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Témoignages remarquables : le 5 Décembre 2019 au Chochotte

Je remercie @Docalaroue (sur le forum Discord https://discord.gg/dQjCmmF) pour ce surprenant témoignage qui rend grâce à la discrète et néanmoins omniprésente Salomé, jolie petite blonde directrice artistique du Chochotte. Salomé, les yeux les oreilles et la mémoire affutés, dont le sérieux et la rigueur ne sont donc pas les seules qualités… Je l’aimais bien déjà, elle me faisait sourire avec réserve, mais là elle m’est subitement sympatique.

« …et je crois que l’acmé de cette impression de vivre un moment historique, ce fut le jeuudi 5 décembre 2019. Grève générale, manifestations monstres, Paris paralysé. Aucune danseuse n’a pu rejoindre son poste de combat. La salle est presque vide, mais moins que la loge au rdc, restée dans le noir. Faut-il rembourser les trois égarés qui ont bravé le froid et les obstacles? Et c’est alors qu’une frêle jeune femme descend et empoigne maladroitement la barre dont elle fait quelques tours. Elle « playbackise » quelques chansons et remonte, restée dignement habillée, sous les applaudissement nourris du maigre public qui préfère quand même cela au miroir qui lui renvoie cruellement son désarroi. Et sans doute après plusieurs minutes de tergiversations, la jeune femme redescend. Elle a passé une tenue de danseuse orientale pudique et s’excuse de ne pas savoir les gestes. Mais elle essaie. On se met à sa place, on voit bien qu’elle n’était pas là pour ça. On l’applaudit, la félicite. Elle remonte, sans doute tiraillée par un « que faire? » shakespearien. Et le courage lui prend, elle redescend, et timidement, lentement, dégrafe les boutons de ses vêtements qui glissent à ses pieds. Oh, pas avec la grâce maîtrisée d’une Jane, le professionnalisme d’une Thaïs ou l’énergie d’une Diane. Ce jour là, je n’ai pas regretté d’avoir payé le ticket d’entrée. Ce jour là, j’ai vu danser Salomé….. »

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7 raisons pour lesquelles il ne fait pas bon être Star de théâtre érotique (et souvent ailleurs…)

L’histoire (très) récente nous le prouve une fois de plus, d’aucuns diront que c’était prévisible et que la roue tourne. Je ne m’étendrai pas sur la dernière star en partance de notre théâtre d’autant que je ne l’ai jamais fait, mais je regretterai de n’avoir pu la voir une dernière fois.

Je commenterai juste dans ce post le « statut » à priori enviable de Star de Théâtre Erotique, mais selon moi forcément voué au tragique (du moins dans le cadre du théâtre) , à la désintégration naturelle vers le Trou Noir et vers l’Entropie (on ne lutte pas contre la deuxième loi de la thermodynamique 😉 ) …

  1. Être une star nécessite de gros efforts. D’abord pour accéder au pinacle, ensuite pour s’y maintenir. De plus il faudra rapidement « doubler » les heures pour maximiser le chiffre d’affaire de La Maison. Quelques mois à ce rythme et hors dopage d’athlète olympique, l’épuisement physique et nerveux guette avec certitude…
  2. Être une star conduit souvent à oublier la raison première pour laquelle on était venu travailler là. Financer Mes si chères études, un projet, une intermittence. Mais la Fin se perd souvent dans l’abondance de Moyens. La Fin mise en suspens, abandonnée, les moyens devenus faim.   
  3.  Être une star expose à l’envie, à la jalousie; pas seulement de la part des danseuse et c’est une surprise. Mais malheureusement une constante de ce Féminin.
  4. Être une star expose au désir des Clients, à la sur sollicitation et à la Tentation. Mais le pire danger réside dans les éloges, leur attente, le gonflement de l’égo. Comme dans la fable de la grenouille et du bœuf, de jeunes batracien.ne.s surexposées finissent par exploser sous les compliments publiques (et parfois imploser de leur manque).
  5. Être une star donne l’illusion d’avoir du pouvoir sur le cours des choses, sur la vie de l’Entreprise. Mais la Dame aux Clefs ne manquera pas de montrer qui le possède réellement. L’épée tombera par surprise, sous un prétexte anodin et dans une jouissance dominatrice qui n’aura pas à justifier.
  6. Tel un caïd des Loges, la star a un gang, des complices parmi les anciennes. Elles protègent leur territoire. Ne se privent pas de le faire remarquer. Mais quand de petites nouvelles dont la venue ne doit rien au hasard surviennent, les couteaux sont vite aiguisés. Et un accident est si vite arrivé !
  7. Le Pouvoir est aussi un Art du Jardinage. Dans certaines pépinières les jardiniers pensent que l’étêtage des cimes (surtout quand un groupe de cimes obscurcit par son ombre le sous-bois) est absolument nécessaire pour laisser passer la lumière et faire grandir les jeunes pousses…

Et quelques mots en guise d’au revoir à ma meilleure ennemie : Tu vas vraiment me manquer, non plus par ta présence que j’évitais plus que par jeu, mais par ton absence devenue soudainement trop présente… J’ai peur de m’ennuyer 😉

Bonne chance donc T… SB… » et à tous les masques que tu as su mettre pour te protéger. Bravo pour ton passage au Chochotte, ton engagement – je n’ai jamais entendu une danseuse défendre à ce point son employeur, mettre autant de soi pour la « cause » -, bravo pour ton professionnalisme rare, ton travail et surtout ton talent !

Peut-être nous recroiserons nous au détour d’une boucle du labyrinthe, je le souhaite. Mais cette fois-ci faisons un petit effort s’il te plait…

« Je rêve d’ouvrir la porte de ta prison chérie et de te voir retrouver le jour et sa Lumière.
Et lux in tenebris lucet. »

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Deux heures au Chochotte – Début Septembre

J’ai découvert Lila que je n’avais encore jamais vue. Une jolie femme asiatique, peut-être métisse, un visage souriant et un petit corps bien proportionné aux tétons saillants ;). J’ai beaucoup aimé ses spectacles dans un registre « cabaret » ou « hispanisant». Elle danse vraiment bien et m’avait l’air beaucoup plus « à l’aise » que ce à quoi je m’attendais après avoir lu le forum. Lila prenait plaisir à être sur scène, c’était communicatif, en témoigne la salle qui accompagnait de claquements des mains ses déhanchements ainsi que les applaudissements nourris à la fin.  L’un de ses passages était plus « érotique » que les autres et j’ai vraiment aimé :  celui où elle joue la secrétaire amoureuse de son patron vicieux (oui les patrons sont très vicieux c’est bien connu 😉 ) qui lui demande de se donner à d’autres hommes. Consigne que l’assistante dévouée a respecté à la lettre, ôtant sa robe rouge moulante et dévoilant sa nudité dans l’écrin d’un corset noir avant de s’abandonner dans et sur les rangs. Je confesse coîtement mon excitation – suffisamment rare pour être ici notée – lorsque les jolies petites fesses de Lila presqu’assise sur moi ont accompagné les mouvements d’un coït.

Lupa robe et voile blancs immaculés irradie de sa lumière la pénombre ultraviolette et spectrale du caveau. J’aime sa coupe garçonne et sa nuque droite qui lui donnent l’aspect éveillé de la très bonne élève. Et ses fossettes phocéennes quand elle sourit. Quand Lupa bondit tout près de la barre je m’étonne de sa légèreté, de ses envolées. Elle est alerte. Sur Pink Floyd, elle interpelle « Hey You », et ça lui correspond si bien d’interpeller le public à Lupa. Quand elle love son dos contre moi je frôle sa nuque fine aimerais la saisir comme celle d’un jeune animal, je lisse le relief d’un mystère du doigt : « Nomen Niesco » – ce dont on ne connait pas le nom. Qui ne se dit pas. Elle est attachée à la forme, à la politesse, en fait une maîtrise autant qu’un jeu. Lupa est de celles qui pourraient sourire au « je me complais dans le deuxième cercle » sans que dans une explication laborieuse on risque de devoir ajouter que cela n’a rien à voir avec la cuisson des pâtes. J’éprouve un plaisir évident à savoir qu’en une même personne érotisme, sensibilité, culture et intelligence sont réunis.

La jeune Morgane dans ses œuvres… Elle me fait rigoler quand elle joue la Lolita sur Alizée en épousant les stéréotypes du genre avec sa jupe kilt trop courte, ses fesses charnues presqu’à l’air. Elle a le plus joli corps, de très belles fesses d’étudiante qui n’ont pas eu le temps de s’ aplatir dans le trop d’étude et ne ménage pas ses efforts quand il s’agit de satisfaire ses professeurs… Elle réussit à rendre le sexe et la pornographie tordants : il faut voir Morgane sortir de sa trousse, le jour de la rentrée des classes, un gode de belle taille et montrer son savoir-faire es-fellations tout en déclarant ingénument avec une voix de midinette « je suis encore vierge ». Et d’ajouter malicieusement que de toute façon l’usage profond du Gode est interdit. Car le « Deep State » par son dispositif panoptique veille à la bonne tenue de l’établissement et à la conduite de ses agents !

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« Une danseuse » par Cream120

Merci à @Cream120 pour ses textes très poétiques et cryptiques sur le serveur Discord . Ici une danseuse du théâtre Chochotte est mise à l’honneur par ses mots et sa sensibilité; danseuse non moins sensible et raffinée que j’espère avoir encore le plaisir de voir souvent dans la cave de la Rue Saint André des Arts !

« Vous m’avez laissée plusieurs heures. L’infinie douceur bisexuelle très logiquement vous le fait remarquer. Elle répond à vos questions.

Pourtant du binôme c’est bien l’autre qui m’avait fait redécouvrir les larmes. Ces irrépressibles qui vous montent brutalement et aux yeux et au nez. Qui vous surprennent. Qui vous terrassent. D’un souvenir. D’une absence. Que vous êtes seul à faire couler. De l’homme au cœur devenu minéral. Exploit brutal. Qui parmi les humains vous ramènent. Essayons un peu de respirer.

Timide elle avance. Fragile elle apparaît. Serait-elle blessée ? Serait-elle touchée ? Bienveillante et masochiste, c’est une femme qu’il faut préserver. Une qu’il faut savoir fesser. Une qu’il faut savoir caresser. J’ai plusieurs fois ma main retenue. Jusqu’au moment où elle l’a avoué. Alors mon rôle j’ai tenu. Vous connaissez la partition. Elle dit que cela s’apprend. Ce n’est pas faux, c’est même en partie vrai. Elle tient étonnement la sienne. Complice et déterminée.

Cérébrale et cultivée, c’est ainsi qu’on la présente. Mais c’est surtout de nous-mêmes que l’on dit avec facilité que nous avons reçu le même don pour une violente sensualité. Pas besoin d’accessoires. Pas besoin de lacets. Elle vous résout à lui faire croire et la couvrir de baiser.

Avant elle, il y a eu la femme bleue, la femme rouge. Après elle, il y a eu la femme objet. Comme beaucoup de ces adeptes, elle apprécie de se lover. Par contraste et par paradoxe. Je ne crois pas. Simplement comme moi par respect.

Par respect pour l’évidence il faut savoir se retirer. Par respect pour sa présence, il faut savoir la tourmenter.

Je lui parle à l’oreille, lui promet un ou deux secrets. Elle revient étrangement, se dit encore impressionnée.

La femme studieuse, la femme amoureuse, la femme tatouée. De cette double consonne forcément mystérieuse auxquelles il manque un point, c’est bien noté. Elle me touche comme les autres dès l’avancée de ses effets. Je me reconnais dans ses pudeurs, je me retrouve dans ces noirceurs. Lorsqu’elle cache ses souffrances par des sourires et des déhanchés.

Elle imite si bien sa belle. C’est émouvant à regarder. Je ne changerai pas d’attitude mais combien j’ai expiré. Lentement elle s’avance, tout à côté d’elle, son front touche mon front. Bouger devient un instant impossible. Je peux littéralement sentir couler nos pensées. Je pourrai rester ainsi une vie éternelle. Je lui ai dit puis l’ai chassée. Pour pouvoir dormir sans elle. Pour un peu me reposer.

Demain je la reverrai. Je ne sais où tout cela nous mène mais j’aimerais la caresser. La promener et la fouetter. Lui proposer la bagatelle. C’est déjà fait et je le referai.

A bientôt ma pucelle. Nous verrons bien où cela nous mène. Je l’avoue j’aime diriger. Mais plus encore qu’il y a quelques semaines, c’est contre ton front que je ne pourrai ne pas aller. Révélation ou préjugé.

Laissons l’espoir, caressons le rêve, que ces pensées soient partagées. De la sensualité, ta peau, ma veine, te faire l’amour, là aussi je recommencerai.

Aristocrate et fille des rues. Elle se découvre et me séduit. »

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Nina (Chochotte 2017) par Jean-Batou

Nina fait partie des danseuses passées au Chochotte qui me resteront toujours en mémoire. Pour différentes raisons : son sens inné de la scène, sa créativité, son goût du jeu, sa répartie, son « petit format » (un peu comme Mona) qui lui donnait un aspect juvénile. Aussi, je suis très heureux que Jean-Batou ai pris le temps de rédiger le portrait suivant pour lui rendre hommage ! Merci.

*****

« S’il y a bien une danseuse qui a marqué les esprits au Chochotte ces dernières années, c’est bien notre Chilienne muy caliente j’ai nommé Nina. S’il y a bien une danseuse qui pouvait incarner à la perfection l’élément du feu c’est bien elle. Nina n’avait pas pour elle l’avantage d’avoir les attributs féminins les plus affolants (elle n’avait pour ainsi dire aucune poitrine mais elle compensait ce désavantage par un petit cul absolument dément) mais elle dégageait un charme de dingue de par sa folie douce et son tempérament de feu qui en impressionnait plus d’un, même parmi les danseuses. Sa présence irradiante forçait le respect et même un groupe de latinos macho loco pouvait lui manger dans la main suite à une punchline bien sentie en espagnol ayant l’effet d’une balle de sniper. Elle était aussi connue pour « ses sorties de route » notamment lors de duos endiablés où Nina dans ses bons moments pouvait surprendre tout le monde y compris sa partenaire du jour pour pimenter la soirée. Et elle avait pour ça une arme absolument redoutable qu’elle maniait avec une expertise implacable dans toutes ses utilisations imaginables : sa langue ! On ne compte plus les petits cris échappés de la bouche des danseuses ayant reçu le traitement de faveur de la tempétueuse Nina !

Mais pour exprimer au mieux toute l’étendue du talent de Nina j’ai aussi choisi de vous narrer quelques uns de ses numéros signatures: Nina débutait toujours ses journées en exprimant son âme latine à la fois mélancolique et chaleureuse à l’occasion de son romantique numéro en l’honneur de la chanteuse espagnole Jeanette dont leur ressemblance physique est absolument saisissante. Habillée d’une simple robe noire couvrant un ensemble complet de lingerie noire accompagné d’un corset et un long boa de plumes roses autour du cou, elle descendait sur la mélancolique Soy rebelde , littéralement :

Yo soy rebelde porque el mundo me ha hecho así – Je suis rebelle parce que le monde m’a faite ainsi

Porque nadie me ha tratado con amor – Parce que personne ne m’a traité avec amour

Porque nadie me ha querido nunca oír – Parce que personne n’a jamais voulu m’entendre

Yo soy rebelde porque siempre sin razón – Je suis rebelle car toujours sans raison

Me negaron todo aquello que pedí – Ils m’ont refusé tout ce que j’ai pu demander

Y me dieron solamente incomprensión – Et ne m’ont donné que leur incompréhension

Y quisiera ser como el niño aquel – Et j’aimerais être comme cet enfant

Como el hombre aquel que es feliz – Comme cet homme heureux

Y quisiera dar lo que hay en mi – Et je voudrais donner ce qu’il y a en moi

Todo a cambio de una amistad – Le tout en échange d’une amitié

Y soñar y vivir – Et rêver et (enfin) vivre

Y olvidar el rencor – Et oublier la rancoeur Y cantar y reír – Et chanter et rire

Y sentir solo amor – Et ne ressentir que de l’amour

Jeanette – Soy rebelde / Letra

suivi de El muchacho de los ojos tristes contant 2 âmes mélancoliques trouvant leur équilibre dans leur idylle et enfin Porque Te Vas actant la rupture. Le plus marquant dans ce numéro est le soin qu’elle y apportait à chaque détail. Cela se voyait qu’il lui tenait à cœur. La moindre variation instrumentale était ponctué de ses mouvements mêlant grâce et vigueur puis elle se plongeait à corps perdu dans les bras des spectateurs comme s’il s’agissait bel et bien de cet amant qui lui échappait.

Castro El muchacho de los ojos tristes – Jeanette ( Con Letra )

Jeanette – Porque Te Vas 1974 (1977)

Nina mettait aussi à profit ses charmes « juvéniles » dans un numéro thématique lolita à la fois très drôle et très sensuel. Elle descendait déguisée en écolière avec un ENORME nounours en peluche dans les bras sur Playground Love de Air. La belle écolière est confinée dans sa chambre par ses parents pour faire ses devoirs mais plus que ses devoirs, le thème qu’elle a surtout envie d’explorer est sa propre anatomie. Elle se jette parmi les spectateurs avec son énorme nounours dans les bras et se prête à des petits jeux érotiques par l’intermédiaire de la peluche puis sort un flacon à bulle continue ses petits jeux et finit par en renverser tout son contenu sur son chemisier. Look de Sébastien Tellier débute alors et l’incident est le prétexte pour son effeuillage des plus sensuels. Le numéro voit sa conclusion sur Pomme du fantasque Tellier où Nina se déchaîne alors invitant les spectateurs à manipuler les pattes de la peluche caressant tout son corps et elle finit par saisir le nounours pour le coincer entre ses jambes pour frotter vigoureusement son intimité dessus avec un spectateur en dessous. Là dessus, un.e complice descend pour incarner l’un des parents qui la surprend dans ses ébats.

Playground Love – Air

Sébastien Tellier – Look (Official Video)

Sébastien Tellier – Pomme (Official Audio)

Nina est une grande fan de George Michael (j’en avais discuté avec elle peu après sa mort et elle m’avait raconté avoir beaucoup pleuré quand elle avait appris la funeste nouvelle) et elle avait fait un numéro que je vois comme un clin d’œil à la sexualité du chanteur longtemps restée clandestine. La scène plongée dans une pénombre bleutée, le numéro débute sur Everything She Wants de Wham !

Nina descend en trench-coat, Fedora et lunettes noires une lampe de poche à la main. Elle distribue à l’assistance quelque unes de ces lampes et des faux billets qu’elle cache sous son manteau et en profite pour s’amuser avec le public en feignant la maladresse à plusieurs reprises pour tomber sur les spectateurs et laissait libre cours à son goût pour l’improvisation à ce moment là tout en se déshabillant les halos des lampes torches parcourant son corps au gré des envies des spectateurs.
Puis au moment où elle finissait toute nue ne portant alors que des longs bas-collants lui montant jusqu’à la naissance de son splendide fessier, Careless Whisper de George Michael débutait. Viennent alors l’intérêt des billets distribués. Elle saisissait une de lampe torche puis invitait chaque spectateur à lui glisser son billet dans ses bas intentionnellement portés très serrés. Elle tenait à ce que ce soit le spectateur qui glisse le billet dans le bas et je peux vous dire qu’il fallait y mettre du sien pour bien placer le billet si bien que les mains aux fesses arrivaient très vite ! Et à chaque billet rendu elle donnait sa lampe torche au spectateur et lui offrait une vue on ne peut plus suggestive sur son anatomie. Elle poussait le comble de l’indiscrétion en présentant ses attributs féminins sous l’effet grossissant d’une loupe. Les plus curieux étaient ravis !

Wham! – Everything She Wants (Official Video)

George Michael – Careless Whisper (Official Video)

Et mon préféré, son numéro des bougies qui commençait dans la pénombre avec en fond musical Everybody knows de Leonard Cohen. Nina descendait habillée d’une simple chemise blanche avec une jupe, sa lingerie bien sur et, détail important sur la thématique forte de son numéro qu’est la pénitence, elle avait aussi autour du cou un tout petit crucifix doré en pendentif. Elle disposait un chandelier en bas des escaliers et un autre au fond derrière l’âne doré. Elle avait aussi avec elle un petit sac qui contenait un grand voile, un briquet et 3 grosses bougies qu’elle alignait devant la barre de pole dance. Une fois toutes ces bougies installées, elle tournait le dos au public et commençait à se dévêtir dans un de ces déhanchés dont elle avait le secret pour finir nue sous sa chemise blanche à la fin de la chanson.

Everybody knows – Leonard Cohen

L’éclairage s’éteint complètement et seule la lumière des bougies permet de voir la scène. Jesus To A Child de George Michael débute. Là dessus, elle commençait à exécuter à la pole dance une danse à la fois énergique et très sensuelle avec de nombreux changements de rythmes. Tout le piquant de sa danse venait de ses mouvements virevoltants très énergiques les jambes groupées autour de la barre qu’elle arrêtait très régulièrement pour passer son divin popotin très très près des flammes des grosses bougies au sol et elle y allait à ce moment là très très lentement pour faire monter la tension érotique. Puis elle s’éloignait de la barre pour revenir au centre de la scène après avoir soufflé tous les chandeliers pour ne garder que les grosses bougies comme éclairage. Elle étendait alors son grand voile au sol, mettait son crucifix dans la bouche puis saisissait tour à tour ses grosses bougies pour verser la cire sur ses bras et sa poitrine tout en distribuant au public chaque bougie versée. Une pour le premier rang à gauche, une autre pour le premier rang à droite et la dernière pour la place du roi. Une fois la distribution faite arrivait le clou du numéro. Elle plaçait son voile aux pieds de la place du roi, s’agenouillait devant le roi, lui prenait ses mains pour accompagner la bougie vers sa bouche, versait la cire sur sa langue et s’allongeait au sol en demandant aux autres porteurs de bougies d’en verser tout le contenu liquide et brûlant sur son corps. Elle soufflait ensuite chacune des bougies pour finir le numéro dans le noir complet.

George Michael – Jesus to a Child (Official Music Video)

Du grand art ! Te Extrañamos Nina ! (Tu nous manques Nina !)

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Les danseuses du théâtre Chochotte – Août 2020

Liste mise à jour le 16/08/2020 – n’hésitez pas à me faire des commentaires pour rajout, correction etc.

Les NOUVELLES arrivées :

Alma. Jolie chinoise (avec de très jolis seins) parlant un anglais parfait. Actuellement en cours de langue accéléré. Enjouée, coquine, sympathique. Numéros pour l’instant assez basiques mais je suis sûr que sous peu nous aurons de belles surprises. Elle s’est révélée très à l’aise en duo. A suivre.

Aria. Pas encore vu mais d’après Rek62 : « Aria, une (très) jeune femme brune, bonne danseuse au visage ravissant et au corps magnifiquement proportionné. Peu timide en salle pour ses débuts ».

Camélia. De ce qu’en dit Jean-Batou : « Danseuse Grande et fine. Magnifique et magnétique métisse à la peau claire tout aussi exubérante et décomplexée que sa superbe coupe afro naturelle. Camélia est débordante d’énergie et arbore en permanence un sourire particulièrement rafraichissant et communicatif. Funky jusqu’au bout des ongles. Elle a posé sa marque en débarquant en vaillante vahiné chantant avec conviction sur des airs traditionnels polynésiens puis dansant sur des airs de Hula endiablés. Très convaincante dans ce rôle ! » 

Gala. Bien que qualifié de « nouvelle », Gala est l’ex superbe blonde Mimi de 2018, aux airs de madone italienne, revenue parmi nous avec une belle chevelure châtain bouclée et les mêmes tatouages très esthétiques. Elle a présenté de nouveaux numéros originaux, parfois décalés comme je les aime. Et je réitère ce que je disais déjà  : « Mimi/Gala est une artiste ». Elle compose des spectacles jamais vus, ne copie rien, surprend. Elle est sympa, câline, elle adore être sur scène et son enthousiasme est contagieux. J’adore son corps très féminin ! https://maddog.cafe/2020/07/31/mimi-chochotte-2018/

Inaïa. Une très jolie brune,  mélange des rives sud de la Méditerranée, avec des formes heu… un profilé, comment dire sans tergiverser ? Une croupe de folie dans laquelle on aimerait se perdre !!! Un joli visage coquin, pétillant de vivacité qui n’arrange absolument rien aux obsessions que la Belle ne va pas manquer de provoquer parmi la gent masculine. Ruées probables en salon…Son spectacle est pour le moment réduit à des danses conformes aux attendus du teasing érotique mais gageons que cela va évoluer… 

Les « ANCIENNES ».  Nota : « Ancienne » au Chochotte veut dire « plus d’un mois d’ancienneté » 😉

Chely. Belle danseuse avec des formes très féminines, un rapport taille-hanche proche du nombre d’or ! « Elle a les yeux revolver, le regard qui tue ». Séductrice, Souriante. Elle excelle dans les numéros de danse orientale ou sur Dalida.

Clara. Très jolie brune aux cheveux mi-longs (récemment raccourcis et éclaircis) et au corps parfait ! De la classe, même dans le plus simple appareil. Clara est une valeur sûre du théâtre, ses numéros allient charme, chaleur, gentillesse et dynamisme. Très bonne partenaire de duo, avec de la répartie, elle n’a pas sa langue dans sa poche… Savoir Clara au programme du théâtre Chochotte c’est avoir la certitude de passer un bon moment !

Diane. L’une des plus jolies danseuses du théâtre ! Très féminine, de longs cheveux blonds brillants comme un champs de blé au soleil,  un sourire enjoué et de grands yeux bleus. Quelle beauté ! Et elle adore être sur scène ! De très bons numéros dans lesquels elle « rejoint »  le public, charmeuse, jouant l’amoureuse, et on est vite pris dans ses filets… Excellente partenaire de duo, on a parfois même du mal à croire que c’est « joué ». 😊 https://maddog.cafe/2019/03/03/diane-theatre-chochotte/

Lila.  Jolie petite femme asiatique avec de jolies formes. Sympathique, un peu timide, elle passe dans des numéros plutôt « dark-intello ».

Lupa. Jolie danseuse brune à la coupe garçonne. D’excellents numéros, variés, dans lesquels elle alterne vivacité et infinie douceur. Lupa est fine – au physique comme en esprit – capable en d’improbables variations de registres, de faire des liens avec sens, de passer de déclamations poétiques de Phèdre à l’univers du Dark Métal. C’est une artiste, intelligente et cultivée, avec une sensibilité à fleur de peau. C’est aussi une excellente partenaire de duo lesbien.

Morgane : Jeune danseuse aux cheveux bouclés noirs et mi-longs. Des yeux marrons-verts, des formes très appétissantes. Créative, avec de bons numéros, elle est enthousiaste et spontanément « contact ». C’est une bonne nature qui adore être sur scène et faire participer les clients si ce n’est la salle entière, avec chaleur et parfois rires (voir lien ci-dessous). https://maddog.cafe/2020/08/09/une-clown-au-chochotte-morgane-cleopatre/

Thaïs. Jolie danseuse brune avec de bons numéros et de nombreux fans. https://maddog.cafe/2019/04/04/thais-theatre-chochotte/

Tyga, l’explosive tigresse jamaïcaine du Chochotte! Tyga a du « mordant ». C’est une très jolie danseuse noire longiligne (et on comprend avec un corps pareil pourquoi les jamaïcains raflent les médailles d’or d’athlétisme)… Excellente « animatrice » avec de bons numéros participatifs, elle adore manifestement être sur scène et fait honneur à son pseudo en étant débordante d’énergie 

Victoria – jolie petite danseuse brune aux cheveux longs, aux airs espagnols et à l’accent chantant.

Les « SORTANTES » ?  Infos non confirmées et à prendre avec prudence.

Les Jumelles : Cassia et Dahlia. Jolies danseuses d’origine algérienne et aux seins ravissants que je n’aurai pas eu le plaisir de voir…

Esmeralda. L’un des plus jolis corps du théâtre Chochotte. Superbe jeune femme aux cheveux blonds mi-long avec dégradé de noir et aux yeux noisettes. Le pseudonyme de Shéhérazade lui siérait bien mieux, tant la Belle joue sur le registre de la séduction orientaliste, en une sorte de rapport de force soft, de regards enfiévrés ou dérobés, de poses lascives, de douceur calculée, et quand elle pose son bassin très méditerranéen sur le vôtre, on sent rapidement les chaleurs métissées du Mahgreb et du Makrech nous chauffer intensément, le coup de Sirocco venir. Si cela est avéré je regretterai vraiment le départ d’Esmeralda, mais j’ai la quasi-certitude que je la recroiserai, avec plaisir, un jour 😉  https://maddog.cafe/2020/07/30/esmeralda-theatre-chochotte/

Kika – Jolie brune à la coupe garçonne est aux numéros particulièrement originaux. Une artiste que je n’aurai que trop peu vu. https://maddog.cafe/2020/07/15/kika/

Ophélie. Jolie blonde, yeux bleus et cheveux bouclés mi-longs. Elle a un corps faisant penser aux héroïnes du dessinateur Milo Manara (Le Déclic). Une croupe de folie. C’est l’une des danseuses les plus chaudes et contact du théâtre. Excellents passages sur Mylène Farmer ou Gainsbourg.

Solita. Ravissante jeune femme aux cheveux mi-longs noirs et au corps absolument parfait. Elle a un petit air exotique et j’avais pensé « peut-être argentine » mais on m’a vite réorienté vers le Maghreb. Des formes superbes, des seins magnifiques. Mais le physique ne suffit pas à faire une bonne Chochotteuse, et Solita cumule les avantages concurrentiels, car elle dispose d’excellents numéros, complices et coquins avec le public. Redoutable séductrice, attention !

https://maddog.cafe/2020/07/27/solita/

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Une soirée au Chochotte mi-Août

Salle très remplie pour une veille de 15 Août, et, sous leurs masques j’ai reconnu de très nombreux habitués du défunt théâtre Show Girl, ravis de retrouver Cindy à la caisse et les jolies danseuses du Chochotte dans une ambiance festive. Evidemment nous nous sommes salués en de nombreux « checks » du poing, je connaissais pas moins d’une dizaine de personnes et ai été ravi de retrouver certains comparses à l’humour féroce, l’un commentant l’arrivée de Cindy et de quelques danseuses du Show Girl au Chochotte en un « C’est le mariage du Porno des Années 80 et de David Hamilton »… Ceux qui se souviennent des clichés à l’érotisme éthéré de David Hamilton comprendront la référence à la rive gauche, et au porno des années 80 pour la Rive droite. J’étais ravi d’entendre un tel trait d’esprit, « It made my day ! » qui montre que finesse et cul , chez certains, peuvent faire bon ménage.

Au programme il y avait Thaïs, Tyga, Lupa et Inaïa une nouvelle. Afin de ne pas heurter les exégètes des oeuvres d’Anatole France et de Jules Massenet, je me focaliserai juste sur deux moments phares de cette chaude soirée.

D’abord : J’entends les débuts la musique et des paroles de « La lettre à Nora » de Arthur H. et Nicolas Repac https://www.youtube.com/watch?v=WfWooqRS2go, je m’attends à voir descendre Lupa, généralement formidable dans ce numéro qu’elle a composé. Mais non, là, surprise, c’est la très jolie Diane qui descend. Diane avec ses longs cheveux brillants comme un champs de blé au soleil, ses formes très féminines, son sourire enjoué et ses grands yeux bleus. Quelle beauté ! Diane/Nora lit la lettre de James (Joyce) à l’érotisme cru, l’expression du désir sauvage de l’auteur, elle se caresse vivement. Les joues empourprées. Elle est nue sous sa jupe. Dans ses poses, elle lisse son con touffu et rougeoyant, excitée, fleur bleue sombre trempée de pluie.

Descend l’ « amant » attendu par Diane/Nora, dans une Variation du numéro inattendu pour le public (et sur la musique Buvette de Morpheus https://www.youtube.com/watch?v=5OOWjCfLYPQ) . Lupa « la garçonne » aux airs délicieusement androgynes, veste et pantalon noirs comme taillés sur mesure . Lupa, le raffinement et la classe.

Lupa/James et Diane/Nora « jouent » la domination amoureuse, elles se caressent violemment dans la joie de leur retrouvailles, viennent dans les rangs spectateurs. La complicité des deux danseuses est grande, leur attirance réciproque probablement réelle, leurs langues se mêlent, elles se bouffent littéralement.  Elles font l’amour. La musique s’interrompt trop tôt à leur goût ; le coïtus sera donc interruptus à leur grand regret, sincère. Au notre aussi ! Quelles merveilles que ces deux danseuses ! Voilà des « variations » comme on aimerait en voir plus souvent ! Bravo à Lupa et Diane !

Et puis deuxième moment important de la soirée pour moi : la découverte de Inaïa ! Une très jolie brune, joli mélange des rives sud de la Méditerranée, avec des formes heu, une croupe, un profilé, un galbe, comment dire sans tergiverser ? Un cul de folie dans lequel on aimerait se perdre ! Et un joli visage coquin qui n’arrange absolument rien aux obsessions que la Belle ne va pas manquer de provoquer parmi la gent masculine. Je prévois une ruée en salon…Son spectacle est pour le moment réduit à des danses conformes aux attendus du teasing érotique. Et c’est basiquement très efficace ;). Inaïa est une bien jolie recrue.

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Rocambolesques anniversaires au Chochotte

Merci pour le récit de cette journée caniculaire, fort bien narrée par Jean-Batou :

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Journée particulièrement trépidante que ce samedi 8 août au Chochotte, beaucoup de chose à dire !

Mais d’abord le programme du jour avec l’après-midi Morgane, Tyga, Clara et Thaïs qui a doublé le soir avec Camélia, Lupa et Diane. Et l’événement du jour était les anniversaires conjugués de Clara et Thaïs!

Morgane a ouvert le bal. A bien y repenser Morgane semble bien ne pas vouloir trop s’enfermer dans des numéros trop directifs et préfère laisser parler sa nature débordante de jovialité à l’image de son bientôt fameux numéro de Cléopâtre déjà évoqué par Mad Dog où elle joue de l’autodérision en reine d’Egypte impatiente, autoritaire et surtout maladroite. Elle semble toujours rechercher le grain de sable qui va faire partir le numéro en vrille ! Mais les numéros de Morgane ne limitent pas à cela. Elle a de multiples talents et quand il s’agit d’effectuer avec grâce une danse du ventre ou un ballet, Morgane répond bien présente même si l’aide d’une chevillière est nécessaire pour soutenir des tendons douloureux suite à une chute. Dans son attitude volontaire, sa capacité de travail et sa folie douce, Morgane me ravive de plus en plus le souvenir de Nina ce qui venant de moi est un beau compliment.

Elle était suivie de Tyga, l’explosive tigresse jamaïcaine du Chochotte! Elle a encore fait honneur à son pseudo en étant toujours aussi débordante d’énergie et dotée d’une langue bientôt aussi affutée que celle de Clara. J’ai beaucoup aimé son nouveau numéro autour de Lady Gaga avec Bad Romance et Alejandro. L’univers empowering et excentrique de Lady Gaga est parfaitement raccord avec le mordant de Tyga. En parlant de mordant, Tyga a fait un duo SM particulièrement amusant avec Morgane réprimant avec vigueur les accès de mordant de la tigresse sur un de nos chers amis habitués hilare (il se reconnaîtra) qui l’avait gentiment taquiné juste avant sur la température de ses fesses!

Puis place à Clara qui a encore peaufiné son nouveau numéro de boudoir boudeur autour de Vendredi Sur Mer en précisant sa thématique sur l’incertitude amoureuse qui peut mener à la séparation du genre « Je suis perdu, on fait une pause. » ou « Suis moi, je te fuis. Fuis moi, je te suis. » le tout mis en musique avec Chewing-Gum , Je t’aime trop tôt et Encore. Superbe numéro!

Elle nous a aussi offert le retour de son fameux numéro de shibari dans une version revue et corrigée. J’adore ce numéro et ça a été un réel plaisir de le revoir. A la fin du numéro, elle a glissé un mot à l’oreille d’Antonio et moi-même (les 2 habitués présents en salle sur le moment) nous invitant à la rejoindre en haut pour partager une coupe de champagne en sa compagnie. L’occasion de lui souhaiter bon anniversaire par avance. Nous avons tout de même dû faire vite car Thaïs tenait à ce que nous soyons présent pour qu’elle nous présente son nouveau numéro. (Par avance désolé Thaïs, tu le comprendras sans doute car il s’est passé beaucoup de choses mais malgré le fait que j’aie beaucoup apprécié ton nouveau numéro, les détails m’ont pour le moment échappé). Je me souviens surtout l’avoir vu descendre en trench coat beige très ajusté qui servait d’écrin à une très belle lingerie noire.

Et comme j’évoque Thaïs parlons des duos de nos deux danseuses à l’honneur ce jour. Elles nous ont gratifié d’une version revisitée de circonstance du duo de la maîtresse et la soubrette avec Thaïs en Louisette chapardeuse qui a piqué la toilette de sa patronne pour être la plus belle pour son anniversaire ! Clara en maîtresse lui demande son âge et Thaïs lui répond avec aplomb « 18 ans ». Clara qui s’étrangle, la salle dans l’hilarité générale ! Clara ne va cesser de la taquiner là dessus de toute l’après-midi.

Leur second duo sera interrompu par Chély et Salomé qui descendent avec cadeaux, Champomy et une part de gâteau fêter l’anniversaire de Clara en compagnie du public. Le plus gros paquet cadeau était celui de Thaïs mais, taquine comme elle l’est, il s’avérera que c’était le paquet d’un paquet d’un paquet qui finira tout de même par révéler 2 beaux recueils de poésie française. Leur dégustation du gâteau et du Champomy se fera sur le corps de l’une et l’autre.

Journée très riche en émotions pour Thaïs mais malheureusement pour elle, pas toutes des plus heureuses. De gros ascenseurs émotionnels pour notre star du Chochotte qui a vu sa journée pourtant si bien commencée gâchée par un petit salopard qui a franchement manqué de correction et je reste poli. Du respect de l’anonymat et du droit à l’image, tandis que dans la même journée moi même je prenais soin de lui demander son assentiment pour exploiter une photo d’elle déjà publique mais qui respecte son anonymat pour l’habillage du serveur Discord, attention qui m’a valu de chaleureux remerciements de sa part, un petit salopard donc s’est fait prendre la main dans le sac par un habitué vigilant (merci à lui) en train de filmer en douce les danseuses et Thaïs ainsi que Diane auraient été filmées ainsi. Il a averti Julien à la régie le soir a mis le fautif dehors et j’espère qu’il a pu le contraindre à supprimer les prises de vue. Cela fout doublement les boules de savoir que c’est lui qui a été désigné précédemment pour incarner le psy dans le fameux numéro de Thaïs. Quelle ingratitude !

En consolation, Thaïs a reçu à son tour les honneurs en fêtant son anniversaire devant une salle comble où elle a été inondée d’une salve d’applaudissements des plus nourries. Mais les mauvais moments à passer ne se sont pas arrêté là pour elle. Un autre jeune homme qui accompagnait celui qui a été éjecté avait suivi son pote puis il est revenu. En soit, il n’avait rien à se reprocher mais bon… Quand tu amènes un pote en soirée et qu’il fout la merde, même si toi-même tu n’as rien à te reprocher, les conneries de ton potes viennent écorner ton image donc euh… Bref ! Tu te fais discret parce que c’est chaud pour ton petit cul ! Donc il est revenu au moment où Thaïs descendait faire son numéro en haut de forme et queue de pie sur des morceaux de Papooz Ann Wants To Dance, Theatrical State Of Mind et You And I .

Notre jeune homme en sursis s’était assis sur la banquette avant droite en laissant son gros sac dans le passage de l’allée centrale. Ce fut l’occasion rêvée pour une Thaïs encore amère du malheureux évènement précédent de passer ses nerfs en dégageant le sac du passage d’un coup de pied sec. J’ai moi-même fait comme s’il ne s’était rien passé car sa colère était légitime et si j’avais été à la place du gars j’aurais ravalé ma fierté et enduré la brimade sans broncher. Ce n’a pas été son cas et il a reproché à Thaïs son geste en fin de numéro. Là dessus, Thaïs lui a montré ses crocs. Elle n’a décidément pas de difficulté à se faire respecter. Il est parti juste derrière.

Pour finir la folle journée de Thaïs, un jeune couple était présent et mademoiselle brûlait d’envie de profiter pleinement du spectacle. Thaïs a su repérer son appétence et l’invite donc à la rejoindre sur scène. L’engouement de mademoiselle a largement dépassé ses espérances, arrivant même à la décontenancer par moments. Bref ! Notre spectatrice s’est très rapidement retrouvée complètement nue et avide d’étreintes endiablées. Le spectacle n’a visiblement pas plu à son homme qui a quitté la salle durant le numéro pour ne jamais revenir de la soirée. Décidément folle journée pour Thaïs qui en a vu de toutes les couleurs.

Grosse, grosse découverte en la personne de Camélia ! Grande et fine. La magnifique et magnétique métisse à la peau claire est tout aussi exubérante et décomplexée que sa superbe coupe afro naturelle complètement assumée. Camélia est débordante d’énergie et arbore en permanence un sourire particulièrement rafraichissant et communicatif. Sur ce point, elle entre de suite en concurrence avec Tyga ! Camélia est funky jusqu’au bout des ongles. Elle a tout de suite posé sa marque en débarquant en vaillante vahiné chantant avec conviction sur des airs traditionnels polynésiens puis dansant sur des airs de Hula endiablés. Je ne sais pas si elle est réellement originaire des îles polynésiennes mais elle est en tout cas très convaincante dans ce rôle ! J’ai aussi beaucoup apprécié son numéro music hall où elle reprend à son compte la chanson emblématique de Roxie Hart dans Chicago, The Name On Everyone’s Lips, ainsi qu’une reprise vintage et jazzy de Oops !… I Did It Again par, le groupe Post Modern Jukebox.

Puis Lupa nous a à nouveau embarqué dans ses voyages existentiels et ses explorations des bleus de l’âme. Elle a expérimenté avec nous les premiers balbutiements d’un numéro ambitieux sur les questionnements de Hamlet sur le bien fondé d’une existence de souffrances illuminé de guirlandes électriques et rythmés par la frénésie d’Hysteria de Muse et la mélancolie de Everything Is In The Right Place de Radiohead.

Enfin Diane nous a encore émerveillé avec son numéro ondin accompagné de Vagues de La Femme. Par ces temps de canicule, ce numéro a été rafraîchissant dans tous les sens du termes. Les longs plis de sa longue robe personnifiant l’écume des vagues virevoltant parmi l’assistance avaient l’effet d’un énorme ventilateur pour la salle comble et suffocante de chaleur. Au delà de cette constatation, je fais un aparté dans l’espérance que Diane lise ces lignes: « Dis moi, au milieu du numéro tu as jeté ta robe sur ma tête puis collé ton front sur le mien puis tu t’es retiré ainsi en tendant les bras vers moi. D’en dessous, c’était du plus bel effet. On aurait crû que tu étais happée dans les rouleaux d’une énorme vague. Si l’effet était recherché, chapeau ! Du grand art ! Si c’était fortuit, gardes ce geste, il est magnifique !« . Sacrée journée !

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Une clown au Chochotte : Morgane – Cléopâtre

La jeune Morgane – anciennement Clara au Show Girl – a composé de nouveaux numéros lors de sa venue au Chochotte. Il fallait être au niveau du nouvel environnement, des spectacles, et Morgane a bien travaillé ! Ce qui différencie Morgane des autres danseuses, selon moi, tient en un mot : La Variété. « La Plage » par exemple est un numéro « hot » dans lequel Morgane se fait passer de la crème, masser, arroser d’eau par les spectateurs. C’est érotiquement simple et très efficace. « Le Lac des Cygnes » est une véritable réussite dansée et artistique, une excellente composition, une démonstration. « Cléopâtre » quant à lui est comment dire…du grand n’importe quoi ! A mourir de rire ! Car, que Morgane le veuille ou non elle est un clown en puissance, digne d’un Peter Sellers dans le film « The Party »…

Il faut la voir descendre dans la salle, son visage juvénile ravi comme celui d’une petite écolière présentant son spectacle de fin d’année, avec le joli déguisement qui va bien, une longue robe-tunique bleue et or, la coiffe de pharaonne censée symboliser les rayons du soleil, un chandelier dans une main, un fouet plutôt qu’un sceptre dans l’autre, on se demande pour quoi faire.  Morgane pose le chandelier avec les trois bougies allumées devant la « place du roi » puis commence à onduler sur des airs orientaux. Jusque là tout va bien.

Mais là ou on commence à rigoler, c’est quand sa coiffe rebique en arrière et ressemble maintenant à celle d’une tenue traditionnelle bretonne, d’une Bécassine par exemple beaucoup plus qu’à celle de Cléopâtre. On ne serait pas surpris d’entendre du biniou, les airs de musique Celtique d’Alan Stivell et quand Morgane commence à voir la salle hilare, elle est contente, puis en véritable boute-en-train met les bouchées doubles pour contenter son public et… tout « part en live ».

Elle monte dans les rangs spectateur, court, et la traîne de sa robe vole au dessus des bougies enflammées; on se dit que tout ça va se terminer en fest-noz avec saucisses grillées et chouchen, que le Chochotte ferait bien de prévoir un extincteur dans la salle…

Le public rigole de bon coeur et Neferkiki se déchaîne. Elle a trop chaud, c’est la canicule (qui je le rappelle étymologiquement dérive de canicula signifiant « petite chienne »), elle est excitée, se dénude, fait asseoir un client hilare sur scène, pose sa croupe en sueur sur lui, demande à un autre de prendre le chandelier pour lui répandre la cire brûlante sur ses jeunes seins, son dos, ses fesses charnues (quel corps de folie !) , et la cire coule abondamment, éclabousse sa peau et se fige en giclures luisantes qui évoquent plus la scène finale d’un gang bang que la fin d’une malheureuse Cléopâtre.

Morgane tend le fouet, elle veut qu’on la punisse, on ne sait pas de quoi vraiment mais on y va de bon cœur et les croûtes de cire séchée se décollent, voltigent, Morgane surjoue les gémissements, on dirait une doublure de film porno des années 80, elle se caresse, se malaxe et connaissant Clara-Morgane qui a tendance à « se lâcher » pour de bon on a peur pour les décors néo-bourgeois de la rive gauche, le tapis, le pantalon du Client assis dessous mais non, Clara est devenue Morgane, elle se retient, pas de crue du Nil au programme, l’honneur est sauf !   

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Du bon Chochotte – début Août 2020

La salle était bien remplie en ce début d’août, et c’était rassurant en ces temps de sinistrose de constater cet élan, juste récompense pour Salomé, Cindy et les danseuses qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour satisfaire la clientèle.

Un petit climatiseur installé sous l’escalier a permis de maintenir une agréable fraîcheur.

Un agréable commencement avec CHELY dont il faut rappeler les superbes proportions, le rapport taille-hanche proche de la perfection, celui du nombre d’or (et pour le cahier de vacance estival j’en rappelle le ratio (a+b/a = a/b)), les passages sur Dalida, les airs ensoleillés, le regard qui tue…

Et puis des moments Whaouu !

Tout d’abord la surprise… Une ravissante jeune femme aux cheveux châtains mi-long descend l’escalier. « Je me dis : tiens une des nouvelles ! »  car la période actuelle est sujette à changements. Je regarde le visage, l’air de madone italienne, les formes féminines pleines, généreuses, et puis ces longs sourcils noirs, élégants, bien dessinés, ce sourire… Et je n’ai pas besoin de reconnaître les tatouages très originaux pour penser « Mimi !». 

Mimi (devenue Gala) était l’une de mes danseuses préférée en 2018, j’en avais tracé le portrait ici : https://maddog.cafe/2020/07/31/mimi-chochotte-2018/ . Elle est revenue avec des numéros originaux, décalés comme j’aime, aucune reprise de « l’époque passée », et je réitère ce que je disais déjà, « Mimi/Gala est une artiste », elle compose des numéros originaux, ne copie rien, surprend. Elle est toujours aussi sympa, câline, adore être sur scène et communique son enthousiasme et… je dois le confesser, elle me plait beaucoup beaucoup…trop !, enfin à un niveau fondamental qui ne se contrôle pas 😉 . Bref, j’étais hyper content de voir Mimi réapparaître sous le pseudo de GALA !

Je vais continuer dans les superlatifs avec LUPA que décidément j’aime aussi beaucoup. Il y a des personnes comme ça qu’on aime spontanément sans savoir pourquoi. Lupa a d’excellents solos dans lequels elle alterne vivacité et infinie douceur. C’est aussi une excellente partenaire de duo lesbien. J’ai adoré le tandem Lupa marin et Gala poupée. Érotique, bien joué, enjoué.  L’un de mes « amis internaute » était présent dans la salle cet après-midi là et les paroles de Sébastien Tellier « Je rêve de caresses en été » devraient lui rappeler un très bon moment : Lupa assise nue sur lui, leurs mains se mêlant en une tendre chorégraphie, voletant comme des papillons amoureux sur le corps offert de la belle Lupa, « Je rêve de toi et moi la main dans la main », « je sens la chaleur de l’été si ha, si ha… ». https://www.youtube.com/watch?v=j2RP1bUy3B4.

Et puis et puis… MORGANE. Mais dans un registre totalement différent. Dans une dimension inhabituelle qui démontre – s’il fallait encore le démontrer – qu’elle n’est pas seulement une danseuse qui sait être « hot », « bonne animatrice », « généreuse » mais qu’elle peut aussi produire des spectacles d’excellente qualité, dignes de ce qui se fait de mieux au Théâtre Chochotte. Sur une variation originale du « lac des cygnes » Morgane a démontré – en restant concentrée plus de la moitié du spectacle 😉 – ses talents de danseuse classique, de mise en scène, d’interprète. Et quand de si bons numéros sont accompagnés par les bons éclairages au bon moment (bravo à Salomé pour la régie !) , par une musique de bonne qualité sonore, par des costumes qui magnifient le corps de la danseuse –  voile blanc, long boa de plumes blanches, petite couronne de fleurs colorées autour du chignon -, le tableau est parfait et on passe dans une autre dimension : celle de l’Art.