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Retours sur l’année 2020 au Chochotte

Entre mi 2019 et début 2020 je fréquentais exclusivement le Show Girl. J’évitais le Chochotte, considérant que je n’y étais plus le bienvenu. Certains de mes écrits avaient déplu, on me l’avait dit en me croisant Rue Saint André des Arts, et vexé j’avais décidé que puisqu’il en était ainsi je n’écrirai plus une ligne sur ce théâtre. Ce que j’ai fait. Privé de 1000 vues par jour sur le forum de Doctissimo et des 300 sur mon Blog… quand on est fier on ne se refait pas et quand on s’appelle Mad Dog il est attendu qu’on soit non seulement fou – et donc incontrôlable dans ses écrits – mais aussi carrément chien dans son comportement.

Au printemps 2020, en plein dans la crise sanitaire et après 9 mois de fête ininterrompue rive droite j’ai appris que le Show Girl fermait définitivement. Ça a été le gros coup de déprime. Mais heureusement, plusieurs projets alternatifs émergeaient des ruines fumantes du 5 rue des Halles. Dont le Sweet Paradise. Tout n’était donc pas perdu !

Quand à l’été 2020 j’ai appris que Cindy et Clara devenue Morgane rejoignaient le Chochotte, ça a été la surprise la plus totale, la donne changeait, bousculait mes résolutions. Après un exil d’un an j’ai donc effectué une première visite, à reculons. L’envie de revoir Cindy et Morgane que j’appréciais beaucoup et le plaisir éprouvé lors de la redécouverte du lieu m’ont ensuite retenus.

Je ne parlerai dans ce qui suit que de ce qui m’a le plus marqué durant ce « retour » de quelques mois, entre Août et Octobre.

J’ai d’abord été bluffé par la déco. Le bazar orientaliste et kitsch – trop surchargé à mon goût – n’avait gardé que le meilleur des tentures, voilages, couleurs, mobilier. Une cohérence et une harmonie de tons se degageaient du caveau. Même l’équipement était au top ! En une douzaine d’années je n’avais jamais vu cela, et ce « cela » je l’ai appris par la suite était imputable pour une bonne part à Salomé – jolie petite blonde omniprésente dans l’organisation du théâtre, tête pensante avec beaucoup de goût. Première bonne surprise.

Puis j’ai recroisé des visages connus et déjà appréciés : Notamment Lupa, Diane et Esmeralda… Ce n’était pas vraiment du « déjà-vu » car elles avaient étonnamment bien évolué.

Esmeralda que j’aimais pour ses formes m’étonnait avec de meilleurs numéros, une répartie au tac au tac et de l’humour que je ne lui connaissais pas.

Lupa était toujours garçonne mais s’était affirmée dans le registre intello – mariant Phèdre et le hard rock, la tendresse et la fragilité « je rêve de caresse en été »…  

Ma plus grande surprise venait de Diane. Dans le soleil de ses longues boucles blondes et le ciel de ses yeux bleus je trouvais une énergie nouvelle. Ses numéros variés, facettes discos des années 80, fraîche fleur bleue de blanc vêtue, m’emportaient. Ses progrès étaient étonnant.

Morgane voulait être à la hauteur de la nouvelle « maison ». Elle avait mis les bouchées doubles sur les costumes et les répétitions. Une palanquée de nouveautés s’offrait aux spectateurs : Plage, Cléopâtre, Danse du Cygne, se terminant invariablement par un buffet à volonté. Les spectateurs étaient conviés à la rejoindre sur scène, l’entouraient de leurs ardeurs, mais les mains étaient moins conviées à la palpation qu’au Show Girl. Elle jetait des coup d’œil inquiets à la caméra, l’humour compensait ce delta.

Ce jour de « grand pardon » et les semaines qui s’ensuivirent je découvrais des « nouvelles » qui me laissaient forte impression. Une dream team qui assurerait ma fidélité au lieu : Alma, les jumelles Cassia et Dahlia, Nyx et surtout Gala

Alma, chinoise high school à l’anglais parfait et au français en devenir, sourire enjoué regard meurtrière était intrigante. Une belle jeune femme aux formes rebondies qui infirmaient la platitude attendue de « la chinoise ». Surtout un véritable plaisir à être sur scène, à jouer avec les clients dans une coquinerie participative et un plaisir non dissimulé. Sa voix engageante, à elle seule, était susceptible de me provoquer l’afflux sanguin…

Cassia et Dahlia, jumelles brunes d’origine algérienne aux corps parfaits. Des monozygotes que seules les différences comportementales permettent d’identifier. Dahlia la douce, Cassia la fougueuse. Elles semblent sorties droit d’un film de David Cronenberg. Un parfum de mystère et de fausse-semblance, une aura sulfureuse les entoure – on devine que la mécanique masculine n’a plus de secret pour elles –. Je fantasme sur un salon à trois où leurs langues et leurs quatre mains viendraient à bout de mes réserves 😉 .

Nyx. J’avais écrit inspiré « une fausse Barbie qui en a sous le capot ». Joli visage, cascade de boucles blondes façon poupée, croupe au profilé de dingue, mieux que feu ma Carrera. Pas mal… Mais rien par rapport à la créativité, l’originalité des numéros pensés – dans une maturité réflexive – qu’elle interprète dans une tension artistique hyper sensible. Elle se donne, se met en jeu. Je la place d’emblée dans mon Top du top Chochotte, inscrit un salon à ma To-Do-List…

En 2018 j’étais fan de Mimi jolie danseuse très tatouée, plantureuse et teinte en blonde. Un bassin méditerranéen. Elle était parmi les plus originales, variant les genres – italo, américains red neck, underground bizarroïde etc. Quand à l’automne 2020 elle est revenue sous le pseudo de Gala j’étais enchanté. Elle avait changé de look, arborait une nouvelle coiffure avec de longues boucles châtains, un tatouage supplémentaire dans le dos. Toujours aussi créative et sympa, montrant un plaisir sans réserve, presqu’enfantin, à être sur scène. J’ai été à nouveau conquis par son exubérance fellinienne, sa sublime croupe et ses lourdes breloques. Elle me fait penser aux actrices qui jouent dans les films de Paolo Sorrentino, ces grandes Belleza à la nature généreuse et excentriques dont la tendance à la fête n’enlève rien à la profondeur sensible.  Elle est mon plus gros coup de cœur de l’année 2020 au Chochotte. ❤

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Morgane Déconfinée

Ce qui est plaisant avec Morgane c’est que quel que soit le spectacle qu’elle donne, il y a un cocktail improbable de surprise, de rire et de sexe. Surprise car Morgane ne fait jamais deux passages identiques tant la part de l’improvisation et de l’adaptation au public est importante. Rire, car Morgane est une véritable boute-en-train et que percevant le moindre signe d’hilarité dans la salle elle mettra les bouchées doubles pour déclencher une franche poilade. Sexe enfin, car l’érotisme est pour Morgane une notion aussi abstraite que les idées platoniciennes, pouvant durer tout au plus quelques secondes, moins qu’il n’en faut en tout cas pour se retrouver à poil, mouillée gode en main, avide de mains désireuses, reproduisant une bande son digne des meilleurs pornos des années 80.

Et le truc qui tue avec Morgane : elle est exhibitionniste et veut faire plaisir !

La salle est sombre. Le projecteur au-dessus de la place du Roi diffuse des formes d’arbres sur les murs. Une forêt. Dans la pénombre, Morgane, grande cape rouge avec capuche sur la tête, descend les marches sur la musique de Pierre et le Loup de Prokofiev. Au coude, elle tient un panier en osier d’où dépasse une baguette et l’on devine que doit s’y loger un petit pot de beurre. Morgane gambade dans le crépuscule, portée par la légèreté de ses chaussons de danse blancs, virevolte, s’envole, fait des pointes avec grâce et maîtrise. Les minutes passent vite, trop vite, dans cet enchantement.

La salle applaudit.

Morgane se dirige vers un habitué manifestement complice. Elle sort de son panier un masque de Loup, le lui place sur le visage et l’entraine sur scène debout dos à la barre. Sur Lullaby de Cure  elle se débarrasse de sa lourde cape rouge et dévoile un body de lingerie en dentelle noire très échancré. Ensorceleuse et douce, telle une arachnide tissant toile de ses caresses, Morgane transforme notre loup en docile labrador remuant de la queue. Le piquet de tente tendant la toile témoigne du charme opéré…

Morgane a fait jusque là du « bon Chochotte », conforme en tout point aux attendus et à l’étiquette du lieu. Néanmoins, à la vue de cette si bonne élève, comme assagie, je m’inquiète. Me dis même « J’espère qu’elle n’est pas malade…» imaginant le pire, un stress post-traumatique lié au confinement, une dépression larvée…

Mais non heureusement…

Pour mieux comprendre ce qui suit, il me faut – comme dans les ouvrages les plus difficiles d’accès – donner quelques clefs à mon lectorat, narrer le parcours de la Belle, sa culture très éclectique, mélange de littérature et de contes enfantins, une appètence pour les histoires fantastiques, les séries télévisuelles mais aussi les films X a tendance gonzo. Rajoutons à cela un parcours accadémique de quatre années (sous le pseudonyme de Clara) dans un légendaire théâtre érotique de la Rive Droite, avant de rejoindre l’Opéra Chochotte en tant que Morgane, en une synthèse artistique digne des performances de l’actrice Clara-Morgane

Et donc, quand Morgane tout sourire se débarrasse de son body noir pour se retrouver totalement nue, fait signe aux sept spectateurs assis dans les gradins de vite la rejoindre, de l’entourer tandis qu’elle retire de son panier ce qui dans une illusion première m’était apparu comme une flute de pain rainurée et l’enduit à l’aide du petit pot de beurre, je suis rassuré !

Il faut imaginer la suite… Morgane faisant la démonstration de ses savoirs en un étonnant remix de références classiques, de clins d’yeux appuyés aux œuvres artistiques qui l’ont nourries, « L’appel de La Fourrée », « Ca glisse au pays des Merveilles », « Da Vinci Gode », « Blanche Fesse et les Sept Mains »…  Et je dois confesser qu’à la vue des plongées et contre-plongées frénétiques, mouvements de lustration de la Belle, ma pression interne était telle que cela m’a évoqué le « Gland Bleu »…

Les râles et halètements de Morgane syncopés par une lumière rouge stroboscopique et la musique Sex Alarm ont induit une transe collective digne des fraternelles communions de feu le Show Girl – la « petite » au passage a, telle une possédée, éructé de sacrées cochonneries – mais, alors que cambrée fesses en l’air elle semblait sur le point de commettre un remake de « Total Rectal« , elle a regardé vers la caméra et a dû se rappeler que de là-haut on la regardait, qu’il fallait «bien se tenir » dans cet élégant théâtre, éviter d’abimer les décors (qui sont les plus beaux qu’ai jamais connu le Chochotte !) dans un épanchement digne des Fables de la Femme Fontaine

Nota : ceci est une fiction.

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Chaud Chotte Fictions – The Sisters

Nos superbes monozygotes Cassia & Dhalia ont fait ce soir un numéro d’anthologie. Pas seulement artistique et hot, mais aussi superbement pensé, quasi métaphysique. Au Chochotte on sait adjoindre le cul à la culture et les sens au Sens.

Un cadre, haut et large comme une porte à doubles battants avait été au préalable installé au milieu de la salle, perpendiculairement aux rangs des spectateurs.

Profitant de la pénombre, les jumelles se sont placées de chaque côté du cadre, vêtues pareillement. Absolument identiques ! Et bien que leur ressemblance soit telle que certains habitués les confondent encore, elles ont fait un effort pour apparaître comme de parfaites répliques, telles les « Faux Semblants » de David Cronenberg.

Sur la musique de Christophe Wilhem – Double Je – , les soeurs ont dansé face à face, dans une synchronicité de mouvements, mais inversés, telles de parfait reflets dans une glace. Leurs pas, mimiques, sourires, étaient en tout point synchrones, neurones miroirs.

La salle a été plongée un court instant dans le noir.  Lorsque la lumière est revenue, l’une était diablesse – body rouge, cornes et longue queue fourchue -, l’autre ange – blanche colombe en tutu de tulle et ailes cotonneuses. La musique a rappelé aux plus anciens de bons souvenirs – Ange ou Démon de Robert.

Dans une parfaite symétrie nos doubles « Je » ont parcouru la salle en commençant par les extrémités. Cassia (je crois) la diablesse était très hot et dominatrice, Dahlia marquise des anges, câline et douce. Quand Cassia m’a pincé les tétons en me fixant droit dans les yeux puis a discrétement vérifié son effet, j’ai halluciné… Les spectateurs suivants n’ont pas été en reste, stimulés par les attentions appuyées des habiles performeuses qui disposent de plus d’un tour dans leurs paniers.

Le point de jonction de leurs approches miroir c’était le Roi, où plutôt le Christ de la Parousie – celui revenu pour le jugement dernier si j’en crois la symbolique respectée par nos charmantes têtes pensantes puisqu’à sa gauche se trouvaient les damnés (dont je faisais bien sûr partie), à sa droite les élus ennivrés du jardin des délices de Dahlia.

En entendant le cover de la chanson « Je veux te baiser » de Ozedenne  remixé à la sauce Sisters, leurs voix enregistrées par dessus la musique, ce « On veut te baiser » je me suis dit « oh non c’est pas possible ! ». Elles ont dû bien s’amuser en apposant leurs propres paroles salaces.

Et notre Christ du milieu, belle cinquantaine costume beige et cravate bleue, hilare au début, s’est vu crucifié par les deux succubes, chacune chevauchant cuisse, frottant à cru son entrejambe culotté, déboutonnant de concert le haut et le bas… Christ cloué par les caresses appuyées de quatre mains et les agacements des ongles vernis. Il portait sur la fin les stigmates du supplicié : suçons vermillons et… plus génant pour son joli costume, le coup de lance fatal, l’épanchement poisseux de la petite mort…

Enfin, les Sisters se sont débarrassées de leurs tenues respectives, dévoilant la nudité de l’Eve primordiale, seins généreux fentes tentatrices, se sont allongées face à face, chacune sur un muret, doigtant leur plaisir, synchrones jusque dans les harmoniques de leurs souffles, le rauque de leurs voix lâchées et, pour la première fois dans l’histoire du caveau toutes les banquettes ont bénéficié d’une juste équité sensorielle : vision, toucher, dolby stéréo de gémissements femelles sur Cabaret Nocturne,  tandis que les furies malmenaient leurs figues avec barbarie.

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Une escapade de quelques heures au Chochotte (Octobre 2020)

De retour à Paris après une vadrouille méditerranéenne et alpine de plusieurs semaines je me suis immédiatement rendu au Théâtre Chochotte.

J’ai d’abord vu les « jumelles » Cassia et Dahlia que je n’avais jamais rencontrées, deux jolies brunes aux cheveux noirs leur descendant jusqu’au creux des reins. D’origine algérienne, elles sont fines, leurs corps sont parfaits et disposent de magnifiques attributs féminins 😉 .  J’avoue avoir été carrément « confusionné » par leur ressemblance durant leurs premiers tours de chauffe, me demandant qui était qui. Mais après deux passages de chacune le doute n’était plus permis : *** Correction du 20/10 *** Daliah est la plus douce, la plus enjôleuse, tandis que Cassia toute en énergie, vit les paroles de ses chansons à texte, les incarne en dansant vraiment bien. Bref d’un côté une douceur sirupeuse qui fait son effet, de l’autre la fougue et la passion… Et attention danger :  j’ai trouvé les « sisters » redoutables, elles n’ont pas froid aux yeux, et ont réchauffé les miens au point d’embuer à plusieurs reprises mes lunettes entre leurs généreuses poitrines. Bref, des « pros » de la mécanique masculine à qui il n’y a rien à expliquer en la matière et je conseille à tous les amoureux des plats épicés du Maghreb de faire un petit détour par la Rue Saint André des Arts pour exciter leurs sens !

Petite anecdote marrante dans la salle : un client n’a réalisé que tardivement qu’il y avait deux danseuses et non une seule, et a demandé à l’assistance de confirmer. J’ai répondu que oui c’était cela, de vraies jumelles,  de véritables « Monozygotes » et ajouté au regard de l’énergie dépensée par Cassia «et même l’une est Mono-Gigote ». Ca m’a fait marrer ainsi qu’un complice que je salue ici ; nous étions peu ce jour, 4 habitués du Show Girl et non des moindres, dont l’inénarrable Dominique, véritable monument du « comique de répétition » …   

Et puis j’ai vu Cersei ! Et là, maxi cri de Mad Dog au clair de lune ! Une superbe jeune femme au corps absolument parfait, aux cheveux noirs longs et bouclés, un visage doux et souriant, la chaleur  « méditerranéenne »… Elle dansait bien sans que ses numéros soient encore élaborés, était proche du public pour une débutante (c’était son deuxième jour). J’ai eu grand plaisir à la voir passer en duo avec Maitresse Clara, redoutable professeure de langue, experte es plaisirs féminins. Il faut imaginer la « surprise » de Cersei à ce moment, son visage, sa respiration soudainement forte, trop, cherchant l’air, tandis que les doigts de Clara plongent entre ses cuisses. Puis Cersei à quatre pattes… Rien que d’écrire ça je n’en peux plus… Cersei à quatre pattes bien cambrée… Cersei à quatre pattes bien cambrée tendant ses magnifiques fesses à la langue de Clara… Non c’est trop !

Puis Gala, sur qui j’ai déjà beaucoup écrit. Gala en italienne sur Week-end à Rome d’Etienne Daho. Quelle enchantement ! Gala, comme je te l’ai déjà dit « le week-end à Rome c’est quand tu veux ». Gala nous fait sentir l’Italie par tous les pores de sa peau blanche, de son corps généreux, Gala charmante héroïne felinienne, j’adore <3…

Et une autre surprise ce jour : Nyx ! Elle a fait un numéro sur le cinéma, la vidéo, peut-être sur le voyeurisme. Ca m’a fait penser à du Soderbergh dans « Sexe Mensonge et Vidéo ». Elle m’a confié sa caméra pour la filmer durant sa danse, ses évolutions dans la salle et « mon œil » s’est malgré ses courbes et sa chute de rein enchanteresses, attardé sur son visage fin, sur ses yeux trop intelligents pour ses longues boucles blondes de poupée. « Une fausse Barbie qui en a sous le capot » voilà ce que ça m’a fait. Et du coup, je pense que c’est l’une des danseuses les plus intéressantes du lieu ! Bref, il me tarde de la revoir.     

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La Citadelle Blanche – Par Cream120

Je suis ravi que Cream120 ait écrit le superbe texte ci-dessous, pour une magnifique danseuse du Chochotte – La Citadelle Blanche – que j’imagine danser, magnifique sous le soleil de sa chevelure blonde, le bleu ciel de ses yeux enfiévrés…

***

Un des grands plaisirs de la vie sensible et d’observer l’éclosion puis l’affirmation d’une grande artiste. Je n’étais pas là pour son éclosion mais je me base sur des écrits plausibles qui relatent des débuts somme toute classiques. Les grands artistes, au début de leurs carrières sont comme des enfants dans le bac à sable de leurs premiers jeux. Maladroits peut-être, immatures toujours mais, il faut savoir regarder la dure réalité en face, pour tous les Salieri de la terre : les principaux traits de leurs talents futurs sont déjà tous là. Quand aux plus fulgurants, ils sont d’autant plus visibles qu’ils contrastent avec leur totale absence parmi leurs petits partenaires de jeux du moment.

J’ai par contre tout à fait assisté, passant par tout le spectre des émotions humaines, à l’affirmation de la Citadelle Blanche. Je suis l’homme d’une seule femme, je suis donc à présent détaché de ses charmes que je laisse à d’autres le soin de détailler. Ils l’ont déjà fait d’ailleurs avec talent : capacité à venir contre vous, faculté à vous glisser les bons mots incendiaires pour votre libido à l’oreille, sensualité dévoilée crescendo suivant un plan de bataille bien précis, ciblage des proies faciles et entretien des courtisans fidèles et réassurants. Sens parfait du timing. Mi aigle, mi cobra. Comme on peut être aveuglé par le désir d’être aimé, valorisé ou tout simplement par le charme féminin. Je pardonne ces faiblesses, des deux côtés, et revient à ce qui m’intéresse le plus au fond.

Les bons artistes copient. Les grands artistes, les génies, volent, pillent (cité librement de Picasso). Vous avez trouvé le sens de votre vie, vous pouvez dire que vous être un professionnel lorsque, et seulement lorsque (même ivre), même au fond de la maladie, avec quarante de fièvre (test COVID négatif et huitaine respectée bien entendu messieurs), vous montez sur scène, vous faites votre job et on vous paye pour ça (cité librement de John Wayne).

Obtenir la première place, seule, sans discussion ni opposition, écrase les perdants sous la pression mais galvanise et révèle les gagnants, les talents inarrêtables. Ceux qui sont au-dessus des autres. Par leurs dons, leur volonté et leur travail.

Ce soir, la Citadelle Blanche a démontré toutes ces qualités, en un seul numéro. Et l’a bien sûr reproduit lors des numéros suivants. Même s’ils ont été exposés dans leurs versions courtes et en petit nombre à cause de tous ces salons inévitables qui tenait l’Artiste loin de la scène principale.

Pendant sa convalescence, elle a encore étudié, elle a encore bossé et elle a encore rendu plus cohérent son monde bien à elle qui me plaît tout autant que sa personnalité, et sa personne. Celui qui rend supportable et transcende les soirs de mauvais éclairages ou les mauvais clients.

Comme tous les grands artistes elle connaît l’importance du premier numéro et du dernier. Du premier regard et du dernier. Du premier geste et du dernier. Elle sait où elle va, comment et peste quand elle n’obtient pas, artistiquement, ce qu’elle désire.

D’un collant, d’effets stroboscopiques, des fondus au noir qui séparent et articulent certains de ses tableaux… elle a modifié, détourné, assimilé et magnifié à son image, sans compromis, ses chairs comme toujours symboliquement gainées dans son exigence, tous ces nouveaux détails qui n’en sont plus. Ses nouveaux coups de pinceaux pour faire grandir son Œuvre.

La synthèse est simple. De mouvements parfaitement mêlés à ses musiques, lorsque l’érotissime collant sur ses hanches, ses jambes, ses chevilles et ses pieds devient par surprise féminissime bodysuit sur son corps presque entier, qu’elle le déchire et l’ouvre afin d’offrir aux spectateurs fascinés une à une toutes ses zones érogènes… le public est progressivement pris à la gorge par sa volcanique sensualité. Tous virtuellement à genoux devant la Déesse du désir… et de la chasse, une nouvelle fois revisitée avec succès, tous littéralement à sa merci. C’est justement le moment qu’elle choisit pour commander à ses mains de damnatrice sexuelle d’ajuster la matière juste ce qu’il faut pour souligner ses courbes si délicieusement insupportables à regarder. Comme ses tules et ses voiles blancs, comme ses cuirs noirs, ses lycras entrent à présent dans nos imaginaires et nos rêves les plus troublants.

Je tenais, l’espace d’un instant, libre de son emprise et respectueux de son Art, une fois de plus, ce soir, poussé encore plus haut, par la seul force de sa volonté, de son travail et de ses dons, lui confier ceci.

Sachez, très chère amie, comme je vous l’écris, parfois avec causticité, combien vous méritez ma sincère admiration. Guérissez vite, sans séquelle et ne nous quittez que le plus tard possible. Vous nous hanterez longtemps.

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Gala (Chochotte) par Nada

Lettre de Paul aux Corinthiens : « J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. »

Lettre de Paul a Gala : « Mon cher amour, mon doux amour. Je suis encore couché aujourd’hui. Je viens de faire un rêve merveilleux, un de ces rêves où les émotions physiques vous laissent au réveil toute la part du désir. Tu viens te coucher contre moi, énamourée, et tu me baises les lèvres doucement, très doucement, et je caresse sous ta robe tes seins fluides et si vivants. Je n’ai qu’une envie : te voir, te toucher, te baiser, te parler, t’admirer, te caresser, t’adorer, te regarder.

Aujourd’hui, au Théâtre Chochotte, je suis Paul. Dès son apparition dans l’escalier, je ressens cette aura qui l’enveloppe, aura que je reconnais et dont je sais qu’elle aura raison de moi. Longs cheveux bruns, yeux de braise, bouche carmin et dents blanches, héroïne de Lynch. A la profondeur de son premier regard, je suis déjà touché en pleine âme, effet Miroir. Son sourire lumineux doux et chaleureux Sa démarche gracieuse Son corps libre plein magnifique… De plus la belle est câline et vient partager son énergie. Son contact m’émeut. Transpercé en plein cœur. Je laisse mes doigts frôler sa peau Je hume le patchouli de ses cheveux, ses fils d’âme Je suis relié à elle à travers la Source… Émerveillement, la magie opère.

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Les danseuses du théâtre Chochotte – Septembre 2020

Liste mise à jour le 25/09/2020, forcément imparfaite, n’hésitez donc pas à me faire des commentaires pour rajout, correction etc.

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Les NOUVELLES arrivées du mois :

Camélia. Comme le dit Jean-Batou : « Magnifique et magnétique métisse à la peau claire tout aussi exubérante et décomplexée que sa superbe coupe afro naturelle. Grande et fine. Camélia est débordante d’énergie et arbore en permanence un sourire particulièrement rafraichissant et communicatif. Funky jusqu’au bout des ongles. Elle a posé sa marque en débarquant en vaillante vahiné chantant avec conviction sur des airs traditionnels polynésiens puis dansant sur des airs de Hula endiablés. Très convaincante dans ce rôle ! »  Excellente aussi dans un registre très cabaret en Joséphine Baker post-moderne ! Bravo, Camélia est la très très bonne surprise de ce mois ci !

Carmen : Jolie petite danseuse brune aux numéros hispanisants. A suivre…

Charlotte : danseuse brune, cheveux mi-longs, formes généreuses. Ses numéros sont assez basiques pour l’instant mais elle est vive souriante et généreuse. A suivre…

Nyx. Belle danseuse élancée aux cheveux châtains mi-longs. Des formes et un galbe qui ont ravis ceux qui ont eu la chance de la voir, notamment dans son numéro déjà phare où elle joue avec de la peinture bleu Klein. A l’aise sur scène et créative, elle fait l’unanimité !

Les Jumelles – Cassia et Dahlia : Jolies danseuses d’origine algérienne et aux seins ravissants qui semblent faire leur retour après plusieurs mois d’absence…

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Les « ANCIENNES ».  Nota : « Ancienne » au Chochotte veut dire « plus d’un mois d’ancienneté » 

Alma. Très jolie chinoise parlant un anglais parfait. Enjouée, coquine, sympathique. En peu de temps Alma s’est imposée comme « incontournable » (y compris pour moi-même) au Chochotte. Elle a su composer des numéros travaillés et interactifs. Très généreuse avec le public elle est ravie d’être sur scène, elle ira loin et on en redemande ! ❤

Clara. Très jolie brune aux cheveux mi-longs (récemment raccourcis et éclaircis) et au corps parfait ! De la classe, même dans le plus simple appareil. Clara est une valeur sûre du théâtre, ses numéros allient charme, chaleur, gentillesse et dynamisme. Très bonne partenaire de duo, avec de la répartie, elle n’a pas sa langue dans sa poche… Savoir Clara au programme du théâtre Chochotte c’est avoir la certitude de passer un bon moment ! NB / Texte ci-dessous écrit au passé à un moment où nous avions cru Clara disparue, mais encore présente et c’est une très bonne surprise ! https://maddog.cafe/2018/11/04/clara-chochotte/

Diane. L’une des plus jolies danseuses du théâtre ! Très féminine, de longs cheveux blonds brillants comme un champs de blé au soleil,  un sourire enjoué et de grands yeux bleus. Quelle beauté ! Et elle adore être sur scène ! De très bons numéros dans lesquels elle « rejoint »  le public, charmeuse, jouant l’amoureuse, et on est vite pris dans ses filets… Excellente partenaire de duo, on a parfois même du mal à croire que c’est « joué ». Plébiscitée récemment sur un forum d’aficionados 😉 comme « La Nouvelle Star » du théâtre Chochotte (depuis le départ de Thaïs)…  https://maddog.cafe/2019/03/03/diane-theatre-chochotte/

Gala. est l’ex superbe blonde Mimi de 2018, aux airs de madone italienne, revenue parmi nous avec une belle chevelure châtain bouclée et les mêmes tatouages très esthétiques. Elle a présenté de nouveaux numéros originaux, parfois décalés comme je les aime. Et je réitère ce que je disais déjà  : « Mimi/Gala est une artiste ». Elle compose des spectacles jamais vus, ne copie rien, surprend. Elle est sympa, câline, elle adore être sur scène et son enthousiasme est contagieux. J’adore son corps très féminin ! https://maddog.cafe/2020/07/31/mimi-chochotte-2018/

Inaïa. Une très jolie brune,  mélange des rives sud de la Méditerranée, avec des formes heu… un profilé, comment dire sans tergiverser ? Une croupe de folie dans laquelle on aimerait se perdre !!! Un joli visage coquin, pétillant de vivacité qui n’arrange absolument rien aux obsessions que la Belle ne va pas manquer de provoquer parmi la gent masculine. Ruées probables en salon… et cri de Mad Dog au clair de lune !

Lila.  Une jolie femme asiatique, peut-être métisse, avec un visage souriant et un petit corps bien proportionné aux tétons saillants ;). Elle varie les registres « cabaret », « hispanisant», SM, science fiction, avec humour et érotisme. J’ai beaucoup aimé ses spectacles, très travaillés, son contact charmant et… excitant.

Lupa. Jolie danseuse brune à la coupe garçonne. D’excellents numéros, variés, dans lesquels elle alterne vivacité et infinie douceur. Lupa est fine – au physique comme en esprit – capable en d’improbables variations de registres, de faire des liens avec sens, de passer de déclamations poétiques de Phèdre à l’univers du Dark Métal. C’est une artiste, intelligente et cultivée, avec une sensibilité à fleur de peau. C’est aussi une excellente partenaire de duo lesbien.

Morgane : Jeune danseuse aux cheveux bouclés noirs et mi-longs. Des yeux marrons-verts, des formes très appétissantes. Créative, avec de bons numéros, elle est enthousiaste et spontanément « contact ». C’est une bonne nature qui adore être sur scène et faire participer les clients si ce n’est la salle entière, avec chaleur et parfois rires (voir lien ci-dessous). https://maddog.cafe/2020/08/09/une-clown-au-chochotte-morgane-cleopatre/ . Bravo et merci pour l’entrain et la générosité ! ❤

Ophélie ou Offélie (selon les jours). Jolie blonde, yeux bleus et cheveux bouclés mi-longs. Elle a un corps faisant penser aux héroïnes du dessinateur Milo Manara (Le Déclic). Une croupe de folie. C’est l’une des danseuses les plus chaudes et contact du théâtre. Dispose d’excellents passages sur Mylène Farmer ou Gainsbourg.

Shelly. Belle danseuse avec des formes très féminines, un rapport taille-hanche proche du nombre d’or ! « Elle a les yeux revolver, le regard qui tue ». Séductrice, Souriante. Elle excelle dans les numéros de danse orientale, sur Dalida, et aussi quand elle sort de de dernier registre habituel, comme récemment sur « Pass this on » de The Knive.

Tyga, l’explosive tigresse jamaïcaine du Chochotte! Tyga a du « mordant ». C’est une très jolie danseuse noire longiligne (et on comprend avec un corps pareil pourquoi les jamaïcains raflent les médailles d’or d’athlétisme)… Excellente « animatrice » avec de bons numéros participatifs, elle adore manifestement être sur scène et fait honneur à son pseudo en étant débordante d’énergie 

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Les « SORTANTES » ?  Infos non confirmées et à prendre avec prudence.

Thaïs. L’ex star du Chochotte semble avoir quitté le théâtre. C’est une grande déception pour ses nombreux fans et amoureux, pour moi aussi dorénavant privé de mes piques envers la belle Brune… https://maddog.cafe/2019/04/04/thais-theatre-chochotte/

https://maddog.cafe/2020/09/21/le-lutin-ne-sortira-plus-de-sa-boite-par-levanto/

Victoria – jolie petite danseuse brune aux cheveux longs, aux airs espagnols et à l’accent chantant.

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Le lutin ne sortira plus de sa boite – par Levanto

Qu’est-il devenu ? A-t-il vraiment existé ? Il regardait sa professeure avec des yeux qui ne sont plus ceux d’un enfant. Seule, trop seule, elle pensait à lui, elle le cherchait dans ses songes désespérément vides… Pour tenter de le retrouver, elle était devenue… la femme miracle…

Le lutin ne sortira plus de sa boite…
La nouvelle nous abat comme un coup de tonnerre : l’armée d’amoureux ne sait soudain plus quoi dire, balbutie quelques mots… L’espoir puissant sombre d’un coup dans l’enfer… Tous ces longs moments d’attente, interminable, désespérée, insupportable… En vain ! La respiration comme arrêtée… Toute cette attention, toutes ces pensées fixées de jour comme de nuit sur ces retrouvailles au théâtre… Et désormais le vide devant nous…
« Oh merde ! » dit-il…

La femme miracle était une femme brillante, intéressante, libre et courageuse… Quand la nuit tombait, elle laissait ses films, elle laissait ses livres et venait se dévêtir au son de la voix de Gréco… C’était une amoureuse vibrante, une amoureuse fébrile, une amoureuse volage ! Elle n’avait que faire des « qu’en dira-t-on ». Elle se mettait à nu. Le théâtre était son monde, sa fascination, son don et sa consécration…

Le lutin ne sortira plus de sa boite…
Ou êtes-vous femme miracle ? Que faites-vous ? Votre armée d’amoureux meurt d’un amour pour vous infini, passionné, à la folie, aimerai pouvoir vous couvrir à nouveau de fleurs, encore et toujours, aimerait pouvoir vous couvrir de bonheur, vous donner toute la force qui vous conduira à déplacer les montagnes, vous donner tout ce qui peut m’être possible de vous donner…

La femme miracle était une femme de pouvoir, le pouvoir de nous prendre dans ses filets à nous rendre fous. Mais trop de pouvoir, c’est ennuyeux. Alors quand il faisait sombre, en bas des marches de la cave voûtée, elle nous offrait l’illusion de croire que c’était nous qui l’avions en notre pouvoir de séduction… Le lutin nous donnait l’illusion de son amour…

Le lutin ne sortira plus de sa boite…
Oh ! Replonger les yeux de la femme miracle à en perdre la raison, entendre à nouveau sa jolie voix… Se laisser délicieusement tomber dans ce sentiment insensé : mais elle m’aime ! Mais devant nous que ce vide insupportable… Douleur aigüe, manque d’air, désespoir…

Mais la roue tourne… irrémédiablement, son talent, son succès viendraient un jour éveiller chez les autres le monstre de la jalousie… Tôt ou tard, alors ce serait la fin… C’était écrit, elle laisserait derrière elle une armée d’amoureux, orphelins perdus et affamés…

Le lutin ne sortira plus de sa boite…
Qu’importe tout le reste désormais. C’est à vous que nous pensons princesse, intensément, inévitablement, irrémédiablement… Ou êtes-vous femme miracle ? Que faites-vous ? Redonnez-nous espoir… Puissiez-vous porter votre regard ici-bas et entendre notre cri d’amour et de désespoir…
« Je vais m’ennuyer ! » dit-il…

Mais la femme-miracle n’est plus seule. Peut-être était-il temps ? Elle est désormais forte, elle est désormais prête… Il était temps pour elle de partir vers d’autres aventures…

Qu’est-elle devenue ? A-t-elle vraiment existée ?
Ou n’était-ce qu’un songe ?
Silencio…

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Moments exquis au Chochotte – Septembre 2020

J’ai passé un excellent après-midi au Chochotte… Il faut vraiment que je fasse attention car ça recommence à devenir addictif. L’addiction débute souvent pour moi par une surprise. Quelque chose auquel je ne m’attendais absolument pas, un geste, un regard, deux doigts qui se touchent, une connivence à la commissure des lèvres. Durant les quelques heures que j’ai passées ce jour il y a eu deux de ces moments où j’ai senti, comme dans une agréable ivresse, ma perception basculer…  

C’est Alma qui m’a caramélisé la première. Transformé en canard laqué, enduit du miel de ses exquises attentions puis cuit au four de ses charmes. Je suis devenu le laquais de sa coquinerie enjouée, du son de sa voix quand elle m’appelle « Professor », amoureux de sa jeunesse enthousiaste, de ses formes et de ses attributs reproducteurs. Alma avait d’emblée un atout de maîtresse : depuis quelques années j’aime surtout les femmes asiatiques ou exotiques (Extrême et Moyen-Orient, Maghreb, Afrique, Iles). Il n’y a plus qu’elles qui me font franchement bander, les autres je les aime bien pour leur culture, leur sens artistique, leur intelligence, la complicité que je peux établir avec elles, mais nos relations sont tout au plus celles de bons camarades; j’apprécie moins leur « féminité occidentale » qui en 30 ans a réussi à me transformer en eunuque sans désir pour leurs formes. Je cherche des altérités maximales, des cross-fertilisations fécondes et augmente en conséquence la distance de mes explorations de globe-trotter amoureux. Il faut relire Michel Houellebecq pour saisir mon cheminement. Et in fine je fais confiance au seul juge confirmant mon intérêt érotique pour une femme : ma bite et ses élongations quantitatives, mesurables. Le reste c’est du pipeau. Et donc pour en revenir à la charmante Alma, je l’ai trouvée excellente, magnifiquement belle en robe de velours bleue ajourée sur les côtés dansant sur Cigarettes After Sex, Apocalypse, une histoire d’amour perdu, impossible dans les confins du temps (et je serai très heureux de trouver une explication de texte 😉) . C’est à ce moment là que ça s’est passé la caramélisation, par le regard aussi et… bref, Alma… ❤

Gala m’a aussi enchanté. Certes Gala c’est l’Europe, mais celle du Sud où souffle les vents chauds. Et puis Gala est originale : elle a un corps plantureux, une opulence italienne, un véritable goût pour la scène. Elle organise ses numéros autour d’improbables variations entre atmosphères underground, eighties, italo, esprit populaire et festif que l’on pourrait trouver chez « Mimi La Sardine » une guinguette des bords de Marne. Ses nombreux tatouages montrent un appétit pour la culture US et les comics des années 80 (l’une de ses curiosités tatouées m’évoque les BD de Druillet dans Métal Hurlant)… A chacune de mes rencontres avec Gala je tente de repérer une nouveauté parmi l’éclectisme pictural dont elle parsème son magnifique corps. La bonne humeur de Gala est contagieuse, c’est une jeune femme désirable qui me donne la pêche.

J’avais eu une bonne surprise lors de ma précédente visite en découvrant Lila. Une petite femme asiatique bien proportionnée avec de bon numéros. Bis répétitas : j’ai assisté avec plaisir à d’autres scènes dont celle de « l’extra-terrestre visitant la planète Terre» plutôt marrante où Lila perruque rose et costume sexy métallique à la Star Trek découvre l’érotisme et la façon dont les terriens s’accouplent. Lila veut apprendre comment faire, elle apprend vite, avec entrain, et voir ses petites fesses s’agiter en rythme au-dessus de mes cuisses, a provoqué en moi les pires turpitudes… Bref, beaucoup de créativité et de travail dans la composition des numéros de Lila. Et donc Bravo ! 

Il y avait aussi Shelly et ses proportions magnifiques, ses sourires enjôleurs et ses focalisations étonnantes – yeux revolvers, regard qui tue – qui vous font gentiment croire que vous êtes « l’heureux élu » de la salle. Shelly est vraiment très forte à ce jeu, réellement sympathique de plus et j’ai eu grand plaisir ce jour à la voir évoluer sur d’autres registres que ceux Dalidesques et déjà-vus, notamment sur la chanson « Pass This On » de The Knife, faite pour elle et ce moment magique où, assise sur le muret les jambes ouvertes face à moi, elle m’a séduit et, une fois encore dans cet après-midi priapique, j’ai été pris au piège d’un désir trop manifeste pour les charmes féminins.     

Et puis et puis… au changement de 18h30 ce même jour…

Sur une musique jazzy, une jeune femme métisse, longiligne au visage charmant encadré par une épaisse coiffure afro descend dans la salle. Elle danse très bien, avec la vivacité et la grâce de la sublime Cannelle (Chochotte 2018) sur des chansons à texte jazzy et modernes parlant de la Seine, de Paris (Remix J.Baker « J’ai deux Amours »). Et elle chante aussi ! Mais elle ne chante pas comme ces jeunes femmes qui après quelques soirées karaoké alcoolisées entre copines se pensent stars, non : elle chante divinement bien ! Elle passe dans les rangs, enjouée, tendre, attentionnée avec chacun. Elle ravi la salle entière et nous sommes plusieurs alors qu’elle remonte les escaliers à exprimer notre étonnement : « géniale », « extraordinaire », une « ovni »… Collectivement nous réalisons que non nous n’avons pas rêvé, un miracle s’est passé dans le petit caveau de la Rue Saint André des Arts ! Ce miracle s’appelle Camélia ! Elle a un véritable talent et nous espérons la revoir souvent.

Dix neuf heures trente. Je sors sonné du théâtre Chochotte dans un état physique survolté, comme si j’avais reçu un « shot d’énergie ». J’ai hyper faim, c’est bon signe, je termine donc ma visite du quartier chez un libanais de la rue Saint André, dévore une copieuse assiette Chawarma… Je ressors, j’ai encore faim !

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Deux heures au Chochotte – Début Septembre

J’ai découvert Lila que je n’avais encore jamais vue. Une jolie femme asiatique, peut-être métisse, un visage souriant et un petit corps bien proportionné aux tétons saillants ;). J’ai beaucoup aimé ses spectacles dans un registre « cabaret » ou « hispanisant». Elle danse vraiment bien et m’avait l’air beaucoup plus « à l’aise » que ce à quoi je m’attendais après avoir lu le forum. Lila prenait plaisir à être sur scène, c’était communicatif, en témoigne la salle qui accompagnait de claquements des mains ses déhanchements ainsi que les applaudissements nourris à la fin.  L’un de ses passages était plus « érotique » que les autres et j’ai vraiment aimé :  celui où elle joue la secrétaire amoureuse de son patron vicieux (oui les patrons sont très vicieux c’est bien connu 😉 ) qui lui demande de se donner à d’autres hommes. Consigne que l’assistante dévouée a respecté à la lettre, ôtant sa robe rouge moulante et dévoilant sa nudité dans l’écrin d’un corset noir avant de s’abandonner dans et sur les rangs. Je confesse coîtement mon excitation – suffisamment rare pour être ici notée – lorsque les jolies petites fesses de Lila presqu’assise sur moi ont accompagné les mouvements d’un coït.

Lupa robe et voile blancs immaculés irradie de sa lumière la pénombre ultraviolette et spectrale du caveau. J’aime sa coupe garçonne et sa nuque droite qui lui donnent l’aspect éveillé de la très bonne élève. Et ses fossettes phocéennes quand elle sourit. Quand Lupa bondit tout près de la barre je m’étonne de sa légèreté, de ses envolées. Elle est alerte. Sur Pink Floyd, elle interpelle « Hey You », et ça lui correspond si bien d’interpeller le public à Lupa. Quand elle love son dos contre moi je frôle sa nuque fine aimerais la saisir comme celle d’un jeune animal, je lisse le relief d’un mystère du doigt : « Nomen Niesco » – ce dont on ne connait pas le nom. Qui ne se dit pas. Elle est attachée à la forme, à la politesse, en fait une maîtrise autant qu’un jeu. Lupa est de celles qui pourraient sourire au « je me complais dans le deuxième cercle » sans que dans une explication laborieuse on risque de devoir ajouter que cela n’a rien à voir avec la cuisson des pâtes. J’éprouve un plaisir évident à savoir qu’en une même personne érotisme, sensibilité, culture et intelligence sont réunis.

La jeune Morgane dans ses œuvres… Elle me fait rigoler quand elle joue la Lolita sur Alizée en épousant les stéréotypes du genre avec sa jupe kilt trop courte, ses fesses charnues presqu’à l’air. Elle a le plus joli corps, de très belles fesses d’étudiante qui n’ont pas eu le temps de s’ aplatir dans le trop d’étude et ne ménage pas ses efforts quand il s’agit de satisfaire ses professeurs… Elle réussit à rendre le sexe et la pornographie tordants : il faut voir Morgane sortir de sa trousse, le jour de la rentrée des classes, un gode de belle taille et montrer son savoir-faire es-fellations tout en déclarant ingénument avec une voix de midinette « je suis encore vierge ». Et d’ajouter malicieusement que de toute façon l’usage profond du Gode est interdit. Car le « Deep State » par son dispositif panoptique veille à la bonne tenue de l’établissement et à la conduite de ses agents !

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« Une danseuse » par Cream120

Merci à @Cream120 pour ses textes très poétiques et cryptiques sur le serveur Discord . Ici une danseuse du théâtre Chochotte est mise à l’honneur par ses mots et sa sensibilité; danseuse non moins sensible et raffinée que j’espère avoir encore le plaisir de voir souvent dans la cave de la Rue Saint André des Arts !

« Vous m’avez laissée plusieurs heures. L’infinie douceur bisexuelle très logiquement vous le fait remarquer. Elle répond à vos questions.

Pourtant du binôme c’est bien l’autre qui m’avait fait redécouvrir les larmes. Ces irrépressibles qui vous montent brutalement et aux yeux et au nez. Qui vous surprennent. Qui vous terrassent. D’un souvenir. D’une absence. Que vous êtes seul à faire couler. De l’homme au cœur devenu minéral. Exploit brutal. Qui parmi les humains vous ramènent. Essayons un peu de respirer.

Timide elle avance. Fragile elle apparaît. Serait-elle blessée ? Serait-elle touchée ? Bienveillante et masochiste, c’est une femme qu’il faut préserver. Une qu’il faut savoir fesser. Une qu’il faut savoir caresser. J’ai plusieurs fois ma main retenue. Jusqu’au moment où elle l’a avoué. Alors mon rôle j’ai tenu. Vous connaissez la partition. Elle dit que cela s’apprend. Ce n’est pas faux, c’est même en partie vrai. Elle tient étonnement la sienne. Complice et déterminée.

Cérébrale et cultivée, c’est ainsi qu’on la présente. Mais c’est surtout de nous-mêmes que l’on dit avec facilité que nous avons reçu le même don pour une violente sensualité. Pas besoin d’accessoires. Pas besoin de lacets. Elle vous résout à lui faire croire et la couvrir de baiser.

Avant elle, il y a eu la femme bleue, la femme rouge. Après elle, il y a eu la femme objet. Comme beaucoup de ces adeptes, elle apprécie de se lover. Par contraste et par paradoxe. Je ne crois pas. Simplement comme moi par respect.

Par respect pour l’évidence il faut savoir se retirer. Par respect pour sa présence, il faut savoir la tourmenter.

Je lui parle à l’oreille, lui promet un ou deux secrets. Elle revient étrangement, se dit encore impressionnée.

La femme studieuse, la femme amoureuse, la femme tatouée. De cette double consonne forcément mystérieuse auxquelles il manque un point, c’est bien noté. Elle me touche comme les autres dès l’avancée de ses effets. Je me reconnais dans ses pudeurs, je me retrouve dans ces noirceurs. Lorsqu’elle cache ses souffrances par des sourires et des déhanchés.

Elle imite si bien sa belle. C’est émouvant à regarder. Je ne changerai pas d’attitude mais combien j’ai expiré. Lentement elle s’avance, tout à côté d’elle, son front touche mon front. Bouger devient un instant impossible. Je peux littéralement sentir couler nos pensées. Je pourrai rester ainsi une vie éternelle. Je lui ai dit puis l’ai chassée. Pour pouvoir dormir sans elle. Pour un peu me reposer.

Demain je la reverrai. Je ne sais où tout cela nous mène mais j’aimerais la caresser. La promener et la fouetter. Lui proposer la bagatelle. C’est déjà fait et je le referai.

A bientôt ma pucelle. Nous verrons bien où cela nous mène. Je l’avoue j’aime diriger. Mais plus encore qu’il y a quelques semaines, c’est contre ton front que je ne pourrai ne pas aller. Révélation ou préjugé.

Laissons l’espoir, caressons le rêve, que ces pensées soient partagées. De la sensualité, ta peau, ma veine, te faire l’amour, là aussi je recommencerai.

Aristocrate et fille des rues. Elle se découvre et me séduit. »

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Nina (Chochotte 2017) par Jean-Batou

Nina fait partie des danseuses passées au Chochotte qui me resteront toujours en mémoire. Pour différentes raisons : son sens inné de la scène, sa créativité, son goût du jeu, sa répartie, son « petit format » (un peu comme Mona) qui lui donnait un aspect juvénile. Aussi, je suis très heureux que Jean-Batou ai pris le temps de rédiger le portrait suivant pour lui rendre hommage ! Merci.

*****

« S’il y a bien une danseuse qui a marqué les esprits au Chochotte ces dernières années, c’est bien notre Chilienne muy caliente j’ai nommé Nina. S’il y a bien une danseuse qui pouvait incarner à la perfection l’élément du feu c’est bien elle. Nina n’avait pas pour elle l’avantage d’avoir les attributs féminins les plus affolants (elle n’avait pour ainsi dire aucune poitrine mais elle compensait ce désavantage par un petit cul absolument dément) mais elle dégageait un charme de dingue de par sa folie douce et son tempérament de feu qui en impressionnait plus d’un, même parmi les danseuses. Sa présence irradiante forçait le respect et même un groupe de latinos macho loco pouvait lui manger dans la main suite à une punchline bien sentie en espagnol ayant l’effet d’une balle de sniper. Elle était aussi connue pour « ses sorties de route » notamment lors de duos endiablés où Nina dans ses bons moments pouvait surprendre tout le monde y compris sa partenaire du jour pour pimenter la soirée. Et elle avait pour ça une arme absolument redoutable qu’elle maniait avec une expertise implacable dans toutes ses utilisations imaginables : sa langue ! On ne compte plus les petits cris échappés de la bouche des danseuses ayant reçu le traitement de faveur de la tempétueuse Nina !

Mais pour exprimer au mieux toute l’étendue du talent de Nina j’ai aussi choisi de vous narrer quelques uns de ses numéros signatures: Nina débutait toujours ses journées en exprimant son âme latine à la fois mélancolique et chaleureuse à l’occasion de son romantique numéro en l’honneur de la chanteuse espagnole Jeanette dont leur ressemblance physique est absolument saisissante. Habillée d’une simple robe noire couvrant un ensemble complet de lingerie noire accompagné d’un corset et un long boa de plumes roses autour du cou, elle descendait sur la mélancolique Soy rebelde , littéralement :

Yo soy rebelde porque el mundo me ha hecho así – Je suis rebelle parce que le monde m’a faite ainsi

Porque nadie me ha tratado con amor – Parce que personne ne m’a traité avec amour

Porque nadie me ha querido nunca oír – Parce que personne n’a jamais voulu m’entendre

Yo soy rebelde porque siempre sin razón – Je suis rebelle car toujours sans raison

Me negaron todo aquello que pedí – Ils m’ont refusé tout ce que j’ai pu demander

Y me dieron solamente incomprensión – Et ne m’ont donné que leur incompréhension

Y quisiera ser como el niño aquel – Et j’aimerais être comme cet enfant

Como el hombre aquel que es feliz – Comme cet homme heureux

Y quisiera dar lo que hay en mi – Et je voudrais donner ce qu’il y a en moi

Todo a cambio de una amistad – Le tout en échange d’une amitié

Y soñar y vivir – Et rêver et (enfin) vivre

Y olvidar el rencor – Et oublier la rancoeur Y cantar y reír – Et chanter et rire

Y sentir solo amor – Et ne ressentir que de l’amour

Jeanette – Soy rebelde / Letra

suivi de El muchacho de los ojos tristes contant 2 âmes mélancoliques trouvant leur équilibre dans leur idylle et enfin Porque Te Vas actant la rupture. Le plus marquant dans ce numéro est le soin qu’elle y apportait à chaque détail. Cela se voyait qu’il lui tenait à cœur. La moindre variation instrumentale était ponctué de ses mouvements mêlant grâce et vigueur puis elle se plongeait à corps perdu dans les bras des spectateurs comme s’il s’agissait bel et bien de cet amant qui lui échappait.

Castro El muchacho de los ojos tristes – Jeanette ( Con Letra )

Jeanette – Porque Te Vas 1974 (1977)

Nina mettait aussi à profit ses charmes « juvéniles » dans un numéro thématique lolita à la fois très drôle et très sensuel. Elle descendait déguisée en écolière avec un ENORME nounours en peluche dans les bras sur Playground Love de Air. La belle écolière est confinée dans sa chambre par ses parents pour faire ses devoirs mais plus que ses devoirs, le thème qu’elle a surtout envie d’explorer est sa propre anatomie. Elle se jette parmi les spectateurs avec son énorme nounours dans les bras et se prête à des petits jeux érotiques par l’intermédiaire de la peluche puis sort un flacon à bulle continue ses petits jeux et finit par en renverser tout son contenu sur son chemisier. Look de Sébastien Tellier débute alors et l’incident est le prétexte pour son effeuillage des plus sensuels. Le numéro voit sa conclusion sur Pomme du fantasque Tellier où Nina se déchaîne alors invitant les spectateurs à manipuler les pattes de la peluche caressant tout son corps et elle finit par saisir le nounours pour le coincer entre ses jambes pour frotter vigoureusement son intimité dessus avec un spectateur en dessous. Là dessus, un.e complice descend pour incarner l’un des parents qui la surprend dans ses ébats.

Playground Love – Air

Sébastien Tellier – Look (Official Video)

Sébastien Tellier – Pomme (Official Audio)

Nina est une grande fan de George Michael (j’en avais discuté avec elle peu après sa mort et elle m’avait raconté avoir beaucoup pleuré quand elle avait appris la funeste nouvelle) et elle avait fait un numéro que je vois comme un clin d’œil à la sexualité du chanteur longtemps restée clandestine. La scène plongée dans une pénombre bleutée, le numéro débute sur Everything She Wants de Wham !

Nina descend en trench-coat, Fedora et lunettes noires une lampe de poche à la main. Elle distribue à l’assistance quelque unes de ces lampes et des faux billets qu’elle cache sous son manteau et en profite pour s’amuser avec le public en feignant la maladresse à plusieurs reprises pour tomber sur les spectateurs et laissait libre cours à son goût pour l’improvisation à ce moment là tout en se déshabillant les halos des lampes torches parcourant son corps au gré des envies des spectateurs.
Puis au moment où elle finissait toute nue ne portant alors que des longs bas-collants lui montant jusqu’à la naissance de son splendide fessier, Careless Whisper de George Michael débutait. Viennent alors l’intérêt des billets distribués. Elle saisissait une de lampe torche puis invitait chaque spectateur à lui glisser son billet dans ses bas intentionnellement portés très serrés. Elle tenait à ce que ce soit le spectateur qui glisse le billet dans le bas et je peux vous dire qu’il fallait y mettre du sien pour bien placer le billet si bien que les mains aux fesses arrivaient très vite ! Et à chaque billet rendu elle donnait sa lampe torche au spectateur et lui offrait une vue on ne peut plus suggestive sur son anatomie. Elle poussait le comble de l’indiscrétion en présentant ses attributs féminins sous l’effet grossissant d’une loupe. Les plus curieux étaient ravis !

Wham! – Everything She Wants (Official Video)

George Michael – Careless Whisper (Official Video)

Et mon préféré, son numéro des bougies qui commençait dans la pénombre avec en fond musical Everybody knows de Leonard Cohen. Nina descendait habillée d’une simple chemise blanche avec une jupe, sa lingerie bien sur et, détail important sur la thématique forte de son numéro qu’est la pénitence, elle avait aussi autour du cou un tout petit crucifix doré en pendentif. Elle disposait un chandelier en bas des escaliers et un autre au fond derrière l’âne doré. Elle avait aussi avec elle un petit sac qui contenait un grand voile, un briquet et 3 grosses bougies qu’elle alignait devant la barre de pole dance. Une fois toutes ces bougies installées, elle tournait le dos au public et commençait à se dévêtir dans un de ces déhanchés dont elle avait le secret pour finir nue sous sa chemise blanche à la fin de la chanson.

Everybody knows – Leonard Cohen

L’éclairage s’éteint complètement et seule la lumière des bougies permet de voir la scène. Jesus To A Child de George Michael débute. Là dessus, elle commençait à exécuter à la pole dance une danse à la fois énergique et très sensuelle avec de nombreux changements de rythmes. Tout le piquant de sa danse venait de ses mouvements virevoltants très énergiques les jambes groupées autour de la barre qu’elle arrêtait très régulièrement pour passer son divin popotin très très près des flammes des grosses bougies au sol et elle y allait à ce moment là très très lentement pour faire monter la tension érotique. Puis elle s’éloignait de la barre pour revenir au centre de la scène après avoir soufflé tous les chandeliers pour ne garder que les grosses bougies comme éclairage. Elle étendait alors son grand voile au sol, mettait son crucifix dans la bouche puis saisissait tour à tour ses grosses bougies pour verser la cire sur ses bras et sa poitrine tout en distribuant au public chaque bougie versée. Une pour le premier rang à gauche, une autre pour le premier rang à droite et la dernière pour la place du roi. Une fois la distribution faite arrivait le clou du numéro. Elle plaçait son voile aux pieds de la place du roi, s’agenouillait devant le roi, lui prenait ses mains pour accompagner la bougie vers sa bouche, versait la cire sur sa langue et s’allongeait au sol en demandant aux autres porteurs de bougies d’en verser tout le contenu liquide et brûlant sur son corps. Elle soufflait ensuite chacune des bougies pour finir le numéro dans le noir complet.

George Michael – Jesus to a Child (Official Music Video)

Du grand art ! Te Extrañamos Nina ! (Tu nous manques Nina !)

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Les danseuses du théâtre Chochotte – Août 2020

Liste mise à jour le 16/08/2020 – n’hésitez pas à me faire des commentaires pour rajout, correction etc.

Les NOUVELLES arrivées :

Alma. Jolie chinoise (avec de très jolis seins) parlant un anglais parfait. Actuellement en cours de langue accéléré. Enjouée, coquine, sympathique. Numéros pour l’instant assez basiques mais je suis sûr que sous peu nous aurons de belles surprises. Elle s’est révélée très à l’aise en duo. A suivre.

Aria. Pas encore vu mais d’après Rek62 : « Aria, une (très) jeune femme brune, bonne danseuse au visage ravissant et au corps magnifiquement proportionné. Peu timide en salle pour ses débuts ».

Camélia. De ce qu’en dit Jean-Batou : « Danseuse Grande et fine. Magnifique et magnétique métisse à la peau claire tout aussi exubérante et décomplexée que sa superbe coupe afro naturelle. Camélia est débordante d’énergie et arbore en permanence un sourire particulièrement rafraichissant et communicatif. Funky jusqu’au bout des ongles. Elle a posé sa marque en débarquant en vaillante vahiné chantant avec conviction sur des airs traditionnels polynésiens puis dansant sur des airs de Hula endiablés. Très convaincante dans ce rôle ! » 

Gala. Bien que qualifié de « nouvelle », Gala est l’ex superbe blonde Mimi de 2018, aux airs de madone italienne, revenue parmi nous avec une belle chevelure châtain bouclée et les mêmes tatouages très esthétiques. Elle a présenté de nouveaux numéros originaux, parfois décalés comme je les aime. Et je réitère ce que je disais déjà  : « Mimi/Gala est une artiste ». Elle compose des spectacles jamais vus, ne copie rien, surprend. Elle est sympa, câline, elle adore être sur scène et son enthousiasme est contagieux. J’adore son corps très féminin ! https://maddog.cafe/2020/07/31/mimi-chochotte-2018/

Inaïa. Une très jolie brune,  mélange des rives sud de la Méditerranée, avec des formes heu… un profilé, comment dire sans tergiverser ? Une croupe de folie dans laquelle on aimerait se perdre !!! Un joli visage coquin, pétillant de vivacité qui n’arrange absolument rien aux obsessions que la Belle ne va pas manquer de provoquer parmi la gent masculine. Ruées probables en salon…Son spectacle est pour le moment réduit à des danses conformes aux attendus du teasing érotique mais gageons que cela va évoluer… 

Les « ANCIENNES ».  Nota : « Ancienne » au Chochotte veut dire « plus d’un mois d’ancienneté » 😉

Chely. Belle danseuse avec des formes très féminines, un rapport taille-hanche proche du nombre d’or ! « Elle a les yeux revolver, le regard qui tue ». Séductrice, Souriante. Elle excelle dans les numéros de danse orientale ou sur Dalida.

Clara. Très jolie brune aux cheveux mi-longs (récemment raccourcis et éclaircis) et au corps parfait ! De la classe, même dans le plus simple appareil. Clara est une valeur sûre du théâtre, ses numéros allient charme, chaleur, gentillesse et dynamisme. Très bonne partenaire de duo, avec de la répartie, elle n’a pas sa langue dans sa poche… Savoir Clara au programme du théâtre Chochotte c’est avoir la certitude de passer un bon moment !

Diane. L’une des plus jolies danseuses du théâtre ! Très féminine, de longs cheveux blonds brillants comme un champs de blé au soleil,  un sourire enjoué et de grands yeux bleus. Quelle beauté ! Et elle adore être sur scène ! De très bons numéros dans lesquels elle « rejoint »  le public, charmeuse, jouant l’amoureuse, et on est vite pris dans ses filets… Excellente partenaire de duo, on a parfois même du mal à croire que c’est « joué ». 😊 https://maddog.cafe/2019/03/03/diane-theatre-chochotte/

Lila.  Jolie petite femme asiatique avec de jolies formes. Sympathique, un peu timide, elle passe dans des numéros plutôt « dark-intello ».

Lupa. Jolie danseuse brune à la coupe garçonne. D’excellents numéros, variés, dans lesquels elle alterne vivacité et infinie douceur. Lupa est fine – au physique comme en esprit – capable en d’improbables variations de registres, de faire des liens avec sens, de passer de déclamations poétiques de Phèdre à l’univers du Dark Métal. C’est une artiste, intelligente et cultivée, avec une sensibilité à fleur de peau. C’est aussi une excellente partenaire de duo lesbien.

Morgane : Jeune danseuse aux cheveux bouclés noirs et mi-longs. Des yeux marrons-verts, des formes très appétissantes. Créative, avec de bons numéros, elle est enthousiaste et spontanément « contact ». C’est une bonne nature qui adore être sur scène et faire participer les clients si ce n’est la salle entière, avec chaleur et parfois rires (voir lien ci-dessous). https://maddog.cafe/2020/08/09/une-clown-au-chochotte-morgane-cleopatre/

Thaïs. Jolie danseuse brune avec de bons numéros et de nombreux fans. https://maddog.cafe/2019/04/04/thais-theatre-chochotte/

Tyga, l’explosive tigresse jamaïcaine du Chochotte! Tyga a du « mordant ». C’est une très jolie danseuse noire longiligne (et on comprend avec un corps pareil pourquoi les jamaïcains raflent les médailles d’or d’athlétisme)… Excellente « animatrice » avec de bons numéros participatifs, elle adore manifestement être sur scène et fait honneur à son pseudo en étant débordante d’énergie 

Victoria – jolie petite danseuse brune aux cheveux longs, aux airs espagnols et à l’accent chantant.

Les « SORTANTES » ?  Infos non confirmées et à prendre avec prudence.

Les Jumelles : Cassia et Dahlia. Jolies danseuses d’origine algérienne et aux seins ravissants que je n’aurai pas eu le plaisir de voir…

Esmeralda. L’un des plus jolis corps du théâtre Chochotte. Superbe jeune femme aux cheveux blonds mi-long avec dégradé de noir et aux yeux noisettes. Le pseudonyme de Shéhérazade lui siérait bien mieux, tant la Belle joue sur le registre de la séduction orientaliste, en une sorte de rapport de force soft, de regards enfiévrés ou dérobés, de poses lascives, de douceur calculée, et quand elle pose son bassin très méditerranéen sur le vôtre, on sent rapidement les chaleurs métissées du Mahgreb et du Makrech nous chauffer intensément, le coup de Sirocco venir. Si cela est avéré je regretterai vraiment le départ d’Esmeralda, mais j’ai la quasi-certitude que je la recroiserai, avec plaisir, un jour 😉  https://maddog.cafe/2020/07/30/esmeralda-theatre-chochotte/

Kika – Jolie brune à la coupe garçonne est aux numéros particulièrement originaux. Une artiste que je n’aurai que trop peu vu. https://maddog.cafe/2020/07/15/kika/

Ophélie. Jolie blonde, yeux bleus et cheveux bouclés mi-longs. Elle a un corps faisant penser aux héroïnes du dessinateur Milo Manara (Le Déclic). Une croupe de folie. C’est l’une des danseuses les plus chaudes et contact du théâtre. Excellents passages sur Mylène Farmer ou Gainsbourg.

Solita. Ravissante jeune femme aux cheveux mi-longs noirs et au corps absolument parfait. Elle a un petit air exotique et j’avais pensé « peut-être argentine » mais on m’a vite réorienté vers le Maghreb. Des formes superbes, des seins magnifiques. Mais le physique ne suffit pas à faire une bonne Chochotteuse, et Solita cumule les avantages concurrentiels, car elle dispose d’excellents numéros, complices et coquins avec le public. Redoutable séductrice, attention !

https://maddog.cafe/2020/07/27/solita/

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Une soirée au Chochotte mi-Août 2020

Salle très remplie pour une veille de 15 Août, et, sous leurs masques j’ai reconnu de très nombreux habitués du défunt théâtre Show Girl, ravis de retrouver Cindy à la caisse et les jolies danseuses du Chochotte dans une ambiance festive. Evidemment nous nous sommes salués en de nombreux « checks » du poing, je connaissais pas moins d’une dizaine de personnes et ai été ravi de retrouver certains comparses à l’humour féroce, l’un commentant l’arrivée de Cindy et de quelques danseuses du Show Girl au Chochotte en un « C’est le mariage du Porno des Années 80 et de David Hamilton »… Ceux qui se souviennent des clichés à l’érotisme éthéré de David Hamilton comprendront la référence à la rive gauche, et au porno des années 80 pour la Rive droite. J’étais ravi d’entendre un tel trait d’esprit, « It made my day ! » qui montre que finesse et cul , chez certains, peuvent faire bon ménage.

Au programme il y avait Thaïs, Tyga, Lupa et Inaïa une nouvelle. Afin de ne pas heurter les exégètes des oeuvres d’Anatole France et de Jules Massenet, je me focaliserai juste sur deux moments phares de cette chaude soirée.

D’abord : J’entends les débuts la musique et des paroles de « La lettre à Nora » de Arthur H. et Nicolas Repac https://www.youtube.com/watch?v=WfWooqRS2go, je m’attends à voir descendre Lupa, généralement formidable dans ce numéro qu’elle a composé. Mais non, là, surprise, c’est la très jolie Diane qui descend. Diane avec ses longs cheveux brillants comme un champs de blé au soleil, ses formes très féminines, son sourire enjoué et ses grands yeux bleus. Quelle beauté ! Diane/Nora lit la lettre de James (Joyce) à l’érotisme cru, l’expression du désir sauvage de l’auteur, elle se caresse vivement. Les joues empourprées. Elle est nue sous sa jupe. Dans ses poses, elle lisse son con touffu et rougeoyant, excitée, fleur bleue sombre trempée de pluie.

Descend l’ « amant » attendu par Diane/Nora, dans une Variation du numéro inattendu pour le public (et sur la musique Buvette de Morpheus https://www.youtube.com/watch?v=5OOWjCfLYPQ) . Lupa « la garçonne » aux airs délicieusement androgynes, veste et pantalon noirs comme taillés sur mesure . Lupa, le raffinement et la classe.

Lupa/James et Diane/Nora « jouent » la domination amoureuse, elles se caressent violemment dans la joie de leur retrouvailles, viennent dans les rangs spectateurs. La complicité des deux danseuses est grande, leur attirance réciproque probablement réelle, leurs langues se mêlent, elles se bouffent littéralement.  Elles font l’amour. La musique s’interrompt trop tôt à leur goût ; le coïtus sera donc interruptus à leur grand regret, sincère. Au notre aussi ! Quelles merveilles que ces deux danseuses ! Voilà des « variations » comme on aimerait en voir plus souvent ! Bravo à Lupa et Diane !

Et puis deuxième moment important de la soirée pour moi : la découverte de Inaïa ! Une très jolie brune, joli mélange des rives sud de la Méditerranée, avec des formes heu, une croupe, un profilé, un galbe, comment dire sans tergiverser ? Un cul de folie dans lequel on aimerait se perdre ! Et un joli visage coquin qui n’arrange absolument rien aux obsessions que la Belle ne va pas manquer de provoquer parmi la gent masculine. Je prévois une ruée en salon…Son spectacle est pour le moment réduit à des danses conformes aux attendus du teasing érotique. Et c’est basiquement très efficace ;). Inaïa est une bien jolie recrue.

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Coup de coeur pour Yoko (Chochotte Août 2014 – Gar97st)

Visite aujourd’hui au CH. Un 16.30-20 h. En AM Roxane, Tara et Jasmine rejointes en soirée par Shinny et Yoko la japonaise. Toutes très désirables. Au plus fort 14 spectateurs dont un couple. Ils semble que certaines danseuses n’étaient pas encore rentrées de vacances…Tout les spectateurs n’ont pas le même ressenti sur les différents shows qui sont présentés et c’est mieux ainsi, sauf que pour le spectacle, il est difficile de contenter tout le monde. Pour ma part, je remplacerais les strings par la lingerie fine comme jadis. En tous cas, j’ai apprécié le sketch de l’infirmière proposé par Shinny qui a mis en scène un spectateur sur toute la durée de la prestation. Aux spectateurs qui reprochaient amicalement à l’heureux élu d’avoir été choisi, il a été répondu qu’il avait probablement une excellente mutuelle. Mon coup de coeur va pour la jolie Yoko. Habituellement les dames du pays du soleil levant ont plutôt les fesses tristes et la poitrine restreinte. Cette Yoko était parfaite, un visage de geisha, une belle paire de nippons, ni trop, ni pas assez et une plastique du dos n’ayant rien a envier à celle d’une danseuse du crazy. Hélas, pour cause de timing, j’ai du partir en plein milieu d’un duo plus que torride. La prochaine fois j’essaierai de savoir quand elle est là, non pour faire une fixation, mais parce que j’apprécie son look. A propos, qui sais si certaines danseuses sont inscrites comme modèles photos.

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Rocambolesques anniversaires au Chochotte – Août 2020

Merci pour le récit de cette journée caniculaire, fort bien narrée par Jean-Batou :

*****

Journée particulièrement trépidante que ce samedi 8 août au Chochotte, beaucoup de chose à dire !

Mais d’abord le programme du jour avec l’après-midi Morgane, Tyga, Clara et Thaïs qui a doublé le soir avec Camélia, Lupa et Diane. Et l’événement du jour était les anniversaires conjugués de Clara et Thaïs!

Morgane a ouvert le bal. A bien y repenser Morgane semble bien ne pas vouloir trop s’enfermer dans des numéros trop directifs et préfère laisser parler sa nature débordante de jovialité à l’image de son bientôt fameux numéro de Cléopâtre déjà évoqué par Mad Dog où elle joue de l’autodérision en reine d’Egypte impatiente, autoritaire et surtout maladroite. Elle semble toujours rechercher le grain de sable qui va faire partir le numéro en vrille ! Mais les numéros de Morgane ne limitent pas à cela. Elle a de multiples talents et quand il s’agit d’effectuer avec grâce une danse du ventre ou un ballet, Morgane répond bien présente même si l’aide d’une chevillière est nécessaire pour soutenir des tendons douloureux suite à une chute. Dans son attitude volontaire, sa capacité de travail et sa folie douce, Morgane me ravive de plus en plus le souvenir de Nina ce qui venant de moi est un beau compliment.

Elle était suivie de Tyga, l’explosive tigresse jamaïcaine du Chochotte! Elle a encore fait honneur à son pseudo en étant toujours aussi débordante d’énergie et dotée d’une langue bientôt aussi affutée que celle de Clara. J’ai beaucoup aimé son nouveau numéro autour de Lady Gaga avec Bad Romance et Alejandro. L’univers empowering et excentrique de Lady Gaga est parfaitement raccord avec le mordant de Tyga. En parlant de mordant, Tyga a fait un duo SM particulièrement amusant avec Morgane réprimant avec vigueur les accès de mordant de la tigresse sur un de nos chers amis habitués hilare (il se reconnaîtra) qui l’avait gentiment taquiné juste avant sur la température de ses fesses!

Puis place à Clara qui a encore peaufiné son nouveau numéro de boudoir boudeur autour de Vendredi Sur Mer en précisant sa thématique sur l’incertitude amoureuse qui peut mener à la séparation du genre « Je suis perdu, on fait une pause. » ou « Suis moi, je te fuis. Fuis moi, je te suis. » le tout mis en musique avec Chewing-Gum , Je t’aime trop tôt et Encore. Superbe numéro!

Elle nous a aussi offert le retour de son fameux numéro de shibari dans une version revue et corrigée. J’adore ce numéro et ça a été un réel plaisir de le revoir. A la fin du numéro, elle a glissé un mot à l’oreille d’Antonio et moi-même (les 2 habitués présents en salle sur le moment) nous invitant à la rejoindre en haut pour partager une coupe de champagne en sa compagnie. L’occasion de lui souhaiter bon anniversaire par avance. Nous avons tout de même dû faire vite car Thaïs tenait à ce que nous soyons présent pour qu’elle nous présente son nouveau numéro. (Par avance désolé Thaïs, tu le comprendras sans doute car il s’est passé beaucoup de choses mais malgré le fait que j’aie beaucoup apprécié ton nouveau numéro, les détails m’ont pour le moment échappé). Je me souviens surtout l’avoir vu descendre en trench coat beige très ajusté qui servait d’écrin à une très belle lingerie noire.

Et comme j’évoque Thaïs parlons des duos de nos deux danseuses à l’honneur ce jour. Elles nous ont gratifié d’une version revisitée de circonstance du duo de la maîtresse et la soubrette avec Thaïs en Louisette chapardeuse qui a piqué la toilette de sa patronne pour être la plus belle pour son anniversaire ! Clara en maîtresse lui demande son âge et Thaïs lui répond avec aplomb « 18 ans ». Clara qui s’étrangle, la salle dans l’hilarité générale ! Clara ne va cesser de la taquiner là dessus de toute l’après-midi.

Leur second duo sera interrompu par Chély et Salomé qui descendent avec cadeaux, Champomy et une part de gâteau fêter l’anniversaire de Clara en compagnie du public. Le plus gros paquet cadeau était celui de Thaïs mais, taquine comme elle l’est, il s’avérera que c’était le paquet d’un paquet d’un paquet qui finira tout de même par révéler 2 beaux recueils de poésie française. Leur dégustation du gâteau et du Champomy se fera sur le corps de l’une et l’autre.

Journée très riche en émotions pour Thaïs mais malheureusement pour elle, pas toutes des plus heureuses. De gros ascenseurs émotionnels pour notre star du Chochotte qui a vu sa journée pourtant si bien commencée gâchée par un petit salopard qui a franchement manqué de correction et je reste poli. Du respect de l’anonymat et du droit à l’image, tandis que dans la même journée moi même je prenais soin de lui demander son assentiment pour exploiter une photo d’elle déjà publique mais qui respecte son anonymat pour l’habillage du serveur Discord, attention qui m’a valu de chaleureux remerciements de sa part, un petit salopard donc s’est fait prendre la main dans le sac par un habitué vigilant (merci à lui) en train de filmer en douce les danseuses et Thaïs ainsi que Diane auraient été filmées ainsi. Il a averti Julien à la régie le soir a mis le fautif dehors et j’espère qu’il a pu le contraindre à supprimer les prises de vue. Cela fout doublement les boules de savoir que c’est lui qui a été désigné précédemment pour incarner le psy dans le fameux numéro de Thaïs. Quelle ingratitude !

En consolation, Thaïs a reçu à son tour les honneurs en fêtant son anniversaire devant une salle comble où elle a été inondée d’une salve d’applaudissements des plus nourries. Mais les mauvais moments à passer ne se sont pas arrêté là pour elle. Un autre jeune homme qui accompagnait celui qui a été éjecté avait suivi son pote puis il est revenu. En soit, il n’avait rien à se reprocher mais bon… Quand tu amènes un pote en soirée et qu’il fout la merde, même si toi-même tu n’as rien à te reprocher, les conneries de ton potes viennent écorner ton image donc euh… Bref ! Tu te fais discret parce que c’est chaud pour ton petit cul ! Donc il est revenu au moment où Thaïs descendait faire son numéro en haut de forme et queue de pie sur des morceaux de Papooz Ann Wants To Dance, Theatrical State Of Mind et You And I .

Notre jeune homme en sursis s’était assis sur la banquette avant droite en laissant son gros sac dans le passage de l’allée centrale. Ce fut l’occasion rêvée pour une Thaïs encore amère du malheureux évènement précédent de passer ses nerfs en dégageant le sac du passage d’un coup de pied sec. J’ai moi-même fait comme s’il ne s’était rien passé car sa colère était légitime et si j’avais été à la place du gars j’aurais ravalé ma fierté et enduré la brimade sans broncher. Ce n’a pas été son cas et il a reproché à Thaïs son geste en fin de numéro. Là dessus, Thaïs lui a montré ses crocs. Elle n’a décidément pas de difficulté à se faire respecter. Il est parti juste derrière.

Pour finir la folle journée de Thaïs, un jeune couple était présent et mademoiselle brûlait d’envie de profiter pleinement du spectacle. Thaïs a su repérer son appétence et l’invite donc à la rejoindre sur scène. L’engouement de mademoiselle a largement dépassé ses espérances, arrivant même à la décontenancer par moments. Bref ! Notre spectatrice s’est très rapidement retrouvée complètement nue et avide d’étreintes endiablées. Le spectacle n’a visiblement pas plu à son homme qui a quitté la salle durant le numéro pour ne jamais revenir de la soirée. Décidément folle journée pour Thaïs qui en a vu de toutes les couleurs.

Grosse, grosse découverte en la personne de Camélia ! Grande et fine. La magnifique et magnétique métisse à la peau claire est tout aussi exubérante et décomplexée que sa superbe coupe afro naturelle complètement assumée. Camélia est débordante d’énergie et arbore en permanence un sourire particulièrement rafraichissant et communicatif. Sur ce point, elle entre de suite en concurrence avec Tyga ! Camélia est funky jusqu’au bout des ongles. Elle a tout de suite posé sa marque en débarquant en vaillante vahiné chantant avec conviction sur des airs traditionnels polynésiens puis dansant sur des airs de Hula endiablés. Je ne sais pas si elle est réellement originaire des îles polynésiennes mais elle est en tout cas très convaincante dans ce rôle ! J’ai aussi beaucoup apprécié son numéro music hall où elle reprend à son compte la chanson emblématique de Roxie Hart dans Chicago, The Name On Everyone’s Lips, ainsi qu’une reprise vintage et jazzy de Oops !… I Did It Again par, le groupe Post Modern Jukebox.

Puis Lupa nous a à nouveau embarqué dans ses voyages existentiels et ses explorations des bleus de l’âme. Elle a expérimenté avec nous les premiers balbutiements d’un numéro ambitieux sur les questionnements de Hamlet sur le bien fondé d’une existence de souffrances illuminé de guirlandes électriques et rythmés par la frénésie d’Hysteria de Muse et la mélancolie de Everything Is In The Right Place de Radiohead.

Enfin Diane nous a encore émerveillé avec son numéro ondin accompagné de Vagues de La Femme. Par ces temps de canicule, ce numéro a été rafraîchissant dans tous les sens du termes. Les longs plis de sa longue robe personnifiant l’écume des vagues virevoltant parmi l’assistance avaient l’effet d’un énorme ventilateur pour la salle comble et suffocante de chaleur. Au delà de cette constatation, je fais un aparté dans l’espérance que Diane lise ces lignes: « Dis moi, au milieu du numéro tu as jeté ta robe sur ma tête puis collé ton front sur le mien puis tu t’es retiré ainsi en tendant les bras vers moi. D’en dessous, c’était du plus bel effet. On aurait crû que tu étais happée dans les rouleaux d’une énorme vague. Si l’effet était recherché, chapeau ! Du grand art ! Si c’était fortuit, gardes ce geste, il est magnifique !« . Sacrée journée !

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Une clown au Chochotte : Morgane – Cléopâtre

La jeune Morgane – anciennement Clara au Show Girl – a composé de nouveaux numéros lors de sa venue au Chochotte. Il fallait être au niveau du nouvel environnement, des spectacles, et Morgane a bien travaillé ! Ce qui différencie Morgane des autres danseuses, selon moi, tient en un mot : La Variété. « La Plage » par exemple est un numéro « hot » dans lequel Morgane se fait passer de la crème, masser, arroser d’eau par les spectateurs. C’est érotiquement simple et très efficace. « Le Lac des Cygnes » est une véritable réussite dansée et artistique, une excellente composition, une démonstration. « Cléopâtre » quant à lui est comment dire…du grand n’importe quoi ! A mourir de rire ! Car, que Morgane le veuille ou non elle est un clown en puissance, digne d’un Peter Sellers dans le film « The Party »…

Il faut la voir descendre dans la salle, son visage juvénile ravi comme celui d’une petite écolière présentant son spectacle de fin d’année, avec le joli déguisement qui va bien, une longue robe-tunique bleue et or, la coiffe de pharaonne censée symboliser les rayons du soleil, un chandelier dans une main, un fouet plutôt qu’un sceptre dans l’autre, on se demande pour quoi faire.  Morgane pose le chandelier avec les trois bougies allumées devant la « place du roi » puis commence à onduler sur des airs orientaux. Jusque là tout va bien.

Mais là ou on commence à rigoler, c’est quand sa coiffe rebique en arrière et ressemble maintenant à celle d’une tenue traditionnelle bretonne, d’une Bécassine par exemple beaucoup plus qu’à celle de Cléopâtre. On ne serait pas surpris d’entendre du biniou, les airs de musique Celtique d’Alan Stivell et quand Morgane commence à voir la salle hilare, elle est contente, puis en véritable boute-en-train met les bouchées doubles pour contenter son public et… tout « part en live ».

Elle monte dans les rangs spectateur, court, et la traîne de sa robe vole au dessus des bougies enflammées; on se dit que tout ça va se terminer en fest-noz avec saucisses grillées et chouchen, que le Chochotte ferait bien de prévoir un extincteur dans la salle…

Le public rigole de bon coeur et Neferkiki se déchaîne. Elle a trop chaud, c’est la canicule (qui je le rappelle étymologiquement dérive de canicula signifiant « petite chienne »), elle est excitée, se dénude, fait asseoir un client hilare sur scène, pose sa croupe en sueur sur lui, demande à un autre de prendre le chandelier pour lui répandre la cire brûlante sur ses jeunes seins, son dos, ses fesses charnues (quel corps de folie !) , et la cire coule abondamment, éclabousse sa peau et se fige en giclures luisantes qui évoquent plus la scène finale d’un gang bang que la fin d’une malheureuse Cléopâtre.

Morgane tend le fouet, elle veut qu’on la punisse, on ne sait pas de quoi vraiment mais on y va de bon cœur et les croûtes de cire séchée se décollent, voltigent, Morgane surjoue les gémissements, on dirait une doublure de film porno des années 80, elle se caresse, se malaxe et connaissant Clara-Morgane qui a tendance à « se lâcher » pour de bon on a peur pour les décors néo-bourgeois de la rive gauche, le tapis, le pantalon du Client assis dessous mais non, Clara est devenue Morgane, elle se retient, pas de crue du Nil au programme, l’honneur est sauf !   

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Du bon Chochotte – début Août 2020

La salle était bien remplie en ce début d’août, et c’était rassurant en ces temps de sinistrose de constater cet élan, juste récompense pour Salomé, Cindy et les danseuses qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour satisfaire la clientèle.

Un petit climatiseur installé sous l’escalier a permis de maintenir une agréable fraîcheur.

Un agréable commencement avec CHELY dont il faut rappeler les superbes proportions, le rapport taille-hanche proche de la perfection, celui du nombre d’or (et pour le cahier de vacance estival j’en rappelle le ratio (a+b/a = a/b)), les passages sur Dalida, les airs ensoleillés, le regard qui tue…

Et puis des moments Whaouu !

Tout d’abord la surprise… Une ravissante jeune femme aux cheveux châtains mi-long descend l’escalier. « Je me dis : tiens une des nouvelles ! »  car la période actuelle est sujette à changements. Je regarde le visage, l’air de madone italienne, les formes féminines pleines, généreuses, et puis ces longs sourcils noirs, élégants, bien dessinés, ce sourire… Et je n’ai pas besoin de reconnaître les tatouages très originaux pour penser « Mimi !». 

Mimi (devenue Gala) était l’une de mes danseuses préférée en 2018, j’en avais tracé le portrait ici : https://maddog.cafe/2020/07/31/mimi-chochotte-2018/ . Elle est revenue avec des numéros originaux, décalés comme j’aime, aucune reprise de « l’époque passée », et je réitère ce que je disais déjà, « Mimi/Gala est une artiste », elle compose des numéros originaux, ne copie rien, surprend. Elle est toujours aussi sympa, câline, adore être sur scène et communique son enthousiasme et… je dois le confesser, elle me plait beaucoup beaucoup…trop !, enfin à un niveau fondamental qui ne se contrôle pas 😉 . Bref, j’étais hyper content de voir Mimi réapparaître sous le pseudo de GALA !

Je vais continuer dans les superlatifs avec LUPA que décidément j’aime aussi beaucoup. Il y a des personnes comme ça qu’on aime spontanément sans savoir pourquoi. Lupa a d’excellents solos dans lequels elle alterne vivacité et infinie douceur. C’est aussi une excellente partenaire de duo lesbien. J’ai adoré le tandem Lupa marin et Gala poupée. Érotique, bien joué, enjoué.  L’un de mes « amis internaute » était présent dans la salle cet après-midi là et les paroles de Sébastien Tellier « Je rêve de caresses en été » devraient lui rappeler un très bon moment : Lupa assise nue sur lui, leurs mains se mêlant en une tendre chorégraphie, voletant comme des papillons amoureux sur le corps offert de la belle Lupa, « Je rêve de toi et moi la main dans la main », « je sens la chaleur de l’été si ha, si ha… ». https://www.youtube.com/watch?v=j2RP1bUy3B4.

Et puis et puis… MORGANE. Mais dans un registre totalement différent. Dans une dimension inhabituelle qui démontre – s’il fallait encore le démontrer – qu’elle n’est pas seulement une danseuse qui sait être « hot », « bonne animatrice », « généreuse » mais qu’elle peut aussi produire des spectacles d’excellente qualité, dignes de ce qui se fait de mieux au Théâtre Chochotte. Sur une variation originale du « lac des cygnes » Morgane a démontré – en restant concentrée plus de la moitié du spectacle 😉 – ses talents de danseuse classique, de mise en scène, d’interprète. Et quand de si bons numéros sont accompagnés par les bons éclairages au bon moment (bravo à Salomé pour la régie !) , par une musique de bonne qualité sonore, par des costumes qui magnifient le corps de la danseuse –  voile blanc, long boa de plumes blanches, petite couronne de fleurs colorées autour du chignon -, le tableau est parfait et on passe dans une autre dimension : celle de l’Art.  

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Mimi (Chochotte 2018)

Et Scoop avant tout : Mimi serait revenue au Chochotte ce 4 Aout 2020 sous le pseudo de ❤ GALA ❤ . Quelle chance !

MIMI était une très jolie blonde aux cheveux mi-longs avec un très beau visage souriant et d’élégants sourcils noirs bien dessinés. Elle avait quelque chose d’une blonde italienne au bassin très méditerranéen, d’une Kate Winslet fascinée par les eighties, le grand Ouest USA, émigrante qui aurait décidée d’épouser jusque sur sa chair les codes de sa passion.

Mimi aimait être sur scène, elle y prenait un plaisir manifeste. Moins dans la « chochotterie » séductrice que les professionnelles du lieu, comme si elle avait oublié l’aspect commercial de la chasse au profit de son propre plaisir, et par contagion du notre, elle était absolument nature et c’était extrêmement agréable. On s’amusait beaucoup pendant ses shows.

Mimi était une artiste très originale qui se renouvelait souvent et était capable d’enchaîner des numéros dans des styles très différents :

Mimi féline ❤ dans le studio 54 : Incroyable Mimi dans une combinaison de panthère qui lui moule parfaitement le corps, elle arbore de lourds bijoux dont un collier présentant un visage félin argenté et ondule avec grâce dans la salle sur la musique de Fashion Pack d’Amanda Lear https://www.youtube.com/watch?v=MJHFVfkRIdM qu’elle chante en play-back.

You wanna see those crazy people
Hastling at the door to get into Studio 54.
Well, I was in and everybody was « travolting »

Et l’ivresse des premiers instants se poursuit : elle se dénude progressivement, laissant apparaitre son corps généreux à la peau très claire réchauffée par le rouge des jeux de lumière. Ses tatouages sont très originaux. C’est une composition qui mixe le rock, la SF et l’Amérique. Que Mimi a fait sienne. Elle passe près de chacun des spectateurs, s’assied parfois sur l’un d’eux, se fait plus câline que féline, passe le bout d’un de ses petits seins près d’un visage…

Mimi rockeuse : Mimi danse dans la salle habillée par une lumière bleue et rouge et ses tatouages rock sur Blue System and my bed is too big without you https://www.youtube.com/watch?​v=pDzZj3-7-r4


My bed is too big
Too big without you
Baby I wanna have your body
Come gimme what you’ve got

Mimi Macho : En costume d’homme et borsalino elle joue la fière macho un brin mafieuse sur Ma Quale Idea de Pino d’Angiohttps://www.youtube.com/watch?​​v=gZmBZnLOvC8.

Mimi l’italienne : Pour ceux qui comme moi aiment les physiques d’actrice érotiques italienne des années 80… Mama mia quelle beauté ! La grande bellezza !
Etienne Daho – Weekend à Rome : https://www.youtube.com/watch?​​v=Ft2U58G5Szw
Stefania Rotolo – Cocktail d’Amore : https://www.youtube.com/watch?​​v=SJ-O_BssSnM

Mimi Zarbi en Latex : Nue, enfile des gants noirs en latex, sort un pot de miel liquide, s’en verse sur le corps, sur le ventre… Très bas sur son ventre généreux – charmante honey -. Ses doigts gantées s’imprègnent du miel, elle se caresse, les lèche… On aimerait participer à ces douceurs sucrées !

Mimi Belle Mère dans le duo « La Mariée » : Mimi est incroyable en bourgeoise NAP (Neuilly Auteuil Passy), robe très chic, chignon bien mis, accompagnant sa future brue le jour de son mariage. Elle joue à merveille, ses répliques sont tordantes, c’est une révélation, Mimi désinhibée a de l’esprit ! Et quand Mimi la belle-mère se déshabille et laisse apparaître ses tatouages pour le moins décalés pour une bourgeoise de Neuilly on est absolument mort de rire . Jusqu’à ce que les corps des belles se mélangent, se goûtent, se bouffent…

Et je confesse ici que j’adorais le corps de Mimi plus que tout autre au CH durant la période 2018. Elle m’excitait naturellement ! Ou alors c’était sa bonne humeur et cet aspect à la fois nature et décalé qui me plaisaient.

Autres musiques – Rita Mitsouko
Eleganto – https://www.youtube.com/watch?​​v=DBuQ6eFdARY
Sacha – https://www.youtube.com/watch?​​v=F-tFxqCEe6s
Chanson d’amour – https://www.youtube.com/watch?​​v=SOQvVRcapzU

J’étais vraiment fan de son physique, de son originalité, de sa gentillesse et de son côté nature. ❤ I was really hooked by you Blondie !

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Esmeralda (Théâtre Chochotte)

Esmeralda est belle, certainement l’une des plus belles jeunes femmes du théâtre Chochotte. Brune (mais récemment teinte en blonde sur un dégradé de noir) avec un magnifique visage et des yeux noisettes pétillants. Un corps superbe, ambré, avec des formes pleines, si féminines qu’elles pourraient facilement rendre chèvre les quelques Quasimodos – dont votre très humble scripteur – qui hantent ce petit théâtre de la Rue Saint-André des Arts. Mais le pseudonyme de Shéhérazade lui siérait bien mieux tant la belle joue sur le registre de la séduction orientaliste, en un rapport de force de séduction soft, fait de regards enfiévrés ou dérobés, de poses lascives, de douceur calculée, et, quand elle pose son bassin très méditerranéen sur le nôtre, on sent rapidement les chaleurs métissées du Mahgreb et du Makrech nous chauffer intensément, le coup de Sirocco venir !

Depuis les premières fois que je l’ai vue, il y a environ dix huit mois, les numéros d’Esméralda se sont considérablement améliorés, mais j’ai surtout été surpris ces derniers temps de découvrir qu’Esméralda avait un joli sens de la répartie, taquin.

*****

Texte de ma découverte d’Esméralda début 2019:

Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé de vous rendre dans l’un de nos théâtres préférés dans un état « stone ». C’est-à-dire complètement déphasé, fatigué, peut-être abruti par une nuit blanche, des substances ou autre. C’est ce que j’ai vécu récemment après avoir fait plus de vingt heures de voyage sans dormir dont seize heures en vol. Un jetlag de six heures et un choc thermique – avec un delta de 30 degrés.

Je me suis rendu comme ça au Chochotte juste avant le final de 18h30. Le théâtre était bondé, rançon du succès, bravo Mademoiselle (il faut quand même le dire) entre quinze et vingt spectateurs serrés comme des sardines dans les rangs, des étrangers obèses, des couples nombreux, des sièges d’appoints, des salons où les clients font la queue (au point que certaines danseuses doublent « à la suite » de leur numéro) etc…Succès commercial mais « bof » pour les ambiances cosy.

Comme j’étais naze, je me suis mis dans un coin, pour « voir » sans être sollicité. Dans cet état second j’ai légèrement somnolé (mais ça passait aussi le temps) car absolument incapable d’être excité…

Je voyage souvent et bosse quand même beaucoup, j’ai mes trucs pour tenir le « choc ». Sexe évidemment (on ne vantera jamais assez les bienfaits énergétiques du désir sexuel), micro-siestes, mais surtout méditation – l’avantage étant qu’on peut la pratiquer partout et à tout moment… Une petite séance de 20 minutes de méditation Vipassana (scanning corporel du haut de la tête au bas du corps, puis inversement) me rebooste pour quelques heures. Constatant que j’allais piquer du nez et bien planqué dans l’anonymat du « nombre » je me suis dit allons-y ! Je peux méditer les yeux ouverts. J’imagine que je ressemble alors, vue ma tenue (pull et pantalon bleu marine) , mon âge cheveux raz gris, à une sorte d’officier de marine en perm mal rasé, de retour de « campagne ». Pas très net ni engageant, yeux dans le vague et l’air fatigué on me fout la paix.

Du coup, en l’absence de sollicitations, je n’ai vraiment pas fait attention à qui passait ce soir là où du moins je n’en ai gardé aucun souvenir digne d’être noté mis à part la fraîcheur enchanteresse de Lilly. Sa jeunesse et sa spontanéité naturelle sont encore loin du « professionnalisme » des avions de chasse. C’est une merveille de jouvence. Sa nouvelle coiffure lui va à ravir : cheveux lissés et queue de cheval, elle est plus sexy (terminé la touffe afro d’intellectuelle « ethnique », en ces lieux de business impitoyables il faut choisir : séduire où partir). La jeunesse contagieuse de Lilly est une bénédiction !

Quelques temps plus tard, alors que je songe à une injection massive de caféine, dans un état oscillant entre la torpeur méditative et le « lost in translation », j’entends la musique de « la jeune fille et la mort ». Bâillements again. Jusqu’à ce moment : Esmeralda – Quel corps ! non mais quel corps de OUF !!! – s’assied sur moi bien fermement et se penche pour caresser sa partenaire allongée sur le muret. J’ai vu plongeante sur la croupe chaude et dorée d’Esmeralda qui m’enserre et je pose mes mains sur ses hanches douces tandis qu’elle ajuste malicieusement son assise. Je caresse son dos en sueur. Quelle beauté ! Et là se produit le miracle, ce que tous les yogis attendent : l’illumination, l’ouverture des chakras et compagnie… Une puissante remontée de Kundalini parcours mon échine, illumine ma colonne vertébrale, éveille tout mon corps parfaite présence de « l’ici et maintenant ». Esmeralda a fait jaillir l’énergie ! Merci à toi Belle Esmeralda, sans le savoir tu as sauvé ma soirée et reboosté ma libido !

Et petit poème écrit alors pour la Belle :

Sous l’habit de la nudité,
il suffit parfois d’un sourire,
d’un regard étonné,

pour se trouver.

Tu m’invites
et m’enlaces, tout en retenue,
Dans ce slow,
Et boum !

Mes mains sur tes hanches
pleines et dorées,
le sirocco de ta peau.
Ton sud me chauffe.

Pupilles dilatées,
sous la pluie de tes cheveux noirs,
connivence ébauchée,
à la commissure des lèvres…

Ces quelques mots,
comme mes pas dans les tiens,
incertains,
qui cherchent à te dire,

« Tu me plais ».

NB/ J’ai beaucoup aimé quand un jour tu m’as dit, lisant cela « faut qu’on parle » 😉 Je ne sais pas où tu as disparu mais si je l’apprends j irai te voir… « Faut qu’on cause » 😉 , alors si tu lis ce message Esmeralda, écris moi à : tonimaddog5@gmail.com 😉