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« Une danseuse » par Cream120

Merci à @Cream120 pour ses textes très poétiques et cryptiques sur le serveur Discord . Ici une danseuse du théâtre Chochotte est mise à l’honneur par ses mots et sa sensibilité; danseuse non moins sensible et raffinée que j’espère avoir encore le plaisir de voir souvent dans la cave de la Rue Saint André des Arts !

« Vous m’avez laissée plusieurs heures. L’infinie douceur bisexuelle très logiquement vous le fait remarquer. Elle répond à vos questions.

Pourtant du binôme c’est bien l’autre qui m’avait fait redécouvrir les larmes. Ces irrépressibles qui vous montent brutalement et aux yeux et au nez. Qui vous surprennent. Qui vous terrassent. D’un souvenir. D’une absence. Que vous êtes seul à faire couler. De l’homme au cœur devenu minéral. Exploit brutal. Qui parmi les humains vous ramènent. Essayons un peu de respirer.

Timide elle avance. Fragile elle apparaît. Serait-elle blessée ? Serait-elle touchée ? Bienveillante et masochiste, c’est une femme qu’il faut préserver. Une qu’il faut savoir fesser. Une qu’il faut savoir caresser. J’ai plusieurs fois ma main retenue. Jusqu’au moment où elle l’a avoué. Alors mon rôle j’ai tenu. Vous connaissez la partition. Elle dit que cela s’apprend. Ce n’est pas faux, c’est même en partie vrai. Elle tient étonnement la sienne. Complice et déterminée.

Cérébrale et cultivée, c’est ainsi qu’on la présente. Mais c’est surtout de nous-mêmes que l’on dit avec facilité que nous avons reçu le même don pour une violente sensualité. Pas besoin d’accessoires. Pas besoin de lacets. Elle vous résout à lui faire croire et la couvrir de baiser.

Avant elle, il y a eu la femme bleue, la femme rouge. Après elle, il y a eu la femme objet. Comme beaucoup de ces adeptes, elle apprécie de se lover. Par contraste et par paradoxe. Je ne crois pas. Simplement comme moi par respect.

Par respect pour l’évidence il faut savoir se retirer. Par respect pour sa présence, il faut savoir la tourmenter.

Je lui parle à l’oreille, lui promet un ou deux secrets. Elle revient étrangement, se dit encore impressionnée.

La femme studieuse, la femme amoureuse, la femme tatouée. De cette double consonne forcément mystérieuse auxquelles il manque un point, c’est bien noté. Elle me touche comme les autres dès l’avancée de ses effets. Je me reconnais dans ses pudeurs, je me retrouve dans ces noirceurs. Lorsqu’elle cache ses souffrances par des sourires et des déhanchés.

Elle imite si bien sa belle. C’est émouvant à regarder. Je ne changerai pas d’attitude mais combien j’ai expiré. Lentement elle s’avance, tout à côté d’elle, son front touche mon front. Bouger devient un instant impossible. Je peux littéralement sentir couler nos pensées. Je pourrai rester ainsi une vie éternelle. Je lui ai dit puis l’ai chassée. Pour pouvoir dormir sans elle. Pour un peu me reposer.

Demain je la reverrai. Je ne sais où tout cela nous mène mais j’aimerais la caresser. La promener et la fouetter. Lui proposer la bagatelle. C’est déjà fait et je le referai.

A bientôt ma pucelle. Nous verrons bien où cela nous mène. Je l’avoue j’aime diriger. Mais plus encore qu’il y a quelques semaines, c’est contre ton front que je ne pourrai ne pas aller. Révélation ou préjugé.

Laissons l’espoir, caressons le rêve, que ces pensées soient partagées. De la sensualité, ta peau, ma veine, te faire l’amour, là aussi je recommencerai.

Aristocrate et fille des rues. Elle se découvre et me séduit. »

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Rocambolesques anniversaires au Chochotte – Août 2020

Merci pour le récit de cette journée caniculaire, fort bien narrée par Jean-Batou :

*****

Journée particulièrement trépidante que ce samedi 8 août au Chochotte, beaucoup de chose à dire !

Mais d’abord le programme du jour avec l’après-midi Morgane, Tyga, Clara et Thaïs qui a doublé le soir avec Camélia, Lupa et Diane. Et l’événement du jour était les anniversaires conjugués de Clara et Thaïs!

Morgane a ouvert le bal. A bien y repenser Morgane semble bien ne pas vouloir trop s’enfermer dans des numéros trop directifs et préfère laisser parler sa nature débordante de jovialité à l’image de son bientôt fameux numéro de Cléopâtre déjà évoqué par Mad Dog où elle joue de l’autodérision en reine d’Egypte impatiente, autoritaire et surtout maladroite. Elle semble toujours rechercher le grain de sable qui va faire partir le numéro en vrille ! Mais les numéros de Morgane ne limitent pas à cela. Elle a de multiples talents et quand il s’agit d’effectuer avec grâce une danse du ventre ou un ballet, Morgane répond bien présente même si l’aide d’une chevillière est nécessaire pour soutenir des tendons douloureux suite à une chute. Dans son attitude volontaire, sa capacité de travail et sa folie douce, Morgane me ravive de plus en plus le souvenir de Nina ce qui venant de moi est un beau compliment.

Elle était suivie de Tyga, l’explosive tigresse jamaïcaine du Chochotte! Elle a encore fait honneur à son pseudo en étant toujours aussi débordante d’énergie et dotée d’une langue bientôt aussi affutée que celle de Clara. J’ai beaucoup aimé son nouveau numéro autour de Lady Gaga avec Bad Romance et Alejandro. L’univers empowering et excentrique de Lady Gaga est parfaitement raccord avec le mordant de Tyga. En parlant de mordant, Tyga a fait un duo SM particulièrement amusant avec Morgane réprimant avec vigueur les accès de mordant de la tigresse sur un de nos chers amis habitués hilare (il se reconnaîtra) qui l’avait gentiment taquiné juste avant sur la température de ses fesses!

Puis place à Clara qui a encore peaufiné son nouveau numéro de boudoir boudeur autour de Vendredi Sur Mer en précisant sa thématique sur l’incertitude amoureuse qui peut mener à la séparation du genre « Je suis perdu, on fait une pause. » ou « Suis moi, je te fuis. Fuis moi, je te suis. » le tout mis en musique avec Chewing-Gum , Je t’aime trop tôt et Encore. Superbe numéro!

Elle nous a aussi offert le retour de son fameux numéro de shibari dans une version revue et corrigée. J’adore ce numéro et ça a été un réel plaisir de le revoir. A la fin du numéro, elle a glissé un mot à l’oreille d’Antonio et moi-même (les 2 habitués présents en salle sur le moment) nous invitant à la rejoindre en haut pour partager une coupe de champagne en sa compagnie. L’occasion de lui souhaiter bon anniversaire par avance. Nous avons tout de même dû faire vite car Thaïs tenait à ce que nous soyons présent pour qu’elle nous présente son nouveau numéro. (Par avance désolé Thaïs, tu le comprendras sans doute car il s’est passé beaucoup de choses mais malgré le fait que j’aie beaucoup apprécié ton nouveau numéro, les détails m’ont pour le moment échappé). Je me souviens surtout l’avoir vu descendre en trench coat beige très ajusté qui servait d’écrin à une très belle lingerie noire.

Et comme j’évoque Thaïs parlons des duos de nos deux danseuses à l’honneur ce jour. Elles nous ont gratifié d’une version revisitée de circonstance du duo de la maîtresse et la soubrette avec Thaïs en Louisette chapardeuse qui a piqué la toilette de sa patronne pour être la plus belle pour son anniversaire ! Clara en maîtresse lui demande son âge et Thaïs lui répond avec aplomb « 18 ans ». Clara qui s’étrangle, la salle dans l’hilarité générale ! Clara ne va cesser de la taquiner là dessus de toute l’après-midi.

Leur second duo sera interrompu par Chély et Salomé qui descendent avec cadeaux, Champomy et une part de gâteau fêter l’anniversaire de Clara en compagnie du public. Le plus gros paquet cadeau était celui de Thaïs mais, taquine comme elle l’est, il s’avérera que c’était le paquet d’un paquet d’un paquet qui finira tout de même par révéler 2 beaux recueils de poésie française. Leur dégustation du gâteau et du Champomy se fera sur le corps de l’une et l’autre.

Journée très riche en émotions pour Thaïs mais malheureusement pour elle, pas toutes des plus heureuses. De gros ascenseurs émotionnels pour notre star du Chochotte qui a vu sa journée pourtant si bien commencée gâchée par un petit salopard qui a franchement manqué de correction et je reste poli. Du respect de l’anonymat et du droit à l’image, tandis que dans la même journée moi même je prenais soin de lui demander son assentiment pour exploiter une photo d’elle déjà publique mais qui respecte son anonymat pour l’habillage du serveur Discord, attention qui m’a valu de chaleureux remerciements de sa part, un petit salopard donc s’est fait prendre la main dans le sac par un habitué vigilant (merci à lui) en train de filmer en douce les danseuses et Thaïs ainsi que Diane auraient été filmées ainsi. Il a averti Julien à la régie le soir a mis le fautif dehors et j’espère qu’il a pu le contraindre à supprimer les prises de vue. Cela fout doublement les boules de savoir que c’est lui qui a été désigné précédemment pour incarner le psy dans le fameux numéro de Thaïs. Quelle ingratitude !

En consolation, Thaïs a reçu à son tour les honneurs en fêtant son anniversaire devant une salle comble où elle a été inondée d’une salve d’applaudissements des plus nourries. Mais les mauvais moments à passer ne se sont pas arrêté là pour elle. Un autre jeune homme qui accompagnait celui qui a été éjecté avait suivi son pote puis il est revenu. En soit, il n’avait rien à se reprocher mais bon… Quand tu amènes un pote en soirée et qu’il fout la merde, même si toi-même tu n’as rien à te reprocher, les conneries de ton potes viennent écorner ton image donc euh… Bref ! Tu te fais discret parce que c’est chaud pour ton petit cul ! Donc il est revenu au moment où Thaïs descendait faire son numéro en haut de forme et queue de pie sur des morceaux de Papooz Ann Wants To Dance, Theatrical State Of Mind et You And I .

Notre jeune homme en sursis s’était assis sur la banquette avant droite en laissant son gros sac dans le passage de l’allée centrale. Ce fut l’occasion rêvée pour une Thaïs encore amère du malheureux évènement précédent de passer ses nerfs en dégageant le sac du passage d’un coup de pied sec. J’ai moi-même fait comme s’il ne s’était rien passé car sa colère était légitime et si j’avais été à la place du gars j’aurais ravalé ma fierté et enduré la brimade sans broncher. Ce n’a pas été son cas et il a reproché à Thaïs son geste en fin de numéro. Là dessus, Thaïs lui a montré ses crocs. Elle n’a décidément pas de difficulté à se faire respecter. Il est parti juste derrière.

Pour finir la folle journée de Thaïs, un jeune couple était présent et mademoiselle brûlait d’envie de profiter pleinement du spectacle. Thaïs a su repérer son appétence et l’invite donc à la rejoindre sur scène. L’engouement de mademoiselle a largement dépassé ses espérances, arrivant même à la décontenancer par moments. Bref ! Notre spectatrice s’est très rapidement retrouvée complètement nue et avide d’étreintes endiablées. Le spectacle n’a visiblement pas plu à son homme qui a quitté la salle durant le numéro pour ne jamais revenir de la soirée. Décidément folle journée pour Thaïs qui en a vu de toutes les couleurs.

Grosse, grosse découverte en la personne de Camélia ! Grande et fine. La magnifique et magnétique métisse à la peau claire est tout aussi exubérante et décomplexée que sa superbe coupe afro naturelle complètement assumée. Camélia est débordante d’énergie et arbore en permanence un sourire particulièrement rafraichissant et communicatif. Sur ce point, elle entre de suite en concurrence avec Tyga ! Camélia est funky jusqu’au bout des ongles. Elle a tout de suite posé sa marque en débarquant en vaillante vahiné chantant avec conviction sur des airs traditionnels polynésiens puis dansant sur des airs de Hula endiablés. Je ne sais pas si elle est réellement originaire des îles polynésiennes mais elle est en tout cas très convaincante dans ce rôle ! J’ai aussi beaucoup apprécié son numéro music hall où elle reprend à son compte la chanson emblématique de Roxie Hart dans Chicago, The Name On Everyone’s Lips, ainsi qu’une reprise vintage et jazzy de Oops !… I Did It Again par, le groupe Post Modern Jukebox.

Puis Lupa nous a à nouveau embarqué dans ses voyages existentiels et ses explorations des bleus de l’âme. Elle a expérimenté avec nous les premiers balbutiements d’un numéro ambitieux sur les questionnements de Hamlet sur le bien fondé d’une existence de souffrances illuminé de guirlandes électriques et rythmés par la frénésie d’Hysteria de Muse et la mélancolie de Everything Is In The Right Place de Radiohead.

Enfin Diane nous a encore émerveillé avec son numéro ondin accompagné de Vagues de La Femme. Par ces temps de canicule, ce numéro a été rafraîchissant dans tous les sens du termes. Les longs plis de sa longue robe personnifiant l’écume des vagues virevoltant parmi l’assistance avaient l’effet d’un énorme ventilateur pour la salle comble et suffocante de chaleur. Au delà de cette constatation, je fais un aparté dans l’espérance que Diane lise ces lignes: « Dis moi, au milieu du numéro tu as jeté ta robe sur ma tête puis collé ton front sur le mien puis tu t’es retiré ainsi en tendant les bras vers moi. D’en dessous, c’était du plus bel effet. On aurait crû que tu étais happée dans les rouleaux d’une énorme vague. Si l’effet était recherché, chapeau ! Du grand art ! Si c’était fortuit, gardes ce geste, il est magnifique !« . Sacrée journée !

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Lagentda à propos du Chochotte et du Show Girl

Message de Lagentda posté le 24/07/2020 sur Doctissimo juste avant la fermeture du forum.

« Je dis donc au revoir à ce forum doctissimo, que j’ai découvert avec le théâtre Chochotte. Mais après. Un jour ou un soir, je ne me souviens plus, je ne saurai même pas dire c’était quand entre 2010 et 2015, j’ai poussé la porte (de saloon) du théâtre chochotte, lieu qui m’intriguait depuis un moment. La rue St André des Arts est un lieu de passage agréable, et j’avais repéré le « érotique » de la devanture. Et je ne regrette pas car c’était bien autre chose que les bars à hôtesses de Pigalle, où je m’étais perdu quelque fois auparavant, soirs, où on fait des conneries autant à cause du pétillant du champagne (et autres boissons alcoolisées) et celui de la beauté des filles. Au départ, la curiosité est simplement payée 10 euros le ticket d’entrée, mais après, attention à l’arnaque. Au Chochotte, c’est environ 60 euros sans alcool, alors faut se lancer, mais le spectacle est qualitatif (y compris dans l’ambiance musicale) et peut être suivi pendant un long moment sans avoir à négocier plus ou moins ludiquement pourboires, nouveaux verres, salons. Je serai incapable de citer le nom des danseuses que j’ai vu la première fois, mais elles étaient évidemment époustouflantes. Descendant l’escalier sans savoir ce que j’allais voir, je suis tombé sur la fin d’un spectacle lesbien. Ou alors, je suis tombé sur une fille aux cheveux bruns nature (dénommée Ange ou autre prénom divin), qui s’installait à la plage et se faisait tartiner de crème par elle puis les spectateurs.

En tout cas, c’est ensuite qu’en tapant « avis théâtre chochotte », je suis tombé sur ce forum, et que je me suis rendu compte qu’on y trouvait des avis de spectateurs pratiques ou/et lyriques quasi à volonté. Ce forum était aussi irrigué du marronnier « CH ou SG ». Donc, un jour, par curiosité, je suis allé rue des Halles voir le Showgirls. J’ai bien aimé…mais effectivement, tant dans les décors, la musique et les prestations, c’est moins fin artistiquement. Par contre il y a plus de contacts, un peu plus dans le genre club de lap dance comme s’il y avait une succession de petits salons privés dans une même salle : on est happé puis délaissé… J’ai quand même fait plus de théâtre CHochotte que de Showgirls. Dans ce dernier, j’ai du aller deux fois à l’époque Natacha (pilier du lieu à un moment avec ses défauts et ses qualités – je l’ai bien aimé). Et, ensuite, j’ai dû y revenir à l’époque où le forum parlait du retour de la légende Cerise. Et j’ai découvert une femme à la hauteur de sa légende. Magnifique (à la barre, dans l’interprétation de ses morceaux, dans l’expression de son corps) mais aussi prévenante. Wow. J’ai déjà mis un message à décrivant mes beaux ressentis lors d’un de mes deux ou trois passages au Showgirls lors de la période Cerise (II ? III ?). Ensuite, je suis revenu au Showgirls juste avant la fin d’année 2019, pour vivre l’ambiance Jun-Blanche-Clara-Dita tant vantée sur ce forum, et c’était très bien effectivement. J’ai réservé un ticket pour la soirée spéciale du 30 janvier (mon anniversaire) mais je n’ai eu le temps que de descendre dans la cave du Flam’s dans une période creuse et repartir dix minutes après… Dommage…
J’aimerais bien lister toutes les filles qui m’ont touché (je parle de faire des caresses, mais aussi d’avoir le coeur au bord des yeux) au Showgirls et au Chochotte, mais elles sont tellement nombreuses, diverses (et j’ai oublié certains de leur nom de scène). Peut-être sur le nouveau forum, je ferai une liste de souvenirs en vrac que les habitués pourront compléter. Là, je vais choisir de parler de Laure, pas forcément pour des raisons de préférence, mais parce que c’est la seule fille que j’ai vu au Chochotte et au Showgirls et que ça permet de souligner le champ des expériences qu’on peut avoir dans ces lieux :

Laure c’est un avion de chasse, grande fille, peau délicatement bronzée, cheveux blonds , yeux noirs. Elle a un physique qui rentrerait sans problèmes dans les strip clubs select du 8ème arrondissement (Penthouse, Secret Square,…). Ce n’est pas immédiat, mais on aime quand, après quelques passages qui impressionnent mais que je peux comprendre qu’on puisse les juger mécaniques, elle vous décoche un grand sourire. Elle n’est pas très contact et le fait bien comprendre en repoussant les mains baladeuses, ce qui peut faire marronner davantage les clients au Showgirls qu’au Chochotte vu les pratiques moyennes des danseuses dans chacun des lieux. Au Showgirls où elle est passée quelque temps après son passage au Chochotte, je suis resté bien respectueux de ce qu’elle voulait offrir ou pas, et d’ailleurs, je crois que c’est la seule fois où j’ai pris un salon et découvert la salle basse du Showgirls…je voulais un peu mieux la connaître : au-delà de son professionnalisme, c’est quelqu’un de gentil, il m’a semblé. Au Chochotte, ce qui m’avait surtout marqué, c’était le sketch de fin de soirée… Laure, déguisée en homme avec une redingote et un haut de forme (style messieurs des rues de Londres à l’époque victorienne) jouait avec une autre danseuse (je ne sais plus qui c’était, elle était plus petite que Laure, c’est sûr, c’était l’époque Nina au théâtre Chochotte, mais je ne crois pas que c’était la drôlesse chilienne), déguisée en jolie fille des rues. Le sketch commence avec Laure qui s’approche de sa partenaire la déshabille et la prend. Dans la vraie vie, nous devrions penser que c’est un rapport où le consentement n’a pas été vérifié, ou un rapport vénal. Mais, là, ça passe, ça reste encore une scène sexy de mise en situation comme le Chochotte nous en offre pas mal. Mais, ça va plus loin que le viol. Ensuite sont mimés un meurtre, et des mutilations. Et à la fin Laure crache dans un mouchoir sur sa victime. C’est le sketch « Jack L’Eventreur ». Et il fait froid dans le dos. L’excitation disparaît petit à petit et on est pris d’un sentiment de malaise. Mais il reste qu’on est happé et qu’on reste sans voix, fasciné par cette scène. On voit un spectacle réussi dans la forme comme dans le fond (cela rappelle que trop de femmes sont victimes de violences partout dans le monde). Après ce ressenti sinistre, on est quand même content quand les lumières se rallument. Et la soirée ne s’est pas terminée sur cette impression de film noir, mais ce soir là puisque la soirée s’est terminée par l’hymne du Chochotte : les déésses de la fesse. https://www.youtube.com/watch?​v=U7vLOXbvfJ4 Bien joyeux. On a dansé tous ensemble : les 4 actrices/danseuses (Nina, Laure de retour dans sa féminité, etc…), les spectateurs (dont un couple d’anglais).

Et puis, on ressort de ces lieux et on profite des quartiers (superbe le message de Mad Dog à propos des souvenirs du quartier lors des pauses entre deux plongées dans le Showgirls). Continuons à aimer Paris. »

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Du très hard au Show Girl – Duo Jun & Clara

Je m’étais amusé à écrire ces fragments d’un duo lesbien et très hard avec Jun et Clara lors d’un long voyage aérien m’emmenant à Bangkok fin 2019… Les moments vivides de ce que j’avais vu peu avant au Théâtre Show Girl m’étaient revenus comme en rêve, par la magie de la transe liée à l’écriture.

« Les spots lumineux virent au rouge. Deux superbes créatures, Jun et Clara, font leur apparition dans la petite salle toute en longueur du théâtre Show-Girl. Jun est vêtue de cuir noir, façon dominatrice, pantalon moulant et casquette couvrant son opulente chevelure noire. Clara est habillée d’un body plus léger, ses jolies formes bien mises en valeur. Les complices de ce début de soirée – la salle est encore pleine – semblent ravies de se produire ensemble. En observant Jun, je remarque qu’un curieux renflement déforme le cuir de son pantalon le long de son entrejambe. Jun saisit une épaisse poignée de cheveux de Clara puis la tire à quatre pattes jusqu’à la scène. Elle la positionne à genoux sur les premières marches jambes bien écartés, fesses tendues grandes ouvertes au le public, seins gisant sur le sol boisé du plan supérieur. Jun a apporté un tube de vaseline. Elle le presse sur ses doigts pour en récolter d’épaisses noix… Puis démontre un véritable savoir-faire de chef cuisinière, une technique professionnelle à la « préparation » de ce festin hors-norme. Clara a le visage cramoisi par l’attente du plaisir. Elle est passive et docile, jambes très écartées, joue posée contre le sol boisé, ses longs cheveux noirs répandus en une flaque. Jun masse l’ intérieur des cuisses, les fesses, alterne douceur et vigueur, écarte bien et masse encore, profondément, jusqu’à ce que l’entrejambe de la soumise soit disposé au meilleur accueil. Ah, la mignonne petite Clara dans cette posture d’attente, si cambrée… quelle merveille ! Satisfaite, Jun ôte son pantalon; un superbe et long membre bien veiné, se redresse tout raide. Un préservatif est adroitement enfilé sur la longueur de l’engin que Clara saisi dans sa bouche gourmande, elle le léche, le suce. Puis Jun se saisit d’un martinet à lanières de cuir, et la frappe violemment – il faut bien le dire. Les coups résonnent tels des claques très appuyées, rapides , rougissent instantanément les fesses rebondies de la pauvre petite Clara dont les cris – un mélange de surprise, de douleur et de plaisir – saisissent l’assistance médusée dont votre humble narrateur qui, soudainement, sent son attrait pour la jolie Clara un peu à l’étroit…

J’étais assis sur le siège perpendiculaire et solitaire placé sur le côté de la scène lorsque Clara demanda à Philippe mon voisin sur la banquette du premier rang de droite, de se décaler légèrement afin qu’elle puisse s’y installer. Jun la suivait, son instrument lourd et pendant entre ses jambes, luisant de vaseline, prêt à l’emploi. Clara s’installa dans une pause mi-assise mi-couchée et fit signe à l’assistance de se rapprocher. Je me levais à son invite, participant de bonne grâce à ce quart d’heure populaire et républicain. Que c’est bon de se sentir proche du peuple ! Il me reste heureusement les gares, les aéroports et les lieux de débauche pour côtoyer mes frères (et mes sœurs) en humanité !

Tandis que Jun, raide comme un piquet était toute à son travail de va-et-vient, Clara haletante me fit signe puis attira ma main sur l’un de ses jeunes seins – dont la rondeur et la fermeté me font toujours grand effet – que c’était agréable et touchant d’être ainsi invité par la Belle, son regard insistant m’enjoignant à me faire plaisir… Mais rapidement je sentis que le dessus de ma main était caressé par celle nettement plus massive et velue de Kamel qui, dans cette communion laïque, ne faisait plus la différence entre la douce lactance de Clara et mon cuir tanné par les âges. Jean-Louis, jeune premier, cinquantenaire aux lunettes cerclées d’or, costume bleue marine et pochette blanche très élégante, regard languide et mâchoire décrochée par la transe, tenta d’introduire un doigt dans la bouche ouverte de Clara gémissante, geste que cette dernière goûta peu. Alain quant à lui, solide gascon aux allures de rugbyman, genou a terre dans la mêlée, soutenait le mollet galbé de Clara tout en caressant de sa joue rugueuse son pied nu et délicat. Sourcils broussailleux et gibecière à la ceinture, Gérard flattait telle une prise de chasse palpitante, l’un des cuissots relevés de la belle. Lorsque plus tard Clara se redressait pour prendre une nouvelle pose, debout cambrée les fesses offertes au désir prothétique de Jun, je fus extrêmement surpris de voir Philippe, mon discret voisin aux allures de notable de province, courtois jusqu’alors, lui claquer les fesses avec violence – y laissant des traces de mains semblables à celles de nos ancêtres Cro-Magnon sur les voûtes de Lascaux – puis se retourner vers moi les yeux brillants d’excitation pour me dire dans un tutoiement de rigueur « Putain qu’est ce qu’elle est belle ! Tu l’as déjà prise en salon ?!« .

A 19h50, Clara était encore penchée en avant bien cambrée, quand Jun retira les vingt centimètres qui logeaient dans le bas ventre de sa partenaire. Emporté par la gravitation newtonienne, le sexe raide et massif, dégoulinant de la cyprine de Clara, pendait entre les jambe de Jun comme s’il venait d’éjaculer. Les nombreuses mains encore présentes sur les formes rebondies de Clara, certaines tendres, d’autres malaxantes, refluèrent. Elle était souriante malgré le traitement vigoureux auquel elle avait été soumise durant une vingtaine de minutes. Elle était avec moi comme une élève avec son professeur, soucieuse de savoir ce que je pensais de ce numéro et me fit cette confidence, contrite : elle était désolée de n’avoir pu aller jusqu’à l’orgasme cette fois-ci, cette liquéfaction soudaine qui l’avait amenée ces derniers jours à devoir revenir en salle munie d’un seau et d’une serpillière. Elle s’excusait en ajoutant « j’ai déjà joui cet après midi, je n’aurais pas dû« .

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Théâtre Show Girl

Du très hard au Show Girl – Duo Jun & Blanche

June est une jolie brune tatouée à la peau légèrement mate, yeux noirs, souriante et étonnamment à l’aise sur la scène d’un théâtre érotique.

Blanche est une jeunette enthousiaste, sympathique et généreuse. Nouvellement arrivée au théâtre. J’adore son corps de sportive, son visage, le sourire, les cheveux longs châtains. Et puis ses seins…

Les deux femmes entrent dans la salle. La lumière est rouge, elles sont de rouge vêtues, une épaisse corde rouge relie les colliers de cuir noir qui enserrent leurs cous. A ce moment précis, je pense que je vais assister à un énième numéro de domination – classique au Show Girl – il manque juste la musique d’Enigma pour satisfaire au rituel. Mais le noir correspondrait mieux au SM, alors le rouge c’est quoi ?

Les deux femmes sont debout sur scène, complices, elles se sourient, se caressent tendrement, se dévêtent avec délicatesse. June s’allonge sur le dos jambes ouvertes face à la glace, sa tête est orientée vers les spectateurs, les opulents cheveux noirs répandus sur le dénivelé en contrebas. Blanche s’agenouille sur sa partenaire et tend sa magnifique croupe blanche à la salle. Son sexe encore intact est au-dessus du visage de June. Un 69…

June écarte bien le sexe rosé de sa partenaire. Elle la lèche avec ardeur. Ce ne sont pas de petites léchouilles mais le festin d’une goulue. Le visage de Blanche est reflété par la glace : elle est encore souriante – ce n’est que le début – stoïque tandis qu’elle se fait bouffer crue. Sa main véloce s’active sur le sexe de sa partenaire. S’agite, semble la pénétrer par moment. Nous ne voyons pas ce qu’elle fait vraiment mais soudain la tête de June bascule en arrière. Elle râle, un long râle, guttural. Le visage en sueur est déformé par le plaisir. Derrière les paupières mi-closes, les yeux roulent dans les orbites, papillonnent. June se ressaisit porte les doigts à sa bouche, les humecte, puis doigte vigoureusement la jeune Blanche. Un, deux et puis trois doigts font leur chemin. Les yeux de Blanche clignent, sont parfois clos , mais elle est digne, professionnelle, toute à son oeuvre; elle travaille le sexe de June qui s’abandonne. Un filet de salive dégouline longuement de la lèvre de Blanche, scintille un moment à la lumière, se répand sur le bassin de la gisante.

Blanche est à quatre pattes, cambrée, dilatée, offerte. Elle tend à nous ses magnifiques fesses. June se tient derrière elle, la saisit en levrette, la baise de ses doigts. C’est sexuel. Violent. Des claques marquent les fesses de Blanche. Frappent sa chair ouverte.

Blanche halète. Gémit. Ses doigts sont entre ses jambes… elle malaxe son sexe, se branle. Son visage rougi est écrasé sur le parquet. Les deux femmes sont en sueur, entraînées dans la frénésie de l’acte – la frénésie d’une baise lesbienne comme je n’ai jamais vu.

Je songe que Kechiche peut aller se rhabiller avec sa palme d’or pour «  La Vie d’Adèle  », ses 800 heures de rush pour satisfaire ses propres fantasmes de mec, qu’il en prenne de la graine, la baise lesbienne ce n’est pas qu’un truc de bisounours.

J’entends soudainement gueuler «  Tu vas gicler salope ?!  » . Vraiment pas dit sur le ton de la plaisanterie. Je crois rêver ! Mais non…

*** Je ne peux raisonnablement narrer le feu d’artifice qui s’en suit, la proximité des clients, un peu d’autocensure est nécessaire… Mais la suite de ce duo n’est que plaisir, spasmes et humidité ***

Les cuisses des deux amoureuses sont mouillées de plaisir. Leurs corps dégoulinent. Elles passent maintenant dans les rangs. S’offrent aux spectateurs. L’une s’excuse en venant vers moi «  je suis désolée, je suis sale  ». C’est la saleté du plaisir, de la sueur, de la mouille… « Mais non, je t’en prie« .

Dix minutes plus tard j’ai besoin d’une pause, d’un café, de reprendre mes esprits. Je sors. June et Blanche sont attablées au petit restau chinois d’à côté, me hèlent : «  tu pars déjà ? Tu vas revenir ? ». Maintenant cool comme des copines. Je suis étonné par la variété des visages, des situations qu’elles présentent. Ces filles, et pas que June et Blanche, mais beaucoup au SG sont étonnamment sympathiques et généreuses ; elles se donnent à fond pour le plaisir des spectateurs. Elles aiment faire plaisir. Et le sexe en ces lieux, parfois dépourvu des atours de la mise en scène est spontané. Evident. Sans retenue…

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Divers Fictions érotiques

Sauvé par le cul et mon icône, Catherine Ringer

Le soleil de mars se diffractait en une infinité de particules fines, le khamsin charriait ses poussières sablonneuses dans le ciel pisseux, les poumons fatigués et nos yeux rougis. A dix-huit heures l’astre s’effondrait soudainement, c’était la libération, les bars et les chopes de bières s’emplissaient avec entrain. Je retrouvais mon ami Seto comme tous les soirs sur la terrasse de l’Historil, stratégique surplomb de la place Ménélik. De là on voyait les petits vendeurs écouler leurs montres russes, des thalers en argent et des croix éthiopiennes, et surtout le cortège des princesses afars, la luminescence étudiée de leurs dessous de satin sous les étoffes transparentes. On pouvait chouffer (*), se sourire, on se retrouverait plus tard au Scotch Club, se connaissant déjà un peu, on danserait peut-être.

Peu avant ma venue à Djibouti je découvrais Catherine Ringer la chanteuse du groupe « Les Rita Mitsouko », elle avait été invitée dans une émission télé, Les Enfants du Rock, et avait dansé très bizarrement – du jamais-vu, une énergie folle – sur la chanson Marcia Baïla, accompagnée de son placide guitariste Fred Chichin. C’est peu de dire que Catherine m’avait marquée, je la déclarais d’emblée géniale, santa subito, j’adorais sa cool frénésie et sa voix chaude, émanation parfaite de son corps désirable. Je la plaçais au pinacle de mes attentes reproductrices.

Quand un jour Seto me dit qu’il avait récupéré une cassette porno dans laquelle Catherine jouait, je cru d’abord qu’il se foutait de ma gueule – c’était pas très sympa – mais non il me le jurait sur sa mère, on irait voir ça demain soir chez lui, Ara son boss lui avait prêté du bon matos, un magnétoscope VCR Akaï, on pourrait même faire des arrêts sur image hyper stables.

Le salon « à l’orientale » de Seto était cool avec les banquettes basses posées à même le sol et les poufs sur lesquels on pouvait se vautrer. Je reconnu difficilement Catherine sur la jaquette de la vidéo, elle était plus jeune, comme si elle avait notre âge. C’était la première fois que je voyais un film porno, en plus avec Catherine dedans, et j’étais très anxieux. Seto introduisit la cassette dans la bouche du magnétoscope qui l’avala dans une douceur asservie. Dans la première partie du film une jolie blonde aux cheveux longs était avec deux hommes pas tout jeunes, ça se passait dans un château. J’ai pas du tout aimé à cause des hommes, en plus ils parlaient tout le temps. Puis il y a eu la scène avec Catherine mais là j’ai vraiment été choqué, très perplexe, parce Catherine faisait l’amour avec la blonde et qu’aussi elles ont fait un truc vraiment crade, je savais même pas que ça existait, et puis il y a eu un coup de tonnerre très fort, l’immeuble a tout entier vacillé, suivi d’un calme absolu, plus rien, on s’est regardé avec Seto et on a couru à toute vitesse dehors parce que c’était peut-être un tremblement de terre, mais non ça sentait partout la poudre et le brulé, alors on a couru sans savoir avec tous les autres, ça se passait sur la place Ménélik, il y avait des lumières blanches et des gyrophares rouge qui déboulaient de partout, on a vu l’immeuble éventré, la plaie béante noire et fumante – l’Historil avait disparu, soufflé – , des yeux hallucinés et des visages défaits nous croisaient, il y avait du sang partout, beaucoup, beaucoup de morts, et Ara qui nous cherchait nous a attrapé en pleurant « Mais qu’est-ce que vous foutez là petits cons, rentrez ! » et, dans un état de calme inconnu, une épiphanie extra lucide, j’ai su que Catherine, par la médiation de son image et le sacrifice de son corps, m’avait sauvé la vie, elle demeurerait à jamais mon icône.

(*) Chouffer : observer, surveiller (en jargon djiboutien)

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Auto-Fiction

Le plus beau Strip de ma Vie

(Beaucoup) Plus jeune j’étais coutumier de missions à l’étranger, pour des durées variant entre deux semaines et un mois. Cette fois ci c’était Riyad en Arabie Saoudite. Hotel Sheraton 5* etc. ça commençait pas trop mal, jolie chambre il était tard, je mange les cacahuètes du frigo et passe une bonne première nuit. Le lendemain, je descends en appétit pour prendre mon petit dej – Muesli miam miam. Mais surpris car le hall de l’hôtel est désert – je pensais qu’il était 7h30 -, pas âme qui vive ! Je me dis « merde j’ai dû me tromper d’heure avec le décalage horaire », je remonte fissa dans ma chambre et là oh surprise, dans l’intervalle, des scellées ont été posées sur mon petit frigo de chambre avec un joli mot « Dear Guest… » qui m’informe du début du ramadan.

Je passe les 15 jours suivants à bosser comme un chien parmi les rois des glandeurs sans même pouvoir faire la star (fantasme ridicule qui m’est resté de mon adhésion naïve à la méritocratie – mais là bas y a que le fric qui compte, la compétence ne vaut pas grand chose, il suffit de se la payer…reste mon mépris low-cost comme bulle psychologique immunitaire). Je traine donc dans cette ambiance de ramadan saoudienne où on me fait comprendre qu’étranger ou non je suis logé à la même enseigne que tout le monde et que si on me surprend à grignoter les sambusak que j’ai planqués dans le cache de mon ordi ce sera le fouet en place publique. Car la Muttawa – police religieuse – ne plaisante pas. Enfin, me faire fouetter par des types velus ça m’enchante pas trop… Pour un lascar tel que moi, ne pas bouffer c’est pas le pire. Par contre ne pas voir une femme durant deux semaines pleines c’est carrément l’enfer. Pas une seule au boulot ! Dehors que des formes informes, lointaines et anonymes. Pas un visage féminin, que dalle, nib, que t’chi !… On m’a même confisqué à la douane une revue informatique dans laquelle apparaissaient de jolies bimbos peu vêtues et dont les formes et pauses disposées semblaient aussi prometteuses que les performances potentielles des processeurs et capacités de stockage qu’elles promouvaient.

Donc après deux semaines merdiques où mes pauses se sont limitées à des déambulations déprimées dans des galeries commerciales au luxe clinquant et trop climatisées, je me suis juré que je ne remettrai plus les pieds dans ce pays. Faire la pute oui mais y a quand même des limites, je choisis mes clients moi Monsieur ! J’étais donc trop heureux en partant de savoir que l’étape suivante, Bahrein, était une enclave libérale bien connue pour son ambiance festive. Hyper content j’embarque dans l’avion – compagnie Gulf Air, First, what else ? – le personnel navigant, hôtesses comprises est anglais. Mais à ma grande surprise les hôtesses sont voilées et arborent de jolies voilettes bleues ciel légèrement transparentes; du meilleur effet – genre shéhérazade… Pendant tout le vol au dessus de l’Arabie Saoudite je tente de deviner leurs visages et mâte les formes féminines rondes et pleines, seins et fesses rebondis qui tendent leurs costumes bleu marine impeccables autant que ma bite tend mon falzard. Mais le summum de mon excitation, le « climax » comme on dit, est survenu lorsque nous avons quitté l espace aérien saoudien pour entrer dans celui de Bahrein : Les hôtesses ont alors relevé leurs voilettes et libéré leurs opulentes chevelures blondes. J’ai enfin vu les grands yeux bleus, les sourires charmants, les bouches gourmandes, les lèvres humides, les langues agiles (je raconte n’importe quoi quand je suis lancé)… Ca a été le PLUS BEAU STRIP DE MA VIE. J’aurais pu et même dû, exploser en vol pour marquer plus encore ce fabuleux souvenir.