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Retours sur l’année 2020 au Chochotte

Entre mi 2019 et début 2020 je fréquentais exclusivement le Show Girl. J’évitais le Chochotte, considérant que je n’y étais plus le bienvenu. Certains de mes écrits avaient déplu, on me l’avait dit en me croisant Rue Saint André des Arts, et vexé j’avais décidé que puisqu’il en était ainsi je n’écrirai plus une ligne sur ce théâtre. Ce que j’ai fait. Privé de 1000 vues par jour sur le forum de Doctissimo et des 300 sur mon Blog… quand on est fier on ne se refait pas et quand on s’appelle Mad Dog il est attendu qu’on soit non seulement fou – et donc incontrôlable dans ses écrits – mais aussi carrément chien dans son comportement.

Au printemps 2020, en plein dans la crise sanitaire et après 9 mois de fête ininterrompue rive droite j’ai appris que le Show Girl fermait définitivement. Ça a été le gros coup de déprime. Mais heureusement, plusieurs projets alternatifs émergeaient des ruines fumantes du 5 rue des Halles. Dont le Sweet Paradise. Tout n’était donc pas perdu !

Quand à l’été 2020 j’ai appris que Cindy et Clara devenue Morgane rejoignaient le Chochotte, ça a été la surprise la plus totale, la donne changeait, bousculait mes résolutions. Après un exil d’un an j’ai donc effectué une première visite, à reculons. L’envie de revoir Cindy et Morgane que j’appréciais beaucoup et le plaisir éprouvé lors de la redécouverte du lieu m’ont ensuite retenus.

Je ne parlerai dans ce qui suit que de ce qui m’a le plus marqué durant ce « retour » de quelques mois, entre Août et Octobre.

J’ai d’abord été bluffé par la déco. Le bazar orientaliste et kitsch – trop surchargé à mon goût – n’avait gardé que le meilleur des tentures, voilages, couleurs, mobilier. Une cohérence et une harmonie de tons se degageaient du caveau. Même l’équipement était au top ! En une douzaine d’années je n’avais jamais vu cela, et ce « cela » je l’ai appris par la suite était imputable pour une bonne part à Salomé – jolie petite blonde omniprésente dans l’organisation du théâtre, tête pensante avec beaucoup de goût. Première bonne surprise.

Puis j’ai recroisé des visages connus et déjà appréciés : Notamment Lupa, Diane et Esmeralda… Ce n’était pas vraiment du « déjà-vu » car elles avaient étonnamment bien évolué.

Esmeralda que j’aimais pour ses formes m’étonnait avec de meilleurs numéros, une répartie au tac au tac et de l’humour que je ne lui connaissais pas.

Lupa était toujours garçonne mais s’était affirmée dans le registre intello – mariant Phèdre et le hard rock, la tendresse et la fragilité « je rêve de caresse en été »…  

Ma plus grande surprise venait de Diane. Dans le soleil de ses longues boucles blondes et le ciel de ses yeux bleus je trouvais une énergie nouvelle. Ses numéros variés, facettes discos des années 80, fraîche fleur bleue de blanc vêtue, m’emportaient. Ses progrès étaient étonnant.

Morgane voulait être à la hauteur de la nouvelle « maison ». Elle avait mis les bouchées doubles sur les costumes et les répétitions. Une palanquée de nouveautés s’offrait aux spectateurs : Plage, Cléopâtre, Danse du Cygne, se terminant invariablement par un buffet à volonté. Les spectateurs étaient conviés à la rejoindre sur scène, l’entouraient de leurs ardeurs, mais les mains étaient moins conviées à la palpation qu’au Show Girl. Elle jetait des coup d’œil inquiets à la caméra, l’humour compensait ce delta.

Ce jour de « grand pardon » et les semaines qui s’ensuivirent je découvrais des « nouvelles » qui me laissaient forte impression. Une dream team qui assurerait ma fidélité au lieu : Alma, les jumelles Cassia et Dahlia, Nyx et surtout Gala

Alma, chinoise high school à l’anglais parfait et au français en devenir, sourire enjoué regard meurtrière était intrigante. Une belle jeune femme aux formes rebondies qui infirmaient la platitude attendue de « la chinoise ». Surtout un véritable plaisir à être sur scène, à jouer avec les clients dans une coquinerie participative et un plaisir non dissimulé. Sa voix engageante, à elle seule, était susceptible de me provoquer l’afflux sanguin…

Cassia et Dahlia, jumelles brunes d’origine algérienne aux corps parfaits. Des monozygotes que seules les différences comportementales permettent d’identifier. Dahlia la douce, Cassia la fougueuse. Elles semblent sorties droit d’un film de David Cronenberg. Un parfum de mystère et de fausse-semblance, une aura sulfureuse les entoure – on devine que la mécanique masculine n’a plus de secret pour elles –. Je fantasme sur un salon à trois où leurs langues et leurs quatre mains viendraient à bout de mes réserves 😉 .

Nyx. J’avais écrit inspiré « une fausse Barbie qui en a sous le capot ». Joli visage, cascade de boucles blondes façon poupée, croupe au profilé de dingue, mieux que feu ma Carrera. Pas mal… Mais rien par rapport à la créativité, l’originalité des numéros pensés – dans une maturité réflexive – qu’elle interprète dans une tension artistique hyper sensible. Elle se donne, se met en jeu. Je la place d’emblée dans mon Top du top Chochotte, inscrit un salon à ma To-Do-List…

En 2018 j’étais fan de Mimi jolie danseuse très tatouée, plantureuse et teinte en blonde. Un bassin méditerranéen. Elle était parmi les plus originales, variant les genres – italo, américains red neck, underground bizarroïde etc. Quand à l’automne 2020 elle est revenue sous le pseudo de Gala j’étais enchanté. Elle avait changé de look, arborait une nouvelle coiffure avec de longues boucles châtains, un tatouage supplémentaire dans le dos. Toujours aussi créative et sympa, montrant un plaisir sans réserve, presqu’enfantin, à être sur scène. J’ai été à nouveau conquis par son exubérance fellinienne, sa sublime croupe et ses lourdes breloques. Elle me fait penser aux actrices qui jouent dans les films de Paolo Sorrentino, ces grandes Belleza à la nature généreuse et excentriques dont la tendance à la fête n’enlève rien à la profondeur sensible.  Elle est mon plus gros coup de cœur de l’année 2020 au Chochotte. ❤

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Morgane Déconfinée

Ce qui est plaisant avec Morgane c’est que quel que soit le spectacle qu’elle donne, il y a un cocktail improbable de surprise, de rire et de sexe. Surprise car Morgane ne fait jamais deux passages identiques tant la part de l’improvisation et de l’adaptation au public est importante. Rire, car Morgane est une véritable boute-en-train et que percevant le moindre signe d’hilarité dans la salle elle mettra les bouchées doubles pour déclencher une franche poilade. Sexe enfin, car l’érotisme est pour Morgane une notion aussi abstraite que les idées platoniciennes, pouvant durer tout au plus quelques secondes, moins qu’il n’en faut en tout cas pour se retrouver à poil, mouillée gode en main, avide de mains désireuses, reproduisant une bande son digne des meilleurs pornos des années 80.

Et le truc qui tue avec Morgane : elle est exhibitionniste et veut faire plaisir !

La salle est sombre. Le projecteur au-dessus de la place du Roi diffuse des formes d’arbres sur les murs. Une forêt. Dans la pénombre, Morgane, grande cape rouge avec capuche sur la tête, descend les marches sur la musique de Pierre et le Loup de Prokofiev. Au coude, elle tient un panier en osier d’où dépasse une baguette et l’on devine que doit s’y loger un petit pot de beurre. Morgane gambade dans le crépuscule, portée par la légèreté de ses chaussons de danse blancs, virevolte, s’envole, fait des pointes avec grâce et maîtrise. Les minutes passent vite, trop vite, dans cet enchantement.

La salle applaudit.

Morgane se dirige vers un habitué manifestement complice. Elle sort de son panier un masque de Loup, le lui place sur le visage et l’entraine sur scène debout dos à la barre. Sur Lullaby de Cure  elle se débarrasse de sa lourde cape rouge et dévoile un body de lingerie en dentelle noire très échancré. Ensorceleuse et douce, telle une arachnide tissant toile de ses caresses, Morgane transforme notre loup en docile labrador remuant de la queue. Le piquet de tente tendant la toile témoigne du charme opéré…

Morgane a fait jusque là du « bon Chochotte », conforme en tout point aux attendus et à l’étiquette du lieu. Néanmoins, à la vue de cette si bonne élève, comme assagie, je m’inquiète. Me dis même « J’espère qu’elle n’est pas malade…» imaginant le pire, un stress post-traumatique lié au confinement, une dépression larvée…

Mais non heureusement…

Pour mieux comprendre ce qui suit, il me faut – comme dans les ouvrages les plus difficiles d’accès – donner quelques clefs à mon lectorat, narrer le parcours de la Belle, sa culture très éclectique, mélange de littérature et de contes enfantins, une appètence pour les histoires fantastiques, les séries télévisuelles mais aussi les films X a tendance gonzo. Rajoutons à cela un parcours accadémique de quatre années (sous le pseudonyme de Clara) dans un légendaire théâtre érotique de la Rive Droite, avant de rejoindre l’Opéra Chochotte en tant que Morgane, en une synthèse artistique digne des performances de l’actrice Clara-Morgane

Et donc, quand Morgane tout sourire se débarrasse de son body noir pour se retrouver totalement nue, fait signe aux sept spectateurs assis dans les gradins de vite la rejoindre, de l’entourer tandis qu’elle retire de son panier ce qui dans une illusion première m’était apparu comme une flute de pain rainurée et l’enduit à l’aide du petit pot de beurre, je suis rassuré !

Il faut imaginer la suite… Morgane faisant la démonstration de ses savoirs en un étonnant remix de références classiques, de clins d’yeux appuyés aux œuvres artistiques qui l’ont nourries, « L’appel de La Fourrée », « Ca glisse au pays des Merveilles », « Da Vinci Gode », « Blanche Fesse et les Sept Mains »…  Et je dois confesser qu’à la vue des plongées et contre-plongées frénétiques, mouvements de lustration de la Belle, ma pression interne était telle que cela m’a évoqué le « Gland Bleu »…

Les râles et halètements de Morgane syncopés par une lumière rouge stroboscopique et la musique Sex Alarm ont induit une transe collective digne des fraternelles communions de feu le Show Girl – la « petite » au passage a, telle une possédée, éructé de sacrées cochonneries – mais, alors que cambrée fesses en l’air elle semblait sur le point de commettre un remake de « Total Rectal« , elle a regardé vers la caméra et a dû se rappeler que de là-haut on la regardait, qu’il fallait «bien se tenir » dans cet élégant théâtre, éviter d’abimer les décors (qui sont les plus beaux qu’ai jamais connu le Chochotte !) dans un épanchement digne des Fables de la Femme Fontaine

Nota : ceci est une fiction.

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Chaud Chotte Fictions – The Sisters

Nos superbes monozygotes Cassia & Dhalia ont fait ce soir un numéro d’anthologie. Pas seulement artistique et hot, mais aussi superbement pensé, quasi métaphysique. Au Chochotte on sait adjoindre le cul à la culture et les sens au Sens.

Un cadre, haut et large comme une porte à doubles battants avait été au préalable installé au milieu de la salle, perpendiculairement aux rangs des spectateurs.

Profitant de la pénombre, les jumelles se sont placées de chaque côté du cadre, vêtues pareillement. Absolument identiques ! Et bien que leur ressemblance soit telle que certains habitués les confondent encore, elles ont fait un effort pour apparaître comme de parfaites répliques, telles les « Faux Semblants » de David Cronenberg.

Sur la musique de Christophe Wilhem – Double Je – , les soeurs ont dansé face à face, dans une synchronicité de mouvements, mais inversés, telles de parfait reflets dans une glace. Leurs pas, mimiques, sourires, étaient en tout point synchrones, neurones miroirs.

La salle a été plongée un court instant dans le noir.  Lorsque la lumière est revenue, l’une était diablesse – body rouge, cornes et longue queue fourchue -, l’autre ange – blanche colombe en tutu de tulle et ailes cotonneuses. La musique a rappelé aux plus anciens de bons souvenirs – Ange ou Démon de Robert.

Dans une parfaite symétrie nos doubles « Je » ont parcouru la salle en commençant par les extrémités. Cassia (je crois) la diablesse était très hot et dominatrice, Dahlia marquise des anges, câline et douce. Quand Cassia m’a pincé les tétons en me fixant droit dans les yeux puis a discrétement vérifié son effet, j’ai halluciné… Les spectateurs suivants n’ont pas été en reste, stimulés par les attentions appuyées des habiles performeuses qui disposent de plus d’un tour dans leurs paniers.

Le point de jonction de leurs approches miroir c’était le Roi, où plutôt le Christ de la Parousie – celui revenu pour le jugement dernier si j’en crois la symbolique respectée par nos charmantes têtes pensantes puisqu’à sa gauche se trouvaient les damnés (dont je faisais bien sûr partie), à sa droite les élus ennivrés du jardin des délices de Dahlia.

En entendant le cover de la chanson « Je veux te baiser » de Ozedenne  remixé à la sauce Sisters, leurs voix enregistrées par dessus la musique, ce « On veut te baiser » je me suis dit « oh non c’est pas possible ! ». Elles ont dû bien s’amuser en apposant leurs propres paroles salaces.

Et notre Christ du milieu, belle cinquantaine costume beige et cravate bleue, hilare au début, s’est vu crucifié par les deux succubes, chacune chevauchant cuisse, frottant à cru son entrejambe culotté, déboutonnant de concert le haut et le bas… Christ cloué par les caresses appuyées de quatre mains et les agacements des ongles vernis. Il portait sur la fin les stigmates du supplicié : suçons vermillons et… plus génant pour son joli costume, le coup de lance fatal, l’épanchement poisseux de la petite mort…

Enfin, les Sisters se sont débarrassées de leurs tenues respectives, dévoilant la nudité de l’Eve primordiale, seins généreux fentes tentatrices, se sont allongées face à face, chacune sur un muret, doigtant leur plaisir, synchrones jusque dans les harmoniques de leurs souffles, le rauque de leurs voix lâchées et, pour la première fois dans l’histoire du caveau toutes les banquettes ont bénéficié d’une juste équité sensorielle : vision, toucher, dolby stéréo de gémissements femelles sur Cabaret Nocturne,  tandis que les furies malmenaient leurs figues avec barbarie.

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Une escapade de quelques heures au Chochotte (Octobre 2020)

De retour à Paris après une vadrouille méditerranéenne et alpine de plusieurs semaines je me suis immédiatement rendu au Théâtre Chochotte.

J’ai d’abord vu les « jumelles » Cassia et Dahlia que je n’avais jamais rencontrées, deux jolies brunes aux cheveux noirs leur descendant jusqu’au creux des reins. D’origine algérienne, elles sont fines, leurs corps sont parfaits et disposent de magnifiques attributs féminins 😉 .  J’avoue avoir été carrément « confusionné » par leur ressemblance durant leurs premiers tours de chauffe, me demandant qui était qui. Mais après deux passages de chacune le doute n’était plus permis : *** Correction du 20/10 *** Daliah est la plus douce, la plus enjôleuse, tandis que Cassia toute en énergie, vit les paroles de ses chansons à texte, les incarne en dansant vraiment bien. Bref d’un côté une douceur sirupeuse qui fait son effet, de l’autre la fougue et la passion… Et attention danger :  j’ai trouvé les « sisters » redoutables, elles n’ont pas froid aux yeux, et ont réchauffé les miens au point d’embuer à plusieurs reprises mes lunettes entre leurs généreuses poitrines. Bref, des « pros » de la mécanique masculine à qui il n’y a rien à expliquer en la matière et je conseille à tous les amoureux des plats épicés du Maghreb de faire un petit détour par la Rue Saint André des Arts pour exciter leurs sens !

Petite anecdote marrante dans la salle : un client n’a réalisé que tardivement qu’il y avait deux danseuses et non une seule, et a demandé à l’assistance de confirmer. J’ai répondu que oui c’était cela, de vraies jumelles,  de véritables « Monozygotes » et ajouté au regard de l’énergie dépensée par Cassia «et même l’une est Mono-Gigote ». Ca m’a fait marrer ainsi qu’un complice que je salue ici ; nous étions peu ce jour, 4 habitués du Show Girl et non des moindres, dont l’inénarrable Dominique, véritable monument du « comique de répétition » …   

Et puis j’ai vu Cersei ! Et là, maxi cri de Mad Dog au clair de lune ! Une superbe jeune femme au corps absolument parfait, aux cheveux noirs longs et bouclés, un visage doux et souriant, la chaleur  « méditerranéenne »… Elle dansait bien sans que ses numéros soient encore élaborés, était proche du public pour une débutante (c’était son deuxième jour). J’ai eu grand plaisir à la voir passer en duo avec Maitresse Clara, redoutable professeure de langue, experte es plaisirs féminins. Il faut imaginer la « surprise » de Cersei à ce moment, son visage, sa respiration soudainement forte, trop, cherchant l’air, tandis que les doigts de Clara plongent entre ses cuisses. Puis Cersei à quatre pattes… Rien que d’écrire ça je n’en peux plus… Cersei à quatre pattes bien cambrée… Cersei à quatre pattes bien cambrée tendant ses magnifiques fesses à la langue de Clara… Non c’est trop !

Puis Gala, sur qui j’ai déjà beaucoup écrit. Gala en italienne sur Week-end à Rome d’Etienne Daho. Quelle enchantement ! Gala, comme je te l’ai déjà dit « le week-end à Rome c’est quand tu veux ». Gala nous fait sentir l’Italie par tous les pores de sa peau blanche, de son corps généreux, Gala charmante héroïne felinienne, j’adore <3…

Et une autre surprise ce jour : Nyx ! Elle a fait un numéro sur le cinéma, la vidéo, peut-être sur le voyeurisme. Ca m’a fait penser à du Soderbergh dans « Sexe Mensonge et Vidéo ». Elle m’a confié sa caméra pour la filmer durant sa danse, ses évolutions dans la salle et « mon œil » s’est malgré ses courbes et sa chute de rein enchanteresses, attardé sur son visage fin, sur ses yeux trop intelligents pour ses longues boucles blondes de poupée. « Une fausse Barbie qui en a sous le capot » voilà ce que ça m’a fait. Et du coup, je pense que c’est l’une des danseuses les plus intéressantes du lieu ! Bref, il me tarde de la revoir.     

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La Citadelle Blanche – Par Cream120

Je suis ravi que Cream120 ait écrit le superbe texte ci-dessous, pour une magnifique danseuse du Chochotte – La Citadelle Blanche – que j’imagine danser, magnifique sous le soleil de sa chevelure blonde, le bleu ciel de ses yeux enfiévrés…

***

Un des grands plaisirs de la vie sensible et d’observer l’éclosion puis l’affirmation d’une grande artiste. Je n’étais pas là pour son éclosion mais je me base sur des écrits plausibles qui relatent des débuts somme toute classiques. Les grands artistes, au début de leurs carrières sont comme des enfants dans le bac à sable de leurs premiers jeux. Maladroits peut-être, immatures toujours mais, il faut savoir regarder la dure réalité en face, pour tous les Salieri de la terre : les principaux traits de leurs talents futurs sont déjà tous là. Quand aux plus fulgurants, ils sont d’autant plus visibles qu’ils contrastent avec leur totale absence parmi leurs petits partenaires de jeux du moment.

J’ai par contre tout à fait assisté, passant par tout le spectre des émotions humaines, à l’affirmation de la Citadelle Blanche. Je suis l’homme d’une seule femme, je suis donc à présent détaché de ses charmes que je laisse à d’autres le soin de détailler. Ils l’ont déjà fait d’ailleurs avec talent : capacité à venir contre vous, faculté à vous glisser les bons mots incendiaires pour votre libido à l’oreille, sensualité dévoilée crescendo suivant un plan de bataille bien précis, ciblage des proies faciles et entretien des courtisans fidèles et réassurants. Sens parfait du timing. Mi aigle, mi cobra. Comme on peut être aveuglé par le désir d’être aimé, valorisé ou tout simplement par le charme féminin. Je pardonne ces faiblesses, des deux côtés, et revient à ce qui m’intéresse le plus au fond.

Les bons artistes copient. Les grands artistes, les génies, volent, pillent (cité librement de Picasso). Vous avez trouvé le sens de votre vie, vous pouvez dire que vous être un professionnel lorsque, et seulement lorsque (même ivre), même au fond de la maladie, avec quarante de fièvre (test COVID négatif et huitaine respectée bien entendu messieurs), vous montez sur scène, vous faites votre job et on vous paye pour ça (cité librement de John Wayne).

Obtenir la première place, seule, sans discussion ni opposition, écrase les perdants sous la pression mais galvanise et révèle les gagnants, les talents inarrêtables. Ceux qui sont au-dessus des autres. Par leurs dons, leur volonté et leur travail.

Ce soir, la Citadelle Blanche a démontré toutes ces qualités, en un seul numéro. Et l’a bien sûr reproduit lors des numéros suivants. Même s’ils ont été exposés dans leurs versions courtes et en petit nombre à cause de tous ces salons inévitables qui tenait l’Artiste loin de la scène principale.

Pendant sa convalescence, elle a encore étudié, elle a encore bossé et elle a encore rendu plus cohérent son monde bien à elle qui me plaît tout autant que sa personnalité, et sa personne. Celui qui rend supportable et transcende les soirs de mauvais éclairages ou les mauvais clients.

Comme tous les grands artistes elle connaît l’importance du premier numéro et du dernier. Du premier regard et du dernier. Du premier geste et du dernier. Elle sait où elle va, comment et peste quand elle n’obtient pas, artistiquement, ce qu’elle désire.

D’un collant, d’effets stroboscopiques, des fondus au noir qui séparent et articulent certains de ses tableaux… elle a modifié, détourné, assimilé et magnifié à son image, sans compromis, ses chairs comme toujours symboliquement gainées dans son exigence, tous ces nouveaux détails qui n’en sont plus. Ses nouveaux coups de pinceaux pour faire grandir son Œuvre.

La synthèse est simple. De mouvements parfaitement mêlés à ses musiques, lorsque l’érotissime collant sur ses hanches, ses jambes, ses chevilles et ses pieds devient par surprise féminissime bodysuit sur son corps presque entier, qu’elle le déchire et l’ouvre afin d’offrir aux spectateurs fascinés une à une toutes ses zones érogènes… le public est progressivement pris à la gorge par sa volcanique sensualité. Tous virtuellement à genoux devant la Déesse du désir… et de la chasse, une nouvelle fois revisitée avec succès, tous littéralement à sa merci. C’est justement le moment qu’elle choisit pour commander à ses mains de damnatrice sexuelle d’ajuster la matière juste ce qu’il faut pour souligner ses courbes si délicieusement insupportables à regarder. Comme ses tules et ses voiles blancs, comme ses cuirs noirs, ses lycras entrent à présent dans nos imaginaires et nos rêves les plus troublants.

Je tenais, l’espace d’un instant, libre de son emprise et respectueux de son Art, une fois de plus, ce soir, poussé encore plus haut, par la seul force de sa volonté, de son travail et de ses dons, lui confier ceci.

Sachez, très chère amie, comme je vous l’écris, parfois avec causticité, combien vous méritez ma sincère admiration. Guérissez vite, sans séquelle et ne nous quittez que le plus tard possible. Vous nous hanterez longtemps.

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Gala (Chochotte) par Nada

Lettre de Paul aux Corinthiens : « J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. »

Lettre de Paul a Gala : « Mon cher amour, mon doux amour. Je suis encore couché aujourd’hui. Je viens de faire un rêve merveilleux, un de ces rêves où les émotions physiques vous laissent au réveil toute la part du désir. Tu viens te coucher contre moi, énamourée, et tu me baises les lèvres doucement, très doucement, et je caresse sous ta robe tes seins fluides et si vivants. Je n’ai qu’une envie : te voir, te toucher, te baiser, te parler, t’admirer, te caresser, t’adorer, te regarder.

Aujourd’hui, au Théâtre Chochotte, je suis Paul. Dès son apparition dans l’escalier, je ressens cette aura qui l’enveloppe, aura que je reconnais et dont je sais qu’elle aura raison de moi. Longs cheveux bruns, yeux de braise, bouche carmin et dents blanches, héroïne de Lynch. A la profondeur de son premier regard, je suis déjà touché en pleine âme, effet Miroir. Son sourire lumineux doux et chaleureux Sa démarche gracieuse Son corps libre plein magnifique… De plus la belle est câline et vient partager son énergie. Son contact m’émeut. Transpercé en plein cœur. Je laisse mes doigts frôler sa peau Je hume le patchouli de ses cheveux, ses fils d’âme Je suis relié à elle à travers la Source… Émerveillement, la magie opère.

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Les danseuses du théâtre Chochotte – Septembre 2020

Liste mise à jour le 25/09/2020, forcément imparfaite, n’hésitez donc pas à me faire des commentaires pour rajout, correction etc.

*****

Les NOUVELLES arrivées du mois :

Camélia. Comme le dit Jean-Batou : « Magnifique et magnétique métisse à la peau claire tout aussi exubérante et décomplexée que sa superbe coupe afro naturelle. Grande et fine. Camélia est débordante d’énergie et arbore en permanence un sourire particulièrement rafraichissant et communicatif. Funky jusqu’au bout des ongles. Elle a posé sa marque en débarquant en vaillante vahiné chantant avec conviction sur des airs traditionnels polynésiens puis dansant sur des airs de Hula endiablés. Très convaincante dans ce rôle ! »  Excellente aussi dans un registre très cabaret en Joséphine Baker post-moderne ! Bravo, Camélia est la très très bonne surprise de ce mois ci !

Carmen : Jolie petite danseuse brune aux numéros hispanisants. A suivre…

Charlotte : danseuse brune, cheveux mi-longs, formes généreuses. Ses numéros sont assez basiques pour l’instant mais elle est vive souriante et généreuse. A suivre…

Nyx. Belle danseuse élancée aux cheveux châtains mi-longs. Des formes et un galbe qui ont ravis ceux qui ont eu la chance de la voir, notamment dans son numéro déjà phare où elle joue avec de la peinture bleu Klein. A l’aise sur scène et créative, elle fait l’unanimité !

Les Jumelles – Cassia et Dahlia : Jolies danseuses d’origine algérienne et aux seins ravissants qui semblent faire leur retour après plusieurs mois d’absence…

***

Les « ANCIENNES ».  Nota : « Ancienne » au Chochotte veut dire « plus d’un mois d’ancienneté » 

Alma. Très jolie chinoise parlant un anglais parfait. Enjouée, coquine, sympathique. En peu de temps Alma s’est imposée comme « incontournable » (y compris pour moi-même) au Chochotte. Elle a su composer des numéros travaillés et interactifs. Très généreuse avec le public elle est ravie d’être sur scène, elle ira loin et on en redemande ! ❤

Clara. Très jolie brune aux cheveux mi-longs (récemment raccourcis et éclaircis) et au corps parfait ! De la classe, même dans le plus simple appareil. Clara est une valeur sûre du théâtre, ses numéros allient charme, chaleur, gentillesse et dynamisme. Très bonne partenaire de duo, avec de la répartie, elle n’a pas sa langue dans sa poche… Savoir Clara au programme du théâtre Chochotte c’est avoir la certitude de passer un bon moment ! NB / Texte ci-dessous écrit au passé à un moment où nous avions cru Clara disparue, mais encore présente et c’est une très bonne surprise ! https://maddog.cafe/2018/11/04/clara-chochotte/

Diane. L’une des plus jolies danseuses du théâtre ! Très féminine, de longs cheveux blonds brillants comme un champs de blé au soleil,  un sourire enjoué et de grands yeux bleus. Quelle beauté ! Et elle adore être sur scène ! De très bons numéros dans lesquels elle « rejoint »  le public, charmeuse, jouant l’amoureuse, et on est vite pris dans ses filets… Excellente partenaire de duo, on a parfois même du mal à croire que c’est « joué ». Plébiscitée récemment sur un forum d’aficionados 😉 comme « La Nouvelle Star » du théâtre Chochotte (depuis le départ de Thaïs)…  https://maddog.cafe/2019/03/03/diane-theatre-chochotte/

Gala. est l’ex superbe blonde Mimi de 2018, aux airs de madone italienne, revenue parmi nous avec une belle chevelure châtain bouclée et les mêmes tatouages très esthétiques. Elle a présenté de nouveaux numéros originaux, parfois décalés comme je les aime. Et je réitère ce que je disais déjà  : « Mimi/Gala est une artiste ». Elle compose des spectacles jamais vus, ne copie rien, surprend. Elle est sympa, câline, elle adore être sur scène et son enthousiasme est contagieux. J’adore son corps très féminin ! https://maddog.cafe/2020/07/31/mimi-chochotte-2018/

Inaïa. Une très jolie brune,  mélange des rives sud de la Méditerranée, avec des formes heu… un profilé, comment dire sans tergiverser ? Une croupe de folie dans laquelle on aimerait se perdre !!! Un joli visage coquin, pétillant de vivacité qui n’arrange absolument rien aux obsessions que la Belle ne va pas manquer de provoquer parmi la gent masculine. Ruées probables en salon… et cri de Mad Dog au clair de lune !

Lila.  Une jolie femme asiatique, peut-être métisse, avec un visage souriant et un petit corps bien proportionné aux tétons saillants ;). Elle varie les registres « cabaret », « hispanisant», SM, science fiction, avec humour et érotisme. J’ai beaucoup aimé ses spectacles, très travaillés, son contact charmant et… excitant.

Lupa. Jolie danseuse brune à la coupe garçonne. D’excellents numéros, variés, dans lesquels elle alterne vivacité et infinie douceur. Lupa est fine – au physique comme en esprit – capable en d’improbables variations de registres, de faire des liens avec sens, de passer de déclamations poétiques de Phèdre à l’univers du Dark Métal. C’est une artiste, intelligente et cultivée, avec une sensibilité à fleur de peau. C’est aussi une excellente partenaire de duo lesbien.

Morgane : Jeune danseuse aux cheveux bouclés noirs et mi-longs. Des yeux marrons-verts, des formes très appétissantes. Créative, avec de bons numéros, elle est enthousiaste et spontanément « contact ». C’est une bonne nature qui adore être sur scène et faire participer les clients si ce n’est la salle entière, avec chaleur et parfois rires (voir lien ci-dessous). https://maddog.cafe/2020/08/09/une-clown-au-chochotte-morgane-cleopatre/ . Bravo et merci pour l’entrain et la générosité ! ❤

Ophélie ou Offélie (selon les jours). Jolie blonde, yeux bleus et cheveux bouclés mi-longs. Elle a un corps faisant penser aux héroïnes du dessinateur Milo Manara (Le Déclic). Une croupe de folie. C’est l’une des danseuses les plus chaudes et contact du théâtre. Dispose d’excellents passages sur Mylène Farmer ou Gainsbourg.

Shelly. Belle danseuse avec des formes très féminines, un rapport taille-hanche proche du nombre d’or ! « Elle a les yeux revolver, le regard qui tue ». Séductrice, Souriante. Elle excelle dans les numéros de danse orientale, sur Dalida, et aussi quand elle sort de de dernier registre habituel, comme récemment sur « Pass this on » de The Knive.

Tyga, l’explosive tigresse jamaïcaine du Chochotte! Tyga a du « mordant ». C’est une très jolie danseuse noire longiligne (et on comprend avec un corps pareil pourquoi les jamaïcains raflent les médailles d’or d’athlétisme)… Excellente « animatrice » avec de bons numéros participatifs, elle adore manifestement être sur scène et fait honneur à son pseudo en étant débordante d’énergie 

***

Les « SORTANTES » ?  Infos non confirmées et à prendre avec prudence.

Thaïs. L’ex star du Chochotte semble avoir quitté le théâtre. C’est une grande déception pour ses nombreux fans et amoureux, pour moi aussi dorénavant privé de mes piques envers la belle Brune… https://maddog.cafe/2019/04/04/thais-theatre-chochotte/

https://maddog.cafe/2020/09/21/le-lutin-ne-sortira-plus-de-sa-boite-par-levanto/

Victoria – jolie petite danseuse brune aux cheveux longs, aux airs espagnols et à l’accent chantant.

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Le lutin ne sortira plus de sa boite – par Levanto

Qu’est-il devenu ? A-t-il vraiment existé ? Il regardait sa professeure avec des yeux qui ne sont plus ceux d’un enfant. Seule, trop seule, elle pensait à lui, elle le cherchait dans ses songes désespérément vides… Pour tenter de le retrouver, elle était devenue… la femme miracle…

Le lutin ne sortira plus de sa boite…
La nouvelle nous abat comme un coup de tonnerre : l’armée d’amoureux ne sait soudain plus quoi dire, balbutie quelques mots… L’espoir puissant sombre d’un coup dans l’enfer… Tous ces longs moments d’attente, interminable, désespérée, insupportable… En vain ! La respiration comme arrêtée… Toute cette attention, toutes ces pensées fixées de jour comme de nuit sur ces retrouvailles au théâtre… Et désormais le vide devant nous…
« Oh merde ! » dit-il…

La femme miracle était une femme brillante, intéressante, libre et courageuse… Quand la nuit tombait, elle laissait ses films, elle laissait ses livres et venait se dévêtir au son de la voix de Gréco… C’était une amoureuse vibrante, une amoureuse fébrile, une amoureuse volage ! Elle n’avait que faire des « qu’en dira-t-on ». Elle se mettait à nu. Le théâtre était son monde, sa fascination, son don et sa consécration…

Le lutin ne sortira plus de sa boite…
Ou êtes-vous femme miracle ? Que faites-vous ? Votre armée d’amoureux meurt d’un amour pour vous infini, passionné, à la folie, aimerai pouvoir vous couvrir à nouveau de fleurs, encore et toujours, aimerait pouvoir vous couvrir de bonheur, vous donner toute la force qui vous conduira à déplacer les montagnes, vous donner tout ce qui peut m’être possible de vous donner…

La femme miracle était une femme de pouvoir, le pouvoir de nous prendre dans ses filets à nous rendre fous. Mais trop de pouvoir, c’est ennuyeux. Alors quand il faisait sombre, en bas des marches de la cave voûtée, elle nous offrait l’illusion de croire que c’était nous qui l’avions en notre pouvoir de séduction… Le lutin nous donnait l’illusion de son amour…

Le lutin ne sortira plus de sa boite…
Oh ! Replonger les yeux de la femme miracle à en perdre la raison, entendre à nouveau sa jolie voix… Se laisser délicieusement tomber dans ce sentiment insensé : mais elle m’aime ! Mais devant nous que ce vide insupportable… Douleur aigüe, manque d’air, désespoir…

Mais la roue tourne… irrémédiablement, son talent, son succès viendraient un jour éveiller chez les autres le monstre de la jalousie… Tôt ou tard, alors ce serait la fin… C’était écrit, elle laisserait derrière elle une armée d’amoureux, orphelins perdus et affamés…

Le lutin ne sortira plus de sa boite…
Qu’importe tout le reste désormais. C’est à vous que nous pensons princesse, intensément, inévitablement, irrémédiablement… Ou êtes-vous femme miracle ? Que faites-vous ? Redonnez-nous espoir… Puissiez-vous porter votre regard ici-bas et entendre notre cri d’amour et de désespoir…
« Je vais m’ennuyer ! » dit-il…

Mais la femme-miracle n’est plus seule. Peut-être était-il temps ? Elle est désormais forte, elle est désormais prête… Il était temps pour elle de partir vers d’autres aventures…

Qu’est-elle devenue ? A-t-elle vraiment existée ?
Ou n’était-ce qu’un songe ?
Silencio…

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Moments exquis au Chochotte – Septembre 2020

J’ai passé un excellent après-midi au Chochotte… Il faut vraiment que je fasse attention car ça recommence à devenir addictif. L’addiction débute souvent pour moi par une surprise. Quelque chose auquel je ne m’attendais absolument pas, un geste, un regard, deux doigts qui se touchent, une connivence à la commissure des lèvres. Durant les quelques heures que j’ai passées ce jour il y a eu deux de ces moments où j’ai senti, comme dans une agréable ivresse, ma perception basculer…  

C’est Alma qui m’a caramélisé la première. Transformé en canard laqué, enduit du miel de ses exquises attentions puis cuit au four de ses charmes. Je suis devenu le laquais de sa coquinerie enjouée, du son de sa voix quand elle m’appelle « Professor », amoureux de sa jeunesse enthousiaste, de ses formes et de ses attributs reproducteurs. Alma avait d’emblée un atout de maîtresse : depuis quelques années j’aime surtout les femmes asiatiques ou exotiques (Extrême et Moyen-Orient, Maghreb, Afrique, Iles). Il n’y a plus qu’elles qui me font franchement bander, les autres je les aime bien pour leur culture, leur sens artistique, leur intelligence, la complicité que je peux établir avec elles, mais nos relations sont tout au plus celles de bons camarades; j’apprécie moins leur « féminité occidentale » qui en 30 ans a réussi à me transformer en eunuque sans désir pour leurs formes. Je cherche des altérités maximales, des cross-fertilisations fécondes et augmente en conséquence la distance de mes explorations de globe-trotter amoureux. Il faut relire Michel Houellebecq pour saisir mon cheminement. Et in fine je fais confiance au seul juge confirmant mon intérêt érotique pour une femme : ma bite et ses élongations quantitatives, mesurables. Le reste c’est du pipeau. Et donc pour en revenir à la charmante Alma, je l’ai trouvée excellente, magnifiquement belle en robe de velours bleue ajourée sur les côtés dansant sur Cigarettes After Sex, Apocalypse, une histoire d’amour perdu, impossible dans les confins du temps (et je serai très heureux de trouver une explication de texte 😉) . C’est à ce moment là que ça s’est passé la caramélisation, par le regard aussi et… bref, Alma… ❤

Gala m’a aussi enchanté. Certes Gala c’est l’Europe, mais celle du Sud où souffle les vents chauds. Et puis Gala est originale : elle a un corps plantureux, une opulence italienne, un véritable goût pour la scène. Elle organise ses numéros autour d’improbables variations entre atmosphères underground, eighties, italo, esprit populaire et festif que l’on pourrait trouver chez « Mimi La Sardine » une guinguette des bords de Marne. Ses nombreux tatouages montrent un appétit pour la culture US et les comics des années 80 (l’une de ses curiosités tatouées m’évoque les BD de Druillet dans Métal Hurlant)… A chacune de mes rencontres avec Gala je tente de repérer une nouveauté parmi l’éclectisme pictural dont elle parsème son magnifique corps. La bonne humeur de Gala est contagieuse, c’est une jeune femme désirable qui me donne la pêche.

J’avais eu une bonne surprise lors de ma précédente visite en découvrant Lila. Une petite femme asiatique bien proportionnée avec de bon numéros. Bis répétitas : j’ai assisté avec plaisir à d’autres scènes dont celle de « l’extra-terrestre visitant la planète Terre» plutôt marrante où Lila perruque rose et costume sexy métallique à la Star Trek découvre l’érotisme et la façon dont les terriens s’accouplent. Lila veut apprendre comment faire, elle apprend vite, avec entrain, et voir ses petites fesses s’agiter en rythme au-dessus de mes cuisses, a provoqué en moi les pires turpitudes… Bref, beaucoup de créativité et de travail dans la composition des numéros de Lila. Et donc Bravo ! 

Il y avait aussi Shelly et ses proportions magnifiques, ses sourires enjôleurs et ses focalisations étonnantes – yeux revolvers, regard qui tue – qui vous font gentiment croire que vous êtes « l’heureux élu » de la salle. Shelly est vraiment très forte à ce jeu, réellement sympathique de plus et j’ai eu grand plaisir ce jour à la voir évoluer sur d’autres registres que ceux Dalidesques et déjà-vus, notamment sur la chanson « Pass This On » de The Knife, faite pour elle et ce moment magique où, assise sur le muret les jambes ouvertes face à moi, elle m’a séduit et, une fois encore dans cet après-midi priapique, j’ai été pris au piège d’un désir trop manifeste pour les charmes féminins.     

Et puis et puis… au changement de 18h30 ce même jour…

Sur une musique jazzy, une jeune femme métisse, longiligne au visage charmant encadré par une épaisse coiffure afro descend dans la salle. Elle danse très bien, avec la vivacité et la grâce de la sublime Cannelle (Chochotte 2018) sur des chansons à texte jazzy et modernes parlant de la Seine, de Paris (Remix J.Baker « J’ai deux Amours »). Et elle chante aussi ! Mais elle ne chante pas comme ces jeunes femmes qui après quelques soirées karaoké alcoolisées entre copines se pensent stars, non : elle chante divinement bien ! Elle passe dans les rangs, enjouée, tendre, attentionnée avec chacun. Elle ravi la salle entière et nous sommes plusieurs alors qu’elle remonte les escaliers à exprimer notre étonnement : « géniale », « extraordinaire », une « ovni »… Collectivement nous réalisons que non nous n’avons pas rêvé, un miracle s’est passé dans le petit caveau de la Rue Saint André des Arts ! Ce miracle s’appelle Camélia ! Elle a un véritable talent et nous espérons la revoir souvent.

Dix neuf heures trente. Je sors sonné du théâtre Chochotte dans un état physique survolté, comme si j’avais reçu un « shot d’énergie ». J’ai hyper faim, c’est bon signe, je termine donc ma visite du quartier chez un libanais de la rue Saint André, dévore une copieuse assiette Chawarma… Je ressors, j’ai encore faim !

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Deux heures au Chochotte – Début Septembre

J’ai découvert Lila que je n’avais encore jamais vue. Une jolie femme asiatique, peut-être métisse, un visage souriant et un petit corps bien proportionné aux tétons saillants ;). J’ai beaucoup aimé ses spectacles dans un registre « cabaret » ou « hispanisant». Elle danse vraiment bien et m’avait l’air beaucoup plus « à l’aise » que ce à quoi je m’attendais après avoir lu le forum. Lila prenait plaisir à être sur scène, c’était communicatif, en témoigne la salle qui accompagnait de claquements des mains ses déhanchements ainsi que les applaudissements nourris à la fin.  L’un de ses passages était plus « érotique » que les autres et j’ai vraiment aimé :  celui où elle joue la secrétaire amoureuse de son patron vicieux (oui les patrons sont très vicieux c’est bien connu 😉 ) qui lui demande de se donner à d’autres hommes. Consigne que l’assistante dévouée a respecté à la lettre, ôtant sa robe rouge moulante et dévoilant sa nudité dans l’écrin d’un corset noir avant de s’abandonner dans et sur les rangs. Je confesse coîtement mon excitation – suffisamment rare pour être ici notée – lorsque les jolies petites fesses de Lila presqu’assise sur moi ont accompagné les mouvements d’un coït.

Lupa robe et voile blancs immaculés irradie de sa lumière la pénombre ultraviolette et spectrale du caveau. J’aime sa coupe garçonne et sa nuque droite qui lui donnent l’aspect éveillé de la très bonne élève. Et ses fossettes phocéennes quand elle sourit. Quand Lupa bondit tout près de la barre je m’étonne de sa légèreté, de ses envolées. Elle est alerte. Sur Pink Floyd, elle interpelle « Hey You », et ça lui correspond si bien d’interpeller le public à Lupa. Quand elle love son dos contre moi je frôle sa nuque fine aimerais la saisir comme celle d’un jeune animal, je lisse le relief d’un mystère du doigt : « Nomen Niesco » – ce dont on ne connait pas le nom. Qui ne se dit pas. Elle est attachée à la forme, à la politesse, en fait une maîtrise autant qu’un jeu. Lupa est de celles qui pourraient sourire au « je me complais dans le deuxième cercle » sans que dans une explication laborieuse on risque de devoir ajouter que cela n’a rien à voir avec la cuisson des pâtes. J’éprouve un plaisir évident à savoir qu’en une même personne érotisme, sensibilité, culture et intelligence sont réunis.

La jeune Morgane dans ses œuvres… Elle me fait rigoler quand elle joue la Lolita sur Alizée en épousant les stéréotypes du genre avec sa jupe kilt trop courte, ses fesses charnues presqu’à l’air. Elle a le plus joli corps, de très belles fesses d’étudiante qui n’ont pas eu le temps de s’ aplatir dans le trop d’étude et ne ménage pas ses efforts quand il s’agit de satisfaire ses professeurs… Elle réussit à rendre le sexe et la pornographie tordants : il faut voir Morgane sortir de sa trousse, le jour de la rentrée des classes, un gode de belle taille et montrer son savoir-faire es-fellations tout en déclarant ingénument avec une voix de midinette « je suis encore vierge ». Et d’ajouter malicieusement que de toute façon l’usage profond du Gode est interdit. Car le « Deep State » par son dispositif panoptique veille à la bonne tenue de l’établissement et à la conduite de ses agents !