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théâtre Chochotte

Retours sur l’année 2020 au Chochotte

Entre mi 2019 et début 2020 je fréquentais exclusivement le Show Girl. J’évitais le Chochotte, considérant que je n’y étais plus le bienvenu. Certains de mes écrits avaient déplu, on me l’avait dit en me croisant Rue Saint André des Arts, et vexé j’avais décidé que puisqu’il en était ainsi je n’écrirai plus une ligne sur ce théâtre. Ce que j’ai fait. Privé de 1000 vues par jour sur le forum de Doctissimo et des 300 sur mon Blog… quand on est fier on ne se refait pas et quand on s’appelle Mad Dog il est attendu qu’on soit non seulement fou – et donc incontrôlable dans ses écrits – mais aussi carrément chien dans son comportement.

Au printemps 2020, en plein dans la crise sanitaire et après 9 mois de fête ininterrompue rive droite j’ai appris que le Show Girl fermait définitivement. Ça a été le gros coup de déprime. Mais heureusement, plusieurs projets alternatifs émergeaient des ruines fumantes du 5 rue des Halles. Dont le Sweet Paradise. Tout n’était donc pas perdu !

Quand à l’été 2020 j’ai appris que Cindy et Clara devenue Morgane rejoignaient le Chochotte, ça a été la surprise la plus totale, la donne changeait, bousculait mes résolutions. Après un exil d’un an j’ai donc effectué une première visite, à reculons. L’envie de revoir Cindy et Morgane que j’appréciais beaucoup et le plaisir éprouvé lors de la redécouverte du lieu m’ont ensuite retenus.

Je ne parlerai dans ce qui suit que de ce qui m’a le plus marqué durant ce « retour » de quelques mois, entre Août et Octobre.

J’ai d’abord été bluffé par la déco. Le bazar orientaliste et kitsch – trop surchargé à mon goût – n’avait gardé que le meilleur des tentures, voilages, couleurs, mobilier. Une cohérence et une harmonie de tons se degageaient du caveau. Même l’équipement était au top ! En une douzaine d’années je n’avais jamais vu cela, et ce « cela » je l’ai appris par la suite était imputable pour une bonne part à Salomé – jolie petite blonde omniprésente dans l’organisation du théâtre, tête pensante avec beaucoup de goût. Première bonne surprise.

Puis j’ai recroisé des visages connus et déjà appréciés : Notamment Lupa, Diane et Esmeralda… Ce n’était pas vraiment du « déjà-vu » car elles avaient étonnamment bien évolué.

Esmeralda que j’aimais pour ses formes m’étonnait avec de meilleurs numéros, une répartie au tac au tac et de l’humour que je ne lui connaissais pas.

Lupa était toujours garçonne mais s’était affirmée dans le registre intello – mariant Phèdre et le hard rock, la tendresse et la fragilité « je rêve de caresse en été »…  

Ma plus grande surprise venait de Diane. Dans le soleil de ses longues boucles blondes et le ciel de ses yeux bleus je trouvais une énergie nouvelle. Ses numéros variés, facettes discos des années 80, fraîche fleur bleue de blanc vêtue, m’emportaient. Ses progrès étaient étonnant.

Morgane voulait être à la hauteur de la nouvelle « maison ». Elle avait mis les bouchées doubles sur les costumes et les répétitions. Une palanquée de nouveautés s’offrait aux spectateurs : Plage, Cléopâtre, Danse du Cygne, se terminant invariablement par un buffet à volonté. Les spectateurs étaient conviés à la rejoindre sur scène, l’entouraient de leurs ardeurs, mais les mains étaient moins conviées à la palpation qu’au Show Girl. Elle jetait des coup d’œil inquiets à la caméra, l’humour compensait ce delta.

Ce jour de « grand pardon » et les semaines qui s’ensuivirent je découvrais des « nouvelles » qui me laissaient forte impression. Une dream team qui assurerait ma fidélité au lieu : Alma, les jumelles Cassia et Dahlia, Nyx et surtout Gala

Alma, chinoise high school à l’anglais parfait et au français en devenir, sourire enjoué regard meurtrière était intrigante. Une belle jeune femme aux formes rebondies qui infirmaient la platitude attendue de « la chinoise ». Surtout un véritable plaisir à être sur scène, à jouer avec les clients dans une coquinerie participative et un plaisir non dissimulé. Sa voix engageante, à elle seule, était susceptible de me provoquer l’afflux sanguin…

Cassia et Dahlia, jumelles brunes d’origine algérienne aux corps parfaits. Des monozygotes que seules les différences comportementales permettent d’identifier. Dahlia la douce, Cassia la fougueuse. Elles semblent sorties droit d’un film de David Cronenberg. Un parfum de mystère et de fausse-semblance, une aura sulfureuse les entoure – on devine que la mécanique masculine n’a plus de secret pour elles –. Je fantasme sur un salon à trois où leurs langues et leurs quatre mains viendraient à bout de mes réserves 😉 .

Nyx. J’avais écrit inspiré « une fausse Barbie qui en a sous le capot ». Joli visage, cascade de boucles blondes façon poupée, croupe au profilé de dingue, mieux que feu ma Carrera. Pas mal… Mais rien par rapport à la créativité, l’originalité des numéros pensés – dans une maturité réflexive – qu’elle interprète dans une tension artistique hyper sensible. Elle se donne, se met en jeu. Je la place d’emblée dans mon Top du top Chochotte, inscrit un salon à ma To-Do-List…

En 2018 j’étais fan de Mimi jolie danseuse très tatouée, plantureuse et teinte en blonde. Un bassin méditerranéen. Elle était parmi les plus originales, variant les genres – italo, américains red neck, underground bizarroïde etc. Quand à l’automne 2020 elle est revenue sous le pseudo de Gala j’étais enchanté. Elle avait changé de look, arborait une nouvelle coiffure avec de longues boucles châtains, un tatouage supplémentaire dans le dos. Toujours aussi créative et sympa, montrant un plaisir sans réserve, presqu’enfantin, à être sur scène. J’ai été à nouveau conquis par son exubérance fellinienne, sa sublime croupe et ses lourdes breloques. Elle me fait penser aux actrices qui jouent dans les films de Paolo Sorrentino, ces grandes Belleza à la nature généreuse et excentriques dont la tendance à la fête n’enlève rien à la profondeur sensible.  Elle est mon plus gros coup de cœur de l’année 2020 au Chochotte. ❤

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Théâtre Show Girl

Retours sur l’année 2020 au Show Girl

La covid m’a mis la mémoire en vrac. Un patchwork d’images et d’impressions émerge des limbes. Je vais tenter de rassembler ce qui est épars, dire sans y mettre de forme.

Rive droite en début d’année. Je n’ai jamais vu ça au Show Girl ! Une telle hygrométrie. La serpillère passe plusieurs fois par jour pour effacer les traces des petites « pas sages » : de sublimes cochonnes qui se répandent publiquement. Un pourcentage qui défie toutes les probabilités… Je ne donnerai pas les noms, mais celle qui a fait jaillir les sources, parfois avec une grosse baguette de sourcier, s’appelle Jun. Quel talent ! 😉

Dita m’a séduit un moment. Ses seins, non mais quels seins ! Armes de destruction massive, centrifugeuses de mes bonnes résolutions… Et ce visage de princesse sage de dessin animé. Le sourire et les grands yeux de biche. La repousse de son minou. J’ai tenté un salon. Je n’aurai pas dû… Je lui ai même dit « c’était nul ». Mais elle était si gentille et sympa ! Adorable même ! Alors la semaine suivante j’en ai pris un second, plus fleur bleue, pour ne pas rester sur une mauvaise impression.

J’aimais beaucoup Blanche physiquement à ses débuts. Elle s’est un peu trop laissé aller ensuite questions kilos. Je lui avais fait la réflexion et elle m’avait répondu que les africains kiffaient ça les femmes avec de grosses fesses. Le problème c’est que je ne suis pas africain. Mais elle a toujours fait partie de mes préférées. J’espère qu’elle, que tu vas bien Blanche…

Il y a eu Clara. Au début je n’y faisais pas trop attention. Et puis elle m’a vraiment fait rire. Sa fausse ingénuité, ses « je suis vierge » alors que dans la même après-midi en duo avec Jun sa croupe absorbait de véritables saucisses de Morteau… Et puis les surprises. Ses variations de registres, les pointes de danse classique, les morceaux de violon, la générosité, l’ambiance. Alors oui elle m’a pris dans ses filets, vraiment séduit.

Cindy m’avait à la bonne. Je crois que ce n’était pas seulement lié au fait que je lui faisais de la pub gratos par mes écrits dithyrambiques. Je contribuais à l’ambiance générale, ai aidé à organiser la soirée de la Crypte avec trois filles – la dream team du SG – autour d’un punch dans le café mauricien d’à côté. Quatre-vingt personnes à cette soirée quand même ! Quelle fête et quel succès avant l’enterrement du Show Girl qui devait suivre !  Bravo encore à Jun qui avait coordonné les répétitions.

Ce n’est pas la beauté plastique qui peut me foudroyer. Je m’en méfie même comme si elle enrobait trop souvent une vacuité. Il faut autre chose pour me mettre dans un état de dingue. Nikita a déboulé juste quelques jours avec sa coiffure en oreilles de Mickey. Ca ne mettait pas du tout en valeur son visage méchamment piqué par l’acné. Elle avait certes un joli corps mais quelque chose d’un peu masculin dans sa façon de jouer la warrior. Mais  quelle présence ! Complètement décalée ; comme ce jour où elle a déboulé seins et lèvres de chatte mordus par d’innombrables pinces à linges. Son regard noir et intelligent qui m’évaluait…  Je l’ai passé à la question : elle avait fait de belles études, cinq années dans un domaine créatif, puis était partie à l’aventure danser dans des clubs de strip en Australie, son année de césure en quelque sorte. J’adore ce genre de personne. Mais elle a disparu aussi vite qu’elle était arrivée, me laissant avec un questionnement et une dureté inassouvie 😉

Je ne suis pas trop « salon ». Il est d’ailleurs possible que je sois bien moins branché « sexe » que la majorité des clients. J’aime parler, discuter, séduire, c’est certain. Je suis curieux de « découvrir » les filles qui me plaisent , pas seulement leur nudité, mais « ce qu’est réellement» la danseuse. C’est ma « libido sciendi » à moi , ce désir de connaître qui me motive avant tout. Mais parfois je me retrouve avec surprise dans un « sale état ». Une dureté inattendue entre les jambes. Et quand la jolie danseuse, cette fois-ci d’origine sénégalaise, est manifestement aussi excitée que moi, liquéfiée, je n’ai pas le choix. J’ai de plus un lourd passif avec l’Afrique, nostalgique de ma jeunesse enamourée dans les bars de Djibouti. Léonie a eu les arguments qu’il fallait pour me mener en salon. Et en bas… mama mia. Je ne peux évidemment pas raconter, même si j’aimerais, mais non… c’était trop chaud et trop bon !

Mes impressions sur la Rive Gauche à partir du mois d’Août 2020, à venir demain … 😉

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Théâtre Sweet Paradise

Alice et Madame Jun au Sweet Paradise – Par Cream 120

Cet après-midi, j’ai poussé une porte, puis deux. Avec une heure de retard, environ. Je me retrouvais alors debout au fond d’un petit théâtre. J’ai hésité un instant avant de m’asseoir. Une main serviable m’indiqua, paume vers le ciel, le siège libre le plus proche. Je m’y assis et lentement, sans crainte, comme un habitué, je levai les yeux vers la scène, juste, simplement, presque naïvement, et ce n’est pas mon genre, devant moi.

Et c’est ainsi, que pour la première fois, je croisais le regard du Diable. Grande, fine, cambrée, aux pieds adorables, à la poitrine parfaite, la Créature me regardait, comme il se doit, droit dans les yeux. Elle soutenait mon regard, ce qui est classique lorsqu’un nouveau venu entre. Je n’ai rien remarqué qu’une jeune fille brune qui connaît son métier. Particulièrement séduisante physiquement. Plus que cela encore, cela aurait dû me mettre la puce à l’oreille, de celles dont il est difficile de le détourner. Son désir, son regard, son avenir. Magnétique, érotique, troublante de sensualité, totalement féminine, ce qui est rare en définitive. Probablement conçue par le Démon lui-même, parfaite. J’étais rassuré, sa psychologie ne devrait pas égaler cette malsaine apparence. Sa psychologie ne pouvait pas suivre…

Changement de numéro. Méphisto s’était retiré dans sa loge. Puis un duo, et le ciel se déchire. La jeune femme a dompté l’établie Lucyfer, demandé très clairement à être fessée sans retenue par tous ceux qui en aurait envie. La dépravée à ironisée sur la punition qu’elle allait recevoir. La vicieuse a pris du plaisir à être … et m’a léché la paume gauche et toutes mes troisièmes phalanges de plaisir et plusieurs fois. Mais paume droite maintenait ses poignets en place. Et ça aussi, Ça aimait. Celles qui pourtant obstruait et la bouche et le nez de la Bête afin d’entendre ses gémissements étouffés, passablement fourragée qu’elle se laissait visiter, profondément et longuement.

La sans-nom est à la fois le désir et le sexe révélés, qui ont submergé la Madame elle-même. On ne peut pas lutter contre le Cornu. Plus vous lui résistez, plus il vous domine. Puis, le danger mortel. Seule, le Mal a raconté une histoire. Crédible. Mieux encore que ça, comme les plus grandes… De sa petite voix perverse. Sans le moindre effort. Son interprétation et sa tenue aux combles de la provocation érotique, si maîtrisées qu’Elle en devenait purement sadique. J’ai frappé le Serpent, comme j’aime et comme je sais le faire. Plusieurs fois. Mais pour une, par respect pour ce double satanique, sans équivoque, j’ai accepté d’être puni et d’être frappé par Lui.

Au premier regard. Les rois démoniaques qui le croiseront, j’en connais particulièrement un, mon frère jumeau, hétérozygote, auront fort à faire, ils batailleront longtemps. Les meilleurs s’effondreront épuisés à côté de l’Animal. Match nul. Tous les autres seront dévorés, ils y perdront toutes leurs richesses, leur raison, ils risqueront leur vie. Souvent sans même s’en rendre compte. Pauvres âmes perdues. Ce premier regard n’était pas professionnel somme toute. C’était celui de deux créatures qui se retrouvent, dans un théâtre, après des siècles d’errances dans les recoins les plus obscurs de l’humanité. Ils semblent même y vivre encore parfois, selon d’où on les regarde. Et Dieu que Madame a raison : « On y mettrait bien sa queue là, hein… ». Je l’aurais fait si cela avait été possible.

Le Malin existe, et comme dans les prédictions les plus terrifiantes, il a le visage… d’un Ange. A son vice, son sadisme, ses gifles, s’ajoutent l’incertitude quand à la date où nous pourrons à nouveau risquer jusqu’à notre vie à son contact, sans pouvoir y résister. Faust prend le métro. Si tu me reconnais, damne-moi. Je t’ai déjà maudite. Cent vingt fois.

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théâtre Chochotte

Témoignages remarquables : le 5 Décembre 2019 au Chochotte

Je remercie @Docalaroue (sur le forum Discord https://discord.gg/dQjCmmF) pour ce surprenant témoignage qui rend grâce à la discrète et néanmoins omniprésente Salomé, jolie petite blonde directrice artistique du Chochotte. Salomé, les yeux les oreilles et la mémoire affutés, dont le sérieux et la rigueur ne sont donc pas les seules qualités… Je l’aimais bien déjà, elle me faisait sourire avec réserve, mais là elle m’est subitement sympatique.

« …et je crois que l’acmé de cette impression de vivre un moment historique, ce fut le jeuudi 5 décembre 2019. Grève générale, manifestations monstres, Paris paralysé. Aucune danseuse n’a pu rejoindre son poste de combat. La salle est presque vide, mais moins que la loge au rdc, restée dans le noir. Faut-il rembourser les trois égarés qui ont bravé le froid et les obstacles? Et c’est alors qu’une frêle jeune femme descend et empoigne maladroitement la barre dont elle fait quelques tours. Elle « playbackise » quelques chansons et remonte, restée dignement habillée, sous les applaudissement nourris du maigre public qui préfère quand même cela au miroir qui lui renvoie cruellement son désarroi. Et sans doute après plusieurs minutes de tergiversations, la jeune femme redescend. Elle a passé une tenue de danseuse orientale pudique et s’excuse de ne pas savoir les gestes. Mais elle essaie. On se met à sa place, on voit bien qu’elle n’était pas là pour ça. On l’applaudit, la félicite. Elle remonte, sans doute tiraillée par un « que faire? » shakespearien. Et le courage lui prend, elle redescend, et timidement, lentement, dégrafe les boutons de ses vêtements qui glissent à ses pieds. Oh, pas avec la grâce maîtrisée d’une Jane, le professionnalisme d’une Thaïs ou l’énergie d’une Diane. Ce jour là, je n’ai pas regretté d’avoir payé le ticket d’entrée. Ce jour là, j’ai vu danser Salomé….. »

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théâtre Chochotte

7 raisons pour lesquelles il ne fait pas bon être Star de théâtre érotique (et souvent ailleurs…)

L’histoire (très) récente nous le prouve une fois de plus, d’aucuns diront que c’était prévisible et que la roue tourne. Je ne m’étendrai pas sur la dernière star en partance de notre théâtre d’autant que je ne l’ai jamais fait, mais je regretterai de n’avoir pu la voir une dernière fois.

Je commenterai juste dans ce post le « statut » à priori enviable de Star de Théâtre Erotique, mais selon moi forcément voué au tragique (du moins dans le cadre du théâtre) , à la désintégration naturelle vers le Trou Noir et vers l’Entropie (on ne lutte pas contre la deuxième loi de la thermodynamique 😉 ) …

  1. Être une star nécessite de gros efforts. D’abord pour accéder au pinacle, ensuite pour s’y maintenir. De plus il faudra rapidement « doubler » les heures pour maximiser le chiffre d’affaire de La Maison. Quelques mois à ce rythme et hors dopage d’athlète olympique, l’épuisement physique et nerveux guette avec certitude…
  2. Être une star conduit souvent à oublier la raison première pour laquelle on était venu travailler là. Financer Mes si chères études, un projet, une intermittence. Mais la Fin se perd souvent dans l’abondance de Moyens. La Fin mise en suspens, abandonnée, les moyens devenus faim.   
  3.  Être une star expose à l’envie, à la jalousie; pas seulement de la part des danseuse et c’est une surprise. Mais malheureusement une constante de ce Féminin.
  4. Être une star expose au désir des Clients, à la sur sollicitation et à la Tentation. Mais le pire danger réside dans les éloges, leur attente, le gonflement de l’égo. Comme dans la fable de la grenouille et du bœuf, de jeunes batracien.ne.s surexposées finissent par exploser sous les compliments publiques (et parfois imploser de leur manque).
  5. Être une star donne l’illusion d’avoir du pouvoir sur le cours des choses, sur la vie de l’Entreprise. Mais la Dame aux Clefs ne manquera pas de montrer qui le possède réellement. L’épée tombera par surprise, sous un prétexte anodin et dans une jouissance dominatrice qui n’aura pas à justifier.
  6. Tel un caïd des Loges, la star a un gang, des complices parmi les anciennes. Elles protègent leur territoire. Ne se privent pas de le faire remarquer. Mais quand de petites nouvelles dont la venue ne doit rien au hasard surviennent, les couteaux sont vite aiguisés. Et un accident est si vite arrivé !
  7. Le Pouvoir est aussi un Art du Jardinage. Dans certaines pépinières les jardiniers pensent que l’étêtage des cimes (surtout quand un groupe de cimes obscurcit par son ombre le sous-bois) est absolument nécessaire pour laisser passer la lumière et faire grandir les jeunes pousses…

Et quelques mots en guise d’au revoir à ma meilleure ennemie : Tu vas vraiment me manquer, non plus par ta présence que j’évitais plus que par jeu, mais par ton absence devenue soudainement trop présente… J’ai peur de m’ennuyer 😉

Bonne chance donc T… SB… » et à tous les masques que tu as su mettre pour te protéger. Bravo pour ton passage au Chochotte, ton engagement – je n’ai jamais entendu une danseuse défendre à ce point son employeur, mettre autant de soi pour la « cause » -, bravo pour ton professionnalisme rare, ton travail et surtout ton talent !

Peut-être nous recroiserons nous au détour d’une boucle du labyrinthe, je le souhaite. Mais cette fois-ci faisons un petit effort s’il te plait…

« Je rêve d’ouvrir la porte de ta prison chérie et de te voir retrouver le jour et sa Lumière.
Et lux in tenebris lucet. »

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théâtre Chochotte

Deux heures au Chochotte – Début Septembre

J’ai découvert Lila que je n’avais encore jamais vue. Une jolie femme asiatique, peut-être métisse, un visage souriant et un petit corps bien proportionné aux tétons saillants ;). J’ai beaucoup aimé ses spectacles dans un registre « cabaret » ou « hispanisant». Elle danse vraiment bien et m’avait l’air beaucoup plus « à l’aise » que ce à quoi je m’attendais après avoir lu le forum. Lila prenait plaisir à être sur scène, c’était communicatif, en témoigne la salle qui accompagnait de claquements des mains ses déhanchements ainsi que les applaudissements nourris à la fin.  L’un de ses passages était plus « érotique » que les autres et j’ai vraiment aimé :  celui où elle joue la secrétaire amoureuse de son patron vicieux (oui les patrons sont très vicieux c’est bien connu 😉 ) qui lui demande de se donner à d’autres hommes. Consigne que l’assistante dévouée a respecté à la lettre, ôtant sa robe rouge moulante et dévoilant sa nudité dans l’écrin d’un corset noir avant de s’abandonner dans et sur les rangs. Je confesse coîtement mon excitation – suffisamment rare pour être ici notée – lorsque les jolies petites fesses de Lila presqu’assise sur moi ont accompagné les mouvements d’un coït.

Lupa robe et voile blancs immaculés irradie de sa lumière la pénombre ultraviolette et spectrale du caveau. J’aime sa coupe garçonne et sa nuque droite qui lui donnent l’aspect éveillé de la très bonne élève. Et ses fossettes phocéennes quand elle sourit. Quand Lupa bondit tout près de la barre je m’étonne de sa légèreté, de ses envolées. Elle est alerte. Sur Pink Floyd, elle interpelle « Hey You », et ça lui correspond si bien d’interpeller le public à Lupa. Quand elle love son dos contre moi je frôle sa nuque fine aimerais la saisir comme celle d’un jeune animal, je lisse le relief d’un mystère du doigt : « Nomen Niesco » – ce dont on ne connait pas le nom. Qui ne se dit pas. Elle est attachée à la forme, à la politesse, en fait une maîtrise autant qu’un jeu. Lupa est de celles qui pourraient sourire au « je me complais dans le deuxième cercle » sans que dans une explication laborieuse on risque de devoir ajouter que cela n’a rien à voir avec la cuisson des pâtes. J’éprouve un plaisir évident à savoir qu’en une même personne érotisme, sensibilité, culture et intelligence sont réunis.

La jeune Morgane dans ses œuvres… Elle me fait rigoler quand elle joue la Lolita sur Alizée en épousant les stéréotypes du genre avec sa jupe kilt trop courte, ses fesses charnues presqu’à l’air. Elle a le plus joli corps, de très belles fesses d’étudiante qui n’ont pas eu le temps de s’ aplatir dans le trop d’étude et ne ménage pas ses efforts quand il s’agit de satisfaire ses professeurs… Elle réussit à rendre le sexe et la pornographie tordants : il faut voir Morgane sortir de sa trousse, le jour de la rentrée des classes, un gode de belle taille et montrer son savoir-faire es-fellations tout en déclarant ingénument avec une voix de midinette « je suis encore vierge ». Et d’ajouter malicieusement que de toute façon l’usage profond du Gode est interdit. Car le « Deep State » par son dispositif panoptique veille à la bonne tenue de l’établissement et à la conduite de ses agents !

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« Une danseuse » par Cream120

Merci à @Cream120 pour ses textes très poétiques et cryptiques sur le serveur Discord . Ici une danseuse du théâtre Chochotte est mise à l’honneur par ses mots et sa sensibilité; danseuse non moins sensible et raffinée que j’espère avoir encore le plaisir de voir souvent dans la cave de la Rue Saint André des Arts !

« Vous m’avez laissée plusieurs heures. L’infinie douceur bisexuelle très logiquement vous le fait remarquer. Elle répond à vos questions.

Pourtant du binôme c’est bien l’autre qui m’avait fait redécouvrir les larmes. Ces irrépressibles qui vous montent brutalement et aux yeux et au nez. Qui vous surprennent. Qui vous terrassent. D’un souvenir. D’une absence. Que vous êtes seul à faire couler. De l’homme au cœur devenu minéral. Exploit brutal. Qui parmi les humains vous ramènent. Essayons un peu de respirer.

Timide elle avance. Fragile elle apparaît. Serait-elle blessée ? Serait-elle touchée ? Bienveillante et masochiste, c’est une femme qu’il faut préserver. Une qu’il faut savoir fesser. Une qu’il faut savoir caresser. J’ai plusieurs fois ma main retenue. Jusqu’au moment où elle l’a avoué. Alors mon rôle j’ai tenu. Vous connaissez la partition. Elle dit que cela s’apprend. Ce n’est pas faux, c’est même en partie vrai. Elle tient étonnement la sienne. Complice et déterminée.

Cérébrale et cultivée, c’est ainsi qu’on la présente. Mais c’est surtout de nous-mêmes que l’on dit avec facilité que nous avons reçu le même don pour une violente sensualité. Pas besoin d’accessoires. Pas besoin de lacets. Elle vous résout à lui faire croire et la couvrir de baiser.

Avant elle, il y a eu la femme bleue, la femme rouge. Après elle, il y a eu la femme objet. Comme beaucoup de ces adeptes, elle apprécie de se lover. Par contraste et par paradoxe. Je ne crois pas. Simplement comme moi par respect.

Par respect pour l’évidence il faut savoir se retirer. Par respect pour sa présence, il faut savoir la tourmenter.

Je lui parle à l’oreille, lui promet un ou deux secrets. Elle revient étrangement, se dit encore impressionnée.

La femme studieuse, la femme amoureuse, la femme tatouée. De cette double consonne forcément mystérieuse auxquelles il manque un point, c’est bien noté. Elle me touche comme les autres dès l’avancée de ses effets. Je me reconnais dans ses pudeurs, je me retrouve dans ces noirceurs. Lorsqu’elle cache ses souffrances par des sourires et des déhanchés.

Elle imite si bien sa belle. C’est émouvant à regarder. Je ne changerai pas d’attitude mais combien j’ai expiré. Lentement elle s’avance, tout à côté d’elle, son front touche mon front. Bouger devient un instant impossible. Je peux littéralement sentir couler nos pensées. Je pourrai rester ainsi une vie éternelle. Je lui ai dit puis l’ai chassée. Pour pouvoir dormir sans elle. Pour un peu me reposer.

Demain je la reverrai. Je ne sais où tout cela nous mène mais j’aimerais la caresser. La promener et la fouetter. Lui proposer la bagatelle. C’est déjà fait et je le referai.

A bientôt ma pucelle. Nous verrons bien où cela nous mène. Je l’avoue j’aime diriger. Mais plus encore qu’il y a quelques semaines, c’est contre ton front que je ne pourrai ne pas aller. Révélation ou préjugé.

Laissons l’espoir, caressons le rêve, que ces pensées soient partagées. De la sensualité, ta peau, ma veine, te faire l’amour, là aussi je recommencerai.

Aristocrate et fille des rues. Elle se découvre et me séduit. »

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théâtre Chochotte

Nina (Chochotte 2017) par Jean-Batou

Nina fait partie des danseuses passées au Chochotte qui me resteront toujours en mémoire. Pour différentes raisons : son sens inné de la scène, sa créativité, son goût du jeu, sa répartie, son « petit format » (un peu comme Mona) qui lui donnait un aspect juvénile. Aussi, je suis très heureux que Jean-Batou ai pris le temps de rédiger le portrait suivant pour lui rendre hommage ! Merci.

*****

« S’il y a bien une danseuse qui a marqué les esprits au Chochotte ces dernières années, c’est bien notre Chilienne muy caliente j’ai nommé Nina. S’il y a bien une danseuse qui pouvait incarner à la perfection l’élément du feu c’est bien elle. Nina n’avait pas pour elle l’avantage d’avoir les attributs féminins les plus affolants (elle n’avait pour ainsi dire aucune poitrine mais elle compensait ce désavantage par un petit cul absolument dément) mais elle dégageait un charme de dingue de par sa folie douce et son tempérament de feu qui en impressionnait plus d’un, même parmi les danseuses. Sa présence irradiante forçait le respect et même un groupe de latinos macho loco pouvait lui manger dans la main suite à une punchline bien sentie en espagnol ayant l’effet d’une balle de sniper. Elle était aussi connue pour « ses sorties de route » notamment lors de duos endiablés où Nina dans ses bons moments pouvait surprendre tout le monde y compris sa partenaire du jour pour pimenter la soirée. Et elle avait pour ça une arme absolument redoutable qu’elle maniait avec une expertise implacable dans toutes ses utilisations imaginables : sa langue ! On ne compte plus les petits cris échappés de la bouche des danseuses ayant reçu le traitement de faveur de la tempétueuse Nina !

Mais pour exprimer au mieux toute l’étendue du talent de Nina j’ai aussi choisi de vous narrer quelques uns de ses numéros signatures: Nina débutait toujours ses journées en exprimant son âme latine à la fois mélancolique et chaleureuse à l’occasion de son romantique numéro en l’honneur de la chanteuse espagnole Jeanette dont leur ressemblance physique est absolument saisissante. Habillée d’une simple robe noire couvrant un ensemble complet de lingerie noire accompagné d’un corset et un long boa de plumes roses autour du cou, elle descendait sur la mélancolique Soy rebelde , littéralement :

Yo soy rebelde porque el mundo me ha hecho así – Je suis rebelle parce que le monde m’a faite ainsi

Porque nadie me ha tratado con amor – Parce que personne ne m’a traité avec amour

Porque nadie me ha querido nunca oír – Parce que personne n’a jamais voulu m’entendre

Yo soy rebelde porque siempre sin razón – Je suis rebelle car toujours sans raison

Me negaron todo aquello que pedí – Ils m’ont refusé tout ce que j’ai pu demander

Y me dieron solamente incomprensión – Et ne m’ont donné que leur incompréhension

Y quisiera ser como el niño aquel – Et j’aimerais être comme cet enfant

Como el hombre aquel que es feliz – Comme cet homme heureux

Y quisiera dar lo que hay en mi – Et je voudrais donner ce qu’il y a en moi

Todo a cambio de una amistad – Le tout en échange d’une amitié

Y soñar y vivir – Et rêver et (enfin) vivre

Y olvidar el rencor – Et oublier la rancoeur Y cantar y reír – Et chanter et rire

Y sentir solo amor – Et ne ressentir que de l’amour

Jeanette – Soy rebelde / Letra

suivi de El muchacho de los ojos tristes contant 2 âmes mélancoliques trouvant leur équilibre dans leur idylle et enfin Porque Te Vas actant la rupture. Le plus marquant dans ce numéro est le soin qu’elle y apportait à chaque détail. Cela se voyait qu’il lui tenait à cœur. La moindre variation instrumentale était ponctué de ses mouvements mêlant grâce et vigueur puis elle se plongeait à corps perdu dans les bras des spectateurs comme s’il s’agissait bel et bien de cet amant qui lui échappait.

Castro El muchacho de los ojos tristes – Jeanette ( Con Letra )

Jeanette – Porque Te Vas 1974 (1977)

Nina mettait aussi à profit ses charmes « juvéniles » dans un numéro thématique lolita à la fois très drôle et très sensuel. Elle descendait déguisée en écolière avec un ENORME nounours en peluche dans les bras sur Playground Love de Air. La belle écolière est confinée dans sa chambre par ses parents pour faire ses devoirs mais plus que ses devoirs, le thème qu’elle a surtout envie d’explorer est sa propre anatomie. Elle se jette parmi les spectateurs avec son énorme nounours dans les bras et se prête à des petits jeux érotiques par l’intermédiaire de la peluche puis sort un flacon à bulle continue ses petits jeux et finit par en renverser tout son contenu sur son chemisier. Look de Sébastien Tellier débute alors et l’incident est le prétexte pour son effeuillage des plus sensuels. Le numéro voit sa conclusion sur Pomme du fantasque Tellier où Nina se déchaîne alors invitant les spectateurs à manipuler les pattes de la peluche caressant tout son corps et elle finit par saisir le nounours pour le coincer entre ses jambes pour frotter vigoureusement son intimité dessus avec un spectateur en dessous. Là dessus, un.e complice descend pour incarner l’un des parents qui la surprend dans ses ébats.

Playground Love – Air

Sébastien Tellier – Look (Official Video)

Sébastien Tellier – Pomme (Official Audio)

Nina est une grande fan de George Michael (j’en avais discuté avec elle peu après sa mort et elle m’avait raconté avoir beaucoup pleuré quand elle avait appris la funeste nouvelle) et elle avait fait un numéro que je vois comme un clin d’œil à la sexualité du chanteur longtemps restée clandestine. La scène plongée dans une pénombre bleutée, le numéro débute sur Everything She Wants de Wham !

Nina descend en trench-coat, Fedora et lunettes noires une lampe de poche à la main. Elle distribue à l’assistance quelque unes de ces lampes et des faux billets qu’elle cache sous son manteau et en profite pour s’amuser avec le public en feignant la maladresse à plusieurs reprises pour tomber sur les spectateurs et laissait libre cours à son goût pour l’improvisation à ce moment là tout en se déshabillant les halos des lampes torches parcourant son corps au gré des envies des spectateurs.
Puis au moment où elle finissait toute nue ne portant alors que des longs bas-collants lui montant jusqu’à la naissance de son splendide fessier, Careless Whisper de George Michael débutait. Viennent alors l’intérêt des billets distribués. Elle saisissait une de lampe torche puis invitait chaque spectateur à lui glisser son billet dans ses bas intentionnellement portés très serrés. Elle tenait à ce que ce soit le spectateur qui glisse le billet dans le bas et je peux vous dire qu’il fallait y mettre du sien pour bien placer le billet si bien que les mains aux fesses arrivaient très vite ! Et à chaque billet rendu elle donnait sa lampe torche au spectateur et lui offrait une vue on ne peut plus suggestive sur son anatomie. Elle poussait le comble de l’indiscrétion en présentant ses attributs féminins sous l’effet grossissant d’une loupe. Les plus curieux étaient ravis !

Wham! – Everything She Wants (Official Video)

George Michael – Careless Whisper (Official Video)

Et mon préféré, son numéro des bougies qui commençait dans la pénombre avec en fond musical Everybody knows de Leonard Cohen. Nina descendait habillée d’une simple chemise blanche avec une jupe, sa lingerie bien sur et, détail important sur la thématique forte de son numéro qu’est la pénitence, elle avait aussi autour du cou un tout petit crucifix doré en pendentif. Elle disposait un chandelier en bas des escaliers et un autre au fond derrière l’âne doré. Elle avait aussi avec elle un petit sac qui contenait un grand voile, un briquet et 3 grosses bougies qu’elle alignait devant la barre de pole dance. Une fois toutes ces bougies installées, elle tournait le dos au public et commençait à se dévêtir dans un de ces déhanchés dont elle avait le secret pour finir nue sous sa chemise blanche à la fin de la chanson.

Everybody knows – Leonard Cohen

L’éclairage s’éteint complètement et seule la lumière des bougies permet de voir la scène. Jesus To A Child de George Michael débute. Là dessus, elle commençait à exécuter à la pole dance une danse à la fois énergique et très sensuelle avec de nombreux changements de rythmes. Tout le piquant de sa danse venait de ses mouvements virevoltants très énergiques les jambes groupées autour de la barre qu’elle arrêtait très régulièrement pour passer son divin popotin très très près des flammes des grosses bougies au sol et elle y allait à ce moment là très très lentement pour faire monter la tension érotique. Puis elle s’éloignait de la barre pour revenir au centre de la scène après avoir soufflé tous les chandeliers pour ne garder que les grosses bougies comme éclairage. Elle étendait alors son grand voile au sol, mettait son crucifix dans la bouche puis saisissait tour à tour ses grosses bougies pour verser la cire sur ses bras et sa poitrine tout en distribuant au public chaque bougie versée. Une pour le premier rang à gauche, une autre pour le premier rang à droite et la dernière pour la place du roi. Une fois la distribution faite arrivait le clou du numéro. Elle plaçait son voile aux pieds de la place du roi, s’agenouillait devant le roi, lui prenait ses mains pour accompagner la bougie vers sa bouche, versait la cire sur sa langue et s’allongeait au sol en demandant aux autres porteurs de bougies d’en verser tout le contenu liquide et brûlant sur son corps. Elle soufflait ensuite chacune des bougies pour finir le numéro dans le noir complet.

George Michael – Jesus to a Child (Official Music Video)

Du grand art ! Te Extrañamos Nina ! (Tu nous manques Nina !)

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Les danseuses du théâtre Chochotte – Août 2020

Liste mise à jour le 16/08/2020 – n’hésitez pas à me faire des commentaires pour rajout, correction etc.

Les NOUVELLES arrivées :

Alma. Jolie chinoise (avec de très jolis seins) parlant un anglais parfait. Actuellement en cours de langue accéléré. Enjouée, coquine, sympathique. Numéros pour l’instant assez basiques mais je suis sûr que sous peu nous aurons de belles surprises. Elle s’est révélée très à l’aise en duo. A suivre.

Aria. Pas encore vu mais d’après Rek62 : « Aria, une (très) jeune femme brune, bonne danseuse au visage ravissant et au corps magnifiquement proportionné. Peu timide en salle pour ses débuts ».

Camélia. De ce qu’en dit Jean-Batou : « Danseuse Grande et fine. Magnifique et magnétique métisse à la peau claire tout aussi exubérante et décomplexée que sa superbe coupe afro naturelle. Camélia est débordante d’énergie et arbore en permanence un sourire particulièrement rafraichissant et communicatif. Funky jusqu’au bout des ongles. Elle a posé sa marque en débarquant en vaillante vahiné chantant avec conviction sur des airs traditionnels polynésiens puis dansant sur des airs de Hula endiablés. Très convaincante dans ce rôle ! » 

Gala. Bien que qualifié de « nouvelle », Gala est l’ex superbe blonde Mimi de 2018, aux airs de madone italienne, revenue parmi nous avec une belle chevelure châtain bouclée et les mêmes tatouages très esthétiques. Elle a présenté de nouveaux numéros originaux, parfois décalés comme je les aime. Et je réitère ce que je disais déjà  : « Mimi/Gala est une artiste ». Elle compose des spectacles jamais vus, ne copie rien, surprend. Elle est sympa, câline, elle adore être sur scène et son enthousiasme est contagieux. J’adore son corps très féminin ! https://maddog.cafe/2020/07/31/mimi-chochotte-2018/

Inaïa. Une très jolie brune,  mélange des rives sud de la Méditerranée, avec des formes heu… un profilé, comment dire sans tergiverser ? Une croupe de folie dans laquelle on aimerait se perdre !!! Un joli visage coquin, pétillant de vivacité qui n’arrange absolument rien aux obsessions que la Belle ne va pas manquer de provoquer parmi la gent masculine. Ruées probables en salon…Son spectacle est pour le moment réduit à des danses conformes aux attendus du teasing érotique mais gageons que cela va évoluer… 

Les « ANCIENNES ».  Nota : « Ancienne » au Chochotte veut dire « plus d’un mois d’ancienneté » 😉

Chely. Belle danseuse avec des formes très féminines, un rapport taille-hanche proche du nombre d’or ! « Elle a les yeux revolver, le regard qui tue ». Séductrice, Souriante. Elle excelle dans les numéros de danse orientale ou sur Dalida.

Clara. Très jolie brune aux cheveux mi-longs (récemment raccourcis et éclaircis) et au corps parfait ! De la classe, même dans le plus simple appareil. Clara est une valeur sûre du théâtre, ses numéros allient charme, chaleur, gentillesse et dynamisme. Très bonne partenaire de duo, avec de la répartie, elle n’a pas sa langue dans sa poche… Savoir Clara au programme du théâtre Chochotte c’est avoir la certitude de passer un bon moment !

Diane. L’une des plus jolies danseuses du théâtre ! Très féminine, de longs cheveux blonds brillants comme un champs de blé au soleil,  un sourire enjoué et de grands yeux bleus. Quelle beauté ! Et elle adore être sur scène ! De très bons numéros dans lesquels elle « rejoint »  le public, charmeuse, jouant l’amoureuse, et on est vite pris dans ses filets… Excellente partenaire de duo, on a parfois même du mal à croire que c’est « joué ». 😊 https://maddog.cafe/2019/03/03/diane-theatre-chochotte/

Lila.  Jolie petite femme asiatique avec de jolies formes. Sympathique, un peu timide, elle passe dans des numéros plutôt « dark-intello ».

Lupa. Jolie danseuse brune à la coupe garçonne. D’excellents numéros, variés, dans lesquels elle alterne vivacité et infinie douceur. Lupa est fine – au physique comme en esprit – capable en d’improbables variations de registres, de faire des liens avec sens, de passer de déclamations poétiques de Phèdre à l’univers du Dark Métal. C’est une artiste, intelligente et cultivée, avec une sensibilité à fleur de peau. C’est aussi une excellente partenaire de duo lesbien.

Morgane : Jeune danseuse aux cheveux bouclés noirs et mi-longs. Des yeux marrons-verts, des formes très appétissantes. Créative, avec de bons numéros, elle est enthousiaste et spontanément « contact ». C’est une bonne nature qui adore être sur scène et faire participer les clients si ce n’est la salle entière, avec chaleur et parfois rires (voir lien ci-dessous). https://maddog.cafe/2020/08/09/une-clown-au-chochotte-morgane-cleopatre/

Thaïs. Jolie danseuse brune avec de bons numéros et de nombreux fans. https://maddog.cafe/2019/04/04/thais-theatre-chochotte/

Tyga, l’explosive tigresse jamaïcaine du Chochotte! Tyga a du « mordant ». C’est une très jolie danseuse noire longiligne (et on comprend avec un corps pareil pourquoi les jamaïcains raflent les médailles d’or d’athlétisme)… Excellente « animatrice » avec de bons numéros participatifs, elle adore manifestement être sur scène et fait honneur à son pseudo en étant débordante d’énergie 

Victoria – jolie petite danseuse brune aux cheveux longs, aux airs espagnols et à l’accent chantant.

Les « SORTANTES » ?  Infos non confirmées et à prendre avec prudence.

Les Jumelles : Cassia et Dahlia. Jolies danseuses d’origine algérienne et aux seins ravissants que je n’aurai pas eu le plaisir de voir…

Esmeralda. L’un des plus jolis corps du théâtre Chochotte. Superbe jeune femme aux cheveux blonds mi-long avec dégradé de noir et aux yeux noisettes. Le pseudonyme de Shéhérazade lui siérait bien mieux, tant la Belle joue sur le registre de la séduction orientaliste, en une sorte de rapport de force soft, de regards enfiévrés ou dérobés, de poses lascives, de douceur calculée, et quand elle pose son bassin très méditerranéen sur le vôtre, on sent rapidement les chaleurs métissées du Mahgreb et du Makrech nous chauffer intensément, le coup de Sirocco venir. Si cela est avéré je regretterai vraiment le départ d’Esmeralda, mais j’ai la quasi-certitude que je la recroiserai, avec plaisir, un jour 😉  https://maddog.cafe/2020/07/30/esmeralda-theatre-chochotte/

Kika – Jolie brune à la coupe garçonne est aux numéros particulièrement originaux. Une artiste que je n’aurai que trop peu vu. https://maddog.cafe/2020/07/15/kika/

Ophélie. Jolie blonde, yeux bleus et cheveux bouclés mi-longs. Elle a un corps faisant penser aux héroïnes du dessinateur Milo Manara (Le Déclic). Une croupe de folie. C’est l’une des danseuses les plus chaudes et contact du théâtre. Excellents passages sur Mylène Farmer ou Gainsbourg.

Solita. Ravissante jeune femme aux cheveux mi-longs noirs et au corps absolument parfait. Elle a un petit air exotique et j’avais pensé « peut-être argentine » mais on m’a vite réorienté vers le Maghreb. Des formes superbes, des seins magnifiques. Mais le physique ne suffit pas à faire une bonne Chochotteuse, et Solita cumule les avantages concurrentiels, car elle dispose d’excellents numéros, complices et coquins avec le public. Redoutable séductrice, attention !

https://maddog.cafe/2020/07/27/solita/

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Une soirée au Chochotte mi-Août 2020

Salle très remplie pour une veille de 15 Août, et, sous leurs masques j’ai reconnu de très nombreux habitués du défunt théâtre Show Girl, ravis de retrouver Cindy à la caisse et les jolies danseuses du Chochotte dans une ambiance festive. Evidemment nous nous sommes salués en de nombreux « checks » du poing, je connaissais pas moins d’une dizaine de personnes et ai été ravi de retrouver certains comparses à l’humour féroce, l’un commentant l’arrivée de Cindy et de quelques danseuses du Show Girl au Chochotte en un « C’est le mariage du Porno des Années 80 et de David Hamilton »… Ceux qui se souviennent des clichés à l’érotisme éthéré de David Hamilton comprendront la référence à la rive gauche, et au porno des années 80 pour la Rive droite. J’étais ravi d’entendre un tel trait d’esprit, « It made my day ! » qui montre que finesse et cul , chez certains, peuvent faire bon ménage.

Au programme il y avait Thaïs, Tyga, Lupa et Inaïa une nouvelle. Afin de ne pas heurter les exégètes des oeuvres d’Anatole France et de Jules Massenet, je me focaliserai juste sur deux moments phares de cette chaude soirée.

D’abord : J’entends les débuts la musique et des paroles de « La lettre à Nora » de Arthur H. et Nicolas Repac https://www.youtube.com/watch?v=WfWooqRS2go, je m’attends à voir descendre Lupa, généralement formidable dans ce numéro qu’elle a composé. Mais non, là, surprise, c’est la très jolie Diane qui descend. Diane avec ses longs cheveux brillants comme un champs de blé au soleil, ses formes très féminines, son sourire enjoué et ses grands yeux bleus. Quelle beauté ! Diane/Nora lit la lettre de James (Joyce) à l’érotisme cru, l’expression du désir sauvage de l’auteur, elle se caresse vivement. Les joues empourprées. Elle est nue sous sa jupe. Dans ses poses, elle lisse son con touffu et rougeoyant, excitée, fleur bleue sombre trempée de pluie.

Descend l’ « amant » attendu par Diane/Nora, dans une Variation du numéro inattendu pour le public (et sur la musique Buvette de Morpheus https://www.youtube.com/watch?v=5OOWjCfLYPQ) . Lupa « la garçonne » aux airs délicieusement androgynes, veste et pantalon noirs comme taillés sur mesure . Lupa, le raffinement et la classe.

Lupa/James et Diane/Nora « jouent » la domination amoureuse, elles se caressent violemment dans la joie de leur retrouvailles, viennent dans les rangs spectateurs. La complicité des deux danseuses est grande, leur attirance réciproque probablement réelle, leurs langues se mêlent, elles se bouffent littéralement.  Elles font l’amour. La musique s’interrompt trop tôt à leur goût ; le coïtus sera donc interruptus à leur grand regret, sincère. Au notre aussi ! Quelles merveilles que ces deux danseuses ! Voilà des « variations » comme on aimerait en voir plus souvent ! Bravo à Lupa et Diane !

Et puis deuxième moment important de la soirée pour moi : la découverte de Inaïa ! Une très jolie brune, joli mélange des rives sud de la Méditerranée, avec des formes heu, une croupe, un profilé, un galbe, comment dire sans tergiverser ? Un cul de folie dans lequel on aimerait se perdre ! Et un joli visage coquin qui n’arrange absolument rien aux obsessions que la Belle ne va pas manquer de provoquer parmi la gent masculine. Je prévois une ruée en salon…Son spectacle est pour le moment réduit à des danses conformes aux attendus du teasing érotique. Et c’est basiquement très efficace ;). Inaïa est une bien jolie recrue.

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Rocambolesques anniversaires au Chochotte – Août 2020

Merci pour le récit de cette journée caniculaire, fort bien narrée par Jean-Batou :

*****

Journée particulièrement trépidante que ce samedi 8 août au Chochotte, beaucoup de chose à dire !

Mais d’abord le programme du jour avec l’après-midi Morgane, Tyga, Clara et Thaïs qui a doublé le soir avec Camélia, Lupa et Diane. Et l’événement du jour était les anniversaires conjugués de Clara et Thaïs!

Morgane a ouvert le bal. A bien y repenser Morgane semble bien ne pas vouloir trop s’enfermer dans des numéros trop directifs et préfère laisser parler sa nature débordante de jovialité à l’image de son bientôt fameux numéro de Cléopâtre déjà évoqué par Mad Dog où elle joue de l’autodérision en reine d’Egypte impatiente, autoritaire et surtout maladroite. Elle semble toujours rechercher le grain de sable qui va faire partir le numéro en vrille ! Mais les numéros de Morgane ne limitent pas à cela. Elle a de multiples talents et quand il s’agit d’effectuer avec grâce une danse du ventre ou un ballet, Morgane répond bien présente même si l’aide d’une chevillière est nécessaire pour soutenir des tendons douloureux suite à une chute. Dans son attitude volontaire, sa capacité de travail et sa folie douce, Morgane me ravive de plus en plus le souvenir de Nina ce qui venant de moi est un beau compliment.

Elle était suivie de Tyga, l’explosive tigresse jamaïcaine du Chochotte! Elle a encore fait honneur à son pseudo en étant toujours aussi débordante d’énergie et dotée d’une langue bientôt aussi affutée que celle de Clara. J’ai beaucoup aimé son nouveau numéro autour de Lady Gaga avec Bad Romance et Alejandro. L’univers empowering et excentrique de Lady Gaga est parfaitement raccord avec le mordant de Tyga. En parlant de mordant, Tyga a fait un duo SM particulièrement amusant avec Morgane réprimant avec vigueur les accès de mordant de la tigresse sur un de nos chers amis habitués hilare (il se reconnaîtra) qui l’avait gentiment taquiné juste avant sur la température de ses fesses!

Puis place à Clara qui a encore peaufiné son nouveau numéro de boudoir boudeur autour de Vendredi Sur Mer en précisant sa thématique sur l’incertitude amoureuse qui peut mener à la séparation du genre « Je suis perdu, on fait une pause. » ou « Suis moi, je te fuis. Fuis moi, je te suis. » le tout mis en musique avec Chewing-Gum , Je t’aime trop tôt et Encore. Superbe numéro!

Elle nous a aussi offert le retour de son fameux numéro de shibari dans une version revue et corrigée. J’adore ce numéro et ça a été un réel plaisir de le revoir. A la fin du numéro, elle a glissé un mot à l’oreille d’Antonio et moi-même (les 2 habitués présents en salle sur le moment) nous invitant à la rejoindre en haut pour partager une coupe de champagne en sa compagnie. L’occasion de lui souhaiter bon anniversaire par avance. Nous avons tout de même dû faire vite car Thaïs tenait à ce que nous soyons présent pour qu’elle nous présente son nouveau numéro. (Par avance désolé Thaïs, tu le comprendras sans doute car il s’est passé beaucoup de choses mais malgré le fait que j’aie beaucoup apprécié ton nouveau numéro, les détails m’ont pour le moment échappé). Je me souviens surtout l’avoir vu descendre en trench coat beige très ajusté qui servait d’écrin à une très belle lingerie noire.

Et comme j’évoque Thaïs parlons des duos de nos deux danseuses à l’honneur ce jour. Elles nous ont gratifié d’une version revisitée de circonstance du duo de la maîtresse et la soubrette avec Thaïs en Louisette chapardeuse qui a piqué la toilette de sa patronne pour être la plus belle pour son anniversaire ! Clara en maîtresse lui demande son âge et Thaïs lui répond avec aplomb « 18 ans ». Clara qui s’étrangle, la salle dans l’hilarité générale ! Clara ne va cesser de la taquiner là dessus de toute l’après-midi.

Leur second duo sera interrompu par Chély et Salomé qui descendent avec cadeaux, Champomy et une part de gâteau fêter l’anniversaire de Clara en compagnie du public. Le plus gros paquet cadeau était celui de Thaïs mais, taquine comme elle l’est, il s’avérera que c’était le paquet d’un paquet d’un paquet qui finira tout de même par révéler 2 beaux recueils de poésie française. Leur dégustation du gâteau et du Champomy se fera sur le corps de l’une et l’autre.

Journée très riche en émotions pour Thaïs mais malheureusement pour elle, pas toutes des plus heureuses. De gros ascenseurs émotionnels pour notre star du Chochotte qui a vu sa journée pourtant si bien commencée gâchée par un petit salopard qui a franchement manqué de correction et je reste poli. Du respect de l’anonymat et du droit à l’image, tandis que dans la même journée moi même je prenais soin de lui demander son assentiment pour exploiter une photo d’elle déjà publique mais qui respecte son anonymat pour l’habillage du serveur Discord, attention qui m’a valu de chaleureux remerciements de sa part, un petit salopard donc s’est fait prendre la main dans le sac par un habitué vigilant (merci à lui) en train de filmer en douce les danseuses et Thaïs ainsi que Diane auraient été filmées ainsi. Il a averti Julien à la régie le soir a mis le fautif dehors et j’espère qu’il a pu le contraindre à supprimer les prises de vue. Cela fout doublement les boules de savoir que c’est lui qui a été désigné précédemment pour incarner le psy dans le fameux numéro de Thaïs. Quelle ingratitude !

En consolation, Thaïs a reçu à son tour les honneurs en fêtant son anniversaire devant une salle comble où elle a été inondée d’une salve d’applaudissements des plus nourries. Mais les mauvais moments à passer ne se sont pas arrêté là pour elle. Un autre jeune homme qui accompagnait celui qui a été éjecté avait suivi son pote puis il est revenu. En soit, il n’avait rien à se reprocher mais bon… Quand tu amènes un pote en soirée et qu’il fout la merde, même si toi-même tu n’as rien à te reprocher, les conneries de ton potes viennent écorner ton image donc euh… Bref ! Tu te fais discret parce que c’est chaud pour ton petit cul ! Donc il est revenu au moment où Thaïs descendait faire son numéro en haut de forme et queue de pie sur des morceaux de Papooz Ann Wants To Dance, Theatrical State Of Mind et You And I .

Notre jeune homme en sursis s’était assis sur la banquette avant droite en laissant son gros sac dans le passage de l’allée centrale. Ce fut l’occasion rêvée pour une Thaïs encore amère du malheureux évènement précédent de passer ses nerfs en dégageant le sac du passage d’un coup de pied sec. J’ai moi-même fait comme s’il ne s’était rien passé car sa colère était légitime et si j’avais été à la place du gars j’aurais ravalé ma fierté et enduré la brimade sans broncher. Ce n’a pas été son cas et il a reproché à Thaïs son geste en fin de numéro. Là dessus, Thaïs lui a montré ses crocs. Elle n’a décidément pas de difficulté à se faire respecter. Il est parti juste derrière.

Pour finir la folle journée de Thaïs, un jeune couple était présent et mademoiselle brûlait d’envie de profiter pleinement du spectacle. Thaïs a su repérer son appétence et l’invite donc à la rejoindre sur scène. L’engouement de mademoiselle a largement dépassé ses espérances, arrivant même à la décontenancer par moments. Bref ! Notre spectatrice s’est très rapidement retrouvée complètement nue et avide d’étreintes endiablées. Le spectacle n’a visiblement pas plu à son homme qui a quitté la salle durant le numéro pour ne jamais revenir de la soirée. Décidément folle journée pour Thaïs qui en a vu de toutes les couleurs.

Grosse, grosse découverte en la personne de Camélia ! Grande et fine. La magnifique et magnétique métisse à la peau claire est tout aussi exubérante et décomplexée que sa superbe coupe afro naturelle complètement assumée. Camélia est débordante d’énergie et arbore en permanence un sourire particulièrement rafraichissant et communicatif. Sur ce point, elle entre de suite en concurrence avec Tyga ! Camélia est funky jusqu’au bout des ongles. Elle a tout de suite posé sa marque en débarquant en vaillante vahiné chantant avec conviction sur des airs traditionnels polynésiens puis dansant sur des airs de Hula endiablés. Je ne sais pas si elle est réellement originaire des îles polynésiennes mais elle est en tout cas très convaincante dans ce rôle ! J’ai aussi beaucoup apprécié son numéro music hall où elle reprend à son compte la chanson emblématique de Roxie Hart dans Chicago, The Name On Everyone’s Lips, ainsi qu’une reprise vintage et jazzy de Oops !… I Did It Again par, le groupe Post Modern Jukebox.

Puis Lupa nous a à nouveau embarqué dans ses voyages existentiels et ses explorations des bleus de l’âme. Elle a expérimenté avec nous les premiers balbutiements d’un numéro ambitieux sur les questionnements de Hamlet sur le bien fondé d’une existence de souffrances illuminé de guirlandes électriques et rythmés par la frénésie d’Hysteria de Muse et la mélancolie de Everything Is In The Right Place de Radiohead.

Enfin Diane nous a encore émerveillé avec son numéro ondin accompagné de Vagues de La Femme. Par ces temps de canicule, ce numéro a été rafraîchissant dans tous les sens du termes. Les longs plis de sa longue robe personnifiant l’écume des vagues virevoltant parmi l’assistance avaient l’effet d’un énorme ventilateur pour la salle comble et suffocante de chaleur. Au delà de cette constatation, je fais un aparté dans l’espérance que Diane lise ces lignes: « Dis moi, au milieu du numéro tu as jeté ta robe sur ma tête puis collé ton front sur le mien puis tu t’es retiré ainsi en tendant les bras vers moi. D’en dessous, c’était du plus bel effet. On aurait crû que tu étais happée dans les rouleaux d’une énorme vague. Si l’effet était recherché, chapeau ! Du grand art ! Si c’était fortuit, gardes ce geste, il est magnifique !« . Sacrée journée !

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Une clown au Chochotte : Morgane – Cléopâtre

La jeune Morgane – anciennement Clara au Show Girl – a composé de nouveaux numéros lors de sa venue au Chochotte. Il fallait être au niveau du nouvel environnement, des spectacles, et Morgane a bien travaillé ! Ce qui différencie Morgane des autres danseuses, selon moi, tient en un mot : La Variété. « La Plage » par exemple est un numéro « hot » dans lequel Morgane se fait passer de la crème, masser, arroser d’eau par les spectateurs. C’est érotiquement simple et très efficace. « Le Lac des Cygnes » est une véritable réussite dansée et artistique, une excellente composition, une démonstration. « Cléopâtre » quant à lui est comment dire…du grand n’importe quoi ! A mourir de rire ! Car, que Morgane le veuille ou non elle est un clown en puissance, digne d’un Peter Sellers dans le film « The Party »…

Il faut la voir descendre dans la salle, son visage juvénile ravi comme celui d’une petite écolière présentant son spectacle de fin d’année, avec le joli déguisement qui va bien, une longue robe-tunique bleue et or, la coiffe de pharaonne censée symboliser les rayons du soleil, un chandelier dans une main, un fouet plutôt qu’un sceptre dans l’autre, on se demande pour quoi faire.  Morgane pose le chandelier avec les trois bougies allumées devant la « place du roi » puis commence à onduler sur des airs orientaux. Jusque là tout va bien.

Mais là ou on commence à rigoler, c’est quand sa coiffe rebique en arrière et ressemble maintenant à celle d’une tenue traditionnelle bretonne, d’une Bécassine par exemple beaucoup plus qu’à celle de Cléopâtre. On ne serait pas surpris d’entendre du biniou, les airs de musique Celtique d’Alan Stivell et quand Morgane commence à voir la salle hilare, elle est contente, puis en véritable boute-en-train met les bouchées doubles pour contenter son public et… tout « part en live ».

Elle monte dans les rangs spectateur, court, et la traîne de sa robe vole au dessus des bougies enflammées; on se dit que tout ça va se terminer en fest-noz avec saucisses grillées et chouchen, que le Chochotte ferait bien de prévoir un extincteur dans la salle…

Le public rigole de bon coeur et Neferkiki se déchaîne. Elle a trop chaud, c’est la canicule (qui je le rappelle étymologiquement dérive de canicula signifiant « petite chienne »), elle est excitée, se dénude, fait asseoir un client hilare sur scène, pose sa croupe en sueur sur lui, demande à un autre de prendre le chandelier pour lui répandre la cire brûlante sur ses jeunes seins, son dos, ses fesses charnues (quel corps de folie !) , et la cire coule abondamment, éclabousse sa peau et se fige en giclures luisantes qui évoquent plus la scène finale d’un gang bang que la fin d’une malheureuse Cléopâtre.

Morgane tend le fouet, elle veut qu’on la punisse, on ne sait pas de quoi vraiment mais on y va de bon cœur et les croûtes de cire séchée se décollent, voltigent, Morgane surjoue les gémissements, on dirait une doublure de film porno des années 80, elle se caresse, se malaxe et connaissant Clara-Morgane qui a tendance à « se lâcher » pour de bon on a peur pour les décors néo-bourgeois de la rive gauche, le tapis, le pantalon du Client assis dessous mais non, Clara est devenue Morgane, elle se retient, pas de crue du Nil au programme, l’honneur est sauf !   

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Du bon Chochotte – début Août 2020

La salle était bien remplie en ce début d’août, et c’était rassurant en ces temps de sinistrose de constater cet élan, juste récompense pour Salomé, Cindy et les danseuses qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour satisfaire la clientèle.

Un petit climatiseur installé sous l’escalier a permis de maintenir une agréable fraîcheur.

Un agréable commencement avec CHELY dont il faut rappeler les superbes proportions, le rapport taille-hanche proche de la perfection, celui du nombre d’or (et pour le cahier de vacance estival j’en rappelle le ratio (a+b/a = a/b)), les passages sur Dalida, les airs ensoleillés, le regard qui tue…

Et puis des moments Whaouu !

Tout d’abord la surprise… Une ravissante jeune femme aux cheveux châtains mi-long descend l’escalier. « Je me dis : tiens une des nouvelles ! »  car la période actuelle est sujette à changements. Je regarde le visage, l’air de madone italienne, les formes féminines pleines, généreuses, et puis ces longs sourcils noirs, élégants, bien dessinés, ce sourire… Et je n’ai pas besoin de reconnaître les tatouages très originaux pour penser « Mimi !». 

Mimi (devenue Gala) était l’une de mes danseuses préférée en 2018, j’en avais tracé le portrait ici : https://maddog.cafe/2020/07/31/mimi-chochotte-2018/ . Elle est revenue avec des numéros originaux, décalés comme j’aime, aucune reprise de « l’époque passée », et je réitère ce que je disais déjà, « Mimi/Gala est une artiste », elle compose des numéros originaux, ne copie rien, surprend. Elle est toujours aussi sympa, câline, adore être sur scène et communique son enthousiasme et… je dois le confesser, elle me plait beaucoup beaucoup…trop !, enfin à un niveau fondamental qui ne se contrôle pas 😉 . Bref, j’étais hyper content de voir Mimi réapparaître sous le pseudo de GALA !

Je vais continuer dans les superlatifs avec LUPA que décidément j’aime aussi beaucoup. Il y a des personnes comme ça qu’on aime spontanément sans savoir pourquoi. Lupa a d’excellents solos dans lequels elle alterne vivacité et infinie douceur. C’est aussi une excellente partenaire de duo lesbien. J’ai adoré le tandem Lupa marin et Gala poupée. Érotique, bien joué, enjoué.  L’un de mes « amis internaute » était présent dans la salle cet après-midi là et les paroles de Sébastien Tellier « Je rêve de caresses en été » devraient lui rappeler un très bon moment : Lupa assise nue sur lui, leurs mains se mêlant en une tendre chorégraphie, voletant comme des papillons amoureux sur le corps offert de la belle Lupa, « Je rêve de toi et moi la main dans la main », « je sens la chaleur de l’été si ha, si ha… ». https://www.youtube.com/watch?v=j2RP1bUy3B4.

Et puis et puis… MORGANE. Mais dans un registre totalement différent. Dans une dimension inhabituelle qui démontre – s’il fallait encore le démontrer – qu’elle n’est pas seulement une danseuse qui sait être « hot », « bonne animatrice », « généreuse » mais qu’elle peut aussi produire des spectacles d’excellente qualité, dignes de ce qui se fait de mieux au Théâtre Chochotte. Sur une variation originale du « lac des cygnes » Morgane a démontré – en restant concentrée plus de la moitié du spectacle 😉 – ses talents de danseuse classique, de mise en scène, d’interprète. Et quand de si bons numéros sont accompagnés par les bons éclairages au bon moment (bravo à Salomé pour la régie !) , par une musique de bonne qualité sonore, par des costumes qui magnifient le corps de la danseuse –  voile blanc, long boa de plumes blanches, petite couronne de fleurs colorées autour du chignon -, le tableau est parfait et on passe dans une autre dimension : celle de l’Art.  

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Rejoignez nous sur le serveur Discord

Reproduction de message de @Jean-Batou (posté sur Psychologies.com puis effacé par la modération) invitant à poursuivre la discussion « Recherche Théâtres Erotiques à Paris » sur le serveur Discord https://discord.gg/dQjCmmF.

« Cher ami.e.s, Comme vous le savez, nous avons été contraint d’organiser un départ précipité du forum de Doctissimo car la sexualité n’est plus en odeur de sainteté chez eux. Nous voici donc arrivés sur le forum psychologies et manière assez brusque autant pour nous que pour l’équipe de modération du forum qui ne s’attendait certes pas à voir arriver toute une congrégation d’habitués aimant discuter d’érotisme et de sexualité. Ceci menant à cela, nous avons constaté des suppressions de certains nos messages voir des suppressions de compte. Bref ! Ne jetons pas la pierre à psychologies, c’est déjà sympa qu’ils nous acceptent. Cependant, dans un esprit de conciliation mais sans pour autant vouloir faire le deuil de notre liberté de ton, je me suis concerté avec quelques uns des membres les plus actifs de notre communauté et nous avons validé la possibilité de créer un serveur Discord qui nous soit dédié. Qu’est-ce qu’un serveur Discord et d’ailleurs qu’est-ce que Discord ? Discord est une plateforme communautaire à la base créé par la communauté gaming pour la communauté gaming afin de pouvoir se retrouver et échanger sur leur passion commune que ce soit par discussion chat ou par salon de discussion voix voir visioconférence. Entre temps, la plateforme prenant de plus en plus son essor s’est retrouvé être le support d’échange de nombreuses autres communautés (dont des communautés NSFW parlant de sexualité). Alors avant que vous vous mettiez à bailler, je vous explique le but de ma bafouille qui suit. Pour accéder à Discord, il faut créer un compte et cela va soulever ne nombreuses questions de nos lecteurs (et lectrices) pour lesquel.le.s la notion d’anonymat est très importante. La dite bafouille a pour but de dédramatiser ces inquiétudes. Concrètement comment ça se passe ? Discord est une plateforme permettant de créer de petits serveurs d’échange de communautés. Discord ne fournit que la plateforme et n’administre pas les dits serveurs. Ce sont des utilisateurs volontaires qui les administres et les animent. Cependant, quand vous créez un compte sur Discord, vous créez un compte pour la plateforme et non pour le serveur. Vos informations personnelles ne concerneront que Discord et vous même. L’administrateur d’un serveur Discord ne verra donc pas plus d’informations vous concernant qu’un utilisateur lambda. Ces informations se limitent donc à votre Pseudonyme, votre signature et les potentiels serveurs Discord et amis que vous pouvez avoir en commun. C’est tout. Et pour les plus timides, vous pouvez apparaître dans un statut invisible ne vous affichant pas dans la liste des utilisateurs en ligne.

Donc voilà, avec l’aide aimable de ce cercle restreint de membres, j’ai travaillé à la mise en place d’un tel serveur et nous le considérons à présent fin prêt à vous accueillir si vous le voulez bien. Nous n’abandonnons pas pour autant la discussion de psychologies car Discord souffre tout de même d’un défaut : le manque de visibilité quand on cherche à se faire connaître. Cependant, pour le bien de tous, nous vous invitons chaleureusement à venir passer faire un coucou sur le serveur voir comment ça se présente et ainsi pouvoir discuter plus librement dessus tout en contribuant à la tranquillité de l’équipe modération de psychologies.

Si l’aventure vous intéresse voici le lien d’invitation du serveur https://discord.gg/dQjCmmF« 

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Divers Message d'Information

De la fin du forum Sexualité de Doctissimo et des alternatives proposées.

En mi-Juillet 2020 la communauté publiant régulièrement sur la section « Sexualité » du forum Doctissimo – dont le fil de discussion très consulté «Recherche Théâtres Erotiques à Paris » totalisant plus de 3 millions de vues en treize ans, mille vues régulières par jour et un historique de 430 pages de discussion – s’est abruptement fait signifier « d’aller se faire voir ailleurs ». La section « Sexualité » était fermée une semaine plus tard, uniquement consultable en lecture, et était définitivement supprimée au 1er Septembre.

Comment expliquer que cette section de Doctissimo parlant de Sexe, de Libertinage et d’Erotisme ne soit soudainement plus la bienvenue alors que l’afflux de visiteurs et de « clics » dû à cette section avait fait la notoriété de Doctissimo et la fortune de son fondateur le controversé Docteur Laurent Alexandre ? Pour avoir discuté en Message Privé avec les modérateurs de Doctissimo, je peux vous assurer qu’ils ont été aussi surpris que moi par cette décision relevant de « la nouvelle politique éditoriale » d’Unify, le Groupe rassemblant les activités numériques de TF1 dont sa filiale Doctissimo.

Il semble donc qu’Unify et le groupe TF1 participe aux grandx mouvementx de « Cancel Culture » et de « Woke », au même titre que tous les grands réseaux médias et sociaux actuels. Les exemples ne manquent pas : modération de plus en plus forte sur Twitter, Facebook, Instagram, suppression rapide des articles polémiques voire impossibilité de les publier, élimination des caricatures (pensons à l’arrêt brutal des dessins satiriques du New-York Times » et des menaces qui pèsent sur les dessinateurs et polémistes de tous poils tel Charlie Hebdo), ostracisation des humoristes ayant eu des propos « déplacés », scandales et procès médiatiques (encore récemment JK Rowling) pour une parole malheureuse ou une opinion ne plaisant pas aux minorités plaintives.

Car dorénavant toute discussion publique libre qui pourrait heurter les féministes, les LGBTQIAPK+ (la liste et sans fin…), les sensibilités religieuses, les descendants d’esclaves, de colonisés, de serfs d’avant la révolution française et que sais-je encore, est menacée.  La Cancel Culture est cette tendance généralisée à « effacer » tout ce qui pourrait gêner avant même de discuter, sous la vindicte non démocratique de tribunaux populistes et à sanctuariser ce que réclament les minorités victimaires de tous poils, à savoir des « Safe Space »,  des zones où la teneur des discussions sera toujours respectueuse de la sensibilité de chaque nombril. (Attention : je ne dis pas que la défense d’un certain nombre de causes minoritaires n’est pas légitime, bien au contraire, non je dis qu’empêcher des points de vues contradictoires est illégitime. Le débat, surtout sur ce qui est « sensible », la controverse, la « disputatio » doivent exister).

C’est malheureusement oublier que la démocratie se nourrit de débats souvent houleux, du « droit à l’offense » comme le rappelait le philosophe Ruwen Ogien, de la dialectique ce moteur à deux temps qui ne peut fonctionner que par « opposition », et que la liberté d’expression permet avant tout, grâce au débat et à l’expression d’opinions divergentes, de prévenir la violence physique.

Museler ou aseptiser la liberté d’expression c’est oublier que le travail artistique se nourrit des marges de la société, de la dissonance, de nouvelles façons de percevoir et que si la « bien-pensance » faisait loi, ce ne serait pas seulement Lolita de Nabokov qui serait brûlé mais 99% de la bonne littérature. Cette nouvelle difficulté à dire et à écrire dans l’époque actuelle a été magistralement racontée par Bret Easton Ellis dans son dernier essai « White », ou par Seth Greenland dans son roman « Mécanique de la Chute ».

Il semble que dans un renouveau réactionnaire et puritain – souvenons de Facebook qui censurait déjà il y a quelques années la toile de Gustave Courbet « l’Origine du Monde » – les réseaux sociaux et médias suppriment aujourd’hui tout ce qui pourrait heurter la sensibilité des franges les plus conservatrices, radicales et maintenant « sensibles » de la société, le sexe devenant comme en d’autres époques cible privilégiée.

Qu’à cela ne tienne, « nous », c’est à dire un groupe d’amis contributeurs réguliers du fil « Recherche Théâtre Erotique à Paris » de Doctissimo recréons et animons de nouveaux espaces de liberté. Je vous invite donc, en plus de mon Blog ici présent, à nous rejoindre sur un nouvel espace plus libre et convivial créé par Jean-Batou et animé par les plus actifs forumeurs de Doctissimo bien connus tels  Dofasol, Andrews, Rek62, Le Général, Cream120 etc. ainsi que votre humble serviteur.  

Venez nous rejoindre sur le serveur Discord à l’adresse suivante  https://discord.gg/dQjCmmF . Ce lieu se veut, tout en étant critique, respectueux des danseuses (voir la charte sur le site) et des théâtres érotiques, un espace de liberté indépendant des médias, de l’argent, lieu uniquement régit par le goût de l’échange, la passion partagée pour l’érotisme et nos théâtres coquins qu’il faut absolument préserver car ils savent originalement marier Art, Sexe et Désir.

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théâtre Chochotte

Mimi (Chochotte 2018)

Et Scoop avant tout : Mimi serait revenue au Chochotte ce 4 Aout 2020 sous le pseudo de ❤ GALA ❤ . Quelle chance !

MIMI était une très jolie blonde aux cheveux mi-longs avec un très beau visage souriant et d’élégants sourcils noirs bien dessinés. Elle avait quelque chose d’une blonde italienne au bassin très méditerranéen, d’une Kate Winslet fascinée par les eighties, le grand Ouest USA, émigrante qui aurait décidée d’épouser jusque sur sa chair les codes de sa passion.

Mimi aimait être sur scène, elle y prenait un plaisir manifeste. Moins dans la « chochotterie » séductrice que les professionnelles du lieu, comme si elle avait oublié l’aspect commercial de la chasse au profit de son propre plaisir, et par contagion du notre, elle était absolument nature et c’était extrêmement agréable. On s’amusait beaucoup pendant ses shows.

Mimi était une artiste très originale qui se renouvelait souvent et était capable d’enchaîner des numéros dans des styles très différents :

Mimi féline ❤ dans le studio 54 : Incroyable Mimi dans une combinaison de panthère qui lui moule parfaitement le corps, elle arbore de lourds bijoux dont un collier présentant un visage félin argenté et ondule avec grâce dans la salle sur la musique de Fashion Pack d’Amanda Lear https://www.youtube.com/watch?v=MJHFVfkRIdM qu’elle chante en play-back.

You wanna see those crazy people
Hastling at the door to get into Studio 54.
Well, I was in and everybody was « travolting »

Et l’ivresse des premiers instants se poursuit : elle se dénude progressivement, laissant apparaitre son corps généreux à la peau très claire réchauffée par le rouge des jeux de lumière. Ses tatouages sont très originaux. C’est une composition qui mixe le rock, la SF et l’Amérique. Que Mimi a fait sienne. Elle passe près de chacun des spectateurs, s’assied parfois sur l’un d’eux, se fait plus câline que féline, passe le bout d’un de ses petits seins près d’un visage…

Mimi rockeuse : Mimi danse dans la salle habillée par une lumière bleue et rouge et ses tatouages rock sur Blue System and my bed is too big without you https://www.youtube.com/watch?​v=pDzZj3-7-r4


My bed is too big
Too big without you
Baby I wanna have your body
Come gimme what you’ve got

Mimi Macho : En costume d’homme et borsalino elle joue la fière macho un brin mafieuse sur Ma Quale Idea de Pino d’Angiohttps://www.youtube.com/watch?​​v=gZmBZnLOvC8.

Mimi l’italienne : Pour ceux qui comme moi aiment les physiques d’actrice érotiques italienne des années 80… Mama mia quelle beauté ! La grande bellezza !
Etienne Daho – Weekend à Rome : https://www.youtube.com/watch?​​v=Ft2U58G5Szw
Stefania Rotolo – Cocktail d’Amore : https://www.youtube.com/watch?​​v=SJ-O_BssSnM

Mimi Zarbi en Latex : Nue, enfile des gants noirs en latex, sort un pot de miel liquide, s’en verse sur le corps, sur le ventre… Très bas sur son ventre généreux – charmante honey -. Ses doigts gantées s’imprègnent du miel, elle se caresse, les lèche… On aimerait participer à ces douceurs sucrées !

Mimi Belle Mère dans le duo « La Mariée » : Mimi est incroyable en bourgeoise NAP (Neuilly Auteuil Passy), robe très chic, chignon bien mis, accompagnant sa future brue le jour de son mariage. Elle joue à merveille, ses répliques sont tordantes, c’est une révélation, Mimi désinhibée a de l’esprit ! Et quand Mimi la belle-mère se déshabille et laisse apparaître ses tatouages pour le moins décalés pour une bourgeoise de Neuilly on est absolument mort de rire . Jusqu’à ce que les corps des belles se mélangent, se goûtent, se bouffent…

Et je confesse ici que j’adorais le corps de Mimi plus que tout autre au CH durant la période 2018. Elle m’excitait naturellement ! Ou alors c’était sa bonne humeur et cet aspect à la fois nature et décalé qui me plaisaient.

Autres musiques – Rita Mitsouko
Eleganto – https://www.youtube.com/watch?​​v=DBuQ6eFdARY
Sacha – https://www.youtube.com/watch?​​v=F-tFxqCEe6s
Chanson d’amour – https://www.youtube.com/watch?​​v=SOQvVRcapzU

J’étais vraiment fan de son physique, de son originalité, de sa gentillesse et de son côté nature. ❤ I was really hooked by you Blondie !

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théâtre Chochotte

Esmeralda (Théâtre Chochotte)

Esmeralda est belle, certainement l’une des plus belles jeunes femmes du théâtre Chochotte. Brune (mais récemment teinte en blonde sur un dégradé de noir) avec un magnifique visage et des yeux noisettes pétillants. Un corps superbe, ambré, avec des formes pleines, si féminines qu’elles pourraient facilement rendre chèvre les quelques Quasimodos – dont votre très humble scripteur – qui hantent ce petit théâtre de la Rue Saint-André des Arts. Mais le pseudonyme de Shéhérazade lui siérait bien mieux tant la belle joue sur le registre de la séduction orientaliste, en un rapport de force de séduction soft, fait de regards enfiévrés ou dérobés, de poses lascives, de douceur calculée, et, quand elle pose son bassin très méditerranéen sur le nôtre, on sent rapidement les chaleurs métissées du Mahgreb et du Makrech nous chauffer intensément, le coup de Sirocco venir !

Depuis les premières fois que je l’ai vue, il y a environ dix huit mois, les numéros d’Esméralda se sont considérablement améliorés, mais j’ai surtout été surpris ces derniers temps de découvrir qu’Esméralda avait un joli sens de la répartie, taquin.

*****

Texte de ma découverte d’Esméralda début 2019:

Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé de vous rendre dans l’un de nos théâtres préférés dans un état « stone ». C’est-à-dire complètement déphasé, fatigué, peut-être abruti par une nuit blanche, des substances ou autre. C’est ce que j’ai vécu récemment après avoir fait plus de vingt heures de voyage sans dormir dont seize heures en vol. Un jetlag de six heures et un choc thermique – avec un delta de 30 degrés.

Je me suis rendu comme ça au Chochotte juste avant le final de 18h30. Le théâtre était bondé, rançon du succès, bravo Mademoiselle (il faut quand même le dire) entre quinze et vingt spectateurs serrés comme des sardines dans les rangs, des étrangers obèses, des couples nombreux, des sièges d’appoints, des salons où les clients font la queue (au point que certaines danseuses doublent « à la suite » de leur numéro) etc…Succès commercial mais « bof » pour les ambiances cosy.

Comme j’étais naze, je me suis mis dans un coin, pour « voir » sans être sollicité. Dans cet état second j’ai légèrement somnolé (mais ça passait aussi le temps) car absolument incapable d’être excité…

Je voyage souvent et bosse quand même beaucoup, j’ai mes trucs pour tenir le « choc ». Sexe évidemment (on ne vantera jamais assez les bienfaits énergétiques du désir sexuel), micro-siestes, mais surtout méditation – l’avantage étant qu’on peut la pratiquer partout et à tout moment… Une petite séance de 20 minutes de méditation Vipassana (scanning corporel du haut de la tête au bas du corps, puis inversement) me rebooste pour quelques heures. Constatant que j’allais piquer du nez et bien planqué dans l’anonymat du « nombre » je me suis dit allons-y ! Je peux méditer les yeux ouverts. J’imagine que je ressemble alors, vue ma tenue (pull et pantalon bleu marine) , mon âge cheveux raz gris, à une sorte d’officier de marine en perm mal rasé, de retour de « campagne ». Pas très net ni engageant, yeux dans le vague et l’air fatigué on me fout la paix.

Du coup, en l’absence de sollicitations, je n’ai vraiment pas fait attention à qui passait ce soir là où du moins je n’en ai gardé aucun souvenir digne d’être noté mis à part la fraîcheur enchanteresse de Lilly. Sa jeunesse et sa spontanéité naturelle sont encore loin du « professionnalisme » des avions de chasse. C’est une merveille de jouvence. Sa nouvelle coiffure lui va à ravir : cheveux lissés et queue de cheval, elle est plus sexy (terminé la touffe afro d’intellectuelle « ethnique », en ces lieux de business impitoyables il faut choisir : séduire où partir). La jeunesse contagieuse de Lilly est une bénédiction !

Quelques temps plus tard, alors que je songe à une injection massive de caféine, dans un état oscillant entre la torpeur méditative et le « lost in translation », j’entends la musique de « la jeune fille et la mort ». Bâillements again. Jusqu’à ce moment : Esmeralda – Quel corps ! non mais quel corps de OUF !!! – s’assied sur moi bien fermement et se penche pour caresser sa partenaire allongée sur le muret. J’ai vu plongeante sur la croupe chaude et dorée d’Esmeralda qui m’enserre et je pose mes mains sur ses hanches douces tandis qu’elle ajuste malicieusement son assise. Je caresse son dos en sueur. Quelle beauté ! Et là se produit le miracle, ce que tous les yogis attendent : l’illumination, l’ouverture des chakras et compagnie… Une puissante remontée de Kundalini parcours mon échine, illumine ma colonne vertébrale, éveille tout mon corps parfaite présence de « l’ici et maintenant ». Esmeralda a fait jaillir l’énergie ! Merci à toi Belle Esmeralda, sans le savoir tu as sauvé ma soirée et reboosté ma libido !

Et petit poème écrit alors pour la Belle :

Sous l’habit de la nudité,
il suffit parfois d’un sourire,
d’un regard étonné,

pour se trouver.

Tu m’invites
et m’enlaces, tout en retenue,
Dans ce slow,
Et boum !

Mes mains sur tes hanches
pleines et dorées,
le sirocco de ta peau.
Ton sud me chauffe.

Pupilles dilatées,
sous la pluie de tes cheveux noirs,
connivence ébauchée,
à la commissure des lèvres…

Ces quelques mots,
comme mes pas dans les tiens,
incertains,
qui cherchent à te dire,

« Tu me plais ».

NB/ J’ai beaucoup aimé quand un jour tu m’as dit, lisant cela « faut qu’on parle » 😉 Je ne sais pas où tu as disparu mais si je l’apprends j irai te voir… « Faut qu’on cause » 😉 , alors si tu lis ce message Esmeralda, écris moi à : tonimaddog5@gmail.com 😉

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théâtre Chochotte

Au Théâtre Chochotte – fin Juillet 2020

Clara. Je ne l’avais pas revu depuis 18 mois et la jolie brune aux cheveux mi-longs a changé de style, raccourci et éclairci sa coiffure avec mèches et envolées, ce qui lui donne un air années folles, Folies Bergères ou Moulin Rouge qui n’est pas pour me déplaire. Quand Clara a plus tard dévoilé son corps parfait, des réminiscences me sont venues, comme celle de Proust trempant sa madeleine dans le thé à Combrai, de très bon souvenirs, ceux de scènes de films pornos regardés dans les années 80, « les dames du temps jadis » par exemple ou ceux d’excellentes qualité produit par Marc Dorcel, des films où les actrices étaient belles, avaient la classe en levrette, se faisait déguster la moule au champagne. C’est à ça que Clara m’a fait penser, je confesse et c’est toujours la même Clara sous son nouveau look, une valeur sûre du théâtre, j’ai envie de parler de professionnalisme tant elle fait bien son « travail » de divertissement, de séduction, avec charme, gentillesse et dynamisme. Savoir Clara au programme du théâtre Chochotte c’est être sûr de passer un bon moment, et, pour cela : Merci Clara !

Esmeralda. Comme je l’avais dit dans des posts précédents, Esmeralda a l’un des plus jolis corps du théâtre et pourrait facilement rendre chèvre les quelques Quasimodos – dont votre très humble scripteur – qui hantent le petit théâtre de la Rue Saint-André des Arts. Mais le pseudonyme de Shéhérazade lui siérait bien mieux, tant la belle joue sur le registre de la séduction orientaliste, en une sorte de rapport de force soft, de regards enfiévrés ou dérobés, de poses lascives, de douceur calculée, et quand elle pose son bassin très méditerranéen sur le vôtre, on sent rapidement les chaleurs métissées du Mahgreb et du Makrech nous chauffer intensément, le coup de Sirocco venir.

Alma est une nouvelle danseuse. Une jolie chinoise (avec de très jolis seins) parlant un anglais parfait. Actuellement en cours de langue française accéléré, je devrais dire en coups de langue accéléré tant elle semblait bien s’entendre avec sa coach du jour la délicieuse Clara. Evidemment c’est toujours un plaisir de voir des nouvelles, on dit que « le meilleur aphrodisiaque c’est le changement » et dans ce cas particulier j’abonde. C’était seulement le deuxième jour de présence d’Alma et j’ai eu l’impression qu’en un petit laps de temps de quelques heures elle faisait des progrès. Elle est enjouée, coquine, sympathique. Ses numéros sont pour l’instant assez basiques mais je suis sûr que sous peu nous aurons de belles surprises. Elle s’est révélée très à l’aise en duo, plus qu’émoustillée à l’évidence.

Morgane. J’en ai déjà dit beaucoup sur Morgane (ex Clara du SG) et je vais continuer. Morgane a plusieurs qualités : 1. elle veut toujours renouveler ses numéros. Hier en « araignée » prenant les clients dans ses filets noirs, en danseuse faisant des pointes etc. Et même quand ses numéros sont censés être « pareils » ils ne sont jamais les mêmes car Morgane ne peut s’empêcher d’improviser, d’aller vers l’un ou l’autre client pour l’inviter à participer. 2. Morgane est « hot ». Elle n’a pas besoin de se forcer tant sa propension au contact est naturelle et spontanée. 3. Elle est généreuse, et ça ça ne s’apprend pas, c’est comme ça. Ce n’est pas tout mais cela suffit déjà à décerner à Morgane le « Chouchoute d’Or » de Mad-Dog.  

 Anecdote :  Quand on fréquente les théâtres depuis des années, on s’y fait des amis, nombreux mais il y a aussi des clients, rares heureusement, qui nous sont spontanément très antipathiques. J’optimise dans ce cas au maximum ma distance euclidienne par rapport à ce qui me semble être la bêtise incarnée. Mais quand un tel client ôte son masque pour éternuer en public et que plus tard sollicité par Morgane assise nue sur moi, il verse la moitié de la cire à bougie sur mon pantalon plutôt que sur le corps de la belle on se dit que non c’est pas possible d’être aussi con.

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théâtre Chochotte Théâtre Show Girl

Lagentda à propos du Chochotte et du Show Girl

Message de Lagentda posté le 24/07/2020 sur Doctissimo juste avant la fermeture du forum.

« Je dis donc au revoir à ce forum doctissimo, que j’ai découvert avec le théâtre Chochotte. Mais après. Un jour ou un soir, je ne me souviens plus, je ne saurai même pas dire c’était quand entre 2010 et 2015, j’ai poussé la porte (de saloon) du théâtre chochotte, lieu qui m’intriguait depuis un moment. La rue St André des Arts est un lieu de passage agréable, et j’avais repéré le « érotique » de la devanture. Et je ne regrette pas car c’était bien autre chose que les bars à hôtesses de Pigalle, où je m’étais perdu quelque fois auparavant, soirs, où on fait des conneries autant à cause du pétillant du champagne (et autres boissons alcoolisées) et celui de la beauté des filles. Au départ, la curiosité est simplement payée 10 euros le ticket d’entrée, mais après, attention à l’arnaque. Au Chochotte, c’est environ 60 euros sans alcool, alors faut se lancer, mais le spectacle est qualitatif (y compris dans l’ambiance musicale) et peut être suivi pendant un long moment sans avoir à négocier plus ou moins ludiquement pourboires, nouveaux verres, salons. Je serai incapable de citer le nom des danseuses que j’ai vu la première fois, mais elles étaient évidemment époustouflantes. Descendant l’escalier sans savoir ce que j’allais voir, je suis tombé sur la fin d’un spectacle lesbien. Ou alors, je suis tombé sur une fille aux cheveux bruns nature (dénommée Ange ou autre prénom divin), qui s’installait à la plage et se faisait tartiner de crème par elle puis les spectateurs.

En tout cas, c’est ensuite qu’en tapant « avis théâtre chochotte », je suis tombé sur ce forum, et que je me suis rendu compte qu’on y trouvait des avis de spectateurs pratiques ou/et lyriques quasi à volonté. Ce forum était aussi irrigué du marronnier « CH ou SG ». Donc, un jour, par curiosité, je suis allé rue des Halles voir le Showgirls. J’ai bien aimé…mais effectivement, tant dans les décors, la musique et les prestations, c’est moins fin artistiquement. Par contre il y a plus de contacts, un peu plus dans le genre club de lap dance comme s’il y avait une succession de petits salons privés dans une même salle : on est happé puis délaissé… J’ai quand même fait plus de théâtre CHochotte que de Showgirls. Dans ce dernier, j’ai du aller deux fois à l’époque Natacha (pilier du lieu à un moment avec ses défauts et ses qualités – je l’ai bien aimé). Et, ensuite, j’ai dû y revenir à l’époque où le forum parlait du retour de la légende Cerise. Et j’ai découvert une femme à la hauteur de sa légende. Magnifique (à la barre, dans l’interprétation de ses morceaux, dans l’expression de son corps) mais aussi prévenante. Wow. J’ai déjà mis un message à décrivant mes beaux ressentis lors d’un de mes deux ou trois passages au Showgirls lors de la période Cerise (II ? III ?). Ensuite, je suis revenu au Showgirls juste avant la fin d’année 2019, pour vivre l’ambiance Jun-Blanche-Clara-Dita tant vantée sur ce forum, et c’était très bien effectivement. J’ai réservé un ticket pour la soirée spéciale du 30 janvier (mon anniversaire) mais je n’ai eu le temps que de descendre dans la cave du Flam’s dans une période creuse et repartir dix minutes après… Dommage…
J’aimerais bien lister toutes les filles qui m’ont touché (je parle de faire des caresses, mais aussi d’avoir le coeur au bord des yeux) au Showgirls et au Chochotte, mais elles sont tellement nombreuses, diverses (et j’ai oublié certains de leur nom de scène). Peut-être sur le nouveau forum, je ferai une liste de souvenirs en vrac que les habitués pourront compléter. Là, je vais choisir de parler de Laure, pas forcément pour des raisons de préférence, mais parce que c’est la seule fille que j’ai vu au Chochotte et au Showgirls et que ça permet de souligner le champ des expériences qu’on peut avoir dans ces lieux :

Laure c’est un avion de chasse, grande fille, peau délicatement bronzée, cheveux blonds , yeux noirs. Elle a un physique qui rentrerait sans problèmes dans les strip clubs select du 8ème arrondissement (Penthouse, Secret Square,…). Ce n’est pas immédiat, mais on aime quand, après quelques passages qui impressionnent mais que je peux comprendre qu’on puisse les juger mécaniques, elle vous décoche un grand sourire. Elle n’est pas très contact et le fait bien comprendre en repoussant les mains baladeuses, ce qui peut faire marronner davantage les clients au Showgirls qu’au Chochotte vu les pratiques moyennes des danseuses dans chacun des lieux. Au Showgirls où elle est passée quelque temps après son passage au Chochotte, je suis resté bien respectueux de ce qu’elle voulait offrir ou pas, et d’ailleurs, je crois que c’est la seule fois où j’ai pris un salon et découvert la salle basse du Showgirls…je voulais un peu mieux la connaître : au-delà de son professionnalisme, c’est quelqu’un de gentil, il m’a semblé. Au Chochotte, ce qui m’avait surtout marqué, c’était le sketch de fin de soirée… Laure, déguisée en homme avec une redingote et un haut de forme (style messieurs des rues de Londres à l’époque victorienne) jouait avec une autre danseuse (je ne sais plus qui c’était, elle était plus petite que Laure, c’est sûr, c’était l’époque Nina au théâtre Chochotte, mais je ne crois pas que c’était la drôlesse chilienne), déguisée en jolie fille des rues. Le sketch commence avec Laure qui s’approche de sa partenaire la déshabille et la prend. Dans la vraie vie, nous devrions penser que c’est un rapport où le consentement n’a pas été vérifié, ou un rapport vénal. Mais, là, ça passe, ça reste encore une scène sexy de mise en situation comme le Chochotte nous en offre pas mal. Mais, ça va plus loin que le viol. Ensuite sont mimés un meurtre, et des mutilations. Et à la fin Laure crache dans un mouchoir sur sa victime. C’est le sketch « Jack L’Eventreur ». Et il fait froid dans le dos. L’excitation disparaît petit à petit et on est pris d’un sentiment de malaise. Mais il reste qu’on est happé et qu’on reste sans voix, fasciné par cette scène. On voit un spectacle réussi dans la forme comme dans le fond (cela rappelle que trop de femmes sont victimes de violences partout dans le monde). Après ce ressenti sinistre, on est quand même content quand les lumières se rallument. Et la soirée ne s’est pas terminée sur cette impression de film noir, mais ce soir là puisque la soirée s’est terminée par l’hymne du Chochotte : les déésses de la fesse. https://www.youtube.com/watch?​v=U7vLOXbvfJ4 Bien joyeux. On a dansé tous ensemble : les 4 actrices/danseuses (Nina, Laure de retour dans sa féminité, etc…), les spectateurs (dont un couple d’anglais).

Et puis, on ressort de ces lieux et on profite des quartiers (superbe le message de Mad Dog à propos des souvenirs du quartier lors des pauses entre deux plongées dans le Showgirls). Continuons à aimer Paris. »

Catégories
Théâtre Show Girl

Duo Jun-Blanche – Le rapt

Dans la pénombre rouge Jun traîne un lourd sac poubelle jusque au pied des escaliers menant à la scène. On entend des gémissements étouffés à l’intérieur du colis. Jun déchire violemment le sac et le visage de Blanche, masqué et bâillonné apparaît. Jun dégage sa prisonnière, otage hagarde et raptée de son placenta de plastique. Elle la redresse et la pousse pour la faire monter sur scène. Blanche s’adosse contre la barre Pole danse. Ses mains sont ligotées à l’arrière du dos, les cordes lui rougissent les poignets; ce n’est pas du chiqué. Ses seins lourds et haletants sont dégagés. Jun coince un petit vibromasseur dans la culotte de Blanche puis pose un réveil-alarme sur scène. Le petit vibro oblong dans son incessante frénésie agace le clito de la jeune captive. La mécanique bourdonnante est réglée à son volume maximal. Jun ôte le bâillon de Blanche. Des soupirs, des rires de possédées et des râles incontrôlés se font entendre. Des »Oh putains ! » soudains dont on ne sait s’ils relèvent de l’insupportable ou du plaisir.

Jun observe Blanche et lui demande avec force : « Alors tu vas jouir salope !? ». Si Blanche ne jouit pas avant la sonnerie de l’alarme posée sur scène, elle sera punie. Elle le sait et ça l’excite certainement. Elle tente de se concentrer sur la montée de son plaisir, ses jambes et son corps sont parfois pris de mouvements saccadés, de spasmes incontrôlés. La sonnerie retentit avant que le paroxysme n’ait pu être atteint. La punition est nécessaire.

Jun fait venir Blanche dans les rangs spectateurs et lui demande de se pencher debout contre la colonne de l’allée. Elle fouette très violemment les fesses cambrées de Blanche puis verse sur le dos de la soumise d’abondantes giclées de cire chaude provenant d’une énorme bougie. Blanche hurle de douleur; ça n’a pas l’air d’être du chiqué. Son dos est comme nappé de tâches de foutre séché.

Blanche est agenouillée. Jun lui ordonne « lèche moi ». Blanche ne se fait pas prier, elle lèche goulûment sa maîtresse. Rapidement le plaisir de Jun s’épanche sur le visage ruisselant de sa soumise (La serpillière sera a nouveau mise à contribution)…

Puis Blanche est à moitié couchée sur l’escalier face à nous, son sexe grand ouvert martyrisé par Jun. Mais cette fois ci cela semble produire son effet. Jun « la spécialiste » es-plaisirs féminins connait parfaitement « la mécanique des femmes », particulièrement celle de sa complice Blanche. Jun dévore les muqueuses ruisselantes, fourre de sa langue et de ses doigts. Blanche jouit, laisse exploser la tension sexuelle accumulée. Elle est enfin libérée.

Applaudissements.