l’attirance bien agréable. Au début je remarque ses beaux et longs cheveux, son corps fin et joliment dessiné, j’apprécie, mais pour le vieux routier des théâtres érotiques que je suis et qui en a vu d’autres, ça ne va pas plus loin. Et puis, petit à petit la magie opère et je finirai la journée en fan de cette demoiselle qui déploie tout l’éventail de ce que j’aime voir en ces endroits. Elle est d’abord langoureuse, dés la début, puis petit à petit devient de plus en plus câline. Les contacts avec son doux corps sont de plus en plus rapprochés, elle se love contre moi, s’amuse à me frôler de plus en plus intensément et ça devient irrésistible. Elle s’amusera même à s’offrir par deux fois à la fessée d’un spectateur qui n’y alla pas de main morte, laissant une marque bien visible sur sa jolie fesse. Juste petit regret totalement personnel, elle utilise et garde un peu trop à mon goût un accessoire de lingerie que je n’apprécie par trop mais beaucoup d’autres trouveront sans doute ça très bien. (C’est le PJ ou son équivalent si vs voulez tout savoir).

Miss gueule d’ange, c’est ainsi que je commencerai à qualifier ma deuxième découverte du jour, Alice. Si Dona me rappelle un peu Mona, Alice m’a fait penser, physiquement, à Chloé qui officia au CH, autour des années 2015/2016 je crois. Gueule d’ange mais pas que. Un corps magnifique aussi dont un des attributs m’a irrésistiblement fait penser à Jean Pierre Marielle dans les « Galettes de Pont Aven », film « culte » des années 70 et sa réplique « Quel cul… mais quel cul…. Je ne connais rien de plus beau qu’un cul de bonne femme » (évidemment si vs ne connaissez pas et n’entendez pas Marielle le dire ça perd un peu de sa saveur mais bon, l’idée y est »). Je ne sais si Alice est nouvelle dans l’art du strip mais en tout cas elle y est déjà particulièrement à l’aise. Beaucoup de musique un peu rétro, petit jeu autour de Cabaret d’abord, sur les Bijoux ensuite. Tout ça vraiment très bien. Et puis Alice nous a aussi offert avec Angie et Maitresse Jun un ébouriffant trio où la dernière nommée s’est amusée à dominer ses deux belles soumises comme elle sait si bien le faire. Avec un final très humide comme il se doit. Ca n’est pas trop un élément moteur de mon univers érotique mais la vue de ces trois danseuses s’amusant et des corps totalement nus et offert d’Angie et Alice ça fait quand même son petit effet.

Après ce trio de haute volée Jun réussit àplacer encore la barre très haut en terme de sensualité cette fois dans un des solos dont elle a le secret. Mais c’est aussi la grande beauté du visage de Jun qui m’a frappé en cette fin d’après midi. Une finesse et une harmonie que je redécouvre en ce jour après avoir pourtant souvent eu l’occasion de la voir. Comme quoi… Et enfin il y avait Billy-Rose. Je n’en dirai pas plus sur cette valeur plus que sûre de nos théâtres. De toute façon c’est ma chouchoute number 1 des number 1 (je pourrai ajouter des number1) alors vous avez compris…

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Théâtre Sweet Paradise

Alice et Madame Jun au Sweet Paradise – Par Cream 120

Cet après-midi, j’ai poussé une porte, puis deux. Avec une heure de retard, environ. Je me retrouvais alors debout au fond d’un petit théâtre. J’ai hésité un instant avant de m’asseoir. Une main serviable m’indiqua, paume vers le ciel, le siège libre le plus proche. Je m’y assis et lentement, sans crainte, comme un habitué, je levai les yeux vers la scène, juste, simplement, presque naïvement, et ce n’est pas mon genre, devant moi.

Et c’est ainsi, que pour la première fois, je croisais le regard du Diable. Grande, fine, cambrée, aux pieds adorables, à la poitrine parfaite, la Créature me regardait, comme il se doit, droit dans les yeux. Elle soutenait mon regard, ce qui est classique lorsqu’un nouveau venu entre. Je n’ai rien remarqué qu’une jeune fille brune qui connaît son métier. Particulièrement séduisante physiquement. Plus que cela encore, cela aurait dû me mettre la puce à l’oreille, de celles dont il est difficile de le détourner. Son désir, son regard, son avenir. Magnétique, érotique, troublante de sensualité, totalement féminine, ce qui est rare en définitive. Probablement conçue par le Démon lui-même, parfaite. J’étais rassuré, sa psychologie ne devrait pas égaler cette malsaine apparence. Sa psychologie ne pouvait pas suivre…

Changement de numéro. Méphisto s’était retiré dans sa loge. Puis un duo, et le ciel se déchire. La jeune femme a dompté l’établie Lucyfer, demandé très clairement à être fessée sans retenue par tous ceux qui en aurait envie. La dépravée à ironisée sur la punition qu’elle allait recevoir. La vicieuse a pris du plaisir à être … et m’a léché la paume gauche et toutes mes troisièmes phalanges de plaisir et plusieurs fois. Mais paume droite maintenait ses poignets en place. Et ça aussi, Ça aimait. Celles qui pourtant obstruait et la bouche et le nez de la Bête afin d’entendre ses gémissements étouffés, passablement fourragée qu’elle se laissait visiter, profondément et longuement.

La sans-nom est à la fois le désir et le sexe révélés, qui ont submergé la Madame elle-même. On ne peut pas lutter contre le Cornu. Plus vous lui résistez, plus il vous domine. Puis, le danger mortel. Seule, le Mal a raconté une histoire. Crédible. Mieux encore que ça, comme les plus grandes… De sa petite voix perverse. Sans le moindre effort. Son interprétation et sa tenue aux combles de la provocation érotique, si maîtrisées qu’Elle en devenait purement sadique. J’ai frappé le Serpent, comme j’aime et comme je sais le faire. Plusieurs fois. Mais pour une, par respect pour ce double satanique, sans équivoque, j’ai accepté d’être puni et d’être frappé par Lui.

Au premier regard. Les rois démoniaques qui le croiseront, j’en connais particulièrement un, mon frère jumeau, hétérozygote, auront fort à faire, ils batailleront longtemps. Les meilleurs s’effondreront épuisés à côté de l’Animal. Match nul. Tous les autres seront dévorés, ils y perdront toutes leurs richesses, leur raison, ils risqueront leur vie. Souvent sans même s’en rendre compte. Pauvres âmes perdues. Ce premier regard n’était pas professionnel somme toute. C’était celui de deux créatures qui se retrouvent, dans un théâtre, après des siècles d’errances dans les recoins les plus obscurs de l’humanité. Ils semblent même y vivre encore parfois, selon d’où on les regarde. Et Dieu que Madame a raison : « On y mettrait bien sa queue là, hein… ». Je l’aurais fait si cela avait été possible.

Le Malin existe, et comme dans les prédictions les plus terrifiantes, il a le visage… d’un Ange. A son vice, son sadisme, ses gifles, s’ajoutent l’incertitude quand à la date où nous pourrons à nouveau risquer jusqu’à notre vie à son contact, sans pouvoir y résister. Faust prend le métro. Si tu me reconnais, damne-moi. Je t’ai déjà maudite. Cent vingt fois.

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Théâtre Sweet Paradise

Première au Sweet Paradise le 23 Octobre 2020 – par Cream120

Je suis très heureux que @Cream120 ait publié le récit poétique et détaillé de sa visite au « Nouveau » Sweet Paradise, lieu prometteur de la vie érotique parisienne si j’en crois les premiers retours et l’équipe de choc constituée.

« Quartier très agréable de la rue des Petits-Carreaux

Vivant Jeune

A l’esthétique très parisienne

Celle que j’aime

La rue large, illuminée d’une magnifique lumière de saison

Presque toscane

Les jeunes filles vous sourient

C’est déjà une bonne entrée en matière

Je n’aime pas les emplois du temps

Quand je me détends

Etre pressé

Compter

Mais aujourd’hui je suis arrivé à l’heure

Rue perpendiculaire

Moins large, moins lumineuse

Mais encore très bien

Quelques hommes devant la porte

Ouverture de la porte

A l’heure

Professionnel Simple, poli, châleureux

Porte de club, sécurisée, façon Chandelles

Mais sans le sas

Escalier étroit en colimaçon

Première salle Boutique, littérature érotique, champagne

Caisse, toujours la même fille, adorable

Le boss facilite, sens du client

Des membres

Entrée payée

Accès à la salle de spectacle

Sans descendre

Après une porte qui se ferme

Qu’il faudra lubrifier et rendre silencieuse

Pour ne pas perturber les numéros

Déjà plus graphique, plus pop et plus onirique

Le rouge de la salle diffuse dans le bleu du couloir

Qui y mène

Ou l’inverse

Effet réussi

Premier souvenir garanti

On entre

Bonne taille

Trois fois plus grand que le galop d’essai

Des détails de première à régler

Secondaires

Le confort des sièges, design donc peu confortables un peu

Les banquettes 2-3 places au premier rang

Cela isole les rangs derrière faits de chaises

Une rangée de banquette sur le coté droit OK

Que des banquettes

Comme à l’église

Comme à l’église 🙂

Mais celle devant la scène qui bloque la vue des rangs derrière

Quand les filles sont au sol NOOK

Je pense qu’ils sont déjà sur le coup

Ajustements

Un rideau en fond de scène

Qui mène aux coulisses

Entrées et sorties

Comme au théâtre

Un couloir sur le côté gauche

Amusant couloir

Entre le mur gauche et le même rideau

Qui fait un coude

A voir

Qui permet aux filles de partir des coulisses

Jusqu’aux salons

Ou d’autres jeux de scène

Le show démarre

Emotions de la première fois

Jun Pro, rien à dire

Elle connaît le métier

Cf les autres écrits sur elle

Valeur sûre

Pour ouvrir, c’est la sécurité

C’est parfait

J’ajouterai une chose sur elle plus bas

Car je ne pouvais pas ne pas

Le son

La musique

Les haut-parleurs

L’insonorisation pour éviter les échos

Ah oui, j’oubliais, la salle de spectable est une cave

Clin d’œil, comme certaines rares musique entendues ailleurs

Dès les premières minutes d’échauffement…

Gréco… le fantôme de Thaïs passe…

Certains ont dû penser la même chose que moi

Mais c’est le début, même le public se rode

Il observe, il est silencieux, il attend

Le son, cela pourrait résonner

Cela pourrait

Oscar du meilleur son

Clair

Aussi bon devant que derrière

Comme la lumière

Pro

L’avantage du nouveau venu ou revenu

Mais il fallait le vouloir

C’est fait

L’endroit commence à vivre

Comme un jeune enfant

Quatre danseuses, Jun, Billy-rose et deux « nouvelles »

Qui comme toutes les nouvelles… oublient de se présenter

Emues ? Trop concentrées ? Déjà subtilement… ?

Plus tard, on a su

Entre les bruissements du public qui voulait-croyait savoir ou savait

Et les « nouvelles » filles depuis revenues pour leur second round

Cette fois, c’est annoncé Donna et Angie

Pardonnez-moi les artistes-danseuses-femmes-filles si l’orthographe est imprécise

Corrigez-moi en MP Message privé

Un voyeur explique à un autre voyeur qu’il n’arrive pas à poster ici

Le voyeur lui explique que return publie et que pour aller à la ligne …

On apprend

On échange

Sur place c’est pareil

Cela se met en place

Mais c’est déjà très bien

Billy-rose

Comme Jun

Putain de valeur sûre

Et un bonus track pour ceux qui on su et pu rester jusqu’à la fin

Un nouveau numéro Billy-Rose… sur son vélo

Elle nous demande après de la critiquer

Constructivement

Artiste

On le reste toute sa vie

Globalement rien à dire

L’essentiel est là

Je vous laisse la surprise

Bien sûr je me masturbe en petite culotte

« Ma fétiche… avec la Batman… »

Sur la selle

Mais pas que… je vous laisserai le plaisir de la découverte…

Les bonnes musiques

La bonne histoire

Le crescendo érotique

Plus il va être joué

Fine tuné

Plus nous allons aimer

Valeur sûre

Essuyer les fesses de Billy-Rose

Quand elle vous le demande avec

Des intonations à faire traverser tout un film

A Monsieur Quilty… comment dire…

Je sais, vous savez

Ce n’est pas qu’un cul

Premiers sourires

Donna

Vous savez ce que l’on veut dire par

Cuisses galbées

De danseuse

Longues musclées fuselées

Air ingénu de jeune fille d’origine italienne

Qui ne sait pas encore tout

Ou qui joue bien le jeu

Mais qui en fait est aussi vraiment timide

Cuisses galbés avec un cul magnifique

Jeune et tonique donne

Quand votre taille est souple

Votre ventre plat et ferme

Sans être bodybuildé

C’est bon de s’entrainer

Le geste mortel de je me penche en avant

D’un bloc, taille, ventre, thorax, épaule, cou, menton

Occiput

Maintien

Un bloc perpendiculaire et même au-delà

De longues jambes bien plantés sans effort

Dans le sol

Et dans votre archécortex

Rêves érections éjaculations nocturnes

La danseuse je vous dis, Thaïs (bis), Diane, le cou classique

Hooked

Avec un petit air de je ne suis pas encore dangeureuse car je débute

Heureusement pour nous

Je ne sais pas encore à la fois piloter l’avion dans les orages

Tout en faisant l’amour au steward

Pour nos bourses je veux dire

Celles-là oui, celles-là

Mais quand ça viendra…

Et vous, vous savez, quand la danseuse se penche en avant

Les cuisses des longues jambes sont encore plus

Galbés

Donna je vous dis

Elle se donna

Pardonnez-moi encore

Comme une débutante

Sans s’économiser

Jusqu’à la sueur perlée

Dans son dos juvénile

Pour les fétichistes des vestaires de l’Opéra de Paris

Angie

Décrire Angie serait injuste

Si je la décrivais dans ses numéros en solo

Asiatique

Cheveux Cyclo

La fille de Cyclo qui a croisé Princesse Mononoké

Mais avec des seins parfaits

Plus grande qu’Alma

Premières exceptions

Et… un loophole

Digression

A la toute fin, peu avant 20h, elle parle enfin aux voyeurs

et leur dit

« C’est mon premier soir »

L’un lui dit, et je sais pourquoi, « Mais vous avez travaillé ailleurs »

Et Angie dit : « Non » de sa petite voix timide

Ou encore un peu perdue

Elle va même jusqu’à dire à un homme qui la prend dans ses bras que c’est « Réconfortant »

Elle en avait besoin

Elle ne savait pas encore si elle plaisait

La vraie débutante qui a besoin d’être rassurée

J’ai oublié de dire, un corps fait pour le sexe

Avec tous mes respects

Fin de la digression

Angie selon moi se commente avec Jun

Voilà l’une des clés de cette soirée

Jun connue Angie débutante

Je veux bien lui donner le bénéfice du doute

Mais putain (bis)

Jun est la plus convaincante des Madames

Que j’ai été amené de voir

Elle laisse tout simplement toutes les autres

Celles des théâtres derrière

Loin derrière

Elle aime ça

Pour de vrai

Elle est ça

Elle aime dominer les femmes

Et les hommes

Un probable fantasme vécu par un voyeur

Déshabillé dominé fouetté

Et qui aimait ça

Sincèrement

J’ai un critère bien personnel pour juger de la qualité d’un numéro un peu

Disons

Non conventionel

Si aucun voyeur ne part

C’est pas de la top qualité

Vous connaissez la réponse

Déstabilisant excitant Madame pour Mademoiselle

Elle se hisse au niveau des Madame d’autres lieux

Que j’ai été amené à voir

Pardonne-moi Seigneur

Ils faut vivre ses Passions

Disent les Evangiles

Non ?

Et là, Angie, la nouvelle, la débutante

Devient objectivement critiquable

Bien sûr elle est la soumise

Sauf qu’elle n’est pas la soumise que vous avez déjà vue

Tant et tant de fois

Quand cela ne marche pas

Elle ne sous-joue pas

Elle ne sur-joue pas

Elle est juste là où il faut

En effet, Jun aide

Puisqu’elle est Madame

Mais la débutante transpire l’intensité érotique

Dans ses poses

Dans ce qu’elle donne à voir de son corps

Dans ses regards

Insupportable de ne pas regarder

Tellement c’est bon

En a-t-elle conscience ?

La poupée dit « Non »

Laissons lui le bénéfice du doute

Pour l’instant

Seulement Jun l’a dit

Cela ne s’apprend pas

« Cela vient des tripes »

Elle s’y connait en fille qui aime s’offrir

Et se laisser driver

Ecarter doigter fouetter

Mais aussi et plus rare

Gag(er) jusqu’à perdre de la salive

Et Prendre

Par une Jun godée

Pas encore ceinture

Mais la prochaine fois

La ceinture du soumis ayant été retirée

Il suffira

D’associer

Les idées

Prendre du plaisir à être offerte

Mais surtout plus sournois

La débutante

Son premier soir

Elle est déjà hyper excitante

Pour ceux qui aiment les Marcel Dorcel girls asiatiques

Pour ceux qui aime les jeunes actrices de théâtre ou de cinéma (de talent)

Pour ceux qui aime la sapiosexualité (à confirmer)

Si c’était vrai

Hooked

Je sais, danser avec Fred Astaire

Et vous aurez l’air d’un bon Danseur

Vous me direz Jun+Angie

Le duo Madame-Soumise le plus excitant que j’ai été

Amené à voir

Jun éjaculant sur le visage d’Angie

Qui ouvre sa bouche et bat l’air de sa petite langue de Lucy

Liu hypersexy

Pour recevoir la semence

Pour recevoir sa récompense

Elle aime son éducation

Bien sûr à genoux

Devant Madame

Bien sûr debout

Sa chatte devant le visage de sa soumise du soir

Et…

Qui reçoit sa cyprine…

Et d’autres…

Moments

Quatre heures

C’est trop court

Mais très bon

Voyeurs joueurs menteurs amoureux et autres

Je crains

Je crains

Que le SP soit déjà au niveau du CH

Alors qu’il vient d’ouvrir

L’Histoire en moins

La Modernité en plus

You see what I mean

Sister twins

Semblables mais différentes

Egalement aimables

A inviter par deux

Et bravo à ses courageux entrepreneurs

Longue vie

Nous avons deux théâtres

C’était complet ce soir

…Silencio »

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Rose-Billie (Chochotte et Show Girl 2016-2020)

Je suis ravi que Rek62 ai composé le texte suivant sur Rose-Billie. Rose qui m’avait beaucoup plu au Chochotte et puis la superbe Billie que j’ai toujours revu avec plaisir au Show Girl. Une belle et talentueuse danseuse :

« Billie, Rose, Billie…Comment appeler cette danseuse découverte pour moi en fin d’après midi d’hiver de 2016 dans la chaleur du Chochotte ? Choisissez le pseudo qui vous plaira le plus car finalement ce n’est peut être pas important. Pas non plus de savoir si elle est blonde, brune, rousse, elle qui change si souvent de couleur de cheveux. Ce qui l’est, en revanche, ce sont les moments quasi magiques qu’elle sait créer.

« Je veux te baiser », « je veux te baiser »… Moi ?? t’es sûre ?? Vraiment ?? Hummmm ?

Les passages de Rose sur l’air de la chanson d’Odezenne restent sans doute dans beaucoup de têtes de clients des théâtres érotiques parisiens. Et même si on sait bien, sans doute, que ce n’est pas directement à nous qu’elle s’adresse, difficile de ne pas réagir, comme il se doit (à vous d’imaginer ce qui se doit) à cette mélodie, délivrée par les enceintes et peut être susurrée par la belle, quand elle vient sur nos genoux. Je dis peut être parce qu’on ne sait plus si on se l’imagine entendre de sa bouche ou non. Parce que Rose nous retourne la tête.

Rose nous retourne la tête mais Rose sait aussi nous ravir et avoir une élégance folle avec lesquelles, tout en retenue, elle passe dans les rangs des théâtres où nous avons la chance de la voir. Rose y finit nue, c’est le jeu, mais parfois j’ai l’impression que Rose reste pourtant toujours un peu habillée. D’une certaine classe qui ne la quitte jamais tout à fait.

Billie était en haut de l’affiche et nous ravissait au chochotte, pourtant c’est au show girl qu’elle a pris, à mon sens, une dimension encore plus forte. Quand elle se pose sur nos genoux, accompagnée de magnifiques chansons, comme l’extraordinaire « Boxeuse amoureuse » d’Arthur H, qu’elle nous frôle, que son souffle chaud passe près de notre visage, que son corps s’approche du notre, elle nous met dans une bulle de sensualité dont on ne voudrait jamais ressortir. Pourtant elle part, doucement, tranquillement, calmement, nous laissant là avec le souvenir d’un passage dont on aurait tant voulu qu’il soit éternel.

Billie c’est tout ça et pourtant l’image de Billie dont je n’arrive pas à me défaire c’est peut être celle, toute simple, de son beau, franc et lumineux sourire qu’elle dispense si généreusement. Voilà Billie telle qu’on l’aime, parce qu’on est tous un peu amoureux de Billie, je crois. »

Je veux te baiser – Odezenne – https://www.youtube.com/watch?​v=aiNkwf6PgyI