Je ne saurais faire suffisamment l’éloge de Cristalline au Sweet Paradise ! Cela fait huit ans que je la connais, la première fois que je l’ai vue c’était au Chochotte vers 2017 et elle dansait sous le pseudo de Aude. J’avais été immédiatement séduit par la beauté physique de cette jeune femme au naturel. Sa tonicité de sportive, son regard bleu clair, ses cheveux blonds vénitiens, tirant sur le roux, sa peau douce et blanche, son sourire emprunt de gentillesse. Et puis je l’avais revue plus tard au Show Girl durant l’année 2019. Le numéros du lieu étant souvent réduits à l’efficacité menant directement en salon ou au pourboire en salle, Cristalline ne dérogeait pas à la règle ni ne faisait mystère de ses intérêts. Et si l’on était généreux, elle l’était en retour, et tant, que l’aspect transactionnel désenchanté semblait soudainement se muer en un échange de cadeaux – potlatch diraient les ethnologues – ou réciprocité donnant-donnant. Cristalline était très directe dans ses approches, ses questions et ses réponses, le langage nuancé étant moins sa prédilection que l’expression directe du corps, la danse, la sensibilité extrême de ses caresses et la chaleur de ses câlins. Le Show Girl fermé au printemps 2020, la Belle se joignait naturellement à la cohorte des anciennes du lieu (Madame Jun, Blanche, Billie-Rose…) qui sous la houlette d’Arthur Vernon composaient la première équipe du Sweet Paradise. Et chaque fois que je revoyais Cristalline, au fil des ans, je demeurais béât d’admiration devant son allure, son corps extraordinaire, souple, capable de mouvements dansés ou de postures de yoga extraordinaires – vrischikasana, le scorpion des yogis – , d’équilibres défiant la gravitation universelle. Et toujours cette gentillesse bienveillante, que nombre d’habitués, plus encore que l’excitation érotique cherchent en ces lieux, qui réchauffe les coeurs solitaires. Une ode au naturel, sans une once de maquillage, bio jusqu’au bout des ongles…
Et quand je croise à nouveau Cristalline dans le petit caveau de la rue Marie Stuart, munie de son instrument vibratoire favori, qu’elle s’installe jambes amplement écartées entre deux heureux spectateurs sur une banquette en leur demandant de poser les mains sur ses cuisses ou sur son ventre, les prenant à témoin de la montée inexorable de son plaisir, sa jouissance sans excès théâtral semble aussi authentique que sa belle personne.
Au nom de nombreux habitués, merci Cristalline ! ❤
