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théâtre Chochotte

Lolita Rive Gauche

J’ai lu trois fois le roman Lolita, véritable chef d’œuvre, et je prétends sans vergogne l’avoir mieux lu que la plupart de ceux qui en parlent. La Lolita de Nabokov n’a rien à voir avec celle grand public, déformée par les communications de presse promouvant l’ouvrage »pour vendre » ou les films de Stanley Kubrick puis d’Adrian Lyne transformant une enfant de 13 ans en pin-up sexy. Même les couvertures actuelles du roman me semblent relever de la tromperie sur la marchandise… Ceux qui ont vu en Lolita une jeune fille vaguement perverse séduisant un homme d’âge mur, Humbert-Humbert son père adoptif n’ont pas lu le roman ou ont été par paresse endormis par les filets esthétiques de Nabokov. Car le tour de force de l’auteur dans ce roman absolument génial a été de faire parler à la première personne un pervers, de nous placer dans sa peau et dans sa tête, en racontant avec force détails son attirance pour les jeunes filles. Et le « filet » pervers, le piège à mon sens qui peut égarer le lecteur, c’est le style de Nabokov et donc du narrateur, si séduisant, que l’on peut se perdre dans le plaisir esthétique de la lecture, l’élégance de la narration, et les justifications élaborées d’un pervers, oubliant l’abjection morale de cette relation incestueuse.

Fort heureusement, la Lolita aux longues boucles blondes que je voyais descendre les escaliers du Chochotte ce jour m’était bien connue et ses attributs sexuels si développés (que sa tenue d’écolière peinait à les contenir – petite chemise blanche à cravate dont les boutons étaient prêts à exploser et mini-jupe écossaise laissant apparaitre le bas de ses magnifiques fesses pleines) me rappelaient que cette superbe actrice avait dépassé depuis quelque temps les limites du barely legal… La retenue morale ne m’empêcherait donc pas de profiter du spectacle de cette dangereuse tentatrice ce soir béni. Ma surprise était grande quand notre Lolita, venant vers l’alcôve où je me trouvais, relevait malicieusement l’avant de sa mini-jupe, me dévoilant sa jolie fente nue. Le petit bâton raide et blanc d’une sucette en émergeait, tandis que la ronde friandise de sa tête noyée se trouvait enserrée dans les moiteurs sucrées-salées d’Annie aime les sucettes. Puis, notre nymphette quasi-nue en bas blancs virginaux, se caressait frénétiquement sur les clients, avant de glisser espiègle ce qui restait de sa sucette dans la bouche d’un heureux béat. Excitée comme jamais, elle accélérait le rythme sur la musique de Odezenne, « je veux te baiser, tu veux me baiser… » Me reste la vision de sa généreuse croupe cambrée, pleine et offerte dans une pose de levrette en chaleur (me rappelant en ce jour de fête que c’était aussi la pleine lune), et de ses seins lourds et ballants emportés par les mouvements de coït. Ma boussole intime me rappelait à ce moment, la seule direction qui vaille dans ma courte vie, celle conduisant à de magnifiques formes féminines et fécondes, possibilités de reproduction… Mais ma Lolita s’éloignait pour chevaucher avec ferveur d’autres hommes, se gangbangait jusqu’à l’extase, avant de disparaitre en salon… 😉

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